‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 31 sur 59 · ET LES ORGANES AFFECTÉS · texte numérisé non relu

ET LES ORGANES AFFECTÉS

"^ [ Je termineri! cette partie de mon ouvrage, en rapportant le fait suivant , dans lequel cette maladie a présenté une circonstance remarquable; savoir: une perte de substance du cerveau d'une grande étendue , au lieu que Textravasation de sang avait probablement occupé.

tion (le cette partie; tons, cependant, citent des faits qui semblent probants, lorsqu'ils ne sont pas soumis à une trup sévère analyse, de laquelle tous ceux qui ont, jusqu'à présent, traité cette question ne sont pas en général occupés. Ces faits, d'ailleurs, sont contradictoires »Tec d'antres; je n'en donnerai pour

c des notes précédentes :e du bras et de la jambe, indante de toute aftectton >ute lésion de la couche

sujet, et le peu de valeur er que l'action des épannplexe, et qu'ainsi il est bide simple, circonscrite lagie céi^rale i son déncbement qui se fait dans e, qui n'est. pas toujours ippréciables , et qui seule facilité avec laquelle cette dont les effets seraient pas la cause. La congéseffet direct de l'épancbe»

ition de l'bexhalation ses. Mais cet épanehement a un ceruin volume, m I n'existe cependant pas.

mprimé par un épanche»

a couche optique par un f panchements , sans être ai correspondent au Ueu nt limiter l'action de ces it? L'épanchement exisille de dérangements qui endent aussi les effets du ir de cet épanehement; itient une fluxion , et par lation séreuse qui se fait

Toutes ces circonstances , la plupart des auteurs qui ont voulu rattacher les symptômes de paralysie de certaines parties à la lésion de parties déterminées du cerveau , n'en ont tenu aucun compte ; pour eux , toute la maladie a existé circonscrite et comme isolée au milieu de 1 organe où s'est produit Tépanchement.

A. N. G. , trad,

* Tout ce qui est compris entre les [ ] nous a été adressé en manuscrit par M. Abercrombie. A. N. G., trad.

528 RAVMAT ENTRE LE SIÈ6E, ETC.

Obs. GXXVIII. Un Itomme de 64 ans eut , en 1824 , une première attaque d^apoplexie , dont il se rétablit par le traitement ordinaire ; il lui resta cependant de l'embarras dans la parole et de la paralysie dans le c6té gaucbe. Quelques mois après , il eut une autre attaque ; il en eut une troisième en 1825 ; cette dernière s'accompagna de mouvements convukifs f et il resta dans le coma pendant trente-six heures. Il fut retenu à la chambre pendant quinze jours. De ce moment , jusqu'à l'époque de sa mort , en 1850 , il eut une suc< cession d'attaques d'apoplexie au nombre de douze environ. Après chaque attaque , il pouvait en général quitter la chambre au bout de quelques jours , mais sa parole restait chaque fois plus embarrassée, et la paralysie du c6té gauche du corps avec distorsion de la bouche , devenait aussi plus prononcée. Il mourut en 1830 , après huit ou dix jours de maladie, pendant lesquels il resta dans le coma complet avec perte entière de la parole, et paralysie complète du c6té gauche.

Ouverture du cadavre. — A l'enlèvement de la dure-mère , on trouva une dépression remarquable à la surface de l'hémisphère droit. Cette dépression formait une cavité circonscrite qui pouvait contenir trois ou quatre onces de liquide. Un fluide séreux diaphane, remplissait cette cavité, et s'en, échappa à l'incision de la dure-mère. La surface de cette dépression ne présentait rien qui différât de l'apparence ordinaire de la surface du cerveau, revêtue de la pie-mère et de l'arachnoïde; mais en ce point la dure-mère avait été séparée par le liquide qui remplissait la cavité» La dissection de la substance cérébrale, sous cette dépression, fit reconnaître que cette substance était plus dense que dans l'état normal* Immédiatement au-dessous de la dépression, on trouva, dans l'hémisphère cérébral , une cavité oui présentait l'apparence ordinaire d'un kyste affaissé , dans lequel avait existé une extravasation de sang. Cette cavité avait environ un pouce et demi de diamètre; elle était revêtue par une membrane jaune, et, dans une partie de son étendue, elle était oblitérée ïjar suite de l'occlusion de ses surfaces opposées. L'hémisphère droit contenait encore plusieurs petits kystes , mais ils étaient presque tous vides. On ne put découvrir aucune trace de désordre qui pût rendre compte de la dernière attaque terminée par la mort. ]

PARALYSIES AVEC RAHOUISSEIENr CÉRÉBRAL. 529

§ III. Paralysies avec ramollissement du cerveau.

J'ai exprimé dans la pretnière partie de cet ouvrage Popinion que le ramollissement de la substance cérébrale est analogue à la gangrène des autres parties du corps, et, de même que la gangrène , peut survenir par deux causes différentes, savoir : Faction inflammatoire et la suspension de la circulation par maladie des artères. Le ramollissement inflammatoire me paraît tenir une grande place parmi les maladies aiguës du cerveau qui surviennent dans l'enfance, et qui s'accompagnent de symptômes aigus. J'ai exprimé les raisons qui me font considérer cette affection comme distincte, sous différents rapports, du ramollissement décrit avec tant de soin par les pathologistes français, et particulièrement par M. Rostan. Cette dernière affection semble être une maladie des vieillards. Les faits rapportés par M. Rostanont été recueillis particulièrement sur des personnes de soixante -dix h quatrevingts ans et audelà. Ce ramollissement est accompagné de symptômes de paralysie et de coma , et est fréquemment compliqué d'extravasation de sang. J'ai déjà fait allusion à l'affection du système artériel du cerveau , si fréquente et si étendue dans l'âge avancé , ce qui rend très-probable cette conjecture , que telle est dans ce cas la cause du ramollissement. Cette affection des artères consiste dans un^ ossification avec épaississement et contraction des parois vasculaires , fréquemment dans une grande étendu , et quelquefois avec séparation de la membraneinterne. Le ramollissement correspond précisément

ivons que la gandu corps, et par- » vieilurds. C^est iservation remarde la membrane angrène de toute rs.

oe semblent pas ;e montrent dans équemment pré- Unaires qui indî-

' Edim. Med. Journal, yoI. xvt , p. 308.

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quent une tendance à une maladie du cerveau : la céphalalgie, des vertiges , des dérangements partiels de la mémoire , et de ^ Tengourdissement ou des fourmillements dans quelques-uns des membres. Au bout de quelque temps, subitement ou graduellement, se manifeste te perte de mouvement d'un ou de plusieurs membres , avec embarras de la parole , mais sans dérangement de Pintelligence. Le malade est ensuite confiné au lit , perclus de ses membres , et dans Tétat d'oppression des forces, avec plus ou moins de paralysie, mais avec un certain degré d'intelligence. La mort arrive après un temps variable, soit par un affaissement graduel, soit par un coma de quelques jours , ou quelquefois avec des symptômes de fièvre lente. Fréquemment les symptômes paraissent marcher avec plus de lenteur que dans les cas qui sont la suite d'épanchement; c'est d'abord im organe comme la langue qui est affecté , et ensuite , au bout d'un certain temps , un ou plusieurs membres ; ces membres affectés sont aussi fréquemment le siège de douleurs ; la contraction avec roideur de ces membres est un symptôme sur lequel on a aussi beaucoup insisté comme signe caractéristique du ramollissement. Cette contracture n'est cependant point un spnptôme constant , car elle manque fréquemment tout à fait , et lorsqu'elle eiiste dans k première période de la maladie , elle disparaît souvent pendant s<m cours; dans quelques-uns des cas rapportés par M. Rostan , après avoir quitté les membres du côté paralysé, la contracture s'est manifestée dans ceux du côté opposé. Ce symptôme s'observe d'ailleurs dans des cas tout à fait d'une autre nature , comme dans certaines fièvres qui se terminent favorablement. Les convulsions des membres sont aussi parfois réunies à la contracture.

Les malades ont fréquemment , dans la première période , toute leur intelligence , et comprennent tout ce qui se passe autour d'eux, quoiqu'ils ne puissent parler ou qu'ils ne le

Suissent qu'imparfaitement. A mesure que la maladie fait es progrès le malade devient souvent plus accablé et comme assoupi , maM lorsqu'il est éveillé il a toute son intelligence; il n'est pas dans le coma complet jusqu'à la dernière période, et quelquefois même il n'y est jamais entièrement ; dans d'autres cas le coma se manifeste à un haut degré dès le début de la maladie, mais il disparaît après le premier jour; le

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