SYWIÔIES
le doeiour Powel d cité, fut reçu à l'h^^tiil Saint BartMemy avec de la toui, de la dyspnée et un craclieàient de sang : u périt après un mois de séjour k cet hôpital. Pendant quelque temps ayant sa mort il resta dans un état d'assoupissement , avec du délire par instants , mais sans coma ; il ne se plaignit jamais de la tète. On trouva les poumons fort altérés , et un abcès , du diamètre d'une grosse noix, dans la substance du cerveau, sous la partie antérieure du corps calleux^.
Dans les abcès enkystés du cervelet , les symptômes semblent moins violents que lorsque la maladie a son siège dans le cerveau. Il n'y eut que de très-légères convulsions chez le malade de l'observation III, et dans le sujet de Tobservation XLIY, le symptôme le plus remarquable fut l'impossilnlité d'exercer la d^lutition. Dans un fait recueilli par Plancns, il y eut paralysie d'un côté, et Ton remarqua qu'elle existait du même côté que la lésion cérébelleuse '**. Dans notre observation III , quoique la maladie fût dans le cervelet , le principal siège de la douleur était au front : cela a été d)servé dans d'autres cas de même espèce.
§. IV. L'uLcÉRATion SUPERFICIELLE DU CERVEAU Semble se rencontrer rarement y et (kns quelques cas de cette maladie on a observé des phénomènes jrarticuliers , ou plutôt un caractke intéressant à noter. Un homme , qui a été observé par le docteur Powel ***, fut affecté de mouvements convulsifs du côté gauche du corps , qui avaient la plus grande ressemblance avec les symptômes de la chorée. Ces accidents cessaient pendant le sommeil , il n'y avait aucun autre symptôme morbide; ils durèrent cinq semaines, et se terminèrent subitement par la paralysie du côté affecté : aussitôt après, la main et le bras droits furent attaqués de convulsions , mais à un faible degré. Le malade tomba alors graduellement <kn8 le coma, et périt après deux mois de maladie. Il existait, sur la partie antérieure de l'hémisphère droit du cerveau, une perte de substance superficielle produite par ulcération. Cet ulcère avait deux pouces de long et autant de large, et pré-' sentait une excavation irrégubâ'e, dans laquelle était dépo-
• Med. Traits. Coll. of. Phjs. London, roi. v.
** Ston'a med. d'an jlpostema del lobo destro dsl cervelle tto,
••* Trmiu. Col, Phys. London , vol. v.
DE LA UrÉBAITE. 133
sée une €Q^clle mince de matière eoaguiée : une lésioii semblable, midis moins étendue, existait à la partie antérieure de riiémisphère gauche ; il y avait l>eaucoup de fluide dans les ventricules. Une dame , dont le docteur Thomas Anderson, de Leith *, a recueilli Thistoire , était sujette , depuis plusieurs années , à une céphalalgie , qui était très-violente au sommet de la tête. Après que cet accident eut duré un temps considérable, cette dame fut prise d'une affection convulsive du bras et de la jambe gauches. La maladie prit la forme de paroxysmes qui revenaient plusieurs fois chaque jour , et qui duraient en général une demi-heure chaque fois. Cette maladie devint graduellement de plus en plus intense : le côté droit fut ensuite affecté légèrement des mêmes accidents, puis la malade devint sujette à des accès de coma , dans lesquels elle restait quelquefois jusqu'à vingt-quatre heures : la mort arriva enfin par les progrès de l'épuisement. Il y avait sur la surfiice de la partie supérieure de Thémisphère droit du cerveau une perte de substance , une ulcération de deux pouces et demi de longueur, sur un pouce de large, et près d'un pouce de profondeur. Dans le fond de cet ulcère se trouvaient des lamelles minces d'une matière ferme , brune, avec des concrétions calculeuses , dont quelques-unes se réduisaient en sable à la phis légère impression.
Un fait aussi rapporté par le docteur Andersen, et dans lequel la maladie s'est formée sous les yeux , fait connaître l'effet de l'inflammation superficielle du cerveau ou de ses membranes. Un petit garçon eut, par suite d'un coup à la tête , une dépression d'une portion considérable de l'os pariétal droit: la portion déprimée avait pénétré au travers de la dure-mère, et appuyait sur le cerveau; il y avait paralysie du côté gauche , et Toeil gauche était insensible. La portion de l'os enfoncée fut relevée ; la paralysie diminua considérablement , et la vision fut en grande partie rétablie dans l'œiL Le troisième jour après l'opération , la plaie de la dure-mère, s'enflamma; il ^urvint une tuméfaction considérable; la jambe et le bras gauches se paralysèrent immédiatement , et la paralysie s'accompagna de convulsions ; l'œil gauche devint aussi de nouveau insensible* Il y eut de fréquentes convul-
• Traus. Ro/t Soc, Eâin. vol ir.
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tAora dang umtes ces partiespendant phsleun J^tirSy sans qu'il survînt aucune trace d'affection du côté droit , jusqu'à ce que la suppuration s'étant ensuite établie , tous les symptômes se calmèrent. Si de pareils accidents iUssent survenus sans qu'il T ait eu d'issue, comme dans ce cas, pour la matière épanchée» la suppuration, au lieu de diminuer les accidents, aurait probablement déterminé une paralysie permanente et un coma funeste. M. Jean Bell a rapporté l'histoire d'im homme qui , h la suite d'un coup k la tête, eut k la surfkce du cerveau un épanchement de sang étendu, qui fut enlevé par des applications répétées du trépan. Pendant cette maladie, qui dura trois mois, le c6té gauche du cerveau suppura cinq ou Six fois. Chaque attaque d'inflammation était toujours accompagnée de fièvre , de stupeur et de diflScultéde la déglutition ; mais ces accidents disparaissaient quand la suppuration s^tablissait. Différents points du cerveau furent ainsi affectés. Lorsque la maladie siégeait vers la partie antérieure, Il y avait double vision , qui cessait aussi par le fait de l'établissement de la suppuration : lorsqu'elle était au contraire vers la partie postérieure , il n'y avait point de vision double, mais une lésion de la vue qui consistait à voir un cende rôuge autour d'une lumière.
Je n'ai observé qu'une seule fois l'ulcération delà surflice du cerveau sur .une pièce qui m'a été montrée par le docteur Makintosh. On voyait sur différents points de la surfiice de rhémisphère gauche des ulcérations superficielles d'étendue yariable, k bords rugueux, avec une perte de substance évidente. Cette lésion était survenue sur un enfant de dix-huit mois , elle était compliquée avec un épanchement dans les ventricules et un ramollissement. La pie-mère et Farachnolde étaient détruites sur ces points ulcérés; en d'autres points , la pie-mère était garnie de très-petits tubercules; les symptômes n'avaient rien offert de différent de ceux de l'hydrocéphale avec sa forme ordinaire. Il y avait aussi chez cet enfant de nombreux tubercules granuleux dans lespoumons.
§. y. L'HfFLAmATlOIf DE LA SUBSTANCE CÉQÉBRAIE SE MONTRE
SOUS UNE FORME CHRONIQUE. Daiis co cas Ics accidcuts peuvent ' continuer pendant des mois , après lesquels la maladie devient fiitale, en déterminant, ou même sans déterminer la suppu-
DE LA CàriiMlITE. 1S$
ratioiL Lés obsefratioM XXVI et XXVH présentent de remarquables exemples de cette forme de la maladie dermnt funeste sans suppuration. On peut conceyoir quelque £ute que chez le sujet de Tobsenration XXYI la mdadie ait existé lors de la première attaque, et qu'après s'être prolongée elle ait été enlevée, ou en grande partie guérie ; mais elle s'est reproduite, et elle est devenue fatale, avec perte de la pa^ rok, paralysie et coma, sans dépasser l'état d'inflammation simple. La marche de la maladie sous sa forme la plus chr^ nique , semble différer beaucoup des autres modifications sous lesquelles elle peut se présenter. La maladie peut, eonsme nous l'avons vu, persister pendant un temps considérable dans l'état d'inflammation simple, et devenir aussi fiitale,avee tous les symptômes d'une véritable apoplexie ; elle peut aussi, 4q>rès avoir persisté un certain temps dans cet état, passer an ramollissement ou à la suppuration : il parait qu'elle se termine aussi qudquefois par induration de la partie du cerveau où die a son siège. Ces altérations se sont présentées à un certain degré dans l'observation que je dois au docteur Hay (Obs. XXVII). Il est d'ailleurs probable que l'apparence inflammatoire de l'altération disparaît à mesure que Pinduration se proncmee : le tissu reste alors <kns un état d'indura^ ti(m simple qui peut passer, à une période plus. avancée, à l'état de ^ipjmration de mauvaise natuife. Cette lésion morbide peut , soit affecter une portion considérable du cerveau , en s'étendant de sa surface à ses parties profondes , soit se confiner à une petite portion circonscrite de la sidMtance de l'hémisphère. C'est dans ce cas que la partie malade du cerveau peut s'entourer plus tard d'un kyste : on la désigne alors sous h dénomination d'une tumeur dans le cerveau. Il est proba* ble que ces tumeurs ne sont qu'une portion de la substance eérd»rale dans l'état d'inflammation sorduleuse lente; que dans sa première période cette maladie peut être guérie, et enfin que la formation , autour de cette portion de tissu malade, d'un kyste pseudo-membraneux, ou la terminaison de la pUegmasie par inchiration du tissu malade qu'elle affecte, sont les phénomènes qui surviennent par la marche du mal , et qui lui impriment le caractère de maladie organique ou incurable. Dans l'un ou l'autre de ces états , cette maladie peut être funesie, soit par sa prdongation, sdt en se terminant
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par suppuration. Cette affection à son premier de^ré a été obérée par Borsieri dans la partie antérieure de l'hémisphère cérébral droit , sur un homme qui périt apr^ quatre mois de maladie. Cet homme avait eu constamment une douleur de tôte occupant le vertex, de la fièvre, une paralysie du côté gauche, et par intervsdles des accidents convulsifs. Fanton trouva une semblable lésion dans le corps csdleux sur un homme qui était depuis longtemps sujet à des attaques d'épilepsie , et qui mourut à la fin dans le coma et les convulsions. Borseiri a rencontré à l'état de suppuration une tumeur de cette nature, du volume d'un œuf de pigeon, à la partie externe de l'hémisphère droit, sous la suture écailleuse, sur le cadavre d'un homme qui , depuis plusieurs mois , avait eu une violente céphalalgie et des tremblements convulsifs de tout le corps , qui se montraient cependant plus intenses dans le côté gauche. Le même observateur trouva une semblable lésion à la oartie postérieure du cerveau, près de la tente, chez une femme malade depuis {plusieurs mois , qui se plaignait de violente cé{^alal^ sans fièvre. La douleur c^halalgique de cette femme était si intense, qu'elle la privait complètement de sommeil, et qu'dle semblait ayoir été complètement épuisée par l'intensité de la douleur , sans aucun autre symptôme remarquable.
Cette forme derinflammation chroniqued'une petite portion du cerveau est une maladie digne d'attention. Les symptômes peuvent persister pendant phisteurs mois et offrir lescaractères d'une maladie organique; ils peuvent avoir des rémittences de manière à ressembler à une céphalalgie périodique ; la maladie peut devenir fatale avec tous les symptômes d'une vraie apoplexie, la partie malade peut passer à l'état d'induration permanente, ou enfin , après qqe l'inflammation chronique a semblé résister à tous les remèdes, die peut graduellement se calmer. Tout cela s'accorde exactement avec la marche <fe de l'inflammation chronique ou scrofiileuse, comme nous l'observons dans les organes extérieurs , dans les yeux, dans les glandes lymphatiques, dans les testicules, dans la mamelle, dans le tissu cellulaire. Cette inflammation chronique s'établit rapidement; elle gonfle les parties, et elle dérange leurs fonctions; elle peut rester stationnaire pendant un temps considérable ; elle peut alors se terminer par suppura-
DE Ik CÉàÉftRtTE. 157
lion, ma par ulcérâtlion , ou par une hiduràtton pèrmanéiite de la partie nudade , ou enfin, après aToir bngténips résisté à tous les remèdes, elle peut graduellement s'apaiser, saiis laisser aucun changement permanent dans Forganisatiofi de la partie. Jfe pense qu'on ne peut guère douter qu'il n'arrivé les mémèii choses dans le cerveau. Si on Fadmet , la conséquence prati(fue en sera que l'on se trouvera moins disposé qu'on l'est en général à considérer ces affections comme ces maladies organiques, contre lesquelles on ne dirige, parce motif, aucun traitement actif;
L'Obs. XXVI fiiit bien connaître la marche del'lnâammation chronique du cerveau; nous pouvons rappeler d'autres fîiîts qui la présentent sous différentes formes. Lé docteur Powel fiîit meiition d'un homme qui fut pris dMne céphalalgie flolente qui revenait par accès. Penthint ces accès , qui se pfohiÈgeeitai souvent i^usieurs heures, il voyait les (Hbjets doubles , les focultés de l'esprit étaient affainlies ; il y avait de Fengourdissement dans le cAté gauche et en même temps des tremblenaents musculaires; le pouls était variable, taiitôt légè»rement fréquent et tantôt au-dessous de son rhythme naturels Cet homfjfie fut beaucoup soulagé par des saignées larges et répétées, mais après un court intervalle de mieux, la maladie revint avec une grande violence, et. la vision resta double d'une manièt^ permanente. Après plusieurs exacerbaiiooa et rémissions de cette espèce, il eut un intervalle de inieux, qui dura plus de quinze jours; la douleur «revint ttisuite avec violence, et fut accompagnée de spasmes des iniis^ clés du cou. On retira un soulagement momentané de l'adnif- Idstration des narcotiques , et aussitôt après le caractère périodique dé la nialadiefutsi tiimché,<m'ellefut traitée par le quinquina; le pouls était alors naturel. Sous l'influence de ce traitement, les paroxysmes perdirent de leur. intensité^ iiuds non de leur fi^uence i ils s'aceompagtièrent parfois dé mouvements convulsifs, qui affectaient particnh'ètetnent lé eôté droit. Les paroxysmes revenaient à des intervalles irrégU- Mers. Us consistaient quelquefois seiâemént dans la douleur, et d'autre lois dans la douleur avec mouvements convulsifs.' Le malade ^érit subitement dans une attaque de convulsions après deux mois de maladie. Il était considéré depuis quelque tempi eonarae étant dans xm état plus satisfaisant, et il avait
ISa S¥HnOi|E$
) gtiidielluterfeftu Ikt trdufée «ns«tétroHMaêtit adhérente à la dure-mère, qui en ce point était fort épaissie et indurée. On trouva dans unaotre 'poiiit du cerveau du sang extravasé,4pn semblait avoir été iWeC du coup à la tête et k «ause immédiate de la mort. Sur «tt iMHmtte âgé de èrente^inq ans, qui avait souffert depuis pludeurs mois d'une violeMe doukur avec des aœès d'épilepsie, Morgagni trouva la partie antérieure de Thémisphere oroit du eervefloi indurée H adhérente à la dure-mère. Baader raj^^e le eas d'un homme âgé de quarante ans , qui devint suhitenentépileptique, et fut pris dhme docteur à un point particulier du o6té gattche éd la tête. U^vaH une soisibilité extraordtnaire de la surface de la main et du bras louches , au point que le p\m léger souffle de l'air froid a«r ees parties dètenatsaît des secousses convidsives. La mort arriva presque subitement ^i^ès cinq ans de maladie. Il eiistmi 9m point qui av(ût été le siège de la (fouleur, une indi»ratioB superfidelle d'une portion du cerveau, sous kqiidle se trouvait un abcès du volume d'un (Euf .
0es>détails inqMyrfaits dans lesquds nous sommes entrés, an doit étare conduit à conckyre que l'inflammation de la «ttbstance cérébnde mérite des recherdies approfoodies ; qu'il y a des raisdns de croire qu'dle existe à difiérelits degrés d'actif ité; que sous sa îoruMi la plus active , eUf marciie ra- ^pidement au ramollissement et à la suppuration , mais qu^dle Wiste aiKsi 4ottS forme chronique , et qu'alons les progrès êoA Irès-leots, au poifit qu^elte peut déterminer des symbtômes graves pendant un temps considérable, sans avoir défasse le pomt où eUe cesse de laisser des chances de guéri- MB. Nous avons donné les motifs qui font penser que sous «ette dernière forme elle peut passer à la suppuratioB ou ae ierauner par induration de la substance cérébrale > et présenter dauôs ce dernier cas tous les caractères d\me malade organique.
L'inflammalîon pect a£fecter toutes les parles du cevteau; dk parait souvent commencer par ime très-petite portion , et s'étendre gradueyement à une plus grande pa»- Ue de l'organe. Il paraît que c'est dans des cas de cette espèce, que l'on observe ces singultèfCs paralysies graduelles qui commence]^» soit par un très-faible degré ,^oit UmVèés
àuBseuliniuole, et qni font gradoelleraeot des pMgfès, en devenant plus complètes ou &a devenant plus élen* dues. ;
Ce n'est probablement dans ce cas que dans une petite portion du cerveau qu'existe cet état d'inflammation faible , qui prend progressivement plus d'étendue , et se termine enfin, soit par un coma fatal, soit par une paralysie permanente.
Dans les paralysies qui dépendent de ces inflammations, il y. a qudquefois , spécialement dans les premîèEes périodes , une violente douleur dans les membres affectes. Dans quc^ ques cas, la perte du mouvement est accompagnée Âb la perte complète du sentiment, et dans d*autres la sensibilité est conservée : il y a même des faits remarquables dans lesquels cette sensibilité est augmentée d'une manière morbide. Un cas de cette espè^ a déjà été rapporté, et M. Lallemand en a recueilli un autre. Dans ce dernier, il s'est manifesté, après un coup sur la tête , de la c^halalgie , du déi:angement dans les facultés intellectuelles et une fsdbtesse des membres. Six semaines après, il survint une attaque subite de perte de la parde, avec paralysie du c6té droit et Sensibilité tefle^ ment augmentée dans ces parties , que le to^icher était douloureux. Il se manifesta ensuite , au bout de dixi jours, nne attaque de paralysie du côté galiche, suivie du coma fatal. On trouva des traces d'inflammation et ée ramollissement étendu de la substance cérébrale du côté gauche ; on trouva du côté droit du sang extriivasé qui ind^ait l'origine de la dernière attacpie.
La maladie peut se manifester dans le cervelet sous la même forme chronique qiû a été constatée pour le cerveau : dans quelques cas , elle fait qattre presque les mêmes symp^ tomes, et dans d'autres ces symptômes sont extrêmement obscurs. Un hoomie dont parle M. Douglas, avait depuis trois mois une douleur frontale qui l'obligeait généralement à soutenir sa tête inclinée en avant. Il n'avait pas d'appétit , et son sommeil étfdt troublé, mais sans aucun autfs accident ; il périt subitement d'une attaque qui ressemblait à une syncope ;.il avait été beaucoup mieux dans la journée, et il avait montré un bon appétit et un sommeil paisible. On trouva dans le milieu du cervelet un abcès enkysté, et
DE LÀ GÉltÉiBlTE. i4l
ttiiérapilii>e^ii.^sfiBt» latéral gancfae cnn a été probablèmeirt la cause hnmédiaCe dé sa mort. *. Un homme snr le(}uei M. Serres a pnMié une observation **, après une chute sur le do» et sur la partte latérale de la tête , dont il resta immédiaten»snt étouitli , fut pris d^ne certaine instabilité dans la marche , qui rendait nécessaire qu'il se soutînt Sur le bras d^m g^de : ses organes eérébraui étaient tellement eicitablés , qu'il était fortement enivré par une très-petite quantité de vin. Ces accid^its durèrent environ dix-hmt mois , après lesquels il devint mélancolique et très-aisé à irriter, avec un tremblement dans les membres ; la jambe gauche se paralysa aiissitAt, et le bras du même côté devint engourdi et fidble; ce naembre reprit sa force naturelle après Fétablissemeot &un Sjéton à la nuque. Trois mois après , cet homme moamt avce de la fièvre , du délire et une affection intestinale : la maladie avait son siège dans le lobe droit du cervelet ; eHe consistait en ub abcès avec un ramdlissement étendu. Chez un autre homme dont a parlé le même auteur, qui périt en quarante jours , il y avait une paralysie de la jambe droite avec amaijgrissement de ce membre, mais sans perte de sensibilité ; le bras n'était que faiblement et même nullement affecté. Il y avait un ramollissement du lobe gauche du cervelet , occupant particulièrement le centre du pédoncule gauche de cet organe.
SECTION VI
Dfi L'ifffLAlOIATION BES PARTIES CENTRALES DU CERVEAD : LE CORPS CALLEUX , LE SEPTUM-LUCmUM, LA VOUTE A TROIS PILIERS ET LA MEMBRANE QUI REVÊT LES PAROIS DES VENTRICULES. .
Les états morWdes que j'ai réunis dans ce chapitre embrassent les diverses formes de maladies que l'on comprend ordintdrement sous la dénomination dlwdrociphalê aiguë. En osant placer ces maladies parmi les affections inflammatoires du cerveau , je m'attirerai peut-être le reproche de me prononcer trop précipitamment sur la nature de cette
* EtUmp, meâ. euajf, anJobt^ vol. y».
•• Rteherchea sur le cervelet, /ouritat de Phftiologie» 182^23.
i4S invft&ninoif
oltase kMortaiilie de «ala^to ; iBiif ^^ surces affections en eUes-mémes ^ et leur ando^le «veo les lésioBS semblables des aatres parties du ceweau , ne me font pas hésiter un instant k pr^dre ee parti. J'étaMirsl» les prindpes fui m'oitt conduit à ad<^ter oette opimen; et en me renfeianant dans les limites des feits, je montrerai q«e ee sii^t est digne de deyemr l'objet d'observations uKferieures.
L'ii^mmfttion des parties eentrsto du cerveau paratt 'se présenter sous cteux formes distinctes. Dans l^ne , elfe semUe avoir son siège dims la membrane qui tapisse les ventticidei , et dans loutre elle parait occuper la substance blanche qui forme ta voâte, le septum4ttcidum et le corps calleux. Dans le premier cas , on trouve les ventricules remplis <!f un fluide trouble et lactescent, contenant quelquefois des firagmeals de lymphe coagulable , et présentant d'autres fois tous les ettactères de la matière purulente. On trouve souvent en même temp^de la matière ioeonneuse^ ou même une fsusae membrane à la surface des plexus cbon^des, ou à la surface 4e k membrane qiû revêt les ventricules : il y a quel^pfisM en même temps un rantolUssement de l^substance eérébrrie immédiatement adjacente à cette membrane. Lorsque la maladie a son siège dans le tissu propre du cerveau» aie se eeconnaît à un ramollissement Ou à la dégénération en une pulpe blanche de la partie affectée. On trouve le septumtucidum perforé par une ouverture irrégulière et décnirée , résultat de la disparition d'une portion qui était ramollie. I«a voûte a aussi perdu sa consistance de la même manière ; elle a perdu sa forme , et s'est réduite m une masse pulpeuse d'une figure inrégulière , ou , si elle conserw sa forme jusqu'à un certain point , tant qu'on n'y touche point , elle la perd au plus léger contact qu'on lui fait éprouver pomr Fexaminer. La maladie a souvent son siège à la partie inférieure du corps calleux , quoique^ s'y obscnrve plus rarement , k mon avis, que dan» les autres pMties du centre du cerveau. On trouve ^fré(]piemaent aussi une semblable dégénération da la ma^ tière cérébrale qui environne immédtatement les ventricules» On rencontre généralement alors , mais non constamment , dans ces cavités, un épanchement de fluide limpide. La substance cérébiale malade est d'un blanc net , sans fétidité^t
DES PAATIBI CnmAIIt'mj CEAYEAU. 145
SttM là fktiU^ vfmTÊkJÈntê âtee h matière ywidtttle. On y ffm»liiiaili|u«l9Mfeis ikM appamnoe^ mail es f éiiérai le Uani cérébtal eit entièrement eanvctCt en ine pBlpe mdfe sana coàésiMi.
D'après toutes mes observations sur cette affeetôan, je iMsite pas à -la oonsidèiar eoBMoe la tenniiimseiD ë« I?iniMniB«yon de ces parties». On rencontre tr^-£réqQemme«t ees lésions , et elles œoupen^ une place inmortanté dans lli^ idre (ktt nuypëie» du eerveau y et par ticuMèrement dans eellp de Hiydrecéphde. La prwière observation de cette espèee ^foe je va» rapporter ^ablira Forigine Inflammatoire <£b fo maladie, en présentant la pierloration du s^^m-^lnddwn ■emourée d'un ameau inflammatoire. Cette obiervatioa scva
I exemple de la seule lésion morbide qu'on ait rencontrée des cas (pli se sont terminés dHine manière ûaneste après avmr présenté les symptômes ordinaires d'mie léston aiguë du cerveau. Je réunirai enfin des faits qui montreront laeoBBexien destitérations morbides iudÉqnéesatec l'épanebement de sérosifié dans les différentes formes de rij^ro^ eépbale aigne. On pourra nq>procher des résultats de l'obser^ vation sur la natture de cette maladie , les faits dé^ emportés sut le ramollissement des autres parUes du cerveau. Plusieurs de eea derniers étalilissent, delà manière la plus évidente, redgiae.iiiflammaioire de cette lésion cérébrale, en mon^ trant réums dans la mâne paitie malade l^aè d'inflammation et l'état de ramollissemeiit , et en étabteaat la transitioa de Fub à Fautte.
Je commence par rapporter un eiempAe dfune affection qw semble rare , l'inflammation limitée à la membmne i^i rerêt* les tentaicules.
§. I. InfLamuimiion de la membmmm.qmi tapisse les ventficulês.
Om» XiiV> lin enfant de dix mois fut pris , dffias le mois de jamrier 18i9, de fièvre , de frisson et de vomissements : la knfHe ét«t blanche et. la constipation opiniâtre. €es sympâlnes diminuèrent d'intensité an bout d'une semaine ; le Sommeil devint paisible , et l'enfant reprit par instaiiDs sa giAté ; mais les vomésseaMots et» k Mqoence do poukeoifl^ nuèmnt : eas«coidentftperaistèNnt peiiàBuitineiifiei£iixi|oH»s,
i44 iiKnoMktWK
aans «ncup^attgainënt. €ei eaftm M .idm tf «eié ii« sCts - ]N9oie et de cécité; le poui§ était toujours très^fréquent , et les vomissements coDtinuaient. Il mourut trois jours «pràs la manifestation de ces accidents ; la mort Ait précédée 4e légères coiivulsioiis.
Owertur» du oadopre. — Les ventricules étaient diptendvB par six onces de fluide trouble; dani lequel nc^edent^ des flocons de lym^e coagidable jaune. La membrane qui tapisse les ventricules était épaissie et se détachait par la dis*seetion : elle était revêtue à sa snrfoce interne d'une couche épaisse de nuitière pseudo-membraneuse jaune. Le septunilucidum parafait épaissi , et 1| glande pinéide était dist^i^ <kie par un fluide verdâtre* Sur. la partie postérieure du ec^ , vdet , Farachnoïde dans l'étendue d'un éeu était épaissie et om verte d'une fausse membrane ; de la matière purifomie était épanchée âians ce point entre Farachnolide et la pie^ mère.
Golis a ra[^rté , dans son ouvrage sue' V Hydrœéphtdê ^iguë.^ obs. II, un cas tout à fait semblable peur lés désordres trouvés à l'ouverture du corps, quoique les accidepts eussept été beaucoup plus violents et les progrès de la maladie plus rapides. Un enfont de quatorze mois fût pris, a|H^ avoir «passé une nuit agitée, d'une violente fièvre et de convulsions générées qui furent d'id)ord cdmées par une«dgnée locale. Elles sa reproduisirent bientôt avec «me grande violence, et s'accompagnèrent de crampes spinates, dliémi- Elégie , de dilatation des pupilles et de «ystonsion de la face : moiit arriva dans la uuit, treize (leures après l'attaque. Les veotiricules contenaient trois eoces de fluide trouble ; leurs parois et les plexus choroïdes étaient revêtus d'une fausse membrane; une couche pseudo-membraneuse était également déposée sur le corps calleux et dans l^ervalle des circonvolutions du cerveau. Les mêmes désordres ont été signalés dans plusieurs autres observations dû même auteur. Le siège de l'inflammation encéphalique a été le même ché le sujet de l'Obs. XIV ci-dessus , dans lequel , outre une méniogite étendile, il y avait de la matière purulente dans les ventricules. Morg<^i a rapporté une oJ^rvatîon recueillie sur un adulte dont on trouva le ventricule cérébral gauche reai^ de matière purulente, sans «aucune maladie de It
DES PARTIES OHfnU&BS BU GEETBAU. 145
siAilfcecégéhcde, Les signes de celte wÊkdUm â?aieiiVéié la fièyre, des symptômes apoplectiques , du délire , des eon- Tuisions , et la paralysie du côté drcnt *.
* L^aflanunatlon de la membrane qui tapisse Irï ventricales c^rAiraux s'obsanre mim* Mqutmmeat , Muda il est asses rare del'obserrer isolëe de toot» antre lésiim cérébrale; il serait cependant utiU de réwnir dea fain d« cette csp^ paar déterminer , par l'observation » quels sont les caractèrrs propres aux inflaiDoiatiens rérébrâîes aj^ant leur sîifge dans les ventrlciles. Sur un assez grand nombre de ras de pblegmasies cncépbaliqucs que j'at recueilli», le suivant est lo seul qui ait offert 1» qwlacbe limitée aux Tcatrinries eérébrtnx.
Cas. XLV (bis). Un portf*faix.igé de quarantfrim ans , d'une forte eosstitv tion, après plusieurs jours d'excès de boisson et de libertinage, eut les digestions dérangées; il éprouvait tous les m«t!ns de la céphalalgie, avec pesanteur de tdteet fatigue générale, le somMelI était agité. Cet état durait depuis quinte jows qoand il se mmifesta de la Bèrre préeédée de (risaon et aeconpagnée de nausées et de vomissenenU peu abondants, mai* souvent réitérés, de matières d'abord bilieuses et ensuite muqueuses. Le troisième jour , assoupijisement , yeux fermés et portés en baut ; pupilles dilatées et peu mobiles. Le malade sortait facilement de cet •sconpissement; la peau était chaude et' halltueuse ; le pouls étsAt irr^gvlier et ««ns fr^nence; il nfpondait Neilemftit aux qucalicns qu'on lui adrttsait ; la sensibilité générale éuit conservée ; répugnance extrême pour le mouvement; c^>halalgie particulièrement circonscrite su x régions mastoïdiennes. On mit le malade à l'usage du petit-lait, rt on lui pratiqua une «aignée de seife onces, qui fournit un sang eouenneux et à caillot consistant. Lf soir, frisson suivi de vomissements, avec aagmentation de. la céphalalgir ; la fièvre est plus Intense. Bientdt le malade perd connaissance, tombe dans un violent délire avec vociférations ; il rend , sans s'en apercevoir , ses urines et une selle liquide. Quatrième C, pouls irrégulier et fréquent , mais facilement dépressibla; yeux portés en ; puplles dUaté^ et peu mobiles, face pâle; de temps en temps cris aigus; il ne r^Mtod pas aux questions qu'on lui adresse , qui le font cependant sortir de rétat de somnolence dans leqn<A il est. Bégurgitation des boissons avec spasme des mnscles du larynx et de la benche ^SO sangsues aux tempes, glace sur la tète : sinapismes aux pieds). IjC soir, apyrexie, retour de la connaissance; 0 se plaint de donlenrs de tète , et 11 en indique le riége aux parties postérieures et latines drla tète ; les'pupill''S sont mobiles et moins dilatées ; celle de l'œil gauche l'est davantage que celle de l'œil droit : roidenr légère du cou ; pouls Inégal rt présentant des intermittences; envies de vomir; bourdonnement dans les oreilles. Dans la nuit, délire, vociférations, excrétion involontaire et inaperçue de matières fécales liquides et des urines. Cinquième jour, pouls lent, faible et intermittent; assoupissement profond; le malade retire lentement sa main quand on la pince. La sensibilité générale parait diminuée, mais elle n'est pas anéantie ; la tète est renversée en arrière; les yeux sont portés en haut et en dehors, ils roolent dans les orbites) pupilles très-dilatées et Immobiles ; mouvements contimtds de d^lntitfon, respiration lente et superficielle (sinapismes aux pteds; vésicatoires ans cuisses). Dans la journée, vomissements de matières glaireuses qui s'arrêtent dans la bouche ; rêvasserie. Le soir , état comateux ; mort dans la nuit.
OuMrfare dm «admvre. — Engorgement peu considérable de* vaiMcam cérc-
146 iHTUjnHaioH
g. H. iMum énfkmiÊMâwié Ai ramMsùméKi tht WBfêàu^ hioidum.
Obs. XL VI. Une petite fille de six ans fut prise, environ deux mois avant sa mort , d'une diarrhée violente et opiniâtre , cpii détermina une émaciation considérable. Cette •diarrhée diminua beaucoup an bout de trois ou tiuatre semaines , et la malade fut mieux pendant ime quinzaine de jours, n se manifesta alors une violente douleur abdominale, des vomissements , es la céphalalgie av«€ constipation. La eéphaialgie était intense , et la mahtde en rapportait le siège au front ; le pouls donnait trente ou quarante pulsations par minute, et il y avait des mouvements convulsifs eonstants du bras et de la jambe droite. Elle tomba graduellement dans la stupeur, sans qu'il survint aucun changement remarquable dans les accidents , et eUe mourut après deux jouis de coma, environ quinze jours après l'invasion de la céphalalgie. Les mouvements convuMfe du bras et de la jambe droite continuèrent pendant tout le temps de la maladie , et presque
vean était parCBitoment «ppe ; k«idicireonvolutions étaient «d parties délit chacun quatre oncei environ 4e non clarifié. Un fluide jaune verdâAre, était étendu sur tonte U surface de IX. Cette niembrane «tait légèrement petites granulation« très-scnstUas nu adyeaux. Un liquide séreux, semUaUe ix, remplissait le troisième 'ventricnk, cevait qudques granulations trés.peu tpli d'une matière tout à fait purnirrttf*' tti le revêt, laqndlc était très-épai^sie ijectés , et présenuient quelques Téaitervean sur la prota'béranoe annulaire, sur le cervdet, ne présentait aucune trace d'Inflammation.' L'estomac avait au cardia , a sa surface interne, quelques rougeurs diffuses très-peu prononcées sans aucune altération de la texture de la viUeuse. Toutes les autres (partie* étaient dans l'eut sain.
Les syn^ptômes par lesquels Tinflanmation de la niembrane interne des v«n* tricnles s'est manifestée ehes ce malade, ont été la céphalalgie particnliàrtanent limitée aux partie* latérales et postérieures de la tète, des vomissements et des alternatives d'assoupissement et de délire, avec diminution de la «ensibUtté générale. De ces symptdmes le dernier s«mble être particulièrement propre aux aHections qui ont leur siège et qui déterminent un épancbement dans les ventricules qMréhrnax. A. N. G., H-ad,
DES PABTies mmMJ» mi cerveau. un
jusqn'aa menttnfc de bi mort. Le poids eoBtinaa k donner trente à. quarante pulsations par minute, jusqu'à peu de joms avant k mort, qu'il s'éleva à soiiante-dii, et parfois. jusnL'à quatre- vin^ jmlsations.
Ouverture du cadavre, — ^Les ventricules du cecvea» étaient distendus par un fluide incolore : le septum-hicidaHi pré-* sentait use perte de sulïstance déchifée et de forme irrëfgfo;lièrs,. entourée d'tm «meau inflammatoiiie; kt sudfaee inteme des ventricules était injectée , et lasubstuice cérébote iamédiatement contiguë: était en certains points conaidéra- UeDK^it ramolMe et.désoEganisée. A h. partie antérieure é» rkémisphère gauche, une portion du: cerveau était brunAtre et plus dense que dans L'état naturel , et renfermait de petits tubercules durs. La surface interne de L'intestin colon , à son origine et dan» sa partie ascendante, était d'une eoulenr brune reugeâtre , et présentait de larges ^kxpta de fongedtés saâlantes d'un range brun.
§kIII. Ramollissement dês parties centrales du cerveau devenu funeste sans épanehemeni séreuse, ^
Obs. XLYU. Une femme de trente ans fut prise, le 18 jom 1846 , d'une violenté douleur de tête qui s'étendaift dfniK tenqMf à l'autre. Elle était excessivement agitée ; se jetant d'un côté à l'autre de son lit à cause de l'intensité de k douleur; les yeux étaient légèrement injectés, et ne pouvaient ^opporber la bnnîère ; les piq>illes étaient contractées; le pouls donnait soixante pulsations; il était mou et ^utôi fiable; la langue était blanche. Elle fut saignée pbisieucs ft^géa^'alement et localement; eUe prit des purgatifs : on itides>applic«ti(»isfipoideS'Sur la tète; on eut recouis auK Tésicatoires , etc. Elle fut dans un état beaucoup meilleur pendant trois joun ; la douleur violente qa?elle itessentait imit disparu ; ^e n'avait de douleur que lorsqu'elle remuai! k tête; le pouls donnait de quatre-vingts à quatre^vingt-d£i fnbations. EUe avait toute sa senabilité ; maia elle était très^ seeablée , et die sentait le besoin de reposer sans être déran? gée. Le ââ; sa parole firt gênée ; elle s'en aperçut , etditqu'dk épnmvait de k difficnhéà prononcer les mots; le poids s- éleva àiMBtdoiiie pulsations. Le 23 et k24, la stiq^eiif augmenta^
148 «FUnATiOll
et il y «ut ea même temps de llncohéreBce dans les^ idées; mais lorsqu'on la tenait éreillée, elle répondait distinctement aux questions qu'on lui adressait. Elle voyait les ob^ jets doubles ; elle ne se plaignait point , mais elle disait que sa tète était mieux : la stupeur augmenta le 25, et le p<Hils s'éleva de cent douze à cent vingt pulsations. Le 26 , k coma était complet , et les pupilles étaient dilatées : le pouls don^ nait cent huit pulsaticois, et était suffisamment fort; elle mourut dans la nuit.
On reconnut à l'ouvature du cadavre , que la voûte et le septum-lucidum étaient réduits en une masse molle , blanche et pulpeuse. Il n'y avait point d'épanchement dans les ventricuk», ni de lésion dans aucun autre point du cerveau. . Obs. XLYIII. Un homme de trente-six ans , forgeron , avait eu , pendant plusieurs mois , des douleurs de poitrine ^ que l'on avait considérées comme des symptômes de phtfaisie. Le 10 novembre 1818, ayant appris subitement la mort (te sa fille, qui avait péri pnthisique, il se plaignit au même instant de céphalalgie. Au bout de un ou daix jours,- on ehserva un changement remarquable dans son caractère ; il devint chagrin et irascible. Il se plaignait même de céphalalgie continuelle, qui augmentait beaucoup par le mouvement; son pouls variait de soixante-dix à cent dix pulsations. Cet état dura une semaine sans aucune diminution de la céphalalgie. La semaine suivante^ il eut un léger délire avec (te la tendance à la stupeur : hi céphalalgie continuait à être trèsintense; l'accablement augmenta graduellement, et le malade arriva à l'état comateux. Il périt enfin le 27 , après quatre jours de coma : les accidents thoracicpies avaient complètement disparu depuis le commencement des douleurs (te tête. Je n*ai point vu ce malade , mais j'ai assisté à l'ouverture de son corps.
Ouverture du cadavre. -^ Les membranes du cerveau étaient très-injectées; il n'existait pas de liquide épanché dans les ventricules en cpiantité insolite : le septum-lucldam était en grande partie détruit; une large ouverture s'était formée à son centre; la voûte était réduite en nne masse blanche , moite au point de ne pouvoir supporter le toucher, n n'existait nuUe autre trace de maladie dans aucun autre point du cervejiu : les poumons étaient tub^uleux dans
DES FAITIES CHVTBALKB D17 CERVEAU. i49
une très-'gnlnde étendne; il y avait des points sappanôits. Les deox fiiâts que je viens de ra[^rter sont les seuls etemides qui se soient offerts à moi du ramollissement du septom-racidum et de la voûte, devenu fatal sans aucune autre altération morbide. Je n'en ai trouvé que deux cas dans les auteurs : Tun a été recueilli par M. Senn , et l'autre par M. Lallemand. Dans l'observation de M. Senn*, le malade était âgé de onze ans. Après quelques jours de fièvre , accompi^gnée de douleur abdominale et de vomissements, il se plaignit d'une violente céphalalgie frontale , qui persista avec intensité pendant plusieurs jours , et s'accomoagna au bout d'un ou deux jours de dilatation des pupiUes et de déviation des yeux en haut. A ces accidents succéda le délire avec renversement spasmodique de ia tête. La mort arriva le dix-buitième jour de la maladie sans coma complet ; les ven^ tricotes oér^iraux ne contenaient que quelques gouttes de liquide. U y avait un ramdlissement étendu du corps calleux , du septum-lucidum et de la voûte, «ans aucun changement de couleur des parties. Les vaisseaux des membranes étaient ^toidus par le sang; ou ne reconnut pas de lésion moii>ide dftns aucun autre point du cerveui. Le sujet de l'observation rapportée par M. LaUemand** était ime femme de quarante ans, qui mourut après une maladie d'environ seize jouis. Les symptômes principaux étaient lu fièvre avec délire viotent et mouvements eonviusifs : il y eut pendant plusieurs jour» de la loquacité; il survint ensuite de la sonmolence et des contractions dans les muscles des membres, avec un affaisse^ ment extrême. Le cerveau fut trouvé entièrement sain, h rexeeption du corps calleux et de la voûte à trois piliers , qui étaient transformés en une sorte de pulpe btenche.
^ IV. Ramoliiêsement ie$ parties centrales du cerveau, eseec ' ipanchêmmt séreuM , vonstituani la forme la plus ùrdi^ nidre de l'hydrocéphale aiguS.
Ou, XLIX. Un petit garçon ègé de douze ans> observé en août 48i8, était depuis plusieurs semaine» languissant , et
* Senn, Beekerehes sur Ja méningite aiguë dés enfanU.t oba. VIII. *^ Lalbniand, Lettrée sur l'eneàphab ^ 1. 1 ^ p. 184, n* 19.
pcffdmt de ses forte», a^ieede la Umdc et de b douleur dm H poitrine. Qiiiaze jours avant sa mort, cet enfinit eom- OMnça à se plaiBdre de la tète, et de ce moment il garda le Ht. Au bout d'me semaine, lorsqu'il fut visité ponr la prendère fei» par un mécteciA, il se pkignait encore beaucoup de la tète; il était accablé , et ses réponses aux quéstionr qu\m lui adressait étaient courtes et lentes, il avait de b diarrhée et. de b fréquence dans le pouls. L'accaUement fit des progrès; quatre jours avant sa mort, le midade perdit b pnrole et les mouvements du côté droit. €es accidents forent suivis de cécité et de coma complet. La mort arriva le quatorzième jour de rinvasion de i'aiiciction cérébrale ; le poub avait conservé de la fréquence pendant tout b conrs de la mabdie.
Ouverture du cadavre, — Distension des ventricules par un fluide; b septuat-lucidumet b voûte étaient si complètement détruits, que bs deux ventricules btéranx et b troisbme ventricide, semUaient ne fonner qu'une seubcafité. n y avait ua raoM^lissement si étendu do tissu dncervean anlénkurennnt, cpK b caerité que formaieni les ^wntrienbs confondus s'étendait jusqu'à enfiron un demi-pooee de b partie antérieure du cerveau.
Obs. L. Un petit garçon de sept ans fut pris, en octobie i8i8 , de fièvre et de céphalalgie , qu'il rapportait pat^ euHèrement à bpaetb postérieute de b tête , b constij^tian était en mène tempsepîmfttfe; Au boot de aa à sept jam», b pools retoarim àisoai riiytàme natnrek. Lareéplialâgie cod^ timia sans aucun autse accident ranuorquaMs jnaqu'à peu d'heures amnt b mort, qu'il se manifesta un état généml és' spame tonique de tout b corm. L'enfant mourui dans cet état , au bout de denrou trais hcueeS'de écm invasion, b quatorzième jour environ de sa mabdie. H n'y eut point de eoBML chez ce mabtde, qui conserva toute» sesiÛMnltés seaso- Fiales jusqu'à b maaifestMion desFattaqiie«deFaliMtion«eon* vulsive.
Ouverture du cadavre, — Les ventricules étaient distendus par on fluide, et il y avait un rameitissemeng étenda du aaptum^lqridnm, deb voûte à trois pilievs , etde bmibstaaee câ^brale qui entoure immédiatement les yentricules.
Ois. LI. Un jeune homme rd>uste, âgé de vingt ans ^ étiât affecté, le laaeptemhra tai4^ d'une tlobnteoépiMK
kU^ MfeÉ perte aftMlue de immell^iet^ii délfre. IiafiM» éUdt enhuaiinée, et le douIb éonsait joiscnte fMrisatiiHw. Il /était trouvé ineommodé au pdiit de re^er à la chambre |)eodant ime «emaine, mais il n'avait gardé le lit que pKt iiiataiits. Les symptômes avaient pris beaiuxMii» d'ii^ewité d^mis deux jours^; le pouls s'était élevé le premier jour de ■quatre-vingts à quatre-^ingt-dix pulsations; en atait eu recours k des saignées lai|;es et répétées, et auxauties meyeoB •ordinaires-
Le 19 et le 30 il BPy eut point de soulagement , la c^balaig^e ^ait vidente et le délire assez preooiicé; lepe«ls variait de soixante-quinee à quatre^ngts pulsaliom.
Le 21 et le 22, délire moinc^; poids à quatve-vingts pidsations.
Le 25 et le 24, le mieux continue, peulsde «quatre-vingts à quatre-vingt-quatre pulsationsu
Le 25, tendance a la stupeur; il oammenee à ne pas reconnaître ceux qui r^itourenL
Le 27, coma complet, dans lequel il reste qaatré^jottrs, après lesquels il meurt; k pouls av«it contimié à battre de soîxsoite-quinze k quatre-vingt-^qnatre foi* per minute.
Ouverture du cadavre, — Beaucoup de mûde dans les ventricules, et une certaine qutmtité à la base du cnàae. La voûte était réduite en une masse iitforme de 4>ouillie blanchâtre. Une liffge ouvertive, résultat d'une semblable altération cki tissu c^^ral, existait dans le s^tum-lucidum, â y avait aussi un ramollissement considérable de la substance céiébrale qui environne immédiatement ks ventricules latéraux; une Âusse membnme était déposée k la sur&ee supérieure dû «ervelet.
Obs. lu* Un homme de vingt-un ans était affecté, le S sqstembre 1816, d'une violente oéfihalalgie, d'impossibilité de fUppoHer la lumière, et de vomissemeirts fràpients. Son ffi^ard était abattu avec de la fixité dans les yeux ; le poub , à soixante-dix pulsations, était fort. Il était malade depuis six jours, et pendant trois Ù avait vonâ pr^que tout ce qu'on hii administrait. Après la saignée et d'autres remèdes ordinaires , la céphalalgie avait besdubcoup diminué , et il ne vomissui plus depuis deux jours. Le septième jour, il n'eut plus de céphflda%ie, et son regard devint naturel ; mais le potils était
1^3 BTDI0G6fBALE
lomlié à quaranie-huit pi^i^ioiifi, et â voyait: d0 temps eo temps les olbjets doubles. Le neuvième , il se leva «t s^habËk ; il n'avait point de céphalalgie ; le pouls donnait soixante pulsations : la langue était nette, et il avait de Tt^ipétit , mais la double vision était constante. Le dixième jour ce dernier symptôme avait cessé , et le malade était du reste dans le même état. Le onzième , le pouls donnait quatre-vingt-seize puka^ tions. Le malade ne se plaignait d'aucune douleur , mais il ne voyait pas , et les pupilles étaient dilatées ; il avait eu du délire dans la nuit. Le douzième jour, pouls à quatre-vingt-seize pulsations , délire considérable , vision dans l'état naturel. Le treizième jour, la stupeur augmenta. Le quatorzième, le coma était complet; le pouls donnait cent vingt pulsations. La mort arriva le quinzième jour.
Ouverture du cadavre. — Tous les ventricules cérébraux étaient distendus par du fluide. La voûte était réduite en une masse de bouillie molle , qui ne pouvait supporter le contact ; les autres parties du cerveau étaient saines.
ObS^ LIiL Un jeune homme de vingt-un 9aa» avait depuis quelque temps été affecté de toux, et parfois d'htooptysie. Au commencement de décembre iSi^, il commença k se fdaindre de la tête. Il ne fut point arrêté par le mal ; il fit même à pied , après l'invasion de la céphalalgie , huit à neuf milles dans une journée. Le mal de tête fit des progrà» graduels, mais le malade ne fut pas confiné A la chanJH^ jusqu'au septième jour. Du septième au quatorzième jour , il fut retenu au lit , se plaignant surtout de malaise et de vertiges, et ayant parfois des vomisseinents. Certains jours, il avait de la céphalalgie; certains autres, il en avait peu ou même il n'en avait pas. Un lundi, quinzième jour de sa maladie, tf resta levé et habillé pendant quelques heures , mais il vit les objets doubles. Le 16, il était accablé et très-disposé au sommeil, la vision double continuait.^Je le vis pour la première fois le dix-septième jour. Il était alors dans l'état de ooraa 4X)mplet avec strabisme ; le pouls donnait moins de soixante pulsations. Le 18, après un purgatif actif , il revint considérablement à lui, et répondit (Ëstinctement aux questions ^'on lui adressait. Le strabisme et la vision double conti- Éuaient : les pupilles étaient toujours dilatées , mais le malade ne se plaignait plus de la tête. Le dix-neuvième jour» le pouls
ooMBença à s^ver, et le malade tint souvent des propos incohérents. Le Tingtièine jour, les discours incohérents forent contim»; le pouls était petit et fréquent : la mort «riva dans la nuit. Les douleurs thoraciques ayaieut entiè rement disparu dès l'invasion des symptômes cérébraux.
On trouva à la dissection du corps un ramollissement partiel du septum-hicidum et des deux couches optiques ; les ventricules étaient distendus par un liquide. Les poumons , tuberculeux dans une très-grande étendue, oflmient plusieurs petites cavités contenant un liquide sanguinolent.
Avant de quitter le sujet important qui m'occupe , il me parait utile de donner encore quelques faits qui fassent connaître quelques-unes des i4us importantes variétés des symptômes, et qiii présentent la maladie se développant sur des sujets de différents âges , et sous l'influence de circonstances ânrerses.
Obs. LIV. Attaqué subite de coma sans eéphalaigie prèala* hle; dilatation des pupilles au contact de la lumière, — Un enfottt robuste, &gé de six ans , avait eu pendant plusieurs jours de k fièvre et des douleurs abdominales. Après l'effet dPun laxatif, son pouls revint k l'état naturel , mais l'enfant resta languissant et insouciant ; il ne se plaignait cependant d'aoeon mal , et on ne Pavait jamais entendu annoncer aucune douleur de tète. Le 10 juillet 4816, cinquième ou sixièBM jour de la maladie , saiûf qu'aucun autre prodrome eût p«i le faire prévoir, on le trouva le matin dans un état de coma complet , sans parole , avec 1^ pupilles dilatées , le pouls donnant cent vingt pulsations. Cet état comateux complet dura âx jours, s'accompagna de fréquentes convulsions du bras et de la jambe gauches , et se termina par la mort. Le pouls se soutint constamment à cent vingt pulsations et au-dessus. Le 12 et le 13 juillet , neuvième et dixième jours de la maladie, on reconnut distinctement que les pupîMes, qui avaient un certain degré de dilatation , se dilataient davantage encore au contact de la lumière.
Les ventricules cérébraux contenaient environ quatre onces de sérosité. Il y avait un ramollissement étendu du sep-
tum-lueidum , de la voûte et de la substance cérébrale qui
entoure immédiatement les ventricules. €e ramollissemenH
était au plus haut degré du côté gauche.
154 HYBMGÉlilALE
4fi ireizis aps fui pris , le 13 jwn igSS, d'uii6 légère eépha- {•Igie tvee quelipies vomiweiiie&ts et âe k fièree. Au bout de ifwatre jourg , 1» e^alalgie avait augm^ité , et le poub était tooibé À soixante pukaaoofi. Le cinquième jour, cena. Le lendemain, le malade sortit de l'état comateux; il ne resta de symptôme dominant qu'ime constipatioQ remar* quable , qui fut cependant dimimiée an bout de deux jours per l'usage répété de Thuile de croton. L'état du mdade fut alors beaucoup meilleur, n se plaignait peu de la tète, et la #|«peur cessa tout à fait ; lé pouls était naturel. Le jour suivant , il se plaignit davantage de la tête ; il retomba dans If eoma, et p^t \t douzième jour, après quelques mouvemeols leonvids^.
Ouperiure du cadapre. —^ Les ventricules étaient di^enduf
rde la sérosité; il y avait un ramollissement étendu de voûte, de te doîsoit et de la partie inférieure du corps oalleux.
Om. LVI. HfirecéphiUe avec Mmiplègte* — Une petite fiBe de itm ans , après avoir passé trob jours dans un état de langueur, se plaignant de lai tète et de douleurs dans kg intestins, fut retenue au lit le 4 juin 1822. Ëlleétaitabattae ; le pouls était à 100 pulsations. U y avait des vomissementev et ^«e plaigQait d'une douleur de tète qu'elle semUaft iap|i0rter plus partieulièreinent au cAté drt^. Le» meyena ordmnîres furent emfdoyés pendant une semaine avec peu è» (Rangement dans les symptômes. Le 15, une paralysie eenplète occupa le bras et ia jambe gaucbes , qui de ce mo» • ment restèrent iout à fait immd>iles , excepté une ^s pendant une attaque de convulâons. Elle tomba ensuite dans^ l'assoupissement avec dilatation des pupilles et lenteur du pou]^. Le coma complet ne se manifesta cependant que deui jours av«nt la mort , qui arriva le 22.
Ouv0rtwr0 du cdk^ori». r^ Distension des ventricules par de la sérosité. 11 existait dans la substance de l'bémisplière droit , très-près éa ventricule , une portion considérable dans, un étal de ramollissement coomiet ; antérieurement et au contact de la portion nuncdlie, il y avait une partie longue el étroite de la substMNe cérébrate dans im état d^diiniSao remarquable.
' Cm» LTIL Mff^kvcépkale précédée i^m tmwiulU de s^mp- Urnes trèe-obsimn , devenue fatale après la disparition du cetma — Uoe dame 4e traite ans ^'e^posa , ver$ te 5 jwa ISâ^, «a Iroid et à la fatigye pendant ses règles , qui cessèreqt prématuréinent. Elles reparurent ensuite pendant plusieurs jours, qu*dlefut remarquablement languissante, faible et dbiAtue. Le pouls était naturel ; elle se plaignait d'une légère céidialulgie. Cependant on pouvait plutôt craindre, d'après Tétai où OD la voyait, qu'eUe fût menacée d'une aliénation m^tale que de maladie d'un organe. Elle resta en cet état pendant neuf à dix jours. Le quinzième jour, quand je la m, elle était désordonnée dans ses manières , qui étaient brusques et extravagantes; mais elle avait toute sa raison lorsqu'on lui parlait : elle se plaignait d'une légère céphalalgie , €fc le pouls avait de la fréquence. Le 16 , elle fut très-oppreslée, et le 17, elle était dans un état de coma presque complet , qui continua jusqu'au 18. Le 19, après avoir été bien purgée avec de l'buile de croton , elle sortit entièrement du coma ; elle reprît l'u^iage de tous ses sens , et il ne resta aueim symptôme inquiétant; seulement elle voyait de temps en temps les objets tors , et quelquefois douilles ; d'autres Ibis 8^ visioa était tout à fait naturelle ; le pouls était fréquent et la limgue saburrale. Elle re$ta dfuas cet état pendant plusieurs jours ; elle se plaignit alors de nouveau de la tête ; dte eut par instants de l'incQbérence dans les idées; elle ne f oyait pas distinctement les objets , et les pupillet» étaient dilatées. JLe pouls augmentait de fréquence. Il continua à s'élever de plus en ^us. La malade tenait des propos incohérenta^ et perdait ses forces. Elle périt le 25 , sans ooma.
On ne trcmva à l'ouverture du cadavre aucune autre lésion qu'une distension des Tentricules par de la sérosité , «vee un ramollissement étendu du septum-lucidum et de la voûte.
Obs, LVin. Hydrocéphale avec rémission remarquable des aeddenis , qui a simulé une convalescence* — Un enfant de sept «os avait , le âO octobre 1824 , une douleur dans la partie postérieure de la tête , avec de la fièvre et des vomissement^. Deiflaii^ées locales, des purgatifs, etc., furent employé^. Le petit malade, après «voir été pendant plusieurs jours uq oj^d'inquiétiide d'autant plus grande qu'il n'y av^ que
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nde temps crae son frère était mort d'une maladie céréle , se rétablit graduelleroent au point que le ^ et te 28 ^ il n'éprouyait aucun accident , et allait dans la maison avec les apparences de son état de santé habituelle. Le 28, au soir, il fut subitement pris de violentes convulsions qui revinrent dans la nuit toutes les deux heures. Dans Pintervalie de ces convulsions , il était dans le coma , les pupilles étaient dUatées, et il était insensible. Le 39, il resta dans le coma presque toute la journée; le pouls était foible et variait en fréquence de soixante à cent vingt pukatiohs. On eut recours aux saignées générales et locales , aux purgatifs, etc. Le 30 , il reprit toute sa sensibilité; le regard était naturel*, le pouls encore fréquent. Il sç plaignait de douleur légère à la partie postérieure de la tête, où Ton pratiqua une saignée locale pendant qu'on administra des purgatife. Il se rétaUH progressivement ; son pouls descendit à quatre-vingts on qoatre-vingt-dix pulsations : il ne ressentait plus de douleur. II y avait cependant de la constipation , et les selles n'étaieirt
Snnt comme dans l'état de santé ; les pupilles étaient ausai latées , et se contractaient lentement au contact de la lumière. Cet état continua pendant plusieurs jours , après lesquels il eut cinq à six accès de convulsions violentes qui le laissèrent, comme les premiers , dans l'état comateux. Il ne se rétablit pas complètement de ce dernier accès; mais il s'affkiblit graduellement, et mourut en peu de jours. Deux à trois jours- avant sa mort, il eut une paralysie considérable du bras et de la jambe gauches.
On trouva à l'ouverture du cadavre un épanchement considérable dans les ventricules , et un ramollissement étendu de la voûte! La lame droite du septum-lucidum était ramollie à sa partie antérieure dans environ la moitié de son étendue , et la lame gauche ottrtâi la même altération , mais dans sa moitié postérieure; il n'existait point de perforation de cette cloison.
Une modification intéressante de rhydroeéphaleaiguë s'observe lorsque cette maladie survient sur des siqets affectés d'autres maladies ; c'est particulièrement dans et» affections chroniques , et spécialement dans les maladies des poumons , que Ton voit cette tïomplication ; les symptùmesthoraciqnes cessent en général alors au début des accidents cérébraux.
àMm, 157
he^ink obsenratieiit safvafitM liront oonnaMre les principales formes de cette affection.
Ois. LIX. Un graveur, âgé de trente ans, était affecté , depuis plusieurs années, de toux et d'expectoration quiétait décidément purulente. Quoique retenu cbez lui , il pouvait cependant se livrer aux travaux de son art. Au commencement de juin 1819, un jour qu'il s'était fort agité dans b discussion d'affaires dans lesquelles il se regardait comme lésé, il sentit du malaise dans la tête, et immédiatement apr^ sa parole devint très-embarrassée. La céphalalgie fit des progrès ; elle avait particulièrement son siège à la partie latérale gauche et postérieure de la tête , et elle s'étendait à la partie supérieure du cou. Ls^ parole continuait à être trèsgénée, et le pouls donnait de quatre-vingt-dix à quatre vingt-seize pulsations. On eut recours aux moyens ordinaires, avec un léger soulagement qui fut peu durable. Cette maladie se prolongea pendant environ trois semaines , sans aucun changement remarquable dans les accidents : il tomba gradttellement dans le coma et périt. Les accidents thoracifues se calmèrent aussitôt que ceux de la tête se manisfestercnt. On constata à Fouverture du corps l'existence d'Un épancbement considérable dans les ventricules cérébraux ; le ramollissement avait détruit leseptura-lucidum , la voûte, une partie du corps calleux , et la substance cérébrale qui environne immédiatement les ventricules. Le sommet de chaque poumon offrait une portion indurée du vohime d'une petite orange. Ce tissu malade était intérieurement irrégulièrement suppuré; les poumons étaient sains dans le reste de leur étendue.
^ Obs. LX. Un jeune homme de vingt-quatre ans était affecté, depuis environ huit mois , de toux avec expectoration. Il eut en août 1834 une hémoptysie abondante , dont il ressentit de fréquentes attaques pendant les mois d'août et de septembre. Ces accidents cessèrent an mois d'octobre ; mais la toux continua h être intense ; elle s'accompagnait toujours d'une c<^ieuse expectoration purulente et d'une grande émadation avec perte des forces. A la fin de novembre il commença à se plaindre d'une douleur de tête qui devint intense et continue, et qui s'accompagna quelquefois de vomissements ; du reste, la toux et l'expector^ion continuèrent. 11 devint
iiiS HTMMeftPBALE
dèslmJbe«iieeii|^inalMeapaU»def«maii^ qaH
n'était auparavant : cependant H n'y «ut poiat de dhaa^ement remarquable dans les symptômes jusqu'à la première semaine de janvier. Un soir de t^te semaine , il perdit subitement la parole : il la recouvra le lendemain ; mats il souffrait de la tête, et il était insouciant et languissait. Le troisième jour, nouv^ perte de la parole, qu'il reprit encore le quatrième jour. Il la perdit 4e nouveau le cinquième jour, et la recouvra le sixième. La parole resta alors assez idistincte; naais il tomba graduellement dans une sorte de démence , avec des accès de délire violents et des con^nIsioBs répétées de la face et des extrémités supérieures : cependant ie pouls restait presque naturel : le malade avait l'air ronar- 4iuablement égaré, et se plaignait fréquemment encore de k tète. 11 tomba graduellem^t dans le coma , et périt environ trois semaines iq>rès le premier jour on il perdit la parole. Sfi toux cessa entièrement dès la premike attaque, jusqu'à ipm de jours aivant sa mort , qu'elle reparut à un léger degré.
QuBeriuire du corp9> **- Il y avait un épanchement considérable dans les veatrlculra , avec ramoll^ment étendu du septum4ucidum , de la voûte et des parties contiguês. A la base du cerveau se trouvait un épandiement étendu de fausse membrane jaune, d'une épaisseur considérable. Les deux poumons contenaient uoe très-grande quantité detubercntes avec de nombreuses cavernes.
Obs. LXL Une dame de vingt-huit ans avait eu pendant plusieurs mois, dans l'hiver de 1825 à 18S4, de la toux avec expectoration ai>ondante , desdoidears dans la poitrine , perte considérable des forces et de l'embonpoint et pouls fréquent. EUe vint à Edimbourg le 20 mai 1924: la toux dindnua beaucoup; on l'attribua au changement d'air; au bout de quelques jours elle avait même oompiétenient cessé. Cette dame resta alors fort bien jusqu'fiu 27 mai, qu'elle commença à se plaindre de la tête. Les trois jours suivants , elle était pesante et tadtume ; elle semblait avoir des abséncei et être dans ledécouragmient ; die se plaignait d'avoir la vue trouble ; elle nesta une partie du temps dans son lit , mns son pouls était naturel. Le 81 , le poids commença à s'élever, et, elle tint des propos trèrâiadiérests. Je la vis pour te première fois le lendemain 1^ jour du m'ois de juin. £1k
Aicec t^
andfc alors l'df égiffé, inqnîet et stnpide: e!te îtmit des propâs ineo^érentsi, Biais elle eomprenaft ce ^ob lai dlait ; die Toyait les objets doubles , et il y arait on léger strabisine ; k pouls était très-fréquent. Le 2 juin « h rue fth raissait encore plus dérangée que la veille ; les pupilles étaient dâtttées ; eUe tenait en inéme temps beaucoup de propos extravagants ; elle connaissait cependant ceux qui rentouraienf, et elle répondait distinctement lorsqu'on lui parlait ; le pouls était fréquent et &ible : elle mourut dans la nuit sans avoir ea de coma.
Ouverture du cadavre. — Les ventilcules cérébraux étaient distendus par ime grande quantité de liquick; il y avait un ramollissement étendu de la cloison et de toutes les parties centrales. Autour et au-dessus des nerfs optiques , il y avait un dépôt considérable de lympbe coagulable dense , épaisse et opaque. Le tissu des poumons était affecté ; mais il y avait des traces d'une inflammation chronique étendue de la plèvre éa cMé droit , avec un d^t considérable de lymphe coagulable.
U est inutile de multiplier des observations qui n'offrent aucune variété particulière dans les accidents. Les faits que je viens de rapporter suffiront probablement pour faire connaître les principales formes de cette affection , et en même temp» pour fournir des exemple» de» variétés les plus remar- ^ittbles de ses symptômes *.
* hu hita rapportés p»r M. AberrromUe cnffisent, sans doute, pour faire ecaimitre le» différentes formes de rinflaimnatioa des parties centndes dn ccr* «CMt ; cfpendanc, ces formes pouvant présenter tant de variations qai rendent •oweot le diagnostic krès-difScile, on ne considérera pas comme snperfin qwc WMs joignions le» denx Sait» suivants i ceax ^e l'a»teitr a rassemblés»
09avLJil{kùi), Antoine L..« .. D. M. , chirurgien militaire, ègé de 54 an», •*âait dep^s qudqnes année» Hvré àl des excès de libertinage. Ses httàtéê inteJ. laetndles asses étrâdues, que j'avais pu juger plosleups fcrfs, s'affaiMirent; Il devint un adapte pasdonné , el inéme maniaque de la crlnioseopie et ensuite du magactisme; blentét aprè»U tomba dan» une véritable méfeacolie ascétique. Il j avait plusieurs mois que je n'avab entendu parler de lui , lorsque l'an de ses compatriotes , cbex kqud je le rencontrais souvent, vint me prier de le recevoir dans mon service, à rH^l-Dieit. U m'apprit que cet honMMT était tombé dans H ■IsiV», et avait été pris d'une maladie aiguë «rai le retenait dttis on hAlsl* garni, oà il était eonservé par dmrité. J'aMal le yisiUr. Je le trouvai dans un ëtat ikmi-comalenx, dont je le tirai dififidlement; il n« me reconnut pas , et ne panil pas aveir conseience de 9m état. La fiè^e écaii vh»i la peau cbmide et
i60 HfMOCftPBÂLE
N0Q8 potirons eonèhiref ce me semble , stns héskatioD , de tout ce que nous avons dit : que la maladie , sous sa ferme la plus ordinaire , est celle que Ton appelle communément kydroc^)hale aiguë} que cette maladie est dans rorigineune
S(«fa«, k hngtitf s^chc. Om m'af^rlt que re malhcDren faisait depuis qtidqac temps un abus habituel de l'opium , et qu'on craignait qu'il ne se tàx cnpoi soniië , après être 1 esté pendant plusieurs jours dans sa cliambre , sans prendre aucune nourriture. Depuis qu'il ^tait dans cet ëtat, c'est-à-dire depuis huit jours , un médecin du voisinage avait pratiqué une saignée du bras et fait appliquer des sangsues derrière ies oreilles. Je donnai des instructions pour fdre ^rter cet homme dans mon service à l'hôpital. Cependant il ne fut apporté que huit jours après, le 27 décembre 1831 ; il était alors dans le coma le plus complet, courbé sur le dos , il y restait immobile; il ne pouvait proférer aucune parole; les paupières étalent abaissées, les pupilles étaient mobiles et non dilatées; le ventre était souple , «on météorisé; il semblait indolent à la preMion. Un emplâtre de thériaque, appliqué sur le creux de l'estomac , indiquait que les organes de cette région avaient donné auparavant quelques signes de maladie. Ses menafares éuient dans un état complet de laxité et d immobilité; le pouls était petit et mon , sans fréquence. 11 résulta des rensdgnements que je pris , que pendant qtiiaxe jours aucun aliue|it ni boisson n'*vait été administré ; le malade avait refusé obstinément de rien prendre. Depuis six à huit jours, les facultés inteUertuelles étant diminuées , on lui avait donné du bouillon ; mais ce lirrulde avait toujours été immédiatement vomi. Je 6s administrer i ce malade des lavements purgatifs; je tirai du sang du bras. Le 22, je trouvai le pouls plus pldn; quelques sangsues furent appliquées anx tempn , et des vésicatoirts furent pose» aux cuiss''S. Malgré ces moyens, le coma devint de plus en plus profond , et la mort arriva le 23 décembre
Omvêrtmrg du Uidapre L^Crâne était d'une fragilité remarqnÉMe;4«* m*é-
ninges n'offraient aacune trace d'altération; le cervcan, i sa faoB infàjotfe, présentait un ramollissement de son tissu , qui occupait le lobe antérieur gandie, le plancher du troisième Wntricule et jusqu'à la commissure des nerfs optiques. La portion du tissu cérébral ramollie avait le volume d'un craf ; Infiérienrrment elle était born,ée par l'arachnoïde, qui éuit noirâtre , fragile, sans épaississement; supérieurement , cette akétatlon du tissu se perdait progressivement dam la pulpe cérébrale saine, mais qui conservait une teinte jannetafranée jusqu'à une certaiiie distance. Ce ti||pn cérébral ramolli était converti en nne matière jaunâtre extérieurement, «l^iMdsàtre intérieurement. On reconnaissait au centre de cette partie ramollie un noyau ronge induré et comme camifié. On ne poavait ncoonaitre aucune trace de cûsposition fibreuse dans le tissu ramolli. Les paroi < du ventricule droit étaient ramollies dans tonte l'étendue de la nw^tlé postmeure de ce ventricule. La substance blanche, ainsi ramolRe, était comme de la crAme, et complètement exempte de couleur anormale; la chute d'un filet d'ean entrât* nait cette pulpe molle jusqu'à une prolbndenr de huit lignes. La même allénMon sa remarquait sur las parois du quart postérieur du ventricule gauche. Les deas ventricules étaient sains , et contenaient l'un et l'antre environ une domi-Mwe de sérosité légèrement trouble. Les plexus choroïdes n'offraient aucnne altération , non plus que les antres parties des organes encéphaliques. Les sinus de la duremère contenaient una grande quantité de sang noir ; les valiseans céréfcrans étaient sains.
AMDE. i6i
aflMdB mfiMUiiitoire , ayant {larUculièreKieDt sob siégQ dan» le lûsu des parties centrales du cerveau; qu'elk se termine gén^tilement par le ramolUssement de ces parties avec un épanciiement séreux dans les ventricules , et qu'elle peut
• L'estosMC iuit Moiaci et ramolU iwu a partie tfUaique^ av poiirt d'hn cooTcrti dan» ses trois tuniques en nnr matière gélatineuse si peu consistante qu'elle se rompait et se brisait comme une couche mince de glu, par le poida ■i^me 4u Tlscère. La portion de l'estomac ainsi sltérëe ëtait si mince qu'elle sem- Uait ne former qu'une toile ccUuIruse , mince , diaphane comme iVpiplooo i cette toile cuit parsemée de stries noires brunes} on aurait dit qu'elle était injecttSc arre de la suie. La moitié pylmique de l'estomac était d'épaisseur nalurtUe, et pUssée par le retrait de la tuniqne musculeusc. La muqueuse gastrique était , dans la partie raanoliie, d'un blanc mat légèrement aacfré ; elle était revêtue d'une couche de mucus asses visqueux et peu dense. On ne trouvait aucune trace d'injectioa ni de rongeur dans l'estomao. Le ramollissement était assea exactement circonscrit aux limites de la moitié cardiaque de l'estomac.
La maladie était caractérisée, dans les dix derniers jours, par un état comateux complet , de la nature de ceux que l'on attribue volontiers aux épanchements enc^baliques considérables. Le centre du cerveau éuit le siège d'un ramollissement inflammatoire étendu, et les ventricules latéraux contenaient nn reste d'épan» cbcmeat séreux, et la dilatation de leur cavité attestait que cet épanchement avait été plus grand. Mous manquons de renseignemei^ asses précis sur les accidenta éprouvés par le malade avant que nous l'ayons observé nous-même; nous ne tenons donc compte que des sjmpttoes présentés dans la drmière période de la maladie , symptômes qui se Uouvaient d'ailleurs en lapport avec l'état morbide du cerveau.
Le ramollissement de la région cardiaque de l'estomac, s'il est vrai que «et bonuae c«lt voulu se détruire par inanition, est une lésion très-remarquable, parce qu'elle confirmerait l'opinion émise par dilTérenu physiologistes depuis J. Hunter, que les sucs de l'estomac , au défaut d'aliments ingérés , peuvent agir s«r cet organe lui-même. Si la lésion dont l'estomac était le siège avait existé à ce degré pendant la vie, l'estomac se serait rompu , et la mort serait arrivée plua rapidement par les suites d'un épanchement alidominal. Ce ramollissement d« l'estomac se trouve dans d'autres circonstanors que celles où éuit cet homme. Si t'éuit ici le lieu , nous psouverions qu'il survient après la mort, danscertainea conditions ntorbides, des sécrétions delà muqueuse de l'estomac*
Le coma et la paralysie peuvent survenir subitement à certaines période» des j^egnmsies du centre des hémisphères cérébraux , smu qu'il se forme pour cela d'apanchemet dans les cavités ni dans l'épaiaseui de l'emréphale. Le fait suivant olfre un exemple de cette marche de la maladie, et montre en même temps quelle grande étendue peut. occuper, dans l'épaisseur du cerveau , la phlegmasie mèm« anppurée du tissu de cet <M^ne.
Obs. LXl (ler). Marché Victoire, âgée de 16 ans , bonne d'eufanU, habitait Paris seulement depuis six mois ; elle avait couché depuis son séjour dans la «a* pfeale , daas une chambre au res-de^hanssée, hundde et mal aérée. Pendant Isa denx rm trois jonrs qui ont précédé Noël 1832, elle a été prise de doaleues vagues avec des lassitudes spontanées, brisemcnf général des membres et quelques ptias da cjwiaaiiMwrei dton'avait pas d'appétit i Ica aliaents, quelle que fût
163 HTNMMÉniALE
devenir fiiule far le seul rtmollIsseinetitaiiittiêifiméiètMiti , mais aT«c tens les symplôrae» que Ton «Msicièm eoiiiiiiuiië« meut comme cartctéristiqaes de l'hydi>océphale. Le» Mis qae j'«i réunis sont des etem^les des différentes
kuir nature, paraissaient anters et de mauvais goât ', des masses, qw l^es ▼omissements sunrinrent avec ud« diarrhée fort abondante. Os accidents conUnttèreni; le seanndl était agité de rétes pénibles ; une cépMaIgte opiniâtre se manifesta. Le dernier jour de décembre , la malade «st amenée dans mon service i Fkdpita) Gocikin. Le2 janvier 1833, elle est dans l'état suivant t accablement ln<xpriraa> Me, empreinte de stupeur sur ta fatee, pupilles latgement dilatées, pres(]u4 Immobiles à l'action de la lumière; les yeux semblent errer an hasard sans s'atta-> cher i aucun objet. Les pommettes sont injectées ; la région occipitale est le siège d'une douileur obtuse profonde , les oreilles tintent contiffueHement ; la malade répond avec facilité et précision aux questions qal hii sont adressées. La langue est rouge k sa pointe et sur ses bords; elle est couverte d'un enduit muqueux à sa base et à son milieu , la soif est peu vive , l'appétit nul. Il n'y a ni nausétis ni Vomissements; do<rieurs obtuses a la pression, à l'éplgastre et a l'abdomen. Hus de déveiement d(f«i» la veille. La malade a une petite toux sèehe sans expectora* tion ; on ne trouve à l'ausculation aucun signe de lésion , sott des poumons , aott du coear. Cette fille n'est pas réglée; le pouls est trèi'fr^uent, la peau s^be et ehutede ; des sangsues ont été appliquées k la partie interne des caisses. Aujonr* d'hai une saignée ^e huit onces a été pratiquée.
Le 3 janvier, le finies exprime toujours l'étonnement et la stif>enr , il n't • point eu de sommeil ; la céphalalgie a diminué notablement, la soif est tonjonrs très*-«ive, la langue reste rouge è sa pointe et sur ses bords; la senalbilité épigis* trique semble plus vive; il y a eu une selle diarrhéique depuis la veille, le venir* Ht chaud et indolent à la pression , sauf à l'épigastre; la toux a conservé son caractère , l'haleine exhale une remarquable fétidité, la peau est toujours chaude efsèche , le pouls conserve sa fréquence , la malade reste couchée ensupinatloff ; le seir, vers cinq heures, ses lèvres sont le siège d*un tremblement convnlsiC,!» fièvre auguMnte'et continue toute la nuit , pendant laquelle le MMnaMil est a^lé de rêves eontinm^s. Le 4 au matin , l'état fébrile a fait |dac« k un pev de moiteur} le pouls est moins vif, mofais accéléré , la peau moins chaude , là douleur épigas* trique moins vive qu'hier; une seUe diarrhéique encore a eu lien dans la journée d'hier; la langue est rosée k la pointe, platei le f^ce exprime moins Tétoniie» ment que la veille ; on ne remarque p<rfat non plus le treinfalement comme con-' vulsif des lèvres.
Le 5 janvier, le sommeil a été plus tranquille, la peau est couverte^ sueur; elle est souple,. molle, le pouls est moins fréquent, la céphabigie aaolns intense^ la langue n'est plus rouge, effilée, la soif moins ^ve, la dlin4iée a cessé; 15 sang* sues appliquées hier k l'anus ont déiominé un écoulement abowdmt de sang.
Le 6 janvier, l'élève interne me rend compte que la veille an sohr il a trouvé «elfe malade dans l'état le plus satbfeisant ; elle a pissé la dernière nuit dans un état de calme par< ; ee matin eneore cUe parlait k sa voisine de lit, ce ne pmais* tait rien éprouver d'insolite; nrals k peine quelques instants s'étalent^lfr écoulés, q^eNe perd la faculté de réponcfa^ aux quesdom qu'on lai adresse, A la vtsits ^l se fit une demi-henre afrèi , je ki ttownd dans l'étÉl svHtànt s b figure est i«inw«n«ble«fmt pia» fkh q«*«ll» n'étaU 4» vaitte , Isi 4«a>vnpailet, «mU dHu*
AIGVE. 16$
mH^ îHBIKvMiiites ée$ «ympUoMi. Nous «vous yu 4«q9 qôâffoesrmis le coma coim>l0t longtemps oontioué sans aueuD epanchement , et dans d'autres un épaDchement étendu sans le plus lé^rde^éde coma. Nous avons aussi observa
fées d'aillears qiie lors àf «on adroîa^oo, aaot d'une inunobillté absolar; la langne ne peut être sortie hors des arcades dcnuires , elle est hamide , molle aa toucher : la pression abdominale épîgastriqne ne provoque aucunes douleurs , et n« tire pas la malade de l'assoupisâepent dans lequel elle est plongée. Les mouvements imprimés au tronc ou aux membres semblent du reste la ratiguer, la respiration se fait comme à l'état normal; les battements du cœur sont r^uliersi le pools est petit , peu accéléré j la peau ponservjC s9 chaleur naturelle; le membre dioracique droit a totalement perdu la Ciculté de se mouvoir ; soulevé, il retombe comme une masse inerte. La sensibilité n'est pas entièrement détruite ; la sensation de la lumière paraît éxre très-incommode i la malade ; la pupille droite est |dus dilatée que la gauche, et auuî complètement immobile. La jambe droite est paraljsèe comme le bras dû même cdté. Pré* : 30 sangsues derrière les oreilles; laignées du pied.
Le 7 janvier, le facit^ est remarquablement altéré , décoloré au contour de la bouche et des fosses nasales; yeux escavés; assoupissement presque continuel , interrompu de temps à autre par un hoquet pénible. Pendant cet état de somnolence le globe oculaire du côté droit reste k demi-découvert, tandis que le gauche est toulemtnt voilé par la paupière supérieure. Celle-Ii supporte difficilement le contact du doigt ; eÛe oppose de la résistance à l'action qui tend à la soulever; l'autre, an contraire « se laisse mouvoir et soulever comme un organe ineiCe; les deux pupilles sont largement dilatées , mais la gauche est immobile; la lumière ne rimprc5sionne en aucune façon, pendant qu'elle produit sur la droite une sensation pénible que la m^de accuse par ses mouvements. La joue droite a perdu sa sensibilité ; la prunelle est légèrement déviée à gauche, l'haleine est fétide , le ponb petit, assez fréquent, 1» peau peu chaude, l'exéerétion des urines a lieu à i inscu de la malade. La déglutition des' liquidas est plus facile qu'elle n'était hier; du reste, immobilité de toute la moitié droite du corps , tant des n«embres dmhs que de la moitié du tronc ; l'assoupissement ressemble au com« ; la malade ne connaît rien de ce qui se passe autour d'elle. Prés. : vésic«toire sur la tète.
Le 8 janvier, le faciès est moins altéré qu'hier, la déglutition plus facile, la peau moins chaude, le pouls moins fréquent et plus régulier; on tire asses façileroent la malade dit corn» en l'excitant , elle promène alors ses yeux sur ceux qui l'entourent , et parait les reconnaître ; du reste l'aphonie et la paralysie persistent s les pupilles sont moins dilatées, la droite a repris sa mobilité; les paupières se rdèvent sons l'empnv de la volonté. Prés, : vésicatoires aux mollets ; 18 grains de calomélns , à pcendi e en trois prises.
Le 9, même état^ seulement le coma a ceûé ; il y a eu hier plusieurs seUes liquides , par suite de l'administration du calomélas.
Le 10 , £Mries pins altéré que la veille, pupilles très- dilatées , bouche déviée à gavche, et laissant écouler de ce côté une salive filante très-abondante. Le bra* ganche est maintenu, par la volonté de la malade, dans un état de demi-contrac tnrr, et résiste violemment lorsqu'on veut l'étendre ;'la malade a les yeux ouverts. et fixe ceux qvâ rcntowrcnt ; elle fait des efforts im^Ues pour montrer sa langue ;
IQ4 HYDB0CÉra4LB
la dfspâritîon complète du coma, quoique la miMe coulînuàt à marcher vers sa terminaison fatde. L'état du poute, de la vision et des fonctions intellectuelles nous a offert différentes variétés, et nous avons vu la maladie parcourir
le cité droit au corps est compWtem«it paralyse et l« muscW de ce cétë sont rdâcîl. Il reste cependant quîlqne peu 5e sensibilité du cdté droit. Lo peau «t chaude «t sèche, le pouls toujours fréquent.
Le 11 janvier, mime état. Prés. : séton à là mique , 15 grains de calomelas , pour sotitcnir le ptyalîsme mercnriel détermine à dessein. -
^U 12 janvier , le faciès est meilleur, la pupille droite est plus dilatée que I. e^nche; touti» deux sont maintenant mobiles. Les membre; paralyses restent dîns le même ëtat. et l'éut de la malade présente peu de changement notable
^"ï^ 14 Janvier , décubîlus en supination , Indifférence «ur tout ce qt.i se pa>»e .«tour dVIle, salivation visqueuse, paupières abaissées , laissant .pem^oir un quart du globe oculaire. La malade sort, quand on l'excite, de cet état de .o.n no- Lee; elle parait dlsUngncr les personnes qui l entourent; »* dég»uutlon est Plus facile .les urines coulent abondamment; la peau est chaude et sèche ; 1« Jouis est t;ès-fréquent : les membres paralysés sont pre«p,e nsenslbles e^ sans ïontractore ; lisant toujours , ainsi que le» musrles de la mo t,é droite du tronc, privés de mouvement et de senUment : le. mouvements respiratoires continuent ie^ndanta se faire du côté droit. Pré,. ; 6 sangsues derrière choqueoreaie; s.na-
'^''Lri5lànvl^,*les yen, sont ouverts et « fixent sur lea personnes qui l'entou-
ren^ elU comprend parfaitement ce q«>\'«^ ^^*'™«»^f ' '•"^/"^^^n^J!! lïnM que le pansement du vésîcatoire des jambes est dérangé ; elle fait mftne Sues effort pour parler ; le. pupilles sont moins dilatées , p us mobile. Elle TeZ2x pas entï^dre ; ragiUtIon\ été très-vlve pendant la nuit ; hoquet intermiSnt; elle boit avec plaisir le bouiUon qu'on lui administre. Prés. : appl.ction de deux moxas derrière les apophywsmastoides. ... .
U 16 janvier, l'application des moxas n'a détermine de douleurs que pour celui du cité gauche "opposé à la paraly.i*, «ul a détejminé des plainte.
Le 18 janvier , le pouls conserve de la fripience , la malade pousse de. cru fréo^enu, les pommées sont colorées, I. malade semble ne pas vor c««,uj J« p.Me autour d^lc ; en 1. piquant sur la partie moyenne droite du thorax . elle râonne aucun slg;e de sensibilité ; l'effet inverse s Wve pour le côté opposa; "ue esXe se manifesteau coccyx, la moitié droite du tronc et l«i memhr«i S^It? sont toujours privés de .ensibilité et de mouvement. Prés. : .ix «ng.ne.
•""il'ce'ÎZenTu^^^^^ "t devenue terreuse, le mara.me . fait desprognjj rap^csTeTZ quc'le. accidents cérébraux augmentassent «^^^'f-^' * îi^me , la malade ? ét<5 de jour en jour en .'épuisant jusqu an 25 janvier, q« elle a succombé par lesprogrès.«ccesslf.de^^^^^^^^^
1 arachnoide^ai d un roug^^ P ^^n^.^^ d« doigt i la surf«^.
cer^u^raSaît s^aine; cependant on rem^ualt qu'en enlevant I arachnoïde
toutes ses périodes sans que le kudade se plai^nlé de la moliidre douleur, et sans qull se manifestât aucun symptéme indiquant le danger, jusqu'à Tinyasion Inopinée d'un conia profond. Toiotes ces différences , observées dans le» cas que BOUS avons recueillis , montrent le danger do se laisser gui^ der par l'esprit de système dans le diagnostic des maladies cérébrales , et la nécessité de se Hwer encore à r<»servation attentive et prolongée des faits sur cette classe de maladie. La forme de la maladie qui vienrt. de nous occuper est la forme la plmt ordinaire dé Thydrocéphalo aigu^ ; il faut ce^ pendant ne pas perdre de vue qu'il survient dàn» lo cerveau des épanchements séreux sous d'autres formes. L'épanchement séreux cOffieide d!allleurs aussi avec des inflammations desparties du tissu cérébral, autres que celles rencontrées
oo eolevait tk petites portions rfe su1>siance grise évidcmrAcntrauiDllip' L*hëinispbèrr gauche présentait k son centre , di^is son tiers antf neor jusqu'à I» moitié eu lob» postérieur, un ramolliiisenient ^i orcnpiittoftt le centre ova)« âé VksGk- MM. Ce ramoHiMemrtut s'étendait en travers de la parot externe di» ventricule, de la cavité duqueljl n'était séparé que par trois lignes environ de tissu .sain, jasqu'à la surface cendrée de l'organe. Ce i-amoITls.s<>i9ent se caractérisait par ane dBIHuence du tissu •céréKral', telle qu'un filet d'eau l'entrainatt;' le-tissu ttiniolH ■e présentait aucune trace de disposition fibreuse éUna m texture ;.il- éftak d'uyi Uaôic grisâtre, parsemé d'une multitude de points rouge-brique conune si sa substance était malaxée avec du sang. On ne remarquait cependant aucune trarc d'épanchement sanguin dans le centre ni autour de cet énorme 'foyer. L'hémisphère droit, la ^protubérance annulaire, In modie albngée, éttient «diiea ; les watricules n'offraleot anrunQ altération , et n'étalent pas dilatés» Le cervelet, les ▼aÎMcau» encéphaliques , les plexus choroïdes , étaient s aiqs»
La cavité thuraciqne gauche contenait un épanclîemeat séreux rongeàtre, mêlé de flocons pseudo-membraneux ; la plèvre de ce cdté était manifestement injectée; tons les viscères abdominaux étaient compléfeenMtit sains ; aeolement la maqu«as« de l'iléon ocrait, dans sa partie moymne et dtas une éiendue très-liroitéç , quelques arborisations vascnlaires injectées.
Lorsque cette jeune fille fut apportée dans notre service , elle présentait un ensemble dé symptômes typhoïdfes qui auraient pu en imposer pour une fièvre grave, si l'on n'eut pas tenu compte de la p^édombiance des syopt^es encé> phaliques. La douleur de tète intense et la fièvre forent les symptdmes princlpaui( de la maladie; puis tout d.'un coup nous vîmes se manifester 1^ accident^ de paralysie et de coma , qui ne laissèrent plus de doute sur l'existenrc d'un désordrf! très-grave dans le cerveau. Nous n'avons jamais trouvédé désorganisation inflammatoire cérébrale pins étendue que cdV;q«« ce cadavre nmw a présentée , et l'on ■« peut réel|«meBt concevoir qu'avec «n tel .désordre la malade «"iait pas sucronsbé be^ucoup plus tôt, qu en faisant attention. que la maladie n'avait p^ d<^a«sc les limites d'un sedl'bcmisphèrc cérébral.
i^ HTmutçÉraALE
«aticm 4^ mm^jwaei, U p^iit égut^P^o^t se présenter san^ «weime ftv(feté$|ipn «noéj^Ww « «*^e ^ pi?$pe»îe de la «érositié qui le coQsti(ue. i^m àevi^. fi^bser^aUems «ûvantes sont de eeUe espèce; Je idois ajouter ^u<e ^ 4idn^ lea deax $^ eas d»€«9tte espèce 4iAe )e ivcme da^ mes af>l«« si^r riiiydr<>- D^hale aiguë. On rgmrquera sws «kmte ^i^ lamala^ie^est déTdk)fpé^ sur les si^ets de ces observation^ sous une forme Iftsidieuseetdironique, et qu'elle « offert un cointraste remarquable avec les sj^mptômes actifs oWvés dans les 4;a;i précédemment rapportés.
%, y. Épançhmmt sérfiufi enc^sHufiUqm simple^
Obs. LXII. Un enfant de neuf ans était affecté d'une légère céphalalgie, avec langue saburrale, anorexie et sommeil troublé; le pouls donnait de quatre-vingt-seize à cent pulsations par minute. On n'observa que ce& Légers sympti^ mes pendant la première semaine de la maladie ; le mabde était mieux un jour, et moins bien le lendemain ; la céphalidgie avait quelquefois disparu pendant une grande paitie du jour; eHe n'était d'ailleurs jamais intense. A la fin de la deuxièine semaine , on remarqua une discordance dans les symptômes ; la céphalalgie devint plus violente et çlus permanente que ne le comportait le degré d'intensité de la fièvre. Cependant, même au treizième et au quatonsième jour, la maladie ressemblait encore beaucoup à une fièvre continue des i^us légères; elle était même ainsi considérée par un médecin du premier mérite. Néanmoins, durant la deuxième semaine, ia eéi^aial^e était devenue plus mtens^ tandis que les autres ac( ^minuant. Le quinzième jour à soiumte-dix pulsations, et j seizième jour, il y. eut une c( tième , il y eut du coma avec < mi-dessousdeson rfaythme natu commença k s'élever, et le com
et le vingtième , le malade jouissait de ses facilités scnsitives et intellectuelles; la langue était nette, et il avait de l'appétit ; le pouls était k quatre-vingt-seize pulsations. Le jour
ammPi ^ fui dans un état vaoio» satûfaisaut ; il towbft graduellement dans le ciojm, le strabisme se manijOesta , la morjl arriva le trentième jour envinm de la maladie. Le pouls s'éUuU élevé à cent vinjg^t pulsations , et il était survenu la dern^^ semaine quelque léger retour de convulsions.
A l'ouverture du cadavre , on trouva tous les ventricules cérébraux distendus par de la sérusité limpide ; il n'existait absolument ^lucune autre apparence #ie lésion morbide^ qu'une turgescence considérable des yiBdsseaux de la sur£M^ du cerveau.
Oas. LXIII. Un jeune bomniie de vingt-quatre ans avait une légère cépbalalgijs avec une langueur et une indolence insolites. Il aUrilMiait cet état au froid , et pendant la pre- Buèresiemaine , il continua à vaquer à ses affaires. La secondfE» semaine il eut une cépjialalgie considérable , du frisson , dp k faiblesse et de Fanorexie. La langue était saburr^i^ et le sonuneil était agité; le pouls donmjt environ cent dou3e pulsations. Vers la fin de cette semaine , on s'aperçut d'unie iences; la troisième semaine le pouls soixante-douze pulsations ; la langue .«& e se plaignait que faiblement , et même 3 ; il avait cependant parfois de Fincos , mais ce symptôme était léger et pasissi de singulières absences sur des su- IX qui l'entouraient le remarquèrent,^ i fut pas observé dans ses rapports avec Is resta lent pendant deux jours , aprièft idement à cent trente pulsations, avec augmentation du délire. Au bout de quelques jours , le délire cessa^ et on conçut beaucoup d'espoir de le guérir ; mjiis le délire revint bientôt, et fUt rapidement suivi de cécit,é, de coma et de mort : il périt vers le milieu de la quatrième semaine de sa maladie. Je n'ai point vu ce malaide , majs j'étais présent à Fouverture de son corps.
Tous les ventricules cérébraux étaient distendus par de la sérosité limpide sans ampu^^e autre apparence.de lésion mpr-
La nature de la maladie observée dans^ces deux dernier;» cas est peuil(-étrè plus obscure quç celle des maladies des sujets des observations pcéçédenl.^. Cependant il est probable