L'apophyse odontoïde peut être cariée sans qu'il en
résidte de symptômes graves , jusqu'à ce qu'elle se déplace
subitement , et qu'elle produise ainsi la mort. M. Gopeland
a parlé d'un homme qui avait fait usage du mercure pour
une maladie du tibia. Il se plaignait depuis quelque temps
de roideur et de douleur dans les mouvements de la tête ; en
faisant un effort subit pour tourner la tête , il fut pris de
convulsions , et mourut en quelques heures. On trouva à
" ' I odontoïde complètement
par la carie. M. Ollivier
3 qui avait de la douleur
lie. Les muscles cervical»
lent de la tête était insup-
de était forcée de rester
nême dans llmmobilité;
tion difficile, et elle mou-
s. Il y avait une maladie
se odontoïde était entiè-
osition dans laquelle cette
finée avait probablement
j-ctaïuts Btt uiuri*.
% L'apophyse aïoïdienne peut être luxée par violence : on
47ë AFFBCTIOIfS
•B eonnatt plusieun exemples. M.<iliaTle8 Beii rajqiKHrte k CM d'un homme qui fit un violent effSort pour pousser une brouette , de la rue sur un trottoir élevé ; la brouette revint subitement sur lui, il tomba de manière que son menton porta sur une pierre couii>e : il mourut en quelques secondes. L'apophyse odontolde avait comprimé la moelle épinière iq)rès la rupture des ligaments qui la fixent.
5. Les ligaments de Tsmophyse odontoTde peuvent, à ce qu'il parait, céder graduellement, et déterminer ainsi des symptômes graves quelque temps avant que la mort n'arrive. Il y a quelques années qu'on reçut à l'infirmerie d'Edimbourg un homme habitué k porter des fardeaux sur l'épaule gauche, la tête étant par conséquent inclinée sur le côté droit; il se plaignait d'une douleur au front et à l'occîpul, qui s'étendait dans le cou ; il avait de la douleur à la gorge, et une grande difficulté , ou plutôt de l'impossibilité à avalelr ; les aliments qu'il portait dans l'oesophage étaient rej^tés avec violence, après qu'ils avaient pénétré à une faible profondeur; il avait de la roideur dans le cou et au dos , comme dans le tétanos; l'articulation des mots était lente et difficile , et son pouls donnait cinquante-quatre pulsations. Ces accidents avaient commencé environ six semaines auparavant , et avaient fait des progrès graduels. La difficulté d'tvaler avait été l'un des premiers symptômes. Deux jours après son entrée k l'hôpital , cet homme devint paralytique du côté gauche ; le lendemain , le côté droit fut affecte de la même manière, et la respiration devint pénible ; il mourut trois jours après , ayant perdu la faculté de mouvoir toutes les parties situées au-dessous du cou. On trouva à l'ouverture du cadavre, que les ligaments avaient cédé sur le oôté gaudiie de l'apophyse odontoïde, de manière à permettre à cette partie d'aller comprimer la moelle épinière. On ne trouva aucune autre trace de maladie dans aucun organe.
Je dois l'importante observation qui suit au docteur Hanter j elle justifie plusieurs des remarques que nous avons présentées dans cette section, et elle montro une paralysie complète dépendant d'une maladie des vertèbres , sans aucune affection remarquable du corps de la modle éptoiète.
Obs. GXLYin. Une jeune filte de quinze ans ooautteiici» dans le début de Tannée 1825 , à se plainte d'une douleur
M8 66 DB KACBIS. 479
obtnie dttifl le cou , qui gênait ses mouvements jusqu'à un certain point ; elle devint languissante , abattue et pâle ; les accidents se manifestèrent ainsi sans exciter beaucoup d'attention jusque vers le milieu de mars. Le docteur Hunter fat alors consulté par elle , à cause d'une augmentation de douleur cervicale , accompagnée d'une tuméfaction considérable de la partie postérieure du cou ; plusieurs tumeurs se montrèrent aussi sur le crâne ; elles devinrent fluctuantes, et en les ouvrant , on reconnut que l'os était carié au-des^ sous d'elles ; la tumeur du cou augmenta graduellement , et devint considérable aux deux côté de l'épine ; elle se ramollit irrégulièrement ; lorsqu'elle fut ouverte , il s'en écoula une petite quantité de matière strumeuse de mauvais aspect. La douleur cervicale augmenta, au point d'empécber complètement le mouvement ; elle s'étendit en même temps au cdté gaucbe de la tète et de la face ; elle se fixa pendant un certain]temps , chaque jour, avec une violence excessive, audessus de l'œil gaucne. Cet état morbide ne tarda pas à s'accompagner d'un engourdissement des extrémités supérieures , qui augmenta jusqu'à la paralysie complète; il survint aussi une contracture des muscles fléchisseurs des jambes avec un léger degré de distorsion de la bouche ; le pouls devint fréquent; la respiration était naturelle pendant la Teille, mais, pendant le sommeil, elle était accompagnée d'un ronflement bruyant; l'appétit était tolérable, et les autres fonctions s'exécutaient bien; la carie des os du crâne I>énétra graduellement les deux tables sans aucune altération des fonctions du sensorium. Une ou deux nouvelles ouvertures se firent à la tumeur du cou , qui continua à fournir du pus ; la malade s'émacia de plus en plus , et mourut épui < 8ée,le 1" janvier 1827.
Ouverture du cadavre, — * Une incision sur la partie postérieure du dos donna issue à une quantité considérable de matière , qui se trouvait en contact avec les vertèbres. Les
Sarties nnmes environnantes étaient dégénérées en un état e pulpe ; les quatre premières vertèbres étaient plus ou moins cariées ; cette altération était surtout remarquable à la première et à la seconde vertèbres ; les surfaces articulaires de l'atlas étaient profondément érodées , et l'on remarquait une érosion semblable des surfaces articulaires de l'occipital.
480 ArrBCTHKfs
Quant à la deuxième Tertèbre , son apophyse odontoïde était entièrement séparée du corps de l'os , la carie Payait com-
Elétement pénétrée k sa base , et la partie postérieure de t vertèbre avait elle-même éprouvé une perte considérable de substance; les membranes de la moelle étaient épaissies, le prolongement rachidien lui-même était légèrement ramolli à sa partie supérieure, mais non à un degré notable.
Meyrieu a rapporté un cas remarquable très-analogue h celui-ci. Le malade eut une douleur et de la roideur au cou ; sa tête fut portée et fixée d'un côté, la déglutition devint difficile, et au bout de quelques mois tous les membres furent paralysés. Ce malade périt subitement après un mouvement accidentel qu'il imprima k sa tête en se remuant dans son lit. Les parties molles du cou étaient tuméfiées et ramollies; lecondyle droit de l'occipital était carié, ainsi que le cùté droit de l'atlas et l'apophyse odontolde ; les ligaments étaient détruits , en sorte que l'atlas était détaché de l'os occipital *.
Je termine cette section par l'observation suivante, dan» laquelle la maladie de l'apophyse odontoïde était compliquée de la présence d'un tissu de nouvelle formation, qui présentait les caractères du fungus hœmatodes.
Obs. CXLIX, Un jeune homme de vingt-deux ans , scrofùleux, avait été amputé dans le commencement de sa vie , pour une maladie que l'on disait avair occupé le geuou ; il était resté sujet à des douleurs de poitrine avec hémoptysie. Au commencement de 1828, il commença à se plaindre de douleur et de roideur dans le cou, qu'il rapportait particulièrement au côté gauche de cette partie, et qui augmentais beaucoup par les mouvements de la tête. La douleur s'étendait quelquefois dans le larynx , et en arrière vers le scapubim. Après qu'on eut obtenu un soulagement considénukle par l'appÛcation des vèsicatoires répétés, etc., les symntOmes se renouvelèrent, s'accompagnèrent d'anorexie, q& fréquence dans le pouls , et de sueurs nocturnes ; aussitôt apm , la déglutition devint difficile , il se manifesta de la dyspnée et de l'enrouement; le mial^de se pl^gnait aussi eq^
* BuH, de U Faculté i» Mi4. , 18;».
DES 06 M BACBI8. 481
même temps d'une ckw^ur yiye à la partie postérieure de la tête , qui augmentait beaucoup dans les mouvements , au point qu'il était obligé de supporter sa tête avec ses deux mains, lorsqu'il avait à changer de position. Bientôt il fut affecté de paralysie de la langue et de la paupière supérieure de Pœil gauche. Le 16 janvier 1829 , il eut une paralysie du bras gauche , et deux jours après le bras droit f^t paralysé de la m^fie manière ; les urines ne purent alors être excrét-ées qu'avec une grande difficulté et beaucoup de douleurs : il y eut en même temps une constipation que rien ne put vaincre. Le 29 , les extrémités inférieures se paralysèrent , et il mourut le 51 , après avoir beaucoup souffert , par la difficulté de respirer , le jour où il mourut.
Ouverture du cadavre. — Le pharynx et toutes les autres parties extérieures du cou étaient sains ; les vertèbres n'offraient extérieurement aucune apparence de maladie; le cerveau et le. cervelet étaient sains, seulement ils présentaient quelques traces d'injection. Une tumeur attachée à la surface interne de la dure-mère , sur ses parties antérieures et latérales, occupait le grand trou occipital. Cette tumeur était spongieuse, d'une couleur jaune-grisâtre, et offrant une structure comme celle du fungus hœmatodes. L'apophyse odontolde était rugueuse et cariée à sa surface; eue avait telleffient augmenté de longueur qu'elle pénétrait d'un demi-pouce dans la cavité du crâne. Les ligemnents étaient aussi en partie détruits , en sorte qu'ils permettaient évidemment à cette émînence osseuse de s'avancer dans le canal vertébral , et de comprimer la moelle épinière ; le prolongement rachidien, à sa partie supérieure, était aplati, mais -non matériellement altéré dans sa texture.
Il n'est pas nécessaire d'entrer dans de longs détails sur le traitement des maladies de la moelle Minière ; ce traitement . repose sur les mêmes principes que celui des affections cor • respondantes du cerveau. Dans les maladies les plus aiguës de la moelle , il faut en général insister siur les saignées générales et locales abondantes , secondées par l'application des vésicatolres , l'administration des purgatifs et les autres
4tt2 FATMLtUE
meyens aitiilkires. Lorsque la inriMfie èit ulinNiiqiié» le traitement doit surtoul consister dans les saignées toeaies, les vésicatoires et les fontanelles , [ilacés sur lesi^ da mû , et secondés par la position horizontale. Dans la premières périodes de ces maladies, je regarde ^emmeun très-bcn traitement , après de larges saignées locales , d'appliqué sucoessiyement un très-grand nombre de vésicatoires, alternatiTcment de Tun et de Fautre ç6té du rachis. On dbtie&i aussi dans quelques cas de grands, avantages des purgatifs d'une activité modérée, et longtemps continués.
SECTION XI
OM»aVATieilS nOTAES A ÉCLAUEA LA PATB0&06IE K LA ■OELLB ÉPHOiRB.
Je ne présente les observations que je viens de réunir sur les maladies de la modle éjnnière , que comme un essai inlnarfut sur cet important sujet, dans le but surtout d'attirer l'attenti<m de ceux qui auront des occasions de continuer ces recherches. Si Ton examine les phénomènes que l'observation fait reconnaître dans les maladies de la modle ^nière, on y trouve des affections de tous les principaux organes du corps. Dans les parties qui dépendrait de la tète et du cou, nous rencontrons les distorsions des yeux , les affections convulsives de la face, la gène et la perte de la parole, l'extinction de la voix , le serrement de la mâchoire , ressemblant au trismus, et la difficulté d'avaler , que l'on a, avec raison, dans quelques cas, trouvée ressembler à l'hydrophobie. Dans les viscères du thorax, l'observation nous a montré l'oppression , les palpitations et une action forte et irrégulière du cœur; une sensation douloureuse de resserrement à la région diaphragmatique , et la difficulté de respirer, qui quelquefois a été permanente , et d'autres fob s'est reproduite en paroxysmes ressemblant à l'asthme. Dans lefr organes de l'abdomen et du bassin , nous voyons les vomissementa , la douleur des intestins, ressemblant a la colique ; le ténesme, l'excrétion involontaire des matières fécales et la rétention ou l'incontinence d'urine. Dans les muscles, nous avons observe les convulsions et la paralysie; ces oonvulsloof sottt
DE LA MOSLUS ÉmiÈRE. 4M
qudqiiefois sesd^bles à eelles de la chorée, et d'aatres iWi au tétanos. Nous ne sommes naliement préparé à établir, dans l'état présent de la science , que tous les accidents procèdent directement des affections de la moelle épinière, d'autant plus que nous observons des différences remarquables et un grand défaut d'uniformité dans les symptômes. Ce sujet présente un chan^ d'observations qui promet les plus importants et les plus intéressants résultats. On a aussi ouvert on vaste cbamp de coi^ectures , relativement à l'influence de la moelle épinière dans plusieurs maladies, qui ont été jusquici enveloppées de beaucoup d'obscurité. Il ne faut pas admettre toutes ces conjectures sans restriction, mais eUes sont surtout d'une grande valeur, en dirigeant l'attention smr des sujets dignes de devenir l'objet des rechercbes par de nouvelles observations qui peuvent principalement se rapporter aux points suivants :
i. Maladies gpaamodiques. — Plusieurs babiles écrivains ont pensé que beaucoup de maladies nerveuses et spasmodiques dépendent de l'affection de la moelle épinière. H»ffmann, dans son essai de Morbis diseemendis, a cherché à établir une distinction entre l'^ilqksie et les convulsions. Il attribue la première de ces maladies à l'affection des membranes du cerveau, et la seconde à celle des membranes chi la moelle épinière. Dans son Traité des maladiss canvulsivesj H divise ces maladies en idiquithiques et en symptomatiques : les premières sont , selon lui , VeSei de l'irritation des membranes de la moelle épinière , et il suppose que les dernières dépendent de maladies d'autres organes; maladies dont l'eiEBt s'étendrait à tout le coips par leur influence sur la moelle épinière. Ludwig discute {dus spécialement la même doctrine, en attribuant plusieurs afflictions hypoebondriaques et hystériques à Tirritation de l'origine des nerfs intercostaux, et en expliquant les affections des poumons du larynx , etc. , dans ces cas , par la connexion de ces nerfs avec le nerf vague. Lieutaud prétend que toutes les affections convulsives dans lesquelles k parole n'est pas g^née, dépendent de l'affection de la moelle épinière ; il cite le tétanos pour exemple; la même doctrine est adoptée par Borsieri , Femel , Belfinffer ( de Tetano ) ; Portai suppose qu'une légère pression sur la moelle Minière produit leseonvul-
494 FÂTHOLOeiB
sSoM, et une plus fotte la paralysie, et il étal^ qa'«n détermioe le passage de Fune k l'autre par Uaugmeatatioii graduelle de la pression.
Il faut couver que , dans l'état actuel de la science y eea doctrines , quoique ingénieuses , ne peuvent guère être considérées que comme des conjectures. On a cependant np* porté des faits , et nous en avons aussi vu, dans lesquels on a observé des symptômes semblables à ceux de la chorée ou du tétanos, liés à des maladies de la moelle épinière. Hoffmann parie d'un enfant qui fut pris, après une chute sur le sacrum , d'une violente affection convulsive, ressemblant presqu'au tétanos , acconq>agnée de perte de la mé» moire, de difficulté d'articuler, et de délire. Les accidents continuèrent avec beaucoup d'intensité pendant cinq jours, et revinrent ensuite pendant six mois , à des périodes presque régulières. Borsieri rapporte le cas d'un homme qui mourut du tétanos , pour s'être exposé au froid étant ivre. On trouva à l'ouverture du cadavre une grande quantité de sérosité jaune visqueuse sous la tunique externe de la moelle épinière. Frank rapporte aussi le cas d'un horrible tétanos, qui fîit déterminé par un coup sur le rachis, mais il ne dit pas ce qu'on rencontra à l'ouverture du cadavre. On a raj^rté plusieurs faits, dans lesquels différentes maladies du tube digestif ont présenté des symptômes ressemblant exactement à ceux du tétanos. Le docteur Reid, dans son ouvrage sur le tétanos, a publié des recherches sur cet important sujet. En général, il parait vrai que , bien que des symptômes tétaniques accompagnent différentes affections de la moelle épinière, la maladie proprement considérée comme le tétMos idiopathique, est d'une nature entièrement différente, et encore enveloppée d'une grande obscurité *,
* Nous avons examine avec le plus grand K&a les oignes du corps de deux sujets morts du tétanos idiopathique; tout le cerveau et la morlle ëpioiere et leurs annexes , les nerfs ganglionaires, les principaux troncs nerveux ont été examina avec la plus minutieuse attention; nous n'avons rencontre aucun dësordre appréciable. Le sang des tëtaniques , après la mort, reste liquide et vermeil; il«st en assez grande quantité. 11 en résulte que, sur les cadavres, au moment de la dissection , il teint les tissus ; il se trouve d'ailleurs accamalé par la position da cadavre dans les parties postérieures , et surtout autour du rachis. Cette circonstance nous parait avoir pu induire souvent en erreur sur l'état des oi^anes rachidiens des tëtaniqaes. A. N. G., iniil.
OB u MOEUJ éraiiàRE. 485
S. Xa coU^ dêê peinfnej — J'ai rapporté le cas d'une femme dent a parlé Bonet , chez laquelle la paralysie succéda à une YÎolente colique. Un épanohement séreux considérable se trouva dans les membranes de la moelle épinière. Privatius , dté par Sauvages, raj^rte qu'une femme , après avoir souffert d'une violente g^trodynie pendant trois heures, ftit attaquée d'une paralysie de toutes les parties situées audessous du cou, et mourut en deux mois. Dès la première période de la maladie, une saillie s'était manifestée à la dernière vertèbre cervicale, mais il ne donne aucun détail sur l'ouverture du cadavre. On supposa que la douleur était symptomatique d'im état morbide de la moelle épinière , semblable à celui auoud plusieurs auteurs du continent ont attribué la colique de Poitou. On sait qu'ils ont considéré cette maladie comme une véritable inflammation de la moelle épinière ( Bachialgia satumina ) , et, d'après cette vue, ils ont pr^^ de la traiter par lasaignée *.
* Afltnic, Qaœttio meâica , an morho colica pietonum , reetius raehialgiœ, 9«nmteetio ?
L't^oion à'kMtraCy qnt cite ici M. Abercrombie, Ht nne hypothèse démentie par les Cuu, au moins en ce qui concerne la colique de plomb, qu'il legarde comme identique à la colique vëgëule ou de Poitou; je me livre 4 des recherches mnltipUëes sur la colique de plomb; 'j'ai traité depuis quatre ans un trcs-grand DMobre de malades atteints de cette affection. Le traitement antlphloglstique échoue constamment dans le traitement de cette maladie, k moins qu'elle ne soit très'légèret et que les émissions sanguines soient portées très*loin , de manière à jeter le malade dans un état de débilité des plus graves , et encore ai<jc vu, dans ces cas , la maladie se reproduire aussitôt que les forces du malade commençaient 4 u relever. Cette indication , tirée à juvamU'bvs et lœiemtibu» , se confirme par TelBcacité constante de mojens opposés, soit pris parmi les évacuants, comme le traitement delà Charité, soit parles résultats du traitement spécifique que j'ai découvert. L'emploi de l'acide sulfurique , qui n'échoue jamais, détermine rapidement la gnérison de la colique de plomb , et ne laisse aucun dérangement dans les fonctions de la moelle épinière, qui assurément ne guérirait pas ainsi si die était enflammée.
Je n'ai vu mourir que quatre individus de la colique de plomb. Ils ont succombé par des acres épileptiformes, et c'étaient pour la plupart des sujeu dont la maladie, devenue «ironique, était compliquée de la paralysie des bras ou des mains. Je l'ai presque toujours trouvée incurable. J'ai fait sur les cadavres de ces individus , les recherches les plus minutieuses, et je n'ai pas rencontré la plus l^ère trace de maladie dans le cerveau, dans 1» moelle épinière, dans les méninges cérébrales et rachidiennes , dans les ganglions du grand sympathiaue, dans les nerfs qui se rendent aux parties pariuysées et dans le tube digestif. Je me défie de l'existence réelle d'un état morbide dans ce» faits rapportés par lea