‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 52 sur 59 · L'hydrophobie. — M. Salin semble avoir le premier · texte numérisé non relu

L'hydrophobie. — M. Salin semble avoir le premier

•utenrs , dans lesquels on aurait tronTé des ëpanclicments s^renz sous les monbranes de la moelle rachidienne.

J'ai observe assex souvent l'ëdampsie, la paralysie, et m^e une vàritaUe manie, produites par l'action du plomb, sans qu'il survienne de colique, sur* tout chef des ouvriers soumis 4 l'action extrêmement active du peroxide de

Flomb, que j'ai préserves de la colique par l'administration propbrlactiqne de acide sulfurique. J'en conclus que ches les sujets qui ont présente ces même» accidents avec la colique de plomb, le système nerveux est directement et immé» diatemcnt affecté par les causes delà maladie. A. N. G., traJ,

* Racbettî , àelfft Struttnrtt , àet/e /untioni e dette matattie delta mi'delU spinatù

DE LA MOELU ÉPUHtHE. 487

souiHîOimé que cette horrible maladie avait son siège dans la moelle épinière, et un fait qui a été rapporté dans le cahier d'octobre 1817, du Journal de Médecine et de Chifurgie du docteur Johnson, semble donner quelque probabilité à cette conjecture. La maladie fut très-prononcée, violente et rapidement funeste. Les membranes du cerveau étaient très-injectées, et il y avait un épanchement séreux hydrocéphalique considérable , mais les principaux désordres morbides se trouvaient dans les parties qui recouvrent le pont de Varole, dans la moelle allongée et la partie supérieure de la moelle épinière. Ces parties formaient, dit-on, une couche vivement enflammée, et sur la moelle épinière cette couche était plus intense que sur aucune autre partie *»

6. Frank suppose qae plusieurs cas de dyspnées viennent d'une maladie qui a son siège à Torigine des nerfs phréniques, et Portai a considéré la difficulté de parler et d'avaler comme dépendant fréquemment d'un engorgement dans la portion cervicale de la moelle épinière.

J'abandonne toutes ces conjectures au lecteur; je me presserai seulement d'appeler son attention sur plusieurs

£ oints qui dépendent du sujet qui nous occupe, et qui sont ien propres à montrer toutes les difficultés et l'obscurité dont il est encore entouré.

J'ai rencontré plusieurs cas très-remarquables , qui m'ont présenté tous les caractères d'une maladie intense de la moelle épinière, et dans lesquels on n'a rien pu trouver, soit dms le cerveau, soit dans la moelle spinale, qui pût, même au plus faible degré , rendre compte des symptômes.

* J*«i observé pinsirars hjdropbobrs, et j'ai assisté a Touvertare en ca^vres d'un plas grand nombre entort ; il n'y a que quelques mois que j'ai sniTi cette borriUe maladie, depuis les premiers symptdmes jusqu'4 sa funeste terminaison ; je n'ai jamais tu la moindre trace d'inflammation ou de lésion quelconque dans les organes encéphato-rachidiens « ni dans les nerfs qui en proviennent, non plus que dans l^s nerfs ganglionnaires. La seule lésion que j'aie reconnue est un déretopjpcment considérable, le plus sonrent inflammatoire, des cryptes muqueuses de la base de la langue, du pharynx et de l'orifice supérieur du larynx. Les liydro-

Sbobes meurent asphyxiés t on trouve dans leurs cadavres, comme dans ceux es tétaniques , une conge«Uon assex marquée dans les vdnes pulmonaires , un état génénd de congestion des principanx viscères, et particulièrement du ccr» veau, et le sang liquide d'un rouge obscur dan» les vaisseaux.

A. N. G., traâ.

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