partie absorbé à la fin du troisième mois. D'un autre c6té
5tâ PABALT81E8 »AR ÉrANCHEHBRT OE SANG
M. Moulin a trouvé un petit caillot qui n'était pas entière ment absorbé au bout d'un an ; et Riobé rencontra encore du sang dans une cavité d'une petite étendue au bout de vingt moi». Dans deux cas , M. Serres a trouvé un caillot de sang desséché au bout de deux ans dans un cas , et à la fin de la troisième année dans un autre *.
Pendant que ces changements se font dans le fluide extravase, la cavité dans laquelle il est contenu se revêt d'une membrane jaunâtre, solide, distincte; et lorsque le coagulum a entièrement disparu, on trouve le kyste formant une cavité bien circonscrite, qui est en général entièrement vide. Des brides de la même matière jaune qui forment ce kyste, le traversent souvent dans différentes directions, d'une paroi à la paroi opposée. Des écrivains français pensent que le kyste finit par s'oblitérer; mais je n'ai jamais rien observé qui m'ait prouvé que les choses se passent de cette manière. J'ai examiné de ces kystes à différentes périodes de leur formation , et je n'ai rien vu qui puisse annoncer une oblitération de leur cavité, excepté les brides que j'ai déjà indiquées , et qui réunissent les parois oppo> sées. Ces kystes paraissent être évidemment organisés : l'on a plusieurs fois observé de nombreux vaisseaux qui se ramifient dans l'épaisseur de la membrane accidentelle qui les forme.
On ne sait pas précisément à quelle période de la maladie cette membrane accidentelle se forme : Riobé l'a vue dans un cas trois semaines après l'attaque; et une autre fois il croit l'avoir observée k sa formation dans un état de mollesse considérable dès le troisième jour. Dans les cas que j'ai eu occasion d'observer, j'ai, en général, trouvé le kyste complètement vide après l'obsorption du caillot ; il parait cepenésni que les écrivains français l'ont fl-équemment trouvé rempli d'un fluide séreux. Ils pensent que ce liquide est sécrété par les vaisseaux exhalants de la membrane , et est ensuite absorbé après qu'il a dissous une partie du caillot ;
* Le fait qui sera rapporté dans la note de la page 314 , et qui est l'objet de l'observation CXXI (ter), prouve que, dans quelques circonstances , k travail de résorption commence très-peu de temps après l'Iiemorrhagie, par la rapidité avec laquelle s'organise le kyste qui doit être k moyen d'absorption.
A. N. O., trad.
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que c'est de cette manière que le caillot disparaît graduellement , et que la membrane continue ainsi à exhaler et à absorber de la sérosité jusqu'à ce que cette cayité soit oblitérée *. J'ai déjà dit que , d'après mon observation , des cavités même d'une large capacité se trouvent entièrement vides. M. Moulin a rapporté le cas d'une paralysie qui durait depuis seize ans sans interruption. Les membres paralysés étaient atrophiés , et le malade n'avait jamais recouvré la parole; il existait un kyste qui contenait quatre onces de fluide sanguinolent.
A mesure que l'absorption du caiUot s'opère, les symptômes diminuent quelquefois et disparaissent entièrement; mais d'autres fois, la diminution des accidents n'est que partielle , et dans des cas où le malade était encore affecté de paralvsîe à un haut degré , à la fin de sa vie , on trouva que le caiUot avait entièrement disparu. Dans d'autres cas aussi, les accidents paraiss^t cesser très-rapidement, quoiqu'il
'e caillot est encore préabsorbé; c'est probanlede l'observation CXXVI.
g extravasé peut être abcs ventricules, quoique, résorption soit très-rare, lit eu une attaque d'apoue du côté gauche ; le rét complet qu'à la fin de
* La réson^ion an sang ipmncUé dans les ventricules est nëce8saireDientfavo« risée par la sérosité qui remplit ces cavités ; et celte sérosité , en dissolvant sucresslvement le sang «porte sur toute l'étendue des surfaces qu'elle revêt les parties intégrantes de ce fluide extravasé , et les livre ainsi k l'absorption. La preuve que les chose» se passent ainsi , c'est qu'à l'ouverture drs cadavres de ceux qui péris, sent par un épanchement sanguin dans les ventricules , ou communiquant avec les ventricules , on trouve le fluide céphalo-rachidien coloré par le sang jusqu'au Las du rachis. Ce fluide extravasé est donc ainsi dissous , et ses molécules mêlées avec tout le liquide céphalo-rachidien.
II arrive cependant aussi , et , dans ce cas , on conçoit que la résorption doive être plus lente, que le fluide extravasé se coaguLint , obstrue la communication du ventricule latéral avec le troisième ventricule, et ainsi avec toute la cavité commune vcntriculaire et sous-nrachnoïdienne qu'occupe le fluide céphalo-rachidien. Cette obstruction fait que ce fluide s'arcumulant en plus grande quantité dans le ventricule ainsi isolé , le dilate et fait naître des accidents de compression latérale. A. N. G., trad.