‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 28 sur 59 · PARUT8IE8 PAR ÉPANCBBHERT DE SANG · texte numérisé non relu

PARUT8IE8 PAR ÉPANCBBHERT DE SANG

•tlix4Miit mob, que cet homme périt de péripoeiuiioiiie. U y avait dans le ventricule latéral droit une petite quantité de sang coagulé, et la membrane qui revêt le ventricule était d'une couleur jaunAtre et fort épaissie. J'ai donné dans Tob- «eryation GXXYU un exemple d'absorotion soir la surface du cerveau; le kyste s'était développé aans la couche celluleuse sous-arachnoïdienne , mats il offrait tous les caractères des kystes qui se trouvent dans la. substance du cerveau.

Je vais présenter en différents' groupes des observations qui feront connaître les diverses modifications de cette maladie. La première est rapportée avec quelques détails , pour montrer distinctement les différentes périodes de cette lésion cérébrale si digne d'intérêt.

Note du Traducteur, — Le kyste à peine fermé ^ et CèpanckemtetU non encore risethé.

M. AberrroinUe corameace sa sërie de faits par des observatioiu danslcsqueUes le kjste ëtait déji formé, et la réso^tion de rëpanchement opéré. Ce sera ranplir Dne lacune que de présenter Ici vn fak dans kqad le kjste a été observé i une époque Teiaine de sa-formaftion , et lorsque la résorption de ]*^[MMdieaient, qui Bc se (ait qu'après la formatiim du kyste, était à peine eeimnencée.

Oas* CXXl (ter). Isambert, joarnalier^ igé de soixante aas^ jouissait d'une bonne santé, et n'avait jamais éprouvé d'affection encéphalique, lorsqu'il fut pris , dans les premiers jours de décembre 1831 , d'un osdmne des pieds sans aucun autre dérangonent dans sa sauté. U entra k l'hA^lul Gochiu, oè il ne séjourna que quatre jours, après Jcsqucb l'œdème des extrémités avait disparu ; il reprit son travail habituel sans éprouver aucun symptôme de maladie, lorsque, le 10 décembre au soir , il perdit subitement connaissance sans que rien eut pu lui faire présager cet accident. II resta sans connaissance toute la nuit, «t il était encore dans le même état, le \\ décembre,, lorsqu'il fat apporté dans te service qui nous est confié à l'HAtel.Dieu. f a jambe et le bras droits étaient Immobiles, et semblaient insensibles. La commissure des lèvres était tirce & gauche, le pouls était pldn , la fsce colorée. Cet bomme ne donnait aucun signe de «onnaissancu. On pratiqua successivement pludeurs saignées générales et locales , et on administra une boisson émétisér. Le deuxième jour, la connaissance éuit rétablie , le malade pouvait parler, quoique avec beaucoitp de difficulté, la langue sortie de la bouche était dévice i droite. U cherchait les mots pour rendre ses idées, et w les trouvait souvent pas. Le bras et la jambe droits étaient complètement paralysés et privés de sentiment. Ces BMmbres n'éuient, du reste, 1« siège d'aucune contracture , et le malade n'y resscnuit aucune douleur; tt n'avait point de céphalalgie. Le 27, l'état du malade était sUtlonnaire, un séton fut établi k la nuque. Le 30, la jambe droite avait repris du mouvement en totalité : elle avait aussi récupéré à un certain degré sa sensibilitéi le bras était fléchi sur la poitrine, mais on parvenait aisément i l'étendre et à le mouvoir sans fairjs éprouver de

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douleur au nMJa<b> , qui ne ressentait aussi aucune douleur spontanée daM ce membre. Le 8 janvier 1832 , cet homme fut pris , pour la première fois , d'une eëphalalgie snsorbilaire assez vive avec pesvnteur de tête. II comparait cette dou> leur au sentiment qui résulterait de l'application d'une barre au-dessus des yeux et sur la racine du nés. Le pouls avait pris de la fréqnence, et la peau était devenue chaude an toucher. Des sangsues furent appliquées derrière les oreilles. Le 1 1 , la céphalalgie avait disparu, mais la fréquence du pouls continuait, et le malade se plaignait d'une douleur au bas du dos , au lieu où s'était formée une petite escfaare sur le sacmm. Le 12, même état général, et léger délire lorsque l'on ne fixe pas l'attention du malade; des vésicatoircs sont appli(]ués derrière les oreillea. Le 13, le délire augmente, le malade est dans un état d'abattement voisin du coma. Le 14 , un érysipèle occupe la moitié gauche du cuir chevelu et Hc la face; le àéhn est continu. La fièvre est vive, la paralysie reste au même degié. Mort le 16 an matin.

I c6lé gauche de la tête tumé« c grande quantité de sérosité ns toute son étendue. Le tissu isseauz injectés. Le ventiionla citiine, qui s'y trouvait à la a éuit sain, le plexus chroïde ii distendu par de la sérosité ; rane Interne de ces ventricules is l'intervalle du corps strié et In volume d'un petit oonf de imdeuz, mon, comme boueux, eau, la cavité qu'il occupait a e, rougeâtrc, qui n'avait que t. Cette membrane, enlevée et laphane, et a pi-ésenté, dans I. Elle se déchirait avec une de cette membrane était lisse , i de ramollissement. Ce foyer :érébral. Le ventricule gauckc e sa cavité , dans laquelle l'exkvaient de onxr k douze lignes I volume naturel, sa surface nés et des InenisUtions ostéotes par l'épalssissemant de ses état de l'aorte se prolongeait t viscères abdominaux éuient

Cette observation a permis de constater l'état d'organisation de la membrane dn kyata au tcMita-sixieme jour après l'épancliament. L'épanchenaent subsistait, et la mMabranc du kyste s'organisait; la résorption ne se fût faite qu'après l'organisation cumplète de ce kyste. On a ainsi pu , dans rc cas , bien séparer les accidents qui se liaient directement à l'épanchement cérébral, qui ont existé seuls pendant le premier mois , de» accidents d'hypersttmulation cérébrale qui ont par* tteulièreoient dâerminé la moi t. L'état du cosur a suffisamment expliqué l'adene des atrémités , qui avait piécédé l'hémorrhagie cérébrale ; l'infiltiation séreuse par obstacle à la circulation , et la congestion sanguine et l'hémorrhagie, sont des phénomènes pathologiques du même ordre. A. N. G., traél.

SlO PàRALTSIGS fAR ÊPAAClIEmrr DE SANG

A. <Le kjfsie vide» » Mort du malade par une affection différente,

Obs. GXXII. Un ^ecclésiastique de vingt-neuf ans se plaignait depuis plusieurs semaines d'une céphalalgie fréquente , qui l'affectait particulièrement le matin. Le mardi 30 novembre 1819 , il sortit dans son état de santé habituelle vers les onze heures du matin ; il entra environ une demi-heure après dans une boutique où il tomba sans parole et la bouche déviée d'un c6té. On le rapporta immédiatement chez lui; il avait alors l'usage de tous ses membres , et il pouvait même marcher dans sa chambre. Il proférait des paroles inarticulées et incohérentes y sa bouche était très-déviée du côté gauche; il -semblait reconnaître ses amis. Presque aussitôt ses idé^ devinrent plus incohérentes , et il tomba dans le coma incomplet. Il fit une vive résistance lorsqu'on voulut le saigner. La fréquence du pouls était natureUe. Je le vis immédiatement après la saignée; il avait un certain degré de pAleur, et son pouls n'était point altéré; il faisait de violenta efforts pour parler, et lorsqu?on le dérangeait il devenait parfois violent. Ses paroles étaient tout à fait inarticulées , et il ne paraissait .pas comprendre ce qu'on lui disait. Après une nouveUe saignée et l'action des purgatifs , etc., il devint plus intelligent , et le lendemain, l*' décembre, ses facultés sensitives étaient beaucoup plus développées ; il connaissait ceux qui l'entouraient, et répondait parfois distinctement aux questions qu'on lui adressait, lorsqu'elles comportaient une réponse très-courte. S'il faisait des efforts pour faire une réponse plus longue, il tombait dans l'incohérence, et souvent paraissait dans l'anxiété pour décrire une chose; mais alors on ne pouvait comprendre un seul mot de ce qu'il disait. Il avait Pusage de tous ses membres, et quelquefois il se levait avec une grande agilité pour aller chercher ce qui lui manquait, lors^'il ne pouvait faire comprendre sa demande a ceux qm le soignaient. On revint à de nouvelles saignées et k de nouvelles purgations; il y eut une amâioration progressive. Le 3 décembre, il pouvait parler correctement , quoique lentement et péniblement , comme si il eût essayé de se rappeler un mot dont il avait besoin pour rendre son idée. Il raconta alors distinctement les circonstances

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de son accès du 30; il dit qu'il ayait éprouvé une Violente c^halalgie, qui Pavait pris d'une manière subite, au moment où il mettait ses bottes pour sortir ; que cette céphalalgie avait continué; il se souvenait qu'il était entré dans la boutique d'une personne qu'il nommait » et que cette personne lui avait dit qu'il était très-malade, et qu'il fallait le reporter chez lui. De ce moment son état s'améliora progressivement. Le 18 , il était revenu à son état naturel ; seulement il conservait la langue un peu épaisse dans la prononciation , et un léger degré de confusion diBms les idées pendant quelques minutes le matin après son réveil; ces symptômes disparurent bientôt»

Il jouit d'une bonne santé jusqu'au IS novend)re 1820, qu'il fut subitement pris , dans l'après-midi, d'une perte de la parole et d'une paralysie du bras droit. Je le vis une heure après cette attaque : on ne put obtenir que très-peu ou même pas de sang par l'ouverture de la veine , mais l'artère temporale étant ouverte très-bas, fournit largement du sang. Le malade en perdit ainsi vingt onces , et tondra en défaillance; il prit ensuite des purgatifs ; le lendemain , il se trouvait beaucoup mieux , et au bout cle quelques jours les symptômes avaient entièrement cessé»

Sa santé continua à être bonne pendant environ un mois* Le 16 décembre 1820 , il allait à la campagne à cheval ; il fut rencontré, à environ trois milles de la ville, marchant à côté de son cheval, presque privé de la parole, et avec l'apparence d'un homme ivre. Il arriva en cet état chezk personne

se faire comprendre, et la dans le coma complet ; Dédiât aux moyens ordie du 16 et pendant toute omplet, nonobstant des ;, et d'autres moyens ormatin, il sortit de l'état ) rétablit graduellement, rcher avec assurance, et ;on état de santé , excepté ' se. Quelques temps après , « , malgré le régime trè»uvel accident fut soulagée

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