‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 4 sur 59 · SYXR^ÔSCS · texte numérisé non relu

SYXR^ÔSCS

uàtUm et idfopathfques de reneép^âle, ou tl qnieiqiMS'mies ne sont pas ^ au contraire, secondaires ou symptomaticiues^ G*est néanmoins un fait bien important à signaler , que ces accidents se montrent souvent comme symptômes pendant le cours de maladies différentes , particulièrement pendant les fièvres continues , la scarlatine , les coqueluches, les rougeoles ,les pneumonies , les phthisies et les maladies des reins. Il peut cependant être utile d*énumérer les symptômes qui ; pendant le cours d'une maladie , indiquent l'imminence d'une affection encéphalique : ce sont principalement les suivants :

Du côté de la tête^ — Céphalalgie violente avec des battements dans la tète et des étourdissements ; des tintements d'oreilles accompagnés de la sensation de pesanteur et de plénitude ; de la stupeur ; une grande propension au sommeil.^ Dans les cas obscurs et insidieux, le seul symptôme remarquable est une sensation constante de vertige.

Du côté de» yeuœ» — L'impression pénible de la lumière , la contraction ou la dilatation insolites des pupilles , la visfon double, le strabisme, la perte de la vue, la distorsion des yeux en d^ors, la paralpie des muscles palpébraux, produisant, selon le muscle qui est affecté , l'occlusion ou l'ouverture de l'œil; des attaques passagères de cécité ou de double vision, les illusions d'optique, le retour subit d'une bonne vue chez des individus qui avaient la vue bi^e depuis longtemps.

Du aètè de l'ouïe, — Surdité passagère , tintements d'oreâ^ les , finesse insolite de l'ouïe.

Du coié de la parole. — Articulation difficile ou imparfoite, lenteur ou brièveté inusitées dans la prononciation.

Du côté du pouls^ — ^Lenteur du pouls et variations renoarquables dans sa fi-équence.

Du eàii ties factUiis inteUectueUes, — Délire prononcé, accès d'incohérence dans les idées, conf\ision particidière d'idées , perte de mémoire sur des objets particubers.

Du côté des muscles. -^ Affections paralytiques ou convulsives confinées quelquefois à un scnil membre ou à une partie d'un seul membre , et contracture d'un membre.

Du côté des voies urmaiees* — Souvent diminution dans lasécrétirai des urines, qui approche^ quelquefois d'une si^" pression complète. Cette diminutkm dans Ia sécrétioQ unnairc

DES KMÉnàXXtEB, i5

«fit |0UY«Bi aecfiwpilgkiée d'un frécpient besoin d'uriner, proitablonent occasionné par la plus grande acrimonie de l'urine et par k diminution de sa quantité *,

Four établir le diagnostic dans ces cas difficiles , il faut donner plus d'attention au rapport des symptômes entre eux qu'à un symptôme en particulier. Ainsi l'accablement qui accompagne une fièvre intense chez tous les individus, et qui n'est pas , pour cela , un accident défavorable ^ indiquerait une maladie de la tête du plus fâcheux caractère, s'il survenait sans fièvre ou avec une fièvre légère. De même encore , la céphalalgie et le délire, qui sont considérés comme syn^tomatiques dans une violente fièvre, indiqueraient une

* La si^ipression d'nrine complète ou incomplète dans lee maladies est un symptôme que l'on aurait tort de considérer comme indiquant l'imminence d'ane i^cction encéphalique. Ce symptôme peut se rcncontrrr dans toutes les maladies accompagnées d'uné^èvrc intense ; et , sous ce rapport , l'inflammation encépliallqae imminente on con6rmée ne le présente pas plus fréquemment que toute autre pblegmasie aiguë» S'il fallait assigner la maladie inflammatoire duis laqadle les urines sont le plus fréquemment diminuées ou même supprimées, après les inflammations des reins nous placerions les péritonites et les entérites.

n est vn ordre de symptômes qui indiquent en général l'imminence et même lapréscnoed'ane inflammation encéphalique, et dont M. Abercrombie ne fait point ici mention : ce sont les symptômes qui résultent de la lédon du tact général, tels que des douleurs spontanées dans quelques parties du conps, des aberrations de sensation de la peau , le sentiment d'une vire chaleur à la tète, l'insensibilité subite de quelque partie dû corps, la perte du goût, raboUtion ée la sensation de l'excrétion des urines et des matières fécales , ou l'abolition de la sensation qui avertit du besoin de cette excrétion. Je mets encore au nombre de« symptômes qui indiquent le plus directement l'imminence ou la présence d'une influnmation cérébrale, les terreurs paniques, les joies immodérées pour le plus léger motif de contentement , les désirs excessifs de choses insignifiantes ; une loquacité on une tacitumité insolites. '

La céphalalgie est certainement le symptôme le plus caractéristique des ma* ladies encéphaliques ; mais elle se montre dans les muadics fébriles comme symp» tome , soit de l'état fébrile lui-même , soit de l'affection d'organes plus ou moins âoignés de l'eno^khale. Comment distingue» alors si elle indique une affection cérâirale? On ne le peut souvent pas, au moins par ce seul sym^itôme; mais la douleur de tète est fréquemment aussi suffisante pour ne pas laisser de doute sur la présence d'une encéphalite ou sur son imminence ; ilr suffit qu'elle soit locale et bornée à un seul cô^ ou à une seule partie non symétriqne de la tète. Ainsi une céphalalgie frontale, bi-temporale on ocMpitak, est très-souvent sjrmptomatique d'une affection gastrique ou intestinale; mais une céphalalgie qui n occape qu'une tempe, qu'un pariétal , qu'une partie du frontal, se rattache, dans le plus grand nombre de cas, lorsqu'elle n est pas passagère, à une afifection encéphdique. Il suffit de ce symptôme pour évdller toute la sollicitude du praticien. A. fi. Cytrmd.

dangereuse affeetioncérébiales'ils pafuinaient avèeone fièvre légère.

Je viens de décrire les symptômes des inflammations encé^ pbaliques tels qu'ils se présentent dans le plus grand nombre de cas. On observe des variétés nombreuses qu'il est impossible de renfermer dans une description générale. Une des modifications les plus remarquables de ces maladies, est le cas où elles débutent par une attaque subite de paralysie, teUement qu'elles ressemblent, par l'invasion, à une apoplexie plutôt qu'à une inflammation encéphalique. Cette invasion est généralement propre à une inflammation d'une portion de la substance cérébrale ; elle peut cependant s'observer aussi avec une inflammation des membranes. La maladie peut aussi paraître sous cette forme, et durer à l'état ehronique pendant des mois ; dans ces cas , on la reconnaît en général à la céphalalgie souvent confinée à un seul côté de la tifite , à la perte de la mémoire, à l'altération des fonctions de différents organes , tels que les organes de la vision , de l'audition , du goût ; aux affections convulsives, à la paralysie d'un membre où de tout un côté du corps, et à la fin au coma et à la mort qui le termine. On trouve ordinairement, dans ces cas, un ramollissement d'une prtie du cerveau; mais quelquefois aussi cette partie est d'une couleur rouge brune , et plus dense que les parties environnantes \

On trouve pareiUement de nombreuses variétés dans les symptômes particuliers , et , par exemple , dans l'état des pupilles ; dans qudques cas' elles continuent à être sensibles au contact de la lumière , et dans d'autres elles sont extraordi • nairement contractées; quelquefms, après avoir été dilatées et insensibles, elles reprennent leur sensibilité ; il arrive aussi qu'une pupille est contractée, tandis que l'autre est dilatée et insensible ; on rencontre parfois des alternatives de oon-

* Cette fonne apoplectique de l'iinraaion de rencëphallte est d'antant plu» remarquable qu'il arrive en effet , dans cet cai , une alûfration morbide identiqi^e à crlle de l'apoplezie. Une congestioa sanguine s'établit subitement dans le cerveau pendant que rinflammati<m /aUume dans une de ses parties . Cette congestion est produite par l'irritation ou le mouvement fluxionnidre qui sont les points de dëpart de cette pfalegroasie eUe>mème« Cette congestion et ces symptômes apopleetiqnos qu'dle a détermines directement , viennent-Ils à cesser par un traitement appn^i^, ou spontan^anent, la phl^masie continue sa raardie, et te trouve réduite à st» symptômes propres. A. -HT. G., trad.

Jif» OKÉHIAJUTES. i7

(faction et ée cUlataEtioii ; eofio, on voit aaMi des pupilles au contraire de l'état physiologique, se dilater au contact dé la lumière. J'ai observé ces symptômes plusieurs fois, l'ai constaté les faits, mais je suis incapal>le de préciser les cas dans lesquels ils arrivent. On trouvera un exemple de ces phénomènes morbides dans l'un des faits qui seront rapportés. Il arrive souvent que l'intégrité des sensations se rétabtit d'une manière remarquable peu de temps avant la mort des malades. J'ai vu récemment un en^t de sept ans , qui avait tout à fait perdu la vue et l'ouïe , et qui était dans un coma profond ; trois jours après il recouvra la vue et l'ouïe; pendant peu.d'heures il reconnut ceux qui l'entouraient, il parla sensément, puis il retomba dans le coma et périt le lendemaii^ A l'ouverture de son cadavre, je trouvai les désordres ordinaires dans ces maladies , et un épanchement encéphalique abondant. J'ai aussi vu le strabisme disparaître après avoir continué pendant un jour ou deux, sans se représenter pendant tout le cours de la maladie jusqu'à sa terminaison

ns toutes les observations qui vien e parler de l'état du tube digestif; est aucun état de cet appareil qui de maladie. Le ventre es^ générale- )is il est très-aisé d'entretenir des t d'autres fois le ventre reste b*bre la maladie. La nature des selles est présentent, dans les différents cas n même cas , toutes les formes va • )rbide , qui se rencontrent dans les ,. L'aspect le jdus ordinaire des matières évacuées est celui d'une matière verte comme des feuilles de thé ou des épinards hachés. Cet aspect des évacuations ahrines a été considéré comme appartenant si spécialement aux affections encéphaliques, que l'on a désigné ces selles sous le nom de selles hydrocéphaliques. Je suis convaincu que cette opinion n'est nullement fondée en fait , et que même , si l'on veut en déduire un point de diagnostic , elle doit être considérée comme très-dangereuse. Tous les praticiens dégagés de l'esprit de système, et qui ne tiennent compte que de ce qui se passe devant eux, reconnaîtront que

18 TUmAtto».

raq[»ect des s^es que noiu venoàs d'indiquer n'est pdnt particulier aux affections du cerveau , et que l'hydrocéphale présente pendant sa durée toutes les variétés possibles dans l'aspect des évacuations alvines, et que d'un autre côté, même aux périodes les plus avancées de la maladie, ces évacuations peuvent être tout à fait naturelles. Il faut sans doute, dans l'examen de cette maladie, porter toute son attention sur l'aspect des évacuations, et recourir à tous les moyens nécessaires pour corriger tout ce qu'elles offrent de morbide; mais il n'en faut pas moins considérer conune une erreur dangereuse en pratique , de supposer que les selles présentent quelque caractère spécial qui caractérise l'hydrocéphale.

SECTION n.

DES PRmCIPACX SIÈGES ET DES TERMI^rAISOlVS DES PHLEGIASIES E!fCÉPBAI.lQUES. ^

Le tableau général que je viens de tracer présente l'exposé des symptômes qui indiquent l'existence d'une inflammation dans quelque partie des organes encéphahques ; mais lorsqu'on en vient k étudier d'une manière plus immédiate , sous un point de vue pathologique , cette classe de maladies , on reconnaît qu'elles présentent des variétés importantes qui dépendent probablement de la partie où siège primitivement la phlegmasie, et qu'elles se modifient aussi en raison de son mode de terminaison.

Les variétés d'encéphalites peuvent être rapportées à leur siège dans une des parties suivantes :

1« La dure -mère. •

20 La pie-mère et l'arachnoïde. Je réunis ces deux membranes , [Mirce qu'il est extrêmement difficile de distinguer l'inflammation de la pie-mère de celle de l'arachnoïde , et aussi parce qu'effectivement ces deux tuniques semblent en général être affectées en même temps.

3» La substance des hémisphères cérébraux.

40 La substance blanche qui- forme les parties centrales du cerveau, le septum-lucidum , la voûte et le corps calleux.

La recherche des phénomènes qtii se rapportent a ces diffé-

DEI fitCÉPIAlITES. 10

iCBti déges de Toicépliftlite, sera rdl)jet des secttons soi- Yiotes.; mais, comme il sera important de parler en même temps des modifications que la inaladie pré^nte suivant ses modes de tennîDaison, il convient de faire connaître en général ces divers modes.

L'encéphalite peut devenir funeste :

V Vans sm période inflammatoire, et c^ arrive , qu'elle lit son sié^e dans la substance du cerveau ou dans ses membranes, et spécialement dans la pie-mère. Cependant , dans les cas les plus tranchés de ce mode de terminaison , c'est dans la substance des hémisphères que l'inflammation a son ôége.

S^ Par épanchement de séroeitè Dans les premiers travaui sur les maladies qui nous occupent , on a peut-être attaché trop d'importance à cet épanchement, comme s'il eût réellemntt constitué à lui seul la maladie que l'on a appelée hydrocéphale aiguë^On attribuait les accidents morbides à la compression exercée par le fluide épanché , et les moyens de Part étaient pnrincipalement, et même exclusivement, dirigés pour en déterminer l'absorption. H me semble qu'on admet généralement aujourd'hui qu'il faut considérer Fépanchement dans l'hydrocéphale aiguë comme le résultat de l'action influmnatoire , qiH)iqu'il y ait certainement d'autres causes «pli peuvent déterminer cet épanchement séreux.

L'augmentation de l'exhalation d'une membrane' séreuse paraît arriver dans deux cas très-différents.

A. Par l'inflammation de la tunique séreuse elle-même ou des parties qu'eUe revêt. C'est ainsi que nous voyons l'inflammation de la plèvre ou du péritoire déterminer un épanchement séreux dans les cavités que tapissent ces membranes. La sérosité épanchée dans ces cas varie considérablement dans ses caractères : elle est quelquefois limpide , d'autres fois elle est laiteiise ; dans quelques cas elle est mêlée à une matière jaune floconneuse, dans d'autres elle est presque pomlente. Il est difficile d'assigner la cause de ces variétés ; qu'il nous soit cependant permis de la chercher jusqu'à un certain point dans le siège immédiat de l'inflammation,. et de présumer que le fluide sera floconneux toutes les fois que la membrane elle-même sera enflammée, et que, lorsqu'il sera limpide, c'est que l'inflammation aura son siège dans les

KrtieB que revA immédiatemeiit cMte membnuie : l'ethaf ion de la séreux n'est alors troublée que secondairement. On trouve les mêmes variétés dans la nature du fluide qui s'épanche dans les cavités encéphaliques, que dans cehii qui s'accumule dans les autres poches séreuses ; et d'après tout ce que nous apprend l'observation, on peut considérer comnxe bien démontré , -que c'est à l'action inflammatoire^'il fbut attribuer l'épanchement séreux dans toutes ces maiadiéi aigués de l'encéplude, que l'on a généralement comprises sous le nom d'hydrocèphcUe aiguë.

B. Les épanchements séreux peuvent cependant survenir par une tout autre cause , teUe que l'interruption de la circulation veineuse dans une partie du corps. C'est ainsi qu'un membre serré devient oedémateux au-dessous de la compression , et que l'on voit l'anasarque se former dans la totalité ou dans une partie d'un membre , par la compression de tu-^ meurs formées à sa partie supérieure ; c'est ainsi que des ascites surviennent par Pindur^ition du foie, l'outës les fois qu'il se forme ainsi une interruption dans la circulation veineuse , il' parait que Texhalation séreuse augmente par les extrémités exhalantes des artères avec lesquelles l'appareil veineux comprimé est en rapport immédiat. Cette augmentation d'exhalation dépend probablement d'une congestion dont ces vaisseaux deviennent le siège dans ces circonstances ; congeation dont les effets sont à peu près les mêmes que ceux d'une inflammation véritable. Une semblable gêne de la circulation arrive évidemment dans le cerveau par différentes causes , telles, par exemple , qu'une compression exercée par des tumeurs , une malacue chronique des sinus, des tumeurs au col, certaines maladies des poumons et du cœur *, et pro-

* Od trouve dans la chirurgie de Ia Motte , t. si , p. 186, «n M exemple d'hydropbie encéphalique probablement détermlnëe par la gène delà circula* * tion vdneuse; le voici :

Une jeune fiUe de huit ans pMt dans le coma , avec les accidents d'une hj^dr** cépbale «t urfe grande gèM dans la respiration. A l'ouverture de sou cadavre, -on trouva la poitrine distôidue par nn épanchement de $éroaiti aqueuse rougeâtre; le cerveau ëtait aussi distendu par un liquide très-Umpidc. Après avoir (débarrassé la poitrine du liquide qui la remplissait, on trouva les pouinqns sains, mab on reconnut en même temps l'existence de deux abcès et da deux tumeurs duras, chacune du volume d'un CMf de pigeon , qui avaient comprimé la veioe cave descendante; il n'v a pas de doute, dit La Motte, oue c'ëtaità cet obstacle 4 la circulation , qu'U fallait attribuer la collection de siroeité dans la tète et dans la poitrine. A, N. 0., trad.

4 DES EIHXniàLITES. 21

hablenieiit aussi cet état tout particulier et très-remarquable ^ cerveau , que j'ai proposé de désigner sous le nom d'apoplexie simple. C'est probablement à ces épanchements séreui, déterminés par de semblables causes , que sont dues les affections qui ont été a^i^lées hydrocéphale chronique et apoplexie séreuse.

Relativement au siège de ces collections séreuses encéphaliques, on le trouve dans les ventricules , sous l'arachnoïde , entre l'arachnoïde et la dure-mère *, et Ton a aussi des raisons de penser qu'il est quelquefois entre la dure-mère et l'os **, quoique le fluide épanché dans cette partie s'échappe à l'ouverture de la tête, et se soustraie ainsi souvent à l'obserfation. On trouve aussi des épanchements séreux dans une cavité formée par la séparation des lames du septum-lucidum. On a rapporté des observations dans lesquelles l'épanchement a été trouvé confiné dans un seul ventricule latéral; je n'ai rien vu de scToblable, mais il est probable que cette circonscription de l'épanchement n'a pu arriver qu'après l'oblitération de la communication des deux ventricules ***.

* Q est difficile de concevoir comment nn épanchement séreaz pourrait «toir son riége entre ifarachnoïde et la dure-mère , «il'on entend par cette indiertlon l'intervaUe de la fibrcnse «ous-crAnicnne et du fe^llet sërcux qui la tapisM ««q«I ai^arUakt à rarachnoïde; le tissu cellulaire tres-serré qui unit ce» deux feoiUeu exclut la possibilité de cet épanchement. C'est sans douté la cavité de l'arachnoïde que M. Abcrcrombie a voulu indiquer , en assignant pour siège i Aea ^[Mocbements séreux l'intervalle de la dure-mère et de l'arachnoïde.

A. N. G., trûiL

** La formation d'un épanchement séreux entre la dure-mère et l'os ne peut •e concevoir dans les affections étrangères à toute cause traumatique qui détache k crine de la fibreuse après la mort, à cause de l'adhérence étroite de 1« table iiteiieda cribtw avec son périoste intente , à moins qu'il ne se forme un kysle.

A. N. G., trad.

•** La remarqM que fait ici BL Abcrcrombie doit être encore étendue, depuis

rfuB a découvert une Toie de communication entre l'extrémité de l'aqueduc Sylvius et la surcesJ«lon de cellules qui constituent la cavité sous-arachno»dicaneduradhis, et par conséquent aussi la cavité sous-arachnoïdicnne du cer- «au, c'est«-d{re tontes ses circonvcdutioas. Quelques-uns des falu particuliers <|««M. AbCTcrombie a rapportés nous mettront à même d'insister plus dîrecte- ■»eiils«r ks conséquences de cette disposition anatomique •• nous nous contentew»M dam cette note de b signaler, et d'en établir les conséquences immédiates •ew le rapport de la formatidn et des phénomènes des épanchement» séreux Moéphaliques. ,, , . , '

Cotagno a démontré qu'une couche de liquide diaphane , légèrement jaunâtre, oiitedaw l'état sain at^ur du cerveau et de la moelle épiniêre, et dans la ca-

ai . TEAUIUISOHS

La quantité de sérosité épanchée dans le cerveau , varie depuis quelques gros jusqu'à huit ou dix onces, ou mèmç plus ; quant à ses qualités , ce fluide est quelquefois limpide» quelquefois sanguinolent , d'autres fois il est trouble , et con-

vite des ventticales cérébraux; M. Magondle a rappelé cette découverte dcl'ana* tomiste italien. Ce fluide , dont la quantité n'est jamais moindre que deux onces à deux onces et demie chez l'adulte, est placé dans le lacis ccllulo-vasculaire qui constitue la pie-mère sous la membrane arachnoïde ; il distend le sac membraneux que forme cette dernière membrane. Après la mort , ce liquide disparait at grande paitie. Lorsque l'on ouvre les cellules sous-arachnoïdiennes sur an point quelconque du cerveau ou dans le canal rachidien, on vide par cette ouverture ^ en la rendant déclive, les cavités des ventricules , les cellules sous^arachnoïdien* nés du cerveau , les intervalles des circonvolutions cérébrales, et les cdlules sousarachnoïdiennes du rachis. Si l'on comprime un point de l'arachnoïde distmâue ëir ce fluide , il reflue dans les antre» parties et dans- les vcntriculas cérébraux» nfin on vide, par l'onverture des ventricules ^tout le liquide qui se trouve dans les cellules sous-arachnoïdiennes du rachis. A ces expériences., qui établissent qu'il existe évidemment une libre conraïunication entre toutes ces cavités, on peut joindre celle qui consiste à les remplir toutes, après les avoir vidées, par une injection faite dans l'une d'elles. Cette voie de communication se trouve entre les deux artères cérébelleuses postérieures v elle n'a pas moins de deux ou trois lignes de diamètre, et elle établit une communication libre entre la cavité du quatrième ventricule et les cellules sous-arachnoïdiennes du rachis ; et comme d une part les cavités celluleuses sous-arachnoïdiennes du rachi»*'étendeQt sous l'arachnoida cérébrale dans les circonvolutions du cerveau , et que d'autre part le quatrième ventricule communique par le troisième avec les ventricules latéraux, il est évident que tontes ces cavités, que remplit dans l'eut physiologique le fluide céphalorachidien , ne forment réellement qu'une seule cavité.

On a nié l'existence de cette ouverture de communication dans l'état sain ; mais , outre que les expériences que nous venons de citer ne laissent pas d« dontn sur Bom existence, il est extrêmement facile de la reconnaître; il suffit d'ouvrir le canal rachidien dans sa portion cervicale, et d'enlever le crine dans sa moitié occipitale. Après avoir incisé la dure-mère et l'arachnoïde dans le lieu où elles se prolongent du crâne dans le canal rachidien , on voit très-distinctement ce troa en soulevant doucement le cervelet; il faut ùe pas vouloir le rencontrer pour ne pas le reconnaître. Son diamètre est de deux à trois lignes enviroa; il est légèrement ovalaire; ses bords sont lisses , et ne présentent aacune trace de déchirure.

Cette disposition anatomique rend raison de «e qui arrive lorsque, par une cause qudoonque, le fluide céphalo-rachidien augmente en quantité, dans des proportions insectes, dans un point quelconque des surfaces qui l'exhalent. La compression qui résulte de cette augmentation de fluide se répartit sur tonte U masse eneé]^alo-rachidienne; si cette répartition sur une très^rande surface Aimlnne l'influence de cette compression et rend la résorption plus facile, il est cependant évident qu'elle a pour effet, quand die arrive a un certain degré, de trouUer tontes les fonctions des organes sur lesquek elle agit; c'est sans doute 14 le motif pour lequel on n'observe point de paralysie drconscrite dans l'hydrocéphale.alguë. Les fonction^ du cerveau et de la moelle spinale diminuent toutes en même temps, dans cette maladie, 4 mesure que la compression augmente ;

DES ENCÉraAllTES. ^5

tenant des flocons de matière coagulaWe. Le fluide que l'on rencontre dans les yentricules, présente parfois toute Fapparenée du pus; il parait cependant le plus ordinairement ne contenir qu'une trèsr^petite proportion de matière animale. Il résulte des recherches du docteur Marcet , que mille grains de ce fluide contiennent moins de deux grains de substance animale, qui consiste en une matière mucoso-extractive, avec des traces dialbumine. Il arrive cependant que ce fluide est parfois très-coagulable ^ et il est vrai de dire qu'il y a des^ variations considérables, tank dans la quantité de liquide épanché , que dans les proportions de matière animale qu'il contient *.

éles s'éteignefit progresitvrment toutes en^ même temps aa pins haut degré Ae compression. Lorsqu'un fluide coagulablr , produit d'une inflammation au d'une hémorrhagie, »'^pancfae dans la carltë d'un ventricule, sur un point de la sur- &c« racëphaliqnc ou dans le canal racbidien, on observe des phénomènes de parafysie locale ^ ^i dépendent de la suspension des fonctions d'une seule partie de l'encéphale. La raison s'«n conçoit » dans ce cas, la lésion est tout à bit locale; tn» n« porte pas, comme dans l'augmentation du fluide céphalo-rachidien , sur tonte la masse encéphalique. Mais si cet épancbement local' est accompagné d'une congeslipn encéphalique générale, qui détermine, soit par ellcméme, soit en «ogmentant l'exhalatioD séreuse céphalo-rachidienne, une compression de tout* la masse encéphalo-rachidienne , la suspension de toutes les fonctions de cette masse, voile le» effet» immédiats de l'épanchement qui s'est fait dans un point; c'est ce qni arrive au moment d'une violente attaque d'apoplexie; il y a immédiatement su^ension de toutes les fonctions des organes encéphtdo-rachidicns , et ce n'est que lorsque ce résultat immédiat de la congestion sanguine , efict du molimen béniorrhagique , a disparu , que les phénomènes de paralysie locale se montrent , s'il s'est fiât un épanchement sanguin , soit dans la pulpe , so't sur un point de la^rfaee ou dans.un ventricule du crrvr-au.

Les épaoeheraents limités k un ventricW ne peuvent so concevoir que lorsqu'ils sont formé» d'une matière plastique et coagulable, comme du pus, du sang, de l'albumine, qui ont nne adhérence avec une partie de la surface de ce ventricule , ou qui oblitèrent des voies de communication du ventricule avec les antres cavités. On peut encore concevoir que ces voies soient oblitérées par une pblegmasie; c'est un point d'anatomie pathologique qui mérite d'être l'objet do toute l'attention des observateurs, puisque le trou de communication du quatrième ventricule avec les cellules qui occupent la cavité sous-arachnoïdienne du cerveau et dn nichis , explique la grande rareté des-cpanchemcnts séreux confinés • an seul ventricule , signalée pai M. Abercrombie. A. N. G., trad,

* Les auteurs ne sont pas d'accord sur la quantité de liquide qui se trouve ordinairement épanchée dans les cavités cérébrales dans l'hydrocéphale uiguë. 11 "N> semble qu'il faut tenir peu de compte de la quantité absolue de ce liquide ; d'abord , parce que, malgré la publication des observations de Cotogno sur ce flnide , consignées dans son ouvrage tk Isehiade ntrposa » les observMeurs ont . F«« gâtéraloDcnt , ju«qa'4 ces derniov tempa, ne pas connaître Te^iatence du

â4 TEBBURAISONS

8<>. Par formation de fausses membranes. Cette terinfaHiison n'arrive que lorsque rinflammationa son siège dans une membrane. La pseudo-membrane qui en est le résultat ^ se trouve entre Fos et la dure-mère /ou entre la dure-mère et

flttWle cépbalo-nichidien et de l'orifiee qui ter*iiii« le qoatriène ^railrieiile; et qu'ils ont «insi été nécessairement indaits en erreur, la quantité de liquida trouiné dans le cerveau des cadavres variant suivant que l'on place le cadavre dans une position plus ou moins déclive, qui fait descendre le liquide dans le racliis ou le fait refluer vers la tête; et ensuite, parce qu'il est bien dëinontrë que le Kqutde ' céphalo-rachidien est en très^grande partie r^rbé après la mort. U est dbax dispositions ana^miques plus importantes à remarquer pour coosuter , à l'ou" verture des corps , quelle a ëté la gravité de l'épanchement séreux pendant la vie; la première est l'état de dilatation des ventricules , qui est très-remarquable chez les sujets qui périssent d'hydrocéphale aiguë. Cette dilatation s'étend k tous les ventricules , et surtout au quatrième et à l'ouverture qui le termine. La deuxième est rétat de congestion très-considérable de tous les vaisseaux cérébraux qui sont distendus par du sang. Cette circonstance semble inséparable d'une augmentation de l'exhalation séreuse , puisque toutes les causes qui font refluer- le sang vers les organes encéphaliques, comme les efforts violents,. la réplétion du canal digestif, augmentent immédiatement la quantité du fluide céphalo-rachidien ; cette augmentation d'exhalation séreuse , suite d'une congestion encéphalo-rachldienne , a des effets d'auunt plus marqués sur les organes que le fluide envi* ranne , qu'elle a aussi pour effet de rendre le volume de ces organes etf de lenrs annexes plus considérable , et par conséquent de rétrécir la cavité que remplit io fluide séreux exhalé.

Tout en tenant compte des circonstance», qui viennent d'être signalées, les anatomistes qui examinent les cadavres des sujets morU d'affection cérébrale ne doivent cependant pas négliger d'examiner le fluide épanché ; et le seul moyen de bien ccjnstater ses qualités et sa quantité, c'est d'ouvrir d'abord le canal rachidien à la région du sacrum, et d'extraire ainsi le liquide «que l'on voit distendre l'extrémité du sac arachnoïdien auquel on fait avec précaution une ouverture. On obtient ainsi , avant d'ouvrir là tète, tout le fluide épanché dans toutes les cavités cérébrales et arachnoïdiennes , et on peut juger de ses qualités et de sa quantité , qui varient suivant le tempe écoulé depuis la' mort. On acquiert ^ encore, en procédant ainsi, la preuve de 1 existence de la cooimunication libre des ventricules avec la cavité sous-arachncîdfenne du rachis , puisque l'on vide toutes ces cavités; et cette communication est si bien établie que j'ai reçu du fluide sanguiB<dent par la fin du rachis lorsqu'il y avait un épandiement de sang dans les ventricules latéraux ou dans la pidpe, mais communiquant avec les ventricules.

Le liquide qn-'on trouve dans la cavité aradmo'idienne est toujours nn produit morbide, puisque cette cavité séreuse , qui ne communique pas, comme BiehaC l'avait avancé» avec les ventricules, n'en contient pas en quantHé notable dans l'état sain.

Je n'attache pas beaucoup d'importance aux analyses chimiques des 'produits morbifiqucs ; cependant il fiant les faire connaître , ne fût-ce que pour compléter le tableau de l'état de la science. Voici d'abord les résuItaU détaillés de l'andyse «le Marcet, dtce par M. Abcrcrombie : 1000 parties de sérosité d'une hydrocc>

DBB BHGÉFIULITES. 25

l'anchnolde; mais c'est le plus ordinairement sur Farachnoide qu'on Fobsenre; elley occupe souYcnt une grande étendue , et die donne ainsi une couleur jaune à une grande partie de la surface de l'hémisphère. Dans quelques cas elle sait le trajet de l'arachnoïde seule, ou ne pénètre que fai- Uonent entre les drconvolutions, par de petites projections triangulaires ; mais dans d'autres cas elle suit entièresKut le trajet de la pie-mère ^ et unit étroitement les unes aux autres les circonvolutions entre lesquelles die s'enfonce. On rencontre aussi parfois des fausses membranes dans les yentrknies; elles y rerétent les plexus choroïdes; mais elles se irouyent fiouvent à la surface supérieure de la tente du cerrelet.

4^ Par «iQTpumfûm. On trouve souvent sous l'arachnoïde nne couche mince de matière puriforme; parfois ce pus est ^ndié entre l'arachnoïde et la dure-mère , et entre la duremère et l'os. €e pus se trouve aussi, dansqudques cas,rto^

ES, contieDoent : eaa, 990,80; matière piantité d'albumine, 1,12; raurlate de !, avec une légère portion d'an sulfate ec une petite quantité de phosphate de

site; il a reconnu qu'elle- contenait, tac lude, 15; albumine, 6; mucus, 3; gélaindëterminëe; phosphate de chaux , pré* t eêrttau; par J. L. Bradiet, 1818. > par J. F* John , qui y a constate la pr^porties, eau, 993,75, roatitrc albumiluriate de sonde , phosphate de soude et himiste a rapproché les résultats de Tans' itricules dn cerrran après l'hydreoéphale céphalo-rachidien ; mais il est à regretter /eau qu'on venait de tuer , au lieu de le humain. Il a néanmoins reconnu que le mait une très*grande quantité de véritt' I que des traces dans la li<{«cur bydroeé» le trouve que sous une certaine modifica-

Les analyses chimiques de liquides animaux ne peuvent avoir d'utilité pour les ■édeeiiia , que quand on les aura répétées un tMm grand nombre de fois pour cni'oB poisse compter «ur leur exactitude, et surtout lorsqu'en les répétant sur en individus de dififérents iges et placés dans des conditions diverses, on ser» parvenu à apprécier l'Influenoe probablement tr^s^grande des circonstances sur M composition dea liqtddas qvi font partie de notre corps.

A. N. 0., trmi*

96 ■ TBIUnil4«0M

en petits foyen clrconsioritfl par des adhérenees de la doremm aux os , ou des méninges les unes aux autres; on en rencontre aussi d'épanché dans les ventricules; mais c'est surtout dans la substance cérébrale que se forment ces épan*ehements purulents; on les y trouve, soit réunis en abcès distincts circonscrits , limités par les kystes mous , soit mâét avec k substance cérébrale d&organisée. Ce pus n'est point, dans ce dernier cas, réuni en foyer eirconscrit; une portion de la pulpe cérébrale plus ou moins étendue, est ramollie , désorganisée , et comme mélangée avec le pus. Le cervelet devient fréquemment le siège de ces abcès ; on les y trouve bien circonscrits dans ses parties les plus volumineuses, tdles que la moelle allongée, ou la glande pinéale , ou le coips pi- . tuitaire. Ces abcès sont ordinairement fort peu éten^. Nous rapporterons un cas dans lequel un ])etit foyer purulent bien circonscrit , qui n'avait pas le volume d'une petite fève de haricot, s'était formé dans le corps strié.

5» Par ramoUiêsemeni,l,& désorganisation particulière du , cerveau , ou la perte de cohésion de la pulpe , que les Français ont nommée ramoUissement , pour exprimer par ce mot l'état dans lequel se trouve la substance du cerveau, est encore une des terminaisons des pUegmasies cérébrales. Cette lésion consiste en ce qu'une partie de la substance cérébrale est détruite en une pulpe molle qui conserve sa couleur naturelle, mais qui a entièrement perdu sa consistance normale.

Le ramollissement difière entièrement de la suppuration, en ce que la pulpe altérée n'a ni la couleur ni l'odeur du pus, et que le tissu Manc du cerveau , dans lequel on observe le plus souvent cette altération, a conservé sa blancheur laiteuse. On trouve des ramollissements dans toutes les parties du cerveau; mais leur siège le plus ordinaire, d'après mes observations, est dans la pulpe blanche et dense qui forme le corps calleux , la voûte à trois piliers , et le septum-lucidum. Cette dernière partie est ordinairement alors perforée par une ouverture irrégulière , et la voûte a entièrement perdu sa forme et sa ooûsistance ; ou â éûe ne l'a pas perdue , elle ne la conserve que jusqu'à ce qu'on y touohc, mais elle tombe en une masse pulpeuse aussitôt qu'on y porte légèrement k main.

DBS BIGÉniAiJTES 97

Buis les recherches que j'ai faites /il y a quelques années, sbrla nature de cette lésion encéphalique remarquable , je n'ai pas hésité à la considérer comme un des r^ultats de Finflsmmation de la substance cérébrale. Depuis mes travaui, cette altération a été étudiée avec beaucoup de soin par M. Rostan et par d'autres médecins français ; ces savants ont émis et fortement défendu des opinions différentes sur sa nature. Les uns l'ont considérée comme une maladie cérébrale sui aeneris; M. Rostan , en particulier, semble voir en elle une lésion spéciale et primitive du tissu cérébral, bien qu'il admette qu'elle est quelquefois le résultat d'une inflammation.

Le rapprochement de tous les faits recueillis sur cette lésion, m'a conduit à conclure qu'elle naît dans détix circonstances qui diffèrent essentiellement l'une de l'autre. Dans les cas observés par M. Rostan, c'est principalement sur les parties extérieures du cerveau que le ramollissement s'est rencontré ; et ce. n'a guère été que chez des vieillards pour k plupart de plus de soixante ans ; plusieurs même en avaient s(nxante-dix, soixante-quinze et quatre-vingts. Ces sujets avaient tous eu des attaqués d'apoplexie ou de paralysie souvent très-prolongée. Chez plusieurs, et même chez un assez grand nombre , le ramollissement coïncidait avec des épan* chements de sang , ou entourait des kystes apoplectiques anciens. L'aflection qui a été l'objet de mes recherches avait , au contraire , son siège dans les parties denseset centrales du cerveau , telles que la voûte à trois piliers , le septum-lucidum, le corps calleux, ou le voisinage immédiat des ventricules; je l'ai rencontrée chez des individus de différents âges, mais particulièrement sur de jeunes sujets et sur des enfants. Elle s'est manifestée après des accidents aigus , tels surtout que ceux de l'hydrocéphale aiguë : le ramollissement s'est aussi plusieiu^ fois rencontré évidemment réuni aux lésions caractéristiques d'une inflammation, telles qu'une rongeur foncée de la substance cérébrale autour du ramol- Iksment , ou qu'une suppuration effectuée à ses limites , ou enfin que la présence de fausses membranes sur les surfaces les {dus vdsines du foyer ramolli. Ajoutez encore à cela, que phtfieurs fois nous avons pu observer sur le même cerveau un ramollissement dans un point , un abcès dans un autre, et dans un troisième lieu, les caractères anatomiques d'une

28 TEàniiiisofffi

inflatnmttion aiguë qui nous représentait le passage graduel de l'état de tissu enflammé à l'état de tissu ram(^. Je rapporterai des exemples remarquables de ces états morbides; je présenterai aussi un cas dans lequel une perforation du septum-lucidum , effet du ramollissement, offrait sur ses bords un anneau inflammatoire. l*elle est la lésion qui a été Tobjet de mes investigations , et que je regarde comme la phis digne d'intérêt parmi celles qui se rapportent aut maladies aiguës du cerveau. D'après les motifs principaux que je viens d'exposer, je n'hésiste pas à la considérer comme un produit de l'inflammation. -

Si l'on compare les faits qui motivent mon opinion avec ceux recueillis par M. Rostan et par ceux qui ont la même opinion que lui , on peut arriver à reconnaître que la dissidence, n'est peut^tre entre nous qu'apparente. Je considère le ramollissement de la pulpe cérébrale comme analogue k la gangrène qui survient dans les autres parties du corps; eomme la gangrène , il peut reconnaître deux causes tièsdifférentes, l'inflammation d'abord et ensuite la suspension de la circulation par maladie des artères. Je regarde la première de ces causes immédiates comme l'origine de la maladie que j'ai d)servée , et la deuxième comme ceUe des désordres observés par M. Rostan. Si l'on admet cette explication des fliits, toute dissidence a disparu, et aucune objection

Slausible ne me parait suscq>tible d'être faite. Tous les méecins reconnaissent la gangrène par inflammation ; tous aussi savent que la gangrène est le résultat des maladies des artères de quelque partie du corps, quoiqu'elle ait récite* ment; dans ce cas , une origine différente, et qu'elle donne aussi lieu à des symptômes très-différents. L'ossification des artères dans une grande étendue est très-commune chei les Tieillards; elle parait être fréquemment la cause de l'apoplexie avec extravasion de sang dans le cerveau , si commune aux dernières périodes de la vie. n me parait donc extrême* ment* probable que cette ossification peut déterminer cette lésion particulière d'une partie du cerveau, d'où naît le ramollissement que M. Rostan a observé chez les vieillards. Je suis même conduit , par les faits publiés par ce praticien, à adopter cette explication ; mais cela ne m^empêdie pas de soutenir encore que le ramollissement qui survient d'une

DES ENGÉMALinS. 29

mamèiea^iV^^ les jeunes rojets, et qui se reneontre ordmnremeutdniies parties centrales du cerveau, est une ctes tenninaîsoas de f inflammation, propre au tissu n^ullaire de cette partie. Cette lésion est de la plus grande importance dans rhistoire des maladies encéphaliques aiguës : eDe caractérise une inflammation très>fréquemment observée. Dans les lieux où la phlegmasie a ordinairement son siège, le ramollissement est souvent combiné avec une suppuration d'autres parties du cerveau, et très -fréquemment avec un épanchement dans les ventricules; mais il constitue ausâ souvent la seule lésion morbide apparente, d'autant f^us digne d'attention qu'elle est quelquefois d'une très-petite étendue. Je rapporterai quelques cas dans lesquels la perforation du septum-lucidum , par le ramollissement d'une partie d© sa substance , ou le ramollissement de la voûte , ont été absdument les seuls désordres apparents chez des sujets morte avec les symptômes ordinaires de l'hydrocéphale aiguë*.

* Je n'adopte pM comme SHfiiMament yutàBié l'opinion de M. AbereioBbie sur le nudollissement de la substance cérébrale , quoique j'admette tout de suite atec lui, et avec tons ceux qui ne Toient dans ce ramcdlissement qu'une lésion inSaunnatoire, que cette altération s'annonce par des accidents qui différent bien peu de ceux que produit l'inflammation eocéphaliqtte, et sortont qu'elle coindde très-fréquemment avec une véritable pblefnaoie d'une partie d« cerveau ou de ses annexes.

If. Âbercrombie appuie son opinion en établissant, !<> que les sympl^es observés sur les individus dont le cerveau s'est trouvé après la mort affecté de fasMlliMonent étaient les mêmes que ceux de l'bydrocéphale aiguë; 29 qu'il a plusieurs fois rencontré le ramollissement réuni aux désordres évidemment caractéisttques de l'inflammation daqs la pulpe céfébrak, soit aux limites mêmes de es ramollissement , soit dans d'autres points du cerveau.

lo De o« que les symptômes que présentent les sujets obes lesqueb en a troavé des ramollissements après la mort, seraient les mêmes que ceux qui se aïonuent cbcz des individus atteints des véritables inflammations encépbaliques et d'bydrocépbales aiguës, on n'en peut évidemment rien conclure; car il n'est CM démontré que les désordres qui se trouvent dans les organes soient toujours ndâement exprimés par. les symptômes, et que des sym^mes identiques ne ■eimt ya» l'effet de lésions locales très- différentes. Le contraire est m^ bien prouve : n'a-t-on pas vu en eiSet, pour ne parler que d'une maladie cérébrale, l'^ilepsie produite par des tumeurs des os du crâne , ou oar des fongus de la dure.nière, par des ossifications de la faux , par des squirrbes ou des tubercules de différentes parties du cerveau, perdes inflammations cbroniqnes de la pnlpe, pu- des kystes hydatiqnes , etc. L'ai^nment de H. Abercrombie sur ce point Ksseuible à celui que l'on ferait en soutenant que le ramollissement de l'estomac,

6o Les terminaisons des inflammations eneéptiali<iue8 par l'état chronique, consistent dans Tépaississement des membranes , la contraction et lV)b1itération des sinus, des caries des os, et plusieurs autres affections des annexes du ceryean , dont il sera ultérieurement question. *

Relativement à la nature de Phydrocépbale aiguë , nous regardons comme très-probable, ou plutôt comme certain, que Fépanchement de sérosité n'est qu'une des terminaisons deVétat inflammatoire du cerveau, état inflammatoire qui doit être l'objet principal de toute l'attention pour tracer l'histoire de «ette maladie et les règles de son traitement. Les autres modes de terminaison sont moins fréquenunent observés; tel est en particulier le ramollissement des parties

la gastrite et le cancer, sont de» maladies toat à fait identiques, parce mie dans les unes comme dans les antres on observe des svmptâmes semblables : les doQleurs d'estomac, les Tomissements , l'auorexie , la soif, etc.

2* De ce qne l'on rencontre très'SOUTent le ramollissement rëuni k des désor« dres ëridemment inflammatoires de l'encéphale, faut-il en conclure que le ramollissement soit un résultat d'inflammation? il faudrait pour cela que le ramoU lissement ne se vit jamais que réuni & des désordres évidemment inflammatoires* Il n'est ««pendant qne très-rare de trower des portions dn cerveau ramollies sans aucune trace d'inflammation évidente, ni aux environs, ni même dans aucun peint du cerveau. On trouve même quelquefois le ramollissement réuni k des désordres cpi'il n'est pas possible de considérer comme inflammatoires ; tels sont des hydatides , des tubercules , des noyaux squirrheux , etc>

- L'anatomiepatUologique suffit pour établir entre les ramollissements cérébraux une différence assez tranchée pour faire distinguer ceux qui dépendent d'une inflammation de la pulpe cérébrale , de ceux qui ne reconnaissent point cette cause prochaine. Les nns A les autres ont des caractérei très- trancha, que j*al décrits dans le§ plus grands détails dans mon Histoite anatomiqut des imjlammatiotu (t. n, p. 109 et 580). 11 est impossible de confondre ces désordres, même 4'«ne inspeetton assea superflcielle-, il n'en est cependant pas moins vrai qu'il est très-difficile de recennaitre, dans sa première période, aux symptômes ' qn*dle fait naître , une maladie cérébrale qui doit se terminer par ramollissemeitt , d'une eneéphailitt, et même de la stibinflammation qui constitue l'hydrocéphale aiguë; et, lorsque le ramollissement est opéré, on se trouve encore, d'après ' tes symptômes de la maladie , dans l'impossibilité , dans beaucoup de cas au moins , de savoir s'il y a ramollissement , et de constater si le ramollissement est d» nature inflautmMoIre, ou s'il est cnmpKqné d'inflammation , ou , enfin, s'il est idiopa^qne. Cette difficulté dépend deee que Ir ramolIisseinent« considéré comme un mode paittculier de maladie des tissus , cAmme l'inflammation en est nn autre , comme le squirrfae en est un troisième , a nécessairement, avec toutes ces maladies de la texture de nos organes , des éléments pathogéniqucs communs, qui font mitre dans toutes ces maladies des symptômes identiques , indépendam* ' ment d'allknrs des signes qui résultent de leur siège commun.

A. N. G., trad.

DE» E?rCÊPBAI.ITES. ^1

oeotraks du cerveau, qui est quelquefois le seul désordre que laisse la maladie, mais qui se trouve réuni avee T^anl^ment dans le plus grand nombre des hydrocépMes aiguës. Dans certains cas où les symptômes ont ressanblé beaucoup à ceux de Fiiydrocéphale , on recénnatt que la maladie s'est terminée par une suppuration diffuse , ou en même tenips par suppuration et par iin épanchement s^nx? on trouve encore quelquefiûs, dans ces cas , avec ces désordbreS , un ramdilissement des parties caitrales du cerveau.

L'observation démontre qu'il est rare que la terminaison de la maladie ne s'effectue que par ime seule des lésions que nous avons signalées, et il^t complètement impossible de juger, d'après lés symptômes que présente un malade, de qi^Ue manière la pblegmasie encéphalique s'est terminée. L'épanchement séreux, sans autre lésion morbide, S^est ordinairement présenté à mon observation , dans les cas où la maladie nous a offert les phénomènes que j'ai réunis dans la description de la quatrième forme de l'encéphalite, dans laquelle les symptômes se ^veloi^pent lentement , et d'une manière insidieuse, sans que le mal présente beaucoup d'intensité à aucune de «es |)ériodes. Lorsque , chez ces muades , la douleur est plus intense et les symptômes d'une plus grande violence , j'ai généralement trouvé , soit un épan<^ • ment séreux avec un ramolfissement des parties centrales, soit une suppuration diffuse. Sur les sujets qui m'ont présenté les phâiomènes que j'ai rapportés à la deuxième forme ée l'encéplialite , j'ai généralement trouvé des abcès enkystés, ou une concrétion pseudo-membraneuse entre l'araohnovde et la pie-mère. ]!^is ces désordres sont loin d'être (^wérvés d'une manière constante, et le ramollissement ^rtout se rencontre après des accidents très-lents et fort insidieux. Les différents désordres par.lesquels se terminent les encéphalites sont très-souvent réunis, et tous se montrent généralement combinés avec i^us ou moins d'épanc^ement séreux. La cause de ces résultats variables dHme même affection ëlt encore un sujet de conjecture ; il y a cependant quelques raisons de penser que la substance grise ou corticale du cerveau de^nt plutôt le siège de^la sui^inratlon , tandis 4pie le ramoUi^ement serait Surtout le mode de terminaison de l'inflammation de la sobstance blandie.

5S UiriAMMATlOtl

Le degré dlatensité ^ rinflammatfon , qoA (fôpend probaUemeiit de la constitution du malade , modifie aussi beaucoup la forme dé la maladie; Ainsi , dans qu^ques cas , Fencé^lite présente les signe» les plus prononcés d'une phlegmasie aigué» tandu que^ dans d'autres, on ne reconnali qu'une phlegmane scrofuleuse qui existe au plus fiadUe degré , et marche ayec une «itréme lenteur : il y a entre ces deux formes extrêmes de la phlegmasie , une multitude de degrés intermédiaires qui marquent la transition insensible de Tune à Fautre.

Sans nous arrêter à tirer des conséquences générales de ces faits, nous allons présenter des histoires particulières <^pisies de manière à faire connaître les différentes modifia cations de l'inflammation des membranes et de la substance du cerveau.

SECTION III

OB l'uIFUJOUTIOII de IiA Binifr«ÈaE.

Linflammation idiopathiqoe de la dure-mère est une maladie très-rare; le fait suivant est le seul exemple de cette affection que j'aie eu l'occaMon d'obsenrer.

Cas. L Une demoiselle de vingt-deux ans Uii prise subitement , le 16 mars 1830 , au soir, d'une violente doideur à la tempe gauche. Je la vis, pour la première fois , le lendemain matin : le pouls donnait environ cent pulsations piur minute , la langue était blanche et humide ; la douleur temporale persistait, mais elle n'était pas intense. La malade paraissait atteinte d'une fièvre continue mocfêrée, avec quelques phénomènes d'affection cérébrale. Des saignées générales et locales et des purgatifs amenèrent un soulagement très-marqué. La malade se plaignait par instants de douleur de tête, elle en était d'autres fois entièrement exempte, et ne sentait qu'une ^rte de trouble dans les idées. Lorsqu'elle souffrait de la tête , la douleur avait parfois son siège à la tempe gauche ; d'autres fois elle était plus générale , et s'étendait à hi partie supérieure de la tête. Tel f^it l'éUt de k malade pentunt la première semaine. On reconnaissait toujours les aoddentë d'une fièvre continue : la langue était

DU UL MOLU-WÈËX. 35

Uanciia, le pools Taiiait de quatre-vingt-seiie à cent dix pdsaiUoDft; les nuiu éUieot quelquefois tranquilles , et d'autresfois agitées. Au commencement de la deunème semaine , la paupière supérieure gauche se tuméfia; le regard de k malade fut plus abattu, et le pouls yaria de quatre-vingtseize à cent yingt pulsations ; la douleur était toujours vaiiable.; quelquefois elle se faisait sentir ayec intensité , et à d'autres instants die cessait complètement. Un jour la malade se plaignit d'une dcmleur aiguë à l'oreille droite. Le 27 mars eDe eut plusieurs frissons qui furent suivis de chaleur et de sueur. Ces accidents déterminèrent un médecin distingué k ordonner le quinquina à haute dose. EUe passa ensuite deux jours dans un état beaucoup plus satisfaisant ; le pouls avait de quatre-vingt-dix à quatre-vingt-seize pulsations, et tous les accidents étaient considérablement diminués. La tumeur de la paupière supérieure fut ouverte, et fournit beaucoup de pus. Un^ sonde , introduite par l'ouverture , pénétra à une grande profondeur, vers la'partie supérieure de l'orbite , où l'os se trouva dénudé en quelques endroits. Le 29 mars au soir, elle fut prise d'une petite convulsion de très-peu de durée , et après laquelle elle sembla tout aussi bien que les deux jours précédents , tous les accidents ayant considérablement diminué. Le 30 elle se plaignait davantage de la abattu, et le pouls présentait des 6t il était très-accéléré, tantôt il de son rhythme naturel. Le 3 il T ; la malade jouissait de toute Finellectuelles et de ses sens. A la derres du soir, elle se plaignait d'un e au sommet de la tète : mais on ne itre changement dans les symptôeures du matin , elle manifesta un !S idées , et aussitôt après elle tomba ^rdit la parole, mais elle semblait ses sensations; elle mourut à trois »eu de délire une des nuits précé- ; une fois la maUde s'était plaint d'obscurcissement de la vue, mais aucun de ces symptômes ne s'était représenté.

Oweriwre du cadavre. — A la séparation du crâne , 11

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