‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 5 sur 59 · nvLAnuTicm · texte numérisé non relu

nvLAnuTicm

s'écoula lue graide ouantité de malière ponilente qui était déposée entre Fos et ut dure-mère. L'espace que ce pus remplusût était circonscrit par un rebord irré^ulier de pseudomembrane, par lequel la dure-mère adhérait ^ l'os. Ce foyer avait environ le diamètre d'un écu de 6 francs, et correspondait à la partie antérieure de l'hémisphère droit La duremère déprimée formait le plancher inférieur de ce foyer; sa sorfiice était ulcérée par endroits; dans d'aigres, elle était noire , mais elle était entière, et l'os correspondant était parfaitement sain. En détachant la dure-mère, on reconnut qu'^e présentait à la surfiice interne de cette portion les mêmes apparences d'ulcération qu'à sa surface externe; interposée entre l'œil et la lumière, elle paraissait très-^;)aissie par endroits et en d'autres points très-amincie. L'hémisj^ère droit du cerveau , dans tdute l'étendue qui est ordinairement mise à découyert par l'ouverture de la tête , était couvert dHme coudie mince et uniforme de matière purulente trèsépaisse, étendue également à la surfece. Lorsque cette matière fut enlevée, on reconnut qu'il existait dans la même étendue une couche pseudo-membraneuse sous l'arachnoïde. Cette couche était d'une épaisseur très-variable , assez grande «urla partie antérieure de l'hémisphère, et moindre sur la partie postérieure. Cette couche sous-arachnoldienne suivait tout à fait le trajet de la séreuse ; elle passait avec elle sur les circonvolutions du cerveau, et elle ne pénétrait pas dans leurs intervalles. La pie-mère correspondante entre les circonvolutions ^ait très-injectée, mais n'oflMt aucune trace de sécrétion morbide. La substance de l'hémisphère droit était, jusqu'à une petite profondeur, d'un brun Ùvide, sans présenter cependant aucun diangement de structure. Il n'y avait point d'épandieaient dans les ventricules , et le oerveau était, du reste, parliitement sain. La supposition de l'orbite gauche était ocmfinée dans cette cavité, entre le phmdier orbitaire et le globe de l'oeil , sans aucune maladie des os ; il n'y avait aucune maladie interne de ce côté du crftne*.

* L'olisorvation qu'on THiit de lire est trop intéressant* pour que non* n'y joignioflu pas les réflexions qu'elle suggère sur les «ttlfienkéa 4u diagnostic àe» maladifs cëre!>rales. Qud désaccord entre les symptômes et la maUdi* iateme ! La malade éprouve une douleur à la tempe gauche, et la maladie est I droite , il

BB hk VBKÈ'mÈMM. 55

Llirflamniatioii de la dnre-mère pantt ardr élé, diei le iajet dé cette obseiratien , la maladie primitive, 1^ qu'elle se soit plus tard compliquée de Pextension de Finflammation à raracnnolde. Le seul fait que j'de pu recudHir qui soit

n'j avah pas de Udon profonde à gauche. 11 se forme un apostème extërlenrement du cAt^gandie, mais U n'a aucune connexion imm^ate avec la maladie profiinde; Il ne vorrient même pas au lieu de la tète où existe la douleur; c'est dans la partie supérieure de l'orbite qu'il se forme , tandis que c'est i la tempe que la malade ressentait de la douleur. Une inflammation aiguë des mëninges, assez grave et assez étendue pour donner naissance i une suppuration qui déédio la dure-mère duns une assez grande surface , pour produirt une pseudo^nembrano q<d tapisse tonte la conTcxité d'un hémisphère cérébral sous l'arachnoïde, ne s'accompagne ni de convulsions soutenues, ni de céphalalgie correspondante i la moitié dû cerveau qu'elle afTecte, ni de paralysie , ni de délire évident; car , s'il a existé , il a été si fugace qu'il a à peine été signalé. Comment , d'après cela, fixer par des symptômes le siège et l'étendue du mal ? U y a eu sans doute, dans Yensemble des phénomènes, des motifs de soupçonner une maladie cérébrale; mais ces motife etaient-ils bien puissants , lorsqu'on voyait 1rs accidents suivre une marche en apparence intermittente, et sembler même céder k l'usage du quinquina? n (aut bien convenir qu'il y a des cas où le diiignostic est tellement dfffi. cile , que les hommes les plus habiles peuvent se tromper ou rester dans un doute complet. Cette observation serait un exemple de la sixième forme des encéphalites , que j'ai ajoutée dans une des notes précédentes à celles décrites par ni Abercromble; elle doit prouver que les pltu légers accidents cérébraux doivent être toujours pris en grande considération par les praticiens. Certainement, ches cette malade, ces symptdmes étaient bien peu nombreux et très-difficiles i saisir, et cependant Us étaient les seuls signes d'une maladie des plus étendues et des plus graves.

J'ai insisté, dans une de mes précédentes notes, sur l'importance qu'il faut tDajonr» attacher & la douleur de tète bornée à un seul câté ou i une partie d'an seul côté de la tète ;. la douleur fixe à la tempe gauche me fournit un fait à l'appui de ee précepte.

Ce (ait n'est pas seulement intéressait comme exemple depUegmasIe suppurée àe la dure-mère, il l'est encore comme exemple, d'une arachnoïdite bornée i un seul hémisphère; et il- pourrait être invoqué pour montrer que le déMre , symptôme très-commun et presque constoiH des aracfanoïdites de la convexité, est beaucoup moins constant lorsque la phlegmasie de l'ainchnoïde est limitée à la convexité d'un seul hémisphère. Serait-ce que, dans 06 cas , les fonctions intellectuelles se maintiendraient par suite de l'intégrité de tout un héfoi^hère, resté étranger à la maladie de l'autre ?

11 est évident que, sur le cadavre examiné par M. Àbercrombie , l'inflammation des méninges n'avait point épargné le feuillet séreux de l'arachnoïde qui tapisse la surface interne de la dure-inère enflammée. Cette communauté de iM^piasie existait dans le foit suivant , qui fournira un antre exemple d'inflammation idiopathigue de U dure-mère.

Cas. t (lis). tJn homme de soixante-quatre ans, d'un tempérament lympba tico-sanguin, Robuste, très-sobre, ne prenant point d'exercice, s'appliquent peu, fit appdcr le docteur Pratbemon , médecin à Vcsoul , le 7 septembre 1822

analogue^ à it^ ctaMn degré, k celui qiie je ykm 4e rapporter, a été diMervé piur M. Fizeau^ U diff^ cependant ait précédent, enice que la makufie de la dure-nère était compliquée de crile de Tos ; le voici :

Un enfSmt, âgé de quinze ans, fut pris d'une fluxion à la

pour une douleur vive, mais avec rémission, qu'il avait i la tête, surtout aa commet , depuis dm] jours. Anorexie complète , langue couverte d'un enduit très-^pals, d'un blanc jaunâtre , humectée, et telle qu'on la voit dans les embarras gastriques les ^us prononcés. Averti par la torpeur qu'on remarquait cbcs ce malade, par l'affaiblissement delà mémoire et par qudques incohérences dana les idées, par l'habitude de porter sans cesse la main sur les pariétaux où était le siège de la douleur, par des variations fréquentes dans le pouls habituellement plein, grand et fort, ce médecin prononça qu'il y avait inflammation du cerveau ou de ses membranes. Mais comme le malade était presque toujours sans fièvre, sans changement dans l'aspect de la Esce, sans agiution, sans délire, sans assonpissement; comme le sommeil était r^ulier et tranquille, et qu'il se levait encore, on pouvait y voir aussi une douleur rhumatismale ou une névralgie. Cinquante sangsues furent appliquées k l'anus en deux fois, & peu de jours d'intervalle; une antre fois, on ep mit douze an cou. Petit lait et autres boissons tempérantes; cataplasmes émollients sur la tète, lavemenu émollients, lavements purgatifs, sinapismes aux membres inférieurs. De petites doses de sels neutres dans les bouillons le matin ; diète complète et calme. On fit i la nuque deux larges eschares avec la potasse caustique. Cependant les douleurs au sommet de la tète et , l'incohérence- des idées augmentaient ; la constipation persista ; la langue était aussi saburrhale, il j avait plus souvent de la fièvre; le pouls ne perdait point de sa force, la face était quelquefois colorée et vultneuse. Le 21 septembre, on donna dans de l'eau dis veau , à doses très-divisécs , un grain et demi de tartre atibié avec une demi^Mce de sulfate de soude : U en résnit» un vomissement M* lieux abondant et des évacuations alvines copieuses, mais accompagnées de mcopes , de prostration extrême* avec un pouls si précipité,. si fiiible, si misérable, et presque tout le jour un froid général , et un visage tellement semblable à cdui de l'agonie, qu'il fallut recourir un insUnt aux cordiaux. Le lendemain, le malade âait mieux , les douleurs de tète avaient presque disparu , l'amélioration se soutint les jours suivants; le ventre était souple, la peau sans chaleur anormale, le pouls naturel, les idées plus nettes. Alors, dit M. Pratbemon, pour détourner entièrement cette prétendue irriution nerveuse, qui avait de longue* rémissions , on jugea à propos de faire prendre, deux joui^ de suite , dix gnins de sulfate de quinine ; on laissa ensuite ce remède, le pouls paraissant plus dur et plus plein. Pendant les derniers jours de snitembre, le malade se levait, oommen^tmême i prendre quelques «limenU légers, et dormait une bonne parHe de la nuit; les douleurs de tète éuient moins violentes, il n'y avait aucun signe de paralysie. Le l*' octobre, vers le soir , M. Pratbemon le trouva dans le aîême eut que les jours précédenU; seulement le pouls était plus élevé et plua . fréquent. Le lendemain matin., un autre médecin qui le vit trouva la face vultneuse. Ce jour même ce malade se leva i midi, se plaignit bientôt d'éprouver de la faiblesse , et expira tout k coup , quand on l'eut p<Mé sur son lit.

OuPirtuTê thi cadavre , pratiqua vings-sept heures après la mort. Le crtne

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jone iraifte , «i de ival aux dente ; au bout de quelqueft^Joun , Il douleur le caLna, et occupa le côté gaudie de la tête, où elle envahit l'oeil et ses annexes. H se manifesta alors des accès de fièvre iirégulière avec une insonmie et perte d'appétit. Le septième jour il se manifesta un délire violent, dans lequel le malade voulait quitter son lit. Le "Imitième jour la paupière gauche se tuméfia, de manière k recouvrir le glohe de l'cdl, qui paraissait proéminer hors de l'orbite plus que dans l'état ordinaire. Le malade eut des nausées et un virent mal de tète, mais il conserva toutes ses facultés sensitives, et la fièvre était modérée; il se manifesta un peu de délire pendant la nuit, le gonflement s'étendit au delà des paupières sur le front. Le neuvième jour le délire fut permanent. Le dixième, le malade tomba dans le cona ejt mourut. Â Vùuverture du cadavre , on trouva que les paupières de l'œil gauche et les téguments du c6té gauche du iront, étalait infiltrés de pus. L'os frontal était dénudé et carié dans une étendue considérable, l'apostème pénétrait du» l'orbite, et l!on trouva du pus à sa partie supérieure,

aileré , U dnre-mcre Moiblalt rnnplte cl' un fluide ; et, m ofTct , au premier coup àt scalpel, U s'en ^oula ooe grande quantité de sérosité trouble, et fortement teinte par le «ang, dont on trouva quelques caillots à la surface du cerveau et cabne ses Iol>es. La quantité de sérosité était d'environ une livre , et le cerveaa était rédnit de woa volume ordinaire, surtout k sa partie supérieure. La dure- ■ère et la membrane séreuse qui lui adhère, étaient épaissies de deux ou trois liencsâans quelques points, et surtout vis-à'Vis du synciput, siège delà douleur. La principalement leur face interne était colorée, d'un rouge foncé, rugueuse. Inégale et adhérente i l'arachnoïde cérébrale. Celle-ci était , au sommet des deux lobés, épaisde, opaque, jaunâtre, infiltrée de sérosité. La substance corticale éuit ramollie dans plusieurs points. La base du cerveau, le cervelet et la moelle allongée paraissaicTit dans leur état naturel ( Journal général de Médeeint , t. uxzir , 21* de la 2« série , p. 76).

Cette <^>servation n'est pas moins remarquable que celle recueiHie par M. Abfreronbie , par it% svmptdmes peu tranchés qu'elle a présentés , par l'absence des convulsions et du (télire , effet si commun des méningites \ par 1 absence du cJma malgré la présence d'un épancbement si considérable , et , enfin , par cette sorte de marche périodique des accidents , que le malade de M. Abererombie avait Bwsl présentée. Il faut cependant remarquer que dans le fait qu'on vient de lire, b céphalalgie s'est trouvée en rapport avec l'intensité et le siège du mal , et qu'il n'en a pas été ainsi chez le malade dont M. Abercrombie a recueilli l'histoire. Et néanmoins, chez ce dernier, la phlegmasie de la dure>mèrc était bien plu imcnae, jraisqu'elle avait déterminé un apoatcme considérable entre cette ■aalraae et fo» du crâne. , A. N. G., truA,

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et profondément denièce le globe de TobII ; Toi y était égale ment dénudé. Le frontal était carié dans tonte son épaisseur, et cette lésion s'étendait qq longueur, un peu au:âes-. sous des racines des cheveux, et transversalemait de ia tubérosité orbitaire externe jusqu'au-dessus du nez. La duremère était déta(^ée et couverte de pus dans tout Fespaee qui corre^Mmdait à la maladie de l'os ; elle était aussi détacnée delà partie supérteure de la voûte orbitaire; l'arachnoïde était aussi couverte de matière purulente. Il n'y avait que très^peu de fluide épanché dans les ventricules; du reste, le cerveau était sain *.

Je ne connais que ces deux exeraples'd'inflaounation idiopathique de la dure-mère ; mais il est assez fréquent de trouver cette membrane malade en même temps que l'oreille laterne et la portion pierreuse du temporal.

Cette maladie insidieuse et si souvent funeste, s'aunonce en général par une douleur dans l'oreiHe; elle peut même, pendant quelque temps, être considérée comme n'étant en efifet autre chose qu'une simple douleur ; il se manifeste <pidquefois un écoulement par Poreille. On croit qu'il soulage la douleur; mais loin de diminuer, elle ne devient que plus violente. Le malade reste ensuite affaissé et assoupi ; u se manifeste alors un délire léger, souvent accompagné de frissons ; le malade tombe enfin dans le coma. Dans aautres cas, il ne survient pas d'écoulement par l'oreille; mais le malade , après s'être plaint, pendant un jour ou deux, de douleur? profondes dans l'oreille , perd le sommeil et la mémoire. Il ne sait où reposer sa tête , qu'il roule d'un côté à l'autre, ou il jette ses membres d'une place à une autre ; il tombe enfin , en peu de temps, dans le coma. Il arrive encore que la maladie se déclare par la cessation subite d'un écoulement purulent par l'oreille, qui a eu une certaine persistance , comme, par exemple, celui qui suit souvent la scarlatine. Cette suppression subite est alors suivie de douleur dans l'oreille , a laquelle succèdent la langueur et l'assoupissement , que remplace au bout de peu de jours un véritable coma. Le pouls est quelquefois alors fréquent , d'autres fois il est naturel, et dans quelques cas il est au-dessous de

* Jowrnulit âÊétUetmg , Douvdle téric, t. xt , p. 523.

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son rliytlmie normal. A la dissection du cadavre, qui fut cponaltre knatiufe de oette maladie,. on trôiive en général' une carie du rocher, confinée quelquefois à une petite partie de cette apophyse; la partie correspondante de la dure-mère est enflammée et épaissie , spongieuse ou ulcérée , et en général détachée de l'os. Entre la dure-mère et l'arachnoïde on trouve généralement une coudie, soit de matière purulente,

ise , et cette couche s'éu cervelet. La surface fois elle-même superfi^ D épanchement séreux [es désordres ordinaires I pus se rencontre aussi ocher, dans les canaux et quelquefois même

friront des exemples de sme est surtout imporrdres morbides au miide ayant succombé à

ans fut pris , le 20 jân- , qui occupait une dent ; supérieure ; le 21 , te il survint aucun autre dans Foreille et s'éten- > partie du jour. Où ap- 1 un laxatif que le ma< vomissements répétés, e à la tête et aii travers aents, et il survint des , pendant laquelle il y t du délire. Un chirur^ nt beaucoup et se plaignant cPune -violente c^)halalgie ; le pouls donnait soixantedix pulsations, et était modérément développé. Je Fexaminai le 34; son pmils donnait soixante pulsations , le visage était un peu pâle ; la céphaMgie contini:^t ; mais occupait surtout le Iront; son regard était ^aré; il répondait distinctement lonqn'on le questionnait en Qxant son attention , mais sans

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oefai il tenait de» discours Incohérent». IlaviHété traité ptr ùës saignées générales répétées qu'il ayaH bien supportées , par rappUcation du froid , des Tésicatoires , par Fadmlnistrttion des purgatifs, etc. Le soir du 24, il y eut un frison intense; le 25, la céphalalgie était moindre , mais Tincohérence des idées avait augmenté, et il ]^ avait delà tendance à la stupeur; le pouls donnait de soixante à soixante-dix

I)ulsations; le 26, le pouls s'^ya de cent à cent vingt; e 27 et le 28 , il y eut peu de changement : il répondait aux questions qu'on lui adressait : mais lorsqu'on ne lui parlait pas, ou il tombait dans l'accablement, ou il tenait des discours incohérents ; le pouls variait de quatre-vingt-saze k cent vingt pulsations. Le 28 , il y eut un peu d'écoulement de matière fétide par l'oreille droite. Le 29, il tint continudlement des propos incohérents, le pouls assez dévdo]^ donnait quatre-vingt-seize pulsations. L'ail droit était injecté , et son globe semblait tuméfié et dilaté ; la cornée était enduite d'une matière^jaunfttre ; on remarqua dans la journée que k boucla se portait par fois à gauche, particijdièrement lorsqu'il voulait boire; il devint agonisant la nuit, et il expira le 50 à cinq heures du matin.

Ouverture du cadavre. — On trouva un peu d'épam^ement sous l'arachnoïde des deux hémisphères. Une grande quantité de liquide remplksait les ventricules ; le septum- Incidum, la voûte, et tout le plancher supérieur des deux ventricutes latéraux, étaient ramollis ; Vos tempord était carié dans une grande étendue derrière l'oreiUe, la partie éeailleuse du temporal, était de couleur bràne, de même que tout le rocher; ces parties osseuses étaient trèa-ramolâes, et laissaient fluer, lorsqu'on les coupait , mie matière ichoreuse qui s'écoulait en même tenips par l'oreille. La dure-mère' correspondant à l'os tendrai était très-épaiasie ; la portion qui s'étend au-devant du rodier, était (fons un état d'inflammation récente; celle qui se trouvait derrière cette partie osseuse était très-épaissie et spongieuse, et il y avait entre elle et l'os une couche de matière purulentente épaisse. Le mal s'était étendu sur la tente du cervelet et sur presque-toute la surface du cervelet lui-^méme, qui était recouTerte presque partout d'une lymphe eoagulable avee des flocons de matière purulente épusse. Oea produits inflam-

WÊMinB4Mimlt'eepmàsûi plus ab<mdaiits éqt la tente et tor la moitié <k(Hte et postéri^re du cervelet ; on pouvait las suivre jusque dam le quatrième ventricule. Il y avait ime grande quantité de pus sous le cervelet ; et il s'était ionné dans sa subst^ice un petit abcès à sa partie postélieure , entre les lobes.

Obs. III. Une fille de neuf ans avait été sujette à des attaques de suppuration de l'oreille, qui étaient ordinairement précédées d'une vive douleur et d'un peu de fièvre; elle eut un de ces accidents à Foreiile gaucbe, en juillet 4810. Elle ne fet point , comme k l'ordinaire , soulagée lorsque l^écoulement parut , nuûs elle continua à ressentir de la douleur, qui s'étendit au front. Je la vis pour la première Ms le jour que l'écouleDMnt parat ; je la trouvai avec une douleur intCDSe au front , de la difficulté à supporter la lumière , et quelques vomissements ; son regard était abattu et son pouls domunt quatre-vingt-quatre pulsations. Les saignées, les piiigatifs,les.vésicatoires et le mercure, furent employés aans soulagement. Le deuxième jour, le pouls doniMdt soixante pulsations'; le trdsième , il y eut un délire court et passager, de la stupeur et de légères convulsions. Elle se fkigmtime fois ou deux de douleur dans le derrière de la tète, mais sa douleur principale était toujours au front. Elle 86 tenait oonstamm^t les deux mains appuyées sur cette partie, poussant de9 cris, parce qu'elle n'obtenait pas le BMrâdre soulagement. Le quatrième jour, le pouls donna de quatre-vingts k quatre-vingt-six pulsations; il ne survint ttKon '«Rangement dans les symptômes ; il y avait de Facca- Memeni , mais point de ^»ma. Le cinquième jour, elle conservait ses foenltés, lorsqu'elle mounit subitement dans l'Ifffès-midi, sans avoir présenté ni strabisme, ni cécité, ni coma; le pouls resta au-dessous de quatre-ving^dix pulsatioBs. L'éeoulem^it , par l'oreille gaucbe , ne ^continua pas; il s'était même formé une petite ouverture derrière le paviBon 4e l'oreilie , qui fimmissait aussi un écoulement pu-

. Ouvetimre du cadatrê, — Il y avait dans les v^tricules du cerveau une quantité considérais de fluide incolore ; le cerveau étaH d'àilleurB sain. On trouva dans le lobe gàucbe du eervdet un abcès ccundénble; qui contemdt une ma-

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tière pundei^ d'aœ fétidilé insuf^pt^tiâ^et la toe-roère qui corre^ndalt h cette partie du cervelet é^ait épaissie et spongieuse; l'os adjacent était ramolli et légèrement carié à sa surfietce ; mais il n'existait aucune communication avec la cavité de l'oreille. Le conduit fiatuleux (foi s'était ouvert derrière l'oreille communiquait avec le conduit auditif etteme.

Obs. IV. Une demoisolle de quinze ans avait été pendant six à sept ans sujette à des. attaques de dOukurs à l'oreille droite , suivies d'un écoulement par le canal auditif; mais elle n'en avait point éprouvé depuis plusieurs amsiées lors de l'invasion du mal qui fait le sujet de cette observation. L0 25 avril 1823 , elle eut le frisson toute la journée : les^ elle fut prise de céphalalgie et de douleur à l'oreille drmte. Ces accidents continuèrent le lendemain toute la journée* M. Brown , qui la vit le 2$ , la trouva avec le pouk accéléré et la langue saburrhale. Elle ressentait une violente douleur dans l'oreille et une légère céphalalgie. Le 29 , il survint un peu d'écoulement par Foreille, mais la douleur ne diminua point , elle continua avec vidence Icjoifr «uivant. Le 1«' mai » ta douleur d'oreille avait légèrement diminué, mais elle s'était étendue à tout le c6té droit de la tète ; le pouU étaii fréquent ; on avait eu recours aux sa^nées générât et lo^ cales avec quelque soulagemrat. > . '

Le 5 mai , je yis cette malade : la c^balalgie était fèsm ^utût moins intense; le pouls était ft;é^ient et faible; la nudade avai^ l'a^et de la pâlevo" et de la souffrance^ eMe avait le regard & l'accablement bien voisin du. coma* La douleur était rapportée aux parties déjà Indiquées el der^ nère. l'oreille droite^ £n œ Um les téguments étaient don* loureux à la pression; prèsdel'apoiibyse mastoKda on remarmarquait un point saillant sur lequel, on plongea iiHelaB^ oette qui i^amena aucun liquide. On conseUla une saignée locale et. un vésicaU^ie au même endroit. Le 4 mai aft ma-^ tin , le pouls donnait cent quarante-huit pulsation^; ém» le cours de la journée il tomba à quatre-vingt-quatre ; l'aspect de la malade était celui de la langueur et de l'épidsement. Le b , une matière grisâlbre d'une fétidité intolémble cemmença à s'écoaler de la plaie delà penotion qui avait-été faite derrière l'orcâlle. On agraudU un p^ cette ouverture»

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el fon rec(mniU, ea Texplorant avec une sonde, me Vos était dénudé et rugueux dans une étendue considémle ; la téftààï^ie était beaucoup diminuée , le pouls était naturel. Le 6, écoulement abondant par l'ouverture, céphalalgie beaueoim diminuée , pouls k cent douze pulsations. La malade se plaignit de douleur dans le, côté gauche du thorax , et il s'était nuinifesté une diarrhée abondante. Le 7 , il n'y «rait plus de céphalalgie ; il s'écoulait une grande quantité de matière fétide de l'ouverture fistuleuse ; un stylet qu'on y introduisit, passa en arrière et en bas sous ks téguments du col jusqu'au voisinage de l'épine. Le 8 , la douleur thoracique était devenue telle qu'il fellut recourir à une petite saignée qui soulagea fàiblrâaent. La faiblesse ne pouvait être portée plus lom, le pouls battait cent quarante fois par minute. Le 9, dUe se trouvait mieux et ne se plaignait d'aucune douleur. Le pouls était très-fréquent et lès forces défeillantes. Elle f)éritleiO.

Ouoeriwre du cadavre. — Tout le cerveau était parfaite-' ment sain , excepté dAns une partie très -circonscrite du côté droit , près de l'oreille , où il était d'une couleur gris de |domb , couleur qui ne pénétrait cependant pas au delà d'une couche très-supc^ielle. L'os temporal droit était extérieurement dénudé dans une grande partie de son étendue ; intérieurement il étmt en plusieurs points rugueux et brunâtre , et il y avait une petite quantité de^matière brune entre lui et la dure-mère. Cette membrane étaii en ce point , dans une grande étendue, épaissie, spongieuse et altérée. Les parois du sinus latéral droit étaient considérablement épaissies dans toute leur étendue , et la capacité du sinus était beau- €01^) 4^minuée par la formation d'une couche semblable à celle qui revêt fes parois d'un sac anévrysmal ; l'oreille interne contenait une matière brunâtre; la cavité pleurale gauche était remplie par plus d'une livre de matière puritwme. Le poumon gauche était affaissé,^ dense, brunâtre, et revêtu d'une couche de lymphe coagulable.

Ces £uts sidBront pour faire connaître la maladie grave et insidieuse dont ils offrent des exemples. Plusieiu^ obser-' vations analogues ont été recueillies par M. Itard dans son Traiiè des maiadiê^.de l'itreilk f mais elles n'offrent aucune variété importante dans les phénomènes morbides. Bans un

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cas, )a maladie était oopopliquée d'usé paietlde eonsidérable , dont la tuméfaction s^tendait à tout un cété de là foce ; le malade sentait des douleurs ^lancinantes profcodesdanslei deux oreilles ; la maladie devint fatak en huit jours par des accidents comateux. On trouva beii^up de matière paralente dans l'oreille interne et dans la trompe d'Ëustacbi» avec une inflammation et un épaississem^it de la dure-mère. Les produits de cette inflammation étaient déposés en grande quantité entre la dure-mère et l'os.

La terminaison par le coma de la maladie qui nous occupe est quelquefois subite et inattendue. J'ai vu dernièrement un homme d'environ soixante ans, qui avait gardé la chambre pendant peu de jours pour une légère douleur dans une oreiÛe ; cette douleur était limitée ésm l'espace q^'il circonscrivait en plaçant l'extrémité de ses doigts autour du pavillon de l'oreille , de manière à indiquer une surfietce d'environ trois pouces de diamètre. Il n'existait du reste aucun accident général, et l'on n'apercevait aucun danger imminent, lorsqu'un matin il fut trouvé dans un état de coma complet. Il mourut dans l'après-midi. Il était moribond lorsque je le vis, et je ne pus ensuite obtenir l'ouverture du cadavre : c'était à la campagne ,. à une certaine distance de la viUe.

Cette maladie peut aussi devenir subitement fatale sans qu'il survienne de coma. Un jeune homme dont l'histoire a été consignée par le docteur Powel dans le U y des Transactions du Collège des Médecins d*Édimbowrg , était sujet à des écoulements purulents de l'oreille avec surdité. Il fut pris d'une douleur profondé de l'oreille droite, sans lièvre; un topique narcotique procura quelque soulagement , mais la douleur continua avec l'écoulement fétide. Le septième ;jour de cette maladie, après un violent paroxysme de fi^re , il s'affaiblit rapidement et périt. A l'ouverture du corps , le rocher fut trouvé noir et carié , la dure-mère correspondante était aussi noire, ramollie et séparée de l'os, et sous la dure-mère se trouvait une collection de plusieurs onces de pus et de lymphe coagulable qui couvrait toute la surCaee supérieiu-e de l'hémisphère droit. M. Parkinson a rapporté, dans le London médical Reposiioty de mars 1817 , une observation recueillie {fur un garçon de qoatone ans , qui était

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