I»ES CAS DE LA TROISIÈHE ESPÈCE, OU DES PARALYSIES
J'ai réuni sous ce titre des affections qui ne se ressemblent que parleurs symptômes^mais qui diffèrent les unes des autres par les conditions morbides du cerveau auxqueUes elles sont Uées. Dans Fétat actuel de la science, on ne peut encore les distinguer les unes des autres , il faut se borner à rapprocher et k classer les faits par leur rapports réciproques.
Le symptdme dominant d«» maladies qui nous occupent, est une attaque de paralysie sans coma , ou au moins sans cet état comateux complet et permanent qui s'est montré dans les maladies qui ont été l'objet des sections précédentes. Dans quelques cas, à la vérité, la maladie, qui débute par une attaque de paralysie, passe, au bout d'un certain temps k l'état d'apoplexie; la paralysie n'est alors que le prélude ou la première période de l'apoplexie. Cette forme de la maladie appartient ordinairement k celle que nous avons décrite spécialement dans la section précédente; les cas aue je rapporterai à cette troisième section sont ceux dans lesquels il n'y a réellement pas eu d'apoplexie , ou dans lesquels l'état apoplectique a aussitôt disparu, laissant la paralysie permanente comme le phénomène caractéristique le plus saillant de la maladie.
nt sous différentes [niplégie avec perte t; la parole est contision de la faculté e toute la maladie; ul membre, le plus le dans certains cas alysie est d'ailleurs autres formes tresse , ou que le muss'annonce par une une double vision, perte de la faculté e, quoiqu'elle s'oboivent pas passer à
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l'état d'apoplexie. Le phis souvent des malades jugent très bien leur situation, et font avec anxiété des efrorts pour la faire connaître; ils comprennent généralement ce qu'on leur dit f et ils répondent par signes ; quelquefois cependant , lors même qu'ils conservent imparfaitement la faculté àe parier , leurs réponses sont incohérentes et inintelligibles.
On peut rapporter aux. formes suivantes la itfarche idtérîeure de ces paralysies.
I. L^attaque de paralysie peut n'être que le prélude de l'apoplexie, qui alors ne tarde pas à se manifester; k maladie rentre uors dans celle que nous avons décrite dans la section précédente.
II. L'attaque peut disparaître promptement et entièrement , sous rinfluence d'un traitement convenable , ne Imsant après un certain temps aucune trace de son existence.
m. Le rétablissement ne s'opère quelquefois que par une très-lente gradation, par le retour progressif de l'usage des membres affectés spm plusieurs semaines ou plusieurs mois.
IV. La paralysie peut rester pjermanente. Le malade ne recouvre alors au bout d'un certain temps que bien impar- . faitement l'usage des parties affectées ; il traîne sa janibe avec effort ; il parle , mais très-indistinctement. La maladie reste à ce degré sans aucune amélioration jusqu'à la fin de la vie du malade, qui ne s'en prolonge pas moins encore pendant plusieurs années.
V. Le malade reste dans le même état sans aucune amélioration ; il est confiné dans son lit , privé de parole et de mouvement; il n'en possède pas moins ses autres facultés à un haut degré ; il périt graduellement épuisé , au h(mi de plusieurs semaines ou de plusieurs mois, quelquefois sans coma , et d'autres fois avecxoma qui comm^ice peu de jours avant la mort.
Les conditions morbides du cerveau qui se rapportait à ces variétés sont eUes-mémes très-variables. On peut cependant les rapporter aux formes suivantes :
I. Bans beaucoup de cas, la lésion encéphalique a une étroite analogie avec celle ^i constitue l'apoplexie simple. L'on ne trouve alors sur le cadavre aucune altération appar renie , ou seulement un épanchement séreux souvent peu ponsldérable.
RAPPORT DE LA PAEAIYWB AVEC LES LÉ8MMW CÉBÉBRALES. 305
ri. Des épanchements de sang d»une petite étendoe sont coDtenus dans des kystes formés, soit daSs la suSum^ du cerveau , soit sous les membranes cérébrales.
ÎS* f r "î^ollissement de la substance cérébrale.