‹ Des maladies de l'encéphale et de la moelle épinièreChapitre 7 sur 59 · BE LA 0OR6-IÊRE · texte numérisé non relu

BE LA 0OR6-IÊRE

tefleetiiëfesn'éteieiit.DuUeinent altérées. Cette hémiplégie resta tout à fait complète pendant quatre jours; il commença ensuite à reprendre un p^ de mouyement «kuis les memiires. Le 15, 11 pouvait porter la main à sa tête, et il raarcbait un peu avec un appui, mais il se plaignait d'étoisrdissements et de. tintements d'oreiHes ; il n'avait cependant que peu de céphalalgie. On Tavait saigné, et on lui avait administré les remèdes ordinaires dans ces cas. Le 19, il eut une céphalalgie considérable, et le 20 , il tint des propos incohérents. Le 31, il tomba dans le coma, et eut quelques conifulsions. Le 2â^, il était dans un état beaucoup plus satisfiii- MBt , tu point qu'il reconnaissait ceux qui rentouraient , et qu'il répondait raisonnablement aux queslions qu'on loi adreKait; mais il retomba dans le coma la nuit suivante , et il mourut le 25. Dans les trois derniers jours de sa vie, le pouls ayait présenté de cent douze à cent vingt pulsations.

Sur la partie supérieure de l'hémisphère droit du cerveau se trouvait une tumeur de cinq pouces et demi de long sur

1 demi-pouce d'én écartement des dtd^oséunproirement blanc et lent au centre de je formation plus e; la partie antésmplie d'un fluide l'avant en arrière roit, son bord ini faux. Autour de blement épaissie, gaiement. La surtumeur était déprimée et en conservait l'empreinte ; la substance cérébrale à la partie antérieure du cerveau ^ait considérablement ramollie , et offrait quelques apparences de suppuration. Une très-petite quantité de sérosité se trouvait épanchée; aucune autre partie du cerveau n'offlrait de trace de maladie.

Je n'ai trouvé dans aucun auteur aucun lait précisément semblable à cdui que je viens de rapporter. Le cas qui s'en

^4. SIGNES OB L'll!lffI.AmA1lQ9

rapproche le plus par ses symptômes , se trouve déciit par Laaeisi dans son Traité sur les morts stéites. Le malade sur lequel il a été observé présenta des paroxysmes qui semblaient tenir à la fois de la syncope et de rapoj^xie, quelquefois avec hémiplégie et d'autres .fois, avec convulsions.. La pie- ^ mère fut trouvée fort épaisse et couverte d'une sorte de pus mal élaboré.

Willis a rencontré un épaississement remarquable de la dureHonère à la base du crâne sur une jeUne femme qui avait été sujette à une violente céphalalgie qui augmentai à Fépoque de ses règles , et qui était alors accompagnée d'une distorsion du cou d'un côté. Cette femme arait eu aussi des attaques de vertiges et de lipothymies , après l^qu^es . eUe périt dans le coma. M orgagni a recueilli des faits sem- . biables.

. Un petit garçon de six ans, sujet d'une observation rapportée par M. Paisley , dans le troisième volume des Essai» • 40 Médsoine d'Edimbourg , fut pris d'une douleur dans un point particulier du c6té gauche de k tête: cette douleurfut suivie d'assoupissement , et devint fatale le douzième jour ^ avec les accidents ordinaires de l'hydrocépale. Au point correspondant à la douleur on trouva une tumeur clu Tolnme d'une grosse noisette, formée par la s4>aratiofi des lames > de la dure^mère et par le d^t entre elles d'une sérosité' sanguinolente liquide. On remarquait plusieurs Umieurs semblables , mais moins v<^umineuses , sur le côté gaudie dtt trajet du sinus longitudinaL Outre ce liquide , ces tu> meurs contenaient un grand nombre de petits eocps blancs comtBfi des vers ; au point où elles s'étaient formées , la dure- ■ière adhérait très-fortement aux membranes adjacentes. Il y avait un épanchement abondant sous l'arachnoïde et dans les ventricules.

Nots du Traduetsur sur les signes de P^nfiammatkm de la. dure-mère.

Trouvera't'oa , cUns le» obs«rvaUeiM réunias dans cttte section par M. iU}«f rrombie, des caractères suffisants pour «Stablir le diagnostic des inflammations de la dure-mère d'une manière bien certaine ? Non « sans doute, si Ton exige,

Knr arriver i ce résultat, des signes rëritaUement pathognomoniqaes ; mais si • s'arréieà detqrQiptdmeftradcnncls, «n s^rant, par «ntlfse, Ir* fhéao •

PK Là àCBB-^lÈllE. 55

• qui dépendent érfdemment de l'état d'inflammation de la séreuse cérébrale, et mime de la pulpe da cerveau , des autres symptômes , on trouve dans ces faits des données sa£fisantes poor établir, avec beaucoup de probabilité, que U mal a son siège dans la tunique fibreuse ou fibro-screuse qui revêt les parois de la cavité encéphaliqae. Il est facile de voir en eflet que le délire , la perte de mémoire, la fièvre intense , le coma , les convulsions , ne se sont manifestes dans ancun des cas réunis dans cet ouvrage , qqe lorsque la maladie a gagné l'encéfJude on ses annexes immédiates. Tant que l'inflammation est restée limitée à la dure-mére, aucun de ces phénomènes ne s'est montré, et même chez quelques-uns des stijets de ces observations , aucun des accidents que nous venons de signaler ne ^est manifesté , parce que le mal n'a occupé que la dure-mère ou l'os adjacent , Uodis que cheB ceux où ces accidents sont survenus , la maladie a pris la marche propre aux maladies des autres parties du cerveau, qui se sont trouvées afTcclées après la mort , dès Hnstant où ces accidents ont été observés. Si nous firfsons abstraction de ces accidents , il ne reste plus , pour symptôme propre aux faAuBmatfons de la dure-mère , que la douleur locale correspondant au siège de li maladie.

Cette douleur n'est cependant point pathognomonique , car elle s'observe dans les inflammations des antres membranes encéphaliques , où nous la trouvons encore comme le symptôme le plus constant ; mais lorsqu'elle ne s'accompagne d'aucnn mouvement fébrile soutenu , qu'elle ne coexiste ni avec le délire , ni avec des mouvements spasroodiques ou convulsifs , qu'elle reste fixe et circonscrite dans une partie assez limitée du crAne , on est fondé à la regarder comme Indiquant une inflammation de la dure-mvre ou du feuillet séreux qui la tapisse ; eur ù est difficile, et peut-être même impossible , de considérer séparément l'inflammsfkm de te» deux tuniques.

La douleur fixe d'un point de la tè^ , qui n'est pas constante, comme on l'a vn par l'Oas. I , on elle ne s'est pas montrée , mais qui est le phénomène le plus Iréraent, est surtout importante à remarquer pour le diagnostic de l'inflammation de la dnre-mére dans le cas où il est le plus utile de reconnaître cette inflamjnetifln pour y potto* remède, c'est «i-dire dons les phlegmaites chroniqaes de ki dnre-roere , le* seules qui exigent un traitement particuU^ et différent des «iitns phlegmasies cérébriiles. Lors donc qu'un individu éprouve depuis longtemps une douleur fixe daAs un point de la tète , si à cette douleur se joignent des svmptômea de coma onde compression du cerveau, par lesquels la vie du malade se tfvme-dédd^ent ocntqtromise , on ai examiner si les secours de la ohimtgle ne peuvent pas être utilement invoqués pour aller à la recherche des profits que la maladie encéphalique locale a pu faire naître. lïous ne pensons pas que dans l'état actuefde la science on soit fondé à recourir à ces derniers moyens sur ces seols signes diagnostiques ; mais il est évidemment indiqué deles employer si le malade n'a^té affecté qu'à la snite d'une cause externe qui Ait pea^lé sur'le point qui est le si^e de la douleur , et surtout si une fistule ouverte au tnvers de l'os est la preuve évidente et pathognomonique de Texistence du mal.

Iji duro-mère remplit a l'égard des os du cr&ne la même fonction que le pé- Tie«te on J»mend>nme médoUasveponr les antres os, puisque , si l'on ôdève une porUoa de la voûte crâniaine, eue ne se rrfome que par la dure-mère et i in 8ar£ace de la durC'mère dénudée, et si l'on enlève'une portion de cette men^ brane, l'os se nécrose à sa table profonde. Il résulte de ces rapports , que la malaifie de la dure-mère ne peut se prolonger longtemps sans amener la maladie de l'os, ««xtovt li le mal eecupeU «nriMe ^teienne de cette fibreuse , et que les

56 M Lk lÉNIRGIfK.

nialadiet it l'oc amdnitiit auisl la maladie de la dore-OMi-e. JXoat f rooTOM dan* cet circonstances la raison de la coïncidence si habituelle de la dirie des os du crâne et de la maladie de la dure-mère, et par conséquent aussi l'indication précise d'agir sur l'os , lorsqu'on a des indications assex précises pour qu'il soit très-probable que la dure-mère est malade dans un point déterminé. La maladies de la dure-mère, comme celles du périoste, ont aéo une marche très-lente qui dépend de la texture fibreuse de cette i elles ne déterminent la mort, au moins à en juger par les faits encore peu nom« Lreux, k la vérité, qui existent dans le domaine de l'art, que par la propagation du mal aux autres membranes cérébrales ou au tissu du cerveau, on bien encore en produisant des liquides morl^fiques qui agissent sur l'encéphale, soit cooinàe corps irritant , soit comme corps comprimant. Empêcher la maladie de s'étcadre dans la tète, prévenir la formation des produits raorbifiques, les soustraire s'ils existenr, par des moyens chirurgicaux, telles sont les indications à remplir; et ces Indications se dédubent spécialement des causes locales, des tymptàmes locaux, et de considérations tirées de la structure des parties malades, oaawica et fibreuses , et de leurs rapports réciproques. C'est particulièrement aoua ce point de vue que la marche lente et chronique des inflammations des tissus fibreux , comparativement aux Inflammations même très-chroniques des séreuses , mérite une grande considération dans le diagnostic et le pronostic des maladies de la dure-mère. A. N. G«, traJ,

SECTION IV

DE l'WFLAHIATIOiI DE t'ARACHNO!DB ET DE LA PIB-BÉRB , OU. DE Là MÉNIRGITE.

Nous ne séparerons point rinflammation de raraduK^lde de celle delà pie-mère. Ces phlegmasies sont très^difficilei k reconnaître en pratique; et comme ces deux membranes sont ordinairement enflanunées à la fois , il est très-probable que les tentatives que l'on ferait pour assigner à rinflammatioB de chacune d'elles des §ymp»t6nies distincts , n'auraient que peu d'utilité. La phlegmasie de l'arachnoïde et de la pie-mère se termine le plus souvent par le dépôt d'une couche pseudo-membraneuse entre ces aeux tuniques. Lorsque la fausse membrane s'étend uniformément sur les circonvolutions, on peut supposer qu'elle est le produit de la phlegmasie de l'arachnoïde, mais lorsqu'elle se prolonge profondément dans les intervalles de ces replis , il est probable que ^est la pie-mère qui a été le siège du mal ; il est de fait qu'on remarque souvent dans ces cas que la pie-mère présente le plus bÂut degré d'injection vasculaire, quoiqu'il n'y ait aucune concrétion pseudo-membraneufe entre les circonvo-

M tk wiamQmL 57

tnltoi. U «BUi'aiQean très-rare que Vm Irauve dns Tanfeiinoldfi une iinectioD vasculaire remarquable, tellement que Ton reste quelquefois dans le doute si cette membrane a été réelteneift enflammée * .

L'inflammation des méninges est fréquamnent jante aux autns maladies aigués da cenrean; mais on la trouve si seuvmt H<^ée , que Ton peut indiquer les accidents qu'elle produit inmiédiateBient. Cas symptômes ne se montrent pas d^me manière uniforme. Dans quelques caa, la mafadie débite par la céphalalgie, les vomissements, la£^e et la diffiduté de simporter lalumière ; mais h plus iréquenmwnt , d'après mes observations , cette pUegmasie débute parune loBçoa al subite attaque de convulsions^ Cette attiupie est qoelqnefcMS préoédée d!ttne céphalalgie et de vomissemento ; BMjs dteutMS fais eQe n'est annoncée par aucun prodrome. Cette attaque de convulsions est en général loi^e et intense ; die est quelquefois immédiatement suiviedu coma qui altère avec des retours de convulsions jusqu'à la termnai • son funeste- qui arrive en peu de jours. D'autres ibis h malade se rétablit après le premier accès oonvulsif ; il paraît trèsbien se porter pendant qndques heures , et même pendant pbtfieun jours; mais le coma parait ensuite après de nouvelles convulsions , ou sans en être- précédé. U y a enfin dea cas dans lesquels les convulsions ne se manifestent qu'à une période avancée de la maladie.

J'ai choisi les observations suivantes pour mettre en évidence las prineipaux phénomènes qui se manifestait dans cette maladie grave , soit chez les emants ,.soit chez les admîtes. iUfai d'évités une circonlocution ,. j'adopterai le mot mèsnwfùiff^pomr'eiprimer la maladie que je définis une iirflunnation de Fan^Mlde, ou de la pie-mère, ou de ces de» BwmbraBes à la fois , et que je considère comme une aifoctIoB distincte de l'inflammation de la dure-mèce.

On peut ronsoltcr sur les caractères anatomîqnrs. <lr« inflammations aiguës A chroniques <1e l'arachnoïde , mon Histoire anatomique des injlatnmaUana , ta I , p. 86. On j trenvera , snr les diflirreates dtërfetions de la séreuse encépbii» li<|— ■nflam^tB « des détails trtVëteodus qu^je ne puis donner ici parce qu'il» OKéderaient les limites d'une simple note. A. N G., trad*

58 M iA «ÉMMGIIt.

, §. I«'^ Âiê»ii^fHê 9impl0 ee montrant «m» iafbrmê la fins ordinaire,

Obs. VII. Un petit garçon de onze ans était , depuis une quinziiiie'de jours , dans une sorte d'abattement et «te nonehalaiice , avec des Tomissenents fréquents qui se repfoduisaient tous les jours , ou même qui peyenaieBt piasSeurs'Ibis pu; jour; il «?ait en même temps de la constipation , mails il ne>se ^a^poait d^mioune douleur, et il n'ayait pas de fièvre. Le soir du ^ judn 4816, cet enfant fut atiteint de oontalsions violentes qui se renouvdèrent plusieunsfrài. ïtams^les intervalles , il eut plusieurs vomissements et se pkdgmt de la tête , le pouls donnait sdbante pulsations ; les convmlsiojs» m rmouveltont ft^uemment la nuit suivante ; dan» les iàtJêtvalfes , il se plaignit qu'il perdait la vue. Vers le matin , les cenvulaotts cessèrent , et le msdade resta dans le plus proèmd coma, qui continua jusqu'au milieu de la jouniée du 50. U commença alors à (Uminuer après d'abondantes évacuations déterminées par un purgatif. Le soir , l'enâuit avi^ recouvré toute sa sensibilité ; il se plaignait de céphalalgie; le pouk donnait cent vingt pulsations par minute.

Le l**' juillet , les mêmes moyens de traitement fbreut oontmnés , le soulagement «'accrut ; il n'y eut plus de e^ba- Is^e ni de vomissements; la langue était humide, le p<nds donnait cent vingt pulsations.

Le 3 ^ le pouls était à c^t huit ; le malade «^accusait plus aucune douleur; il y avait de la propension au sommeM ; les papâles.étaieDtuii peu dilatées. ,

Le 3 , povds à cent douze ; le malade parmssait dan^un

état beflOKoup.phissatirffidsant; les yeux étalent dans if^at

BaAurel ; le ventre était libre ; la langue nette ; le sommefl

. naturd. Cet état s'améliora encore le lendemain , et le pouis

tomba à cent huit.

Le 5, pouls à soixante-dix ; attaqué de vomissement , et

vive douleur de tête : bientôt après , le petit malade tomba dans la stupeur ; il jouissait de sa sensibihté lorsqu'on l'éveillait, mais il donnait des signes d'impatience de ce que l'on troublait son repos ; il se {baignait de la tête ; les yeux étaient dans l'état naturel ; les vomissements se succédaient. Le 6, coma complet avec des convulsions fréquentes; le

Mtiék ■ÉRilun. 59

Mri» variiât d» 4»Bt Tingt à GMit goiiante j^iiliÉtl^ lade se pressait souvrat le front d'une main et Foodpat de Pauvre. Le lendemain , il passa toute la journée dans un coma proted , et mourut pendant la nuit.

Omvê^mv du codatr». — >* Ap^ Fincision de la dure-mère, 4M Deaomut une teinte jaune sur différents points de la sorfiMe du^erveau* Cette q>parence provenait de la présence d'une couche pseudo-membruieuse sur l'arachnoïde. Cette coodie avait eUTiron r^Mdsseur d'undemi-sc^eiMng ; die était même plus épaisse dans qudques pohits, et des pondons pseudo-memhianeuses très-considérables se prolongeaient entre les droonvolutions. On remarqua aussi une assez gnnde qaâaâké de cette matière pseudo-membraneuse entre les hémispfaèMa qui étaient même ainsi agghitinés par ]^aces par cette svbstanee. Le siège princ^ de ces produits de la maladie était la partie antérieure des deux hémisphères ; toute fai base du cer?eau, et spédalemait l'intervalle des lobée; presque toute la surface du cervelet en était aussi tapissée. Ce produit pseudo-membraneux n'«ustait point à la partie postérieure- du cerveau , où la pie-mère était évidemment enflammée. La surfiice de l'encéphale , dans tous les points oorfesfondant aux lésions des méninges , semblait aussi «iflaounée; mais la maladie jie pénétrait pas dans son épaisseur. On trouva un peu de liquide épandié k la base du cvine après qne Ton eut oilevé le cerveau ; mais il n'y avait aucun épandfcement dans les ventricules : du reste, tout l'encéphale était dan» l'éUt normal.

On. YUI. Une fille de neuf ans s^éveiUa subitement dans la nuit du 90 sq»tembre 1817 , se plaignant k gnmds cris d'une violente céphaWgie , «t s'éeriimt qif on hii avait domé un coup il la tête.

Le 21 , douleur IVontale qui n'est pas intoose , et qui n'o^ bhge pas la msdade à garder le lit. .

Le â2, peu de changement ; la journée se passe en partie au lit; la douleur de, tète persiste , mais les plaintes de la malade ne seanblent pas alarmantes.

Le S5, attaque de convulsions videntes et prolongées, suivi» immédiatement de coma profond.

Le 24, je la vois pour la première fois , et je la trouve dais le coma complet , les yeux ouverts et portés eft haot^le

60 Wt hk JKII0GIIB.

pouk toiit à fidt Btttttffcl ; te leDdemain elkétait dins le iri^ étal ;dte mourut le 96.

OuverHtre du cadavre, — A rinciiion de la dûre^mère on trouva les autres membnuies très-vasculakes et fort îDjeotte eomme dans l'état d'inflasAnatioa. Cette apparence était masquée dans des points où une fausse membrane jaune^était ét^ue entre l'arachnoïde et la pie-mère. Cette procfaidioii moriïide était dispMée en plaques irrégulières sur diffiénnOés parties de la surface du cerveau ; mais elle était nlus abondante à la surface supérieure de Thémispbère droit; elle était en g^éral de l'épaisseur d'un demi-scbelling, et dans qudfpies points die descendait entre les circonYolutions. On voyait aussi une pseudo-membrane oimsidérable k la flnrÛMse du eervdet. Une notable quantité de matière gélatineuse était toimcbée autour des nerfs optiques, et environ une onee dm fluide odoré se trouvait da^ les ventricules; la substance cérébrale était partout pfais vasculaire que dans l'état norind.

Ois. IX. Une petite fille de deux ans fut prise subitement^ le nuitin du 21 mai 1836, d'une attaque violente et prolongée de convulsions, qui la laissa dans un état d'abattOTieni tel qu'elle ne semblait pas reconnaître les personnes qui Peutouraient ; elle resta plimeur^ heures dans cet état , et les eonndsions r^Nirurent ; dles se reproduisirent , pour la troisième fois, la juiit nûvante, où elles fureta violentes et prolo^^. Je la Ws le 35, et pendant ma visite elle futiMtse encore d'une violente et longue attaque de ooavuisîons qui envahit toutes les parties du corps et particvdièrement la face et les yeux , qui étaient horriblement contournés. La malade était pâle et semblait épuisée; le poids était fréquent; il y avait eu d'abondantes évacuations abdominales provoqpaén par un purgatif prescrit par* le docteur Beilby : les matières évacuées étaient noirâtres et non naturelles. Un nouveau purgatif fut administré; on eut recours aux saignées loedes et «uxaj^cations froides sur la tète, et l'on ap{diqua un védcatoire. Après cette attaque, la malade fut ennipte de convuldoQS jusqu'à Tqirès-midi du 35. Dans cet interalle , elle resta dans un état demi-comateux avec des tiesaiiUeroents fréquents , le peuls fréquent et faible , et une certaine dilatation de» p^Mlles ; die prit ua peu cte nourritafe. D«is

DK LA ■ÉlflHG.TE. 6i

rapKS-mididu 25 . les con?iiUU»i8 revinrent avec une graode ¥iofeoee ; le 34 , elles se succédèrent presque sans interruption pendant ioute la journée ; les forces s'épuisèrent , et la mort arriva de bonne heure dans la soirée.

(hneriure du cadavre, — La surface du cerveau après Tenlèvement de la dure-mère était couverte , en plusieurs points, d'une pseudo-niembrane formée entre Parachnoïde et la piemère. C'était particulièrement aux points corre^ndantaui intervalles des circonvolutions qu'on observait cette pseado^ membrane, qui paraissait en certains points pénétrer aune petite profondeur entre ces replis. L'aracbnoïde détacbée semblait saine; mais la pie-mère était, dans toute son étendue, au pbis haut degré d'injection vasculaire, spécialement entre les circonvolutions; dont les espaces étaient tracés par une ligne très-tranchée d'un rouge vif lorsque l'on coupait le cerveau verticalement. U n'y avait point d'épanchement dans les ventricules , ni aucune autre aiq[)arence morbide.

§. n. Mniugiie d*unê étendue esiraordinaite, ne donnant Ueu qu'à des eympiômes très-^obscurs,

à quatre ans eut, dans le milieu

légère qui le retint au lit quatre

a chambre que depuis quelques

lefois ou deux, lorsqu'il fut pris

juin au soir. Un laxatif qui lui

ilagea beaucoup; cependant le

^. Le 25 , il eut encore des coli-

oir il fut encore soulagé. Mon-

'autre symptôme qu'une légère

e la pesanteur dans les yeux. Le

mt la nuit ; mais il se plaignit.

encore du ventre; il fut purgé fortement, et le produit des

évacuations n'offrit rien d'insolite. Le 26, il eut de fréquents

vomissements, et le soir il était accablé; le pouls battait

cent vingt fois par minute. Je le vis pour la première fois

dans la nuit ; il était alors dans un état d'accablement qui

touehait évidemment au coma , on pouvait le réveiller, mais

il était presque indifférent aux objets qui l'enduraient. Le

pouls donnait cent vingt pulsations ; le rec[ard et l'aspect

^ DB Là irtifINGITB.

étaient naturels; on eut recours aux saignées locales, aux purgatifs, aux api^ieations froides, etc. H sunrint âms la m:^ de fréqu(»its fomissements ; les laxattfs étaient rejetés ^ et aucune évacuation alvine ne survenait. Le 27 , le coma avait augmenté , et il y eut àms la journée de fréquentes eonvulsions de la faœ et des bras ; le pouls était à cent nngt pulsations, et il était faible; les pupilles étaient dilatées, et les yeux étaient insensibles à la lumière; la mort arriva le Iffliàemain de grand matin.

0n trouva à Touverture du cadavre toute -la surflM^ du eenreau couverte d^une couche pseudo-membraneuje jaunA^ tre, d^^ée entre Tarachnolde et la pie-mère. €ette couche avait sa plus grande épaisseur vis-à-vis des intervalles des droonvdutions. Dans quelques points cette fausse membrane pénétrait dans les intervalles jusqu'à la profondeur d'un demi* pouce , et dans certains endr(Hts , sur le côté droit du cerveau, cette couche accompagnait la pie-mère dans tout son trajet, dans toute la profondeur des circonvolutions, dette concrétion était étendue à toute la surface du cerveau et à la partie supérieure et antérieure du cervelet ; elle existait aussi à un degré remarquable autour des nerfs optiques. La piomère et ramehnolde avaient contracté , par f intermédiaire de cette pseudo-membrane , de solides adhérences. Lorsque ces membranes furent séparées, on remarqua que Parachnoide n'offrait aucune altération, mais que la pie-mère présentait dans toute son étendue une injection vasculaire au plus haut degré. Le dépôt pseudo-membraneux était entièrement confiné dans l'intervalle des membranes; car on n'en trouvait pas vestige, soit à la surface libre de l'aracènoYde, soit à la surface profemde de la pie-mère. II n'existait aucun épanche-' HMbut séreux. Le cerveau et le cervelet étaient parfaitement sains ; les intestins étaient en plusieurs points aist^idus par des gaz.

% III. Méningite d'une irès'peùie étendue anmmeée pat ieé êffviptàmes violente^

Oh. XI. Une petite fille de six ans fut prise, le 24 Jafr* vier 1822, d'une violente céphalalgie et de vomissements, avec une oonstiiiation opiniâtre qui résista pendant six jours '

DE LA MBIDIfinE. ^ 63

anx Dui^ifs les plus actifs. Elle se plaignii oonstammeDt pendant ce tcropB de céphalalgie ; les vomissemeiits reyivent de temps en temps , mais ils ne furent pas intenses ; le peub yariait de quatre-vingt-dix à cent pulsations. Le docteur Hay eut recours avec persévérance aux saignée» générales et locales , secondées par les purgatifs les plus actifs ingérés dans

k l'emplm de tous les moyens les mieux indiqués, à toutes Itt périodes du mal.

On ne trouva, à l'ouverture du cadavre, aucun épanche- , dans les ventricules; toutes les parties du cerveau fu-

rent trouvées parfaitement exemptes d'altération ; il n'y avait de lésion morbide qu'agi surface inférieure du lobe antérieur de l'hémisphère droit , au lieu où il se prolonge au-dessus de l'orbite ; il existait en ce point une couche pseudo-membra* neuse couvrant une surface d'un diamètre à peine plus étendu que celui d'un schelling. La substance du cerveau immédiatement adjacente à cette couche pseudo-membraneuse , était

64 • DE LA libinfCJTC.

sensiblement plus dense, et cette lésion n'exodtbttt pas en étendue le volume de la moitié d'une grosse noix. On ne put reconnaître aucune altération dans aucun autre oi^gane.

§. IV. ïïUnin^te de la hase du cerveau*

Oas. XH. Une demoisdle de quatorze ans fut prise d'aGcléeaU qui ressemblaient à ceux d'une légère fièvre continue, qui n*excita aucune alarme jusqu'à la &i de la seconde semaine. La céphalalgie augmenta alors d'intensité, il y eut de l'accablement et , par instants , de l'incohérence dans les idées. Je la vis pour la première fois , au commencement de la troisième semaine; elle était dans un eut d'accablement qui tendait au coma ; les pupflles étaient dilatées , le pouls battait de cent dix à cent vingt fois par minute; la langue était saburrhale. Pendant les jours suivants ,.les accidents varièrent considérablement ; on trouvait parfois la malade dans on état comateux , ou plutôt dans un état comme typhode ; les yeux semblaient insensibles à la lumière, et l'on observa une ou deux fois un certain degré de strabisme qui ne dura pas* tantôt elle répondait distinctement aux questions qu'on lui adressait , et tantôt elle ne répondait pas; le pouls , pendais tout ce temps , variait de cent dix à cent trente pulsations. La veille de f». mort , la malade se montra plus sensible à toutes les impiressions , et en tout beaucoup mieux; mais le lendemain elle tomba dans un coma plus profond, et les forces commencèrent à décroître; elle mourut la nuit suivante, après environ trois semaines de maladie. Plusieurs personnes de sa famille sont mortes d'hydrocéphale. - Ouverture du cadavre, — La substance cérébrale était saine ; environ deux onces de liquide étaient épanchées dans les ventricules; il y avait une grande 'quantité de matière pseudo-membraneuse à la surface du pont de Varole, d'où elle s'étendait en avant sur la base du cerveau; il s'en trouvait aussi beaucoup , mais de format^pi plus récente , autour des nerfs optiques. Cette matière pseiido-membraneuse s'é> tendait de là entre lés couches optiques , vers le troisième ventricule.

BE LA MÉIflIIGnE. 65

S. V. Mémngite suppurée de la surface du cerveau*

Oh. Xin. Un enfant de huit mois mourut le 15 mars 1818^ d'imé maladie qui avait duré plus de trois semaines. Cette nudadie débuta par de la fièvre , de l'insomnie et une respiration accélérée ; il se manifesta ensuite de fréquentes convulsions avec beaucoup d'accablement ; à la fin les convulsions furent violentes ; il survint du strabisme, et le malade tomba dans le coma. On observa dès le commencement de la maladie une proéminence remarquable de la fontanelle antérieure, qui augmenta considérablement la deuxième semaine* Dans le troisième septénaire , cette tumeur de la fontanelle était circonscrite, molle et fluctuante; lorsqu'on la compri-^ mait, il en résultait des mouvements convulsifs; elle fut ' 'te ponction ; elle fournit d'abord iiite de la sérosité sanguinolente, in changement dans les accidents^ rs après.

, on reconnut que la petite ouver^ au travers de la fontanelle , aboude matière floconneuse épaisse « [.ait entre la dure^mère et l'arachirâice du cerveau dans une étenichement semblable se trouvait -mère , et s'étendait dans les inos. Il existait aussi une grande lutour des nerfis optiques et sous ut un épanchement considérable

supputée des ventricules,

Obs. XrV. Un enfant de cinq mois qui avait été jusque-là dans une parfaite santé , fut pris de convulsions le soir du 21 novembi'e 1817. Cette attaque , qui ne fut pas d'une longue durée, fut attribuée à la dentition; on incisa les gencives sur plusieurs dents qui paraissaient être la cause de l'irritation , et l'on eut recours aux moyens mis habituellement en usage contre ces maladies. La nuit se passa bien. Le 22 , l'enfant fut abattu , et la respiration était accélérée. Dans Taprès-

66 M LA lll!fII<f€ITE.

midi, sai» aueun retoer de convukions, il tomba dans le coma où il resta plusieurs heures. Il en sortit après une saignée locale, l'admi&istre(tion d'un purgatif et des applications froides sur la tête. Lie 23 , cet enfant était dans un état très-sattefoisant ; les yeux étaient dans Tétat naturel ; il fixait et reconnaissait les objets qui l'environnaient ; il était même disposé à jouer ; il n'existait de traces de maladie que des tressaillements irréguliers. Le 24 , il resta toute la fournée duns cet état satisfaisant; mais il fut pris le soir d'une attaque de convulsions qui dura toute la nuit sans intermissiôn. La mort survint le lendemain matin.

Ouverture du cadavre. — Une couche pseudo-membraneuse était étendue entre l'arachnoïde et la pie-mère ; eUe couvrait presque toute la surface supérieure dii cerveau. On trouvait aussi une grande cpiantitéde cette matière pseudo-membrausMse à la surface inférieure des lobes antérieurs , entre les hémisphères et sur le cervelet. Il y^ avait dans les ventricules latéraux environ une once de matière purulente, et la substance du cerveau, qui forme les parois des ventricules était très-ramoUie; il n'y avait point d'épanchement séreux dans ces cavités. Une matière gélatineuse était épanchée en grande quantité autour des nerfe optiques , sous la base du cerveau et s6u8 le cerveleU Un sembuMe produit mêlé d'un peu cb matière puruiante se trouvait au-dessous de la moelle aUoDgée *.

' * Là ènfnlWgite des TeAtiicnles, soit à cause des rapports cpi'eDe a avec Thy* dhMséph^ aiguë, dtmt elle diffère c^eiidant et ptar ses sjmpfAmes et par Ks désordres qu'elle laisse après elle ; soit a cause de ses caractères WMûmiqptei, tjirf sont qudquefois assez difficiles i reconnaître , poui échapper à Jes observateurs qui ne les auraient pas bien présents, mérite de fixer l'attention éèa pathologlstes. Le fait intéressant rapporté par M. Àberi*roinbie> laisse à désirer ane descrip» tion exacte de l'état dans lequel était la séreuse des ventricules correspondant au tissu cérébral ramoUi. C'est pour bien ^ûre ea^naitrq Ira caractères anatoniquea de cette méninge enflammée , et pour signaler aussi les difEérentes formes soos lesquelles cette maladie se présente à l'observation clinique , qu'il nous parait ntik de joindre aux faits recueillis jpar M. Abercrombie , les trois faits suivants. ÛBS. XIV (his). Une ]petite fille de quatre ans fut atteinte sabitement , dans l«i nuit du 2 an 3 octobre, de nauséea, de ven^sements et de doideurs de tct« violentes. Le soir du 3 octobre , le pouls était fréquent et plein , les pommettes étai^t colorées; la malade était assoupie, elle était réveillée par des envies de ^oMir qui survcni^enc de temps en temps : elle portait alors la main i la tête. DMfla nuit, oonv«lsion idoiente qui dora Une ènai-henre, et qui fol saine

os LA «famsGiis. 67

s. TU. Méningite du cmmiet.

Om. XV. Une demoiselle de quarante-diiq 90s , sujette k. m écoulMBeat par Tweille gauche , se plaignait d'une dou-

d'on profond somineil. Deuxième jour, l'rafant est a««oapl, soubresautt de« extrémités dioraciques , yeux hagards quand on le tire de son état d*assoupIssement, ce qui est assez facile ; pupilles dilatées ayec oscillations , face mloniinée, ImifiBe. Douce sangsues sont appliquées derrière les oreilles ; pctit'Iait nitré pour boiasini. La malade a été ëveiUee pendant une partie de la journée ; mais elle est rctonbée , vers le soir, dans l'assoupissement; yeux portés en haut, pupilles dilata et peu mobiles. Quelques envies de vomir pendant la nuit , deux attaques de coavubioDS , cris : de U glace est maintenue sur la tête. Cet état persiste le quatrième et le cinquième jtMir, pendant lesquels il y a des alternatives de somadence et d'af^tatlon ; les pupilles restent dilatées et immobiles , il y a des convulsions dans les muscles de la face et dans les mains ; parfois rcnfant se renverse en arrière et serre les dents ; la face devient violette et gonflée ; le pouls s'accélère dans les paroxysmes. Six sangsues sont appliquées derrière les oreilles ; la glace ert oMintrâne sur la tête, et l'on donne des lavements laxatifs. Le sixième jour, cooaa profond et continuel, qui n'est interrompu que par des cris et des soupirs; pupille très-dilatée , yeux portés en haut et en dehors , pouls lent , seosibiUtc gcoérale diminuée : mort dans la nuit.

Ouvtrtun 4tt eailavr*.— Environ une cuillerée à bouche de sérosité jaunâtre s^écoula i l'incision de la dure-mère : les vaisseaux qui rampent à la surface du cerveau étaient très-engorgés ; l'arachnoïde de la convexité était dans l'état sain, vne once environ de sérosité lactescente était épanchée dans chaque vcntricidc latérftL L'arachnoïde qui tapisse leur cavité «tait pâle , mais elle était terne et un peu épaissie; sa surface était rugueuse au toucher; les plexus choroïdes étaient rouges, injectés et épaissis; une matière gébtino-purulente leur adhérait; une couche plastique , opaque, d'une demi-ligne d'épaisseur, recouvrait tout rentrecroisement des nerfs optiques , et se prolongeait dans la scissure de Sylvius ; tons les viscères thoraciques et abdominaux étaient sains.

Cette observation «présente l'inflamitiation de la séreuse des ventricules à son plus faible degré : elle a été beaucoup plus prononcée dans le cas suivant, observé par le D. Legouais.

Obs. XIV {ter). Une petite fille de huit ans était sujette' à des épisUxIs qui étaient encore devenues plus fréquentes depuis un mois. Dans les premiers jours de décembre, elle commença i se plaindre de la tète; le 13, la céphalalgie augmenta , et il survint des vomissements ; le 14 , augmentation de la céphalalgie, insomnie , face rouge , animée-; yeux vifs , constipation , ventre sensible au toudier , vomissements glaireux , agitation. Le 17 décembre , tendance ù l'assoupissèment, cris fiêquents) des pédiluves sinapisés avancèrent la diminution de la céphalalgie, qui devint encore moindre diûis la journée, après l'application de qaatre sangsues derrière chaque oreille; l'assoupissement diminua également, mais il revint dans la nuit, dans laquelle il y eut aussi de l'agitation. I^ 18 , légère altération des facultés intellectuelles; réponses peu faciles, moins de eépha* lalgie, mais toujours assoupissement ; chaleur de la peau peu élevée, pouls lent, langue chargée , constipation , cris ; on appliqua des sinapismes aux pieds et de la glace sur la tète, etl on administra vne potion ëthérée. L'assoupissement dimi-

68 DE L4 iftniNGITE.

leur dans cette partie, le 11 mai 1^1 ; les deux Jours suivants , cette douleur s'étendit à la tête , et s'accompagna de ièvre. Le 14 , la malade se plaignait de céphalalgie générale et d'une violente et douloureuse sensation de battements à la

nos t il y eut une rémisfion momentanée «les autres symptômes , iiiais le cou devint raide, la parole difficile ; la nui^ suivante, il y en% une diminution sensible de l'assoupissement et derafFaissement, après une évacuation spontannée. Le 19 , ëtat tout à fdit satisfaisant, retour de la rsjson , parole facile , pouls un peu fréquent et intermittent , urines troubles , sédimen^euses; le soir , la tendance a l'assoupissement et la raideur du cou, reparaissent k un faible deçr4. Le 21 , vers le milieu du jour , douleur au sommet de la tète et à la partie postérieure du cou , rougeur de la face , chaleur à la peau. Le 22 , même eut ^ on fit appliquer quatre sangsues à l'anus et des pédiluves sinapisés ; la nuit , céphalalgie , loquacité , délire; agitation vive , plaintes dans lesquelles l'enfaiit accuse une douleur de tète, accablement. Cet état continua jusqu'au 20; alors agitation violente, pouls fréquent , petit et serré ; visage rouge , peau chaude , ventre très-libre ; on plaça deux vésicatoires aux cuisses , et deux sangsues derrière chaque oreille. Le 27 ,' parole plus difficile, prostration plus considérable. Le 28 et le 29 , l'assoul^ssement augmenta, la malade ne répondait que par monosyllabes aux questions qu'on lui adressait ; on fil appliquer qes vésicatoires derrière les oreilles. Le 90 , vers quatre heures , perte complète de connaissance , renversement de la tète en arriéra, mouvements irfégnliers des bras, yeux immobiles tournés en haut, pur pille extraordinairement dilatée, non contractile, poub fréquent , intermittent et faible, face rouge, respiration gênée. Le 31 , affaissement généra^ , face violâtre, respiration stertoreuse , et mort dans la journée.

Ouverture du cadavre. —9 Les circonvolurîons cérébrales étaioat aplaties, les ventricules latéraux étalent très-distendus et contenaient quatre i cinq onces de sérosité limpide. L'arachnoïde qui tapisse les ventricules, avait acquis une épais* seur et une résistance au moins doubles de celles qu'dle o(ùre dans l'état sain. La substance cérébvale avait sa consistance ordinaire. Les deux poumons étaient gorgés de sang , et présentaient quelques pointa d^nduration vers leurs bords pos« térirurs; les intestins avaient entre eux des adhérences anciennes, et ily avait quelque trace d'affection chronique de la muqueuse digestive *.

Cette observation est «itrèmement remarquable par le siège circonscrit de l'inflammation encéphalique dans la séreuse des ventricules; elle fournit un exemple de phl^masie aiguë prolongée de cette membrane, caractérisée par son é|^aissis« sèment et par son augmentation de densité. Le fait suivant*nous offrira l arachnoïde des ventricules enflammée et couverte d'une pseudo-membrane.

Obs. XIV (quater). Marie Guibert, âgée de treixc ans, était épuisée par une succession d'abcès survenus à l'aisselle, sous le grand pectoral et 4 la mamelle; b suppuration avait alterné avec une diarrhée. Ces accidents s'étaient proloi^es du 17 septembre 1823 au 13 février 1828. Ce jour-là la malade, qui était fort bien et en apparoice convalescente depuis quelques jours, qu'un cautère avait été étobli en arrière et à droite du thorax, se pbignit d'un peu de douleur susorbitaire du cdté gauche. La conjonctive de ce côté était injectée, l'œil sensible

• Cette observation de M. Legouais est Insérée dwis le TraiU de l'JraeiMitt' de MM. Parent et Martinet , p. 274.

DB LA aÉRIRGITE. 69

partie pNOstérieure de la tête. Elle était sourde, et tendait h l'assoupissement , mais eUe conservait toute sa sensibilité ; le pouls donnait cent vingt pulsations, et était très-fort; une large saignée fut pratiquée, et les médicaments appropriés à

à la lumière, la peau chaude; il y avait dê\n fièvre. Le 14, vomisseoienU , aDgmentation de la douleur de la tète ; le soir , vive agitation , cris arrachés par la douleur; la malade se remue sans cesse et peut à peine répondre; face coltv rée^ pouls frëqvent «t serré : on pratiqua une saignée de bras de deux palettes, <pi parut soulager; cependant elle vomit encore après; nuit assez tranquille. ]Qo 15, pouls à cent seize pulsations, développé; peau chaude, face colorée,, impossibilité de supporter une vive lumière, langue naturelle; plus d*envie de vomi* , réponses lentes (JPrescr. oximel , compresses froides sur la tète , huit saBgines aux tempes, sinapismes). Dans la journée, elle eut quelques frissons, do délire, et poussa des cris aigus; le soir, le sang provenant des morsures de» sangsues était à peine arrêté, qu'on en appliqua six autres sur les côtés du cou» Le 16, les yeux sont fortement portés à droite et insensibles k la lumière; la malade se' plaint de fortes douleurs et d'élancements dans la tète; il survient plu» sicvrs vomissements bilieux ; le bras gauche est complètement paralysé, et parait avoir perda «a sensibilité; les muscles fléchisseurs du membre thoracique droit sont contractés, la sensibilité paraît égfilçroent éteinte dans cette parâe; dan» l'après-midi , il y a parfois du délire par moments. Le 17 , on trouve plus de résistance i étendre l'avant-bras droit, qui présente de fréquents soubresauts des ten- 4oas; pouls à cent huit pulsations , irrégulier, faible ; le soir, la respiration est accélérée , râlante , l'insensibilité est copiplète , et le lendemain , la malade meurt à huit heures du matin.

Ouverture du cadavre. — Fausses membranes purulentes, d'un beau jaune , 4ans la cavité de l'arachnoïde vers la partie antérieure de l'hémisphère gauche; on en trouva encore à la partie antérieure de l'hémisphère droit d'une moindre étendue. Dans ces deux points , ainsi que vers la sdssure de Sylviits, sur les par* tics latérales externes de l'hémisphère et aux environs de l'entrecroisement des BcrCi optiques , on observe uneinhltration purulente du tissu sous-arachnoïdien , «d «st épaisd , jaunitre et complètement opaque; les membranes sont injectée» dans tonte leur étendue, pales et friables. La partie supérieure du cerveau parait saine , la substance blanche est seulement un peu injectée ; les ventricules renferment chacun une once de sérosité trouble, lactescente; ils sont tapissés dans Icor moitié postérieure de fausses membranes. L*arachnoide et la substance céré* brak adjacente sont piquetées de points rouges ; cette dernière parait ramollie ; le scptum-luddora , la voûte et le corps calleux ont perdu leur consbtance ; il» troublent l'eau dans laquelle on les met; sérosité purulente dan^ le quatrième ventrl^e , dont les parois sont également piquetées de rouge. Cervelet ferme , •rfn, ainsi que b protubérance cérébrale, les corps striés et les couches optiques *.

n serait &cile de multiplier les observations sur cette méningite, car les auteurs en ont recueilli nn assez grand nombre , et elle se présente encore assez frét dans la pratique; mais Ces faits suffisent pour faire voir que l'inflam-

* Observation recueillie par M. Diarrc, et rapportée par M. Charpentier, dans son Traité de V Hydrocéphale aiguë ^ p. 175.

70 DB LA a&IlINQÎrE.

cet état furent employés avec activité le jour et le lendemain par les docteurs Thatcher et Bryce. Je vis la malade le 16 mai : il existait alors un véritable état comateux ; néanmoins la makde, lorsqu'on l'éveillait, jouissait de ses sensations; les yeux étaient dans l'état naturel, la langue était nette; le pouls donnait cent trente pulsations. Elle se plaignait encore de la tête , lorsqu'on la pressait de questions , mus elle ne se plaignait nullement de son état tant qu'on ne l'éveillait pas tout k fait entièrement. Le pouls avait beaucoup perdu de sa force; aussi n'eut-on recours qu%ux saignées locales. Le soir on pouvait la faire sortir de l'état comateux avec phis de £&cilité ; elle disait qu'elle se trouvait mieux ; eUe passa la nuit dans l'insomnie en tenant des discours incohérents ; elle périt de bonne heure le lendemain matin. Il était survenu, ()ans le commencement de la maladie, un léger écoul^nent par l'oreille gauche.

Ouverture du cadavre. — U y avait un léger épandiement dans les ventricules latéraux; le cerveau était d^aiUeurs parfaitement sain. Une matière punforme épaisse était épanchée à l'extérieur du cervelet ; ce dépôt était plus abondant du côté gauche. La pie-mère cérébelleuse était fort injectée; mais* la dure-mère était saine; il y avait un peu de matière

J purulente autour de la glande pituitaire et dans la cavité de 'oreille , mais il n'existait pas de trace de lésion des os du crâne et de la dure-mère correspondante autour de l'oreille. On voit , par les fiadts précédents , la diversité remarquable des symptômes de la méningite ; j'ai choisi avec soin ces observations pour donner des exemples de méningite exempte de complication avec toute autre affecti<;^ grave du cerveau. Les convulsions des enfants, que l'on éài porté à attribuer indistinctement à la dentition, sont, je erois, fréquemment dépendantes d'une méningite. Dans ces eas, au lien d'une couche pseudo-membraneuse, on observe souvent une c«uche mince à k vérité, mais étendue, de liquide puriforme à la surface de la pie-mère.

ination se montre clans cette partie du cerveau avec «es caractères anatomiqurs ordinaires. Ntnia examinerons dans une «utre note si elle se caractérise par des symptômes suffisants pour la dire reconnaître pendant la vie.

A. N. G., frad.

DE Lk lÉRUIGITB. 7t

§. Vm. P<Mmê dangereuse de la méningite, gui ne imiese d'autre trace qu'une injection extraerdinowe^

Ceux qui (mt écrit sur les nraladies du cerveau , me panuU- Msnt n'i^ûir pas assez fixé leur attentioE sur une forme mndmçe de la méningite , qui met le malade dans le plus gr^ dnger. Lorsqu'efie revêt cette forme ^ la méi^i^ite est faci< kraent prise pour une manie, ou cb^ les femmes pour une mocBfieation de l'hystérie; c'est ainsi que l'on ne reconnaît qadquefois cette deuigereuse affection que lorsqu'elle est devenue rs^ndement et inopinément fîttale. Cette forme de la méningite commence quelqirafois par une dépression del fonctions vitales, qui disparait subitement après une courte durée pour faire {dace à un état de galté extraordinaire , que soit bientôt l'exdtation numiaque. D'aides M&^ l'invasion de cette sialadie est moins évidente, et elle ne manifeste son existence que lorsqu'elle est tout â Ait confirmée. Les sympttoes par lesqu^ se distingue en général cette affection» sont une rapidité remarquable dans les manières des malades, une léquacité continudle, dans laqudle ils passent d'un sujet i un autre sans raison; une insomnie opiniâUre et lo pouls Mtit et fréquent. On cd)serve quelquefois , dans ces cas, des baflndnations , qui condstent en ce que les malades m . représentent «fes personnes et des choses qui ne sont point eà leur fmagination les leur fait voir» mais ce symptôma manque entièrement dans plusieurs cas. Les progrès de cette miAftdie sont en général très-raj^des, et dans quelques cas eBe détermine des convulsions et le coma ; mais le plus ordi^ nairement elle devient fatale par Fexjtinction subite de la vie au pl^haut degré de l'I^yperstimuMion , sans état comateux.

Le désordre principal que cette fit^'me de la méningite iaisse 8^»rès elfe , consiste en une mjection vasculaire considértàAt €fe la pie-mère , quelquefôis avec un léger épanchement entre cette membrane et l'arachnoïde.

Cette méningite met les malades dans le plus grand danger , et elle ne x>ermet pas de traitement très-actif. La saignée générale est mal supportée , et Fon est forcé de s'en tepir aux saignées locales, aux purgatifs, auxantimoniaux: et à l'explication si eflficace du froid sur la tétCw.

7â DB LA lÉNIIIClTfi.

Celte Ibime de phlegmasie enoépfaftlkpie est tpès^conmpiDe chez les femmes d'une eonstitution délicate et irritable ; mais elle s'observe aussi chez des sujets de l'autre seie , et spécialement chez des indÎTidus intempérants. Je Vai oependant observée une fois chez un individu de quarante à cinquante ans, d',une forte constitution, et menant une vie trèsdr^lée. Il est difficile d'expliquer comment la mort survient dans cette maladie; elle parait en général le résultat subit d'une eitinction de la vie arrivant au plus haut degré de l'excitation, sans aucun des résultats ieunédiats de l'inflammatioB.

Ois. XVI. Une demoiselle de vingt-trois ans avait éprouvé , Beaucoup de chagrin de Ik mort de sa sœur; elle en avait perdu l'appétit et le sommeil II y avait environ deux mois qu'elle était dans cet état, lorsque, le 4 août 18S5 , elle s'adressa au docteur Kellie , voulant, disait-elle, le consulter pour son estomac. Ce médecin la trouva divaguant d'un siget à un autre avec une extrême rapidité et une grande incohérence dans les idées. Le 5 août, elle était dans le plus haut . degré d'excitation , elle parlait continuellement et elle chantait et criait akemativement ; le pouls donnait de quatrevingts à quatre-vingt-dix pulsations. Le soir, elle devint tout à fait calme et raisonnable après une dose d'opium : cet état satisfaisant dura une heure au plus; elle s'endormii ensuite,^ et après deux heures de sommeil, elle se réveilla dans le même état d'excitation où elle avait été auparavant, Les mêmes symptômes continuèrent le 6 ; le matin, le poub était peu altéré, mais il devint ensuite petit et tr^-rapide. Le 7 , après une nuit dans laquelle l'excitation avait été continue et considérable , elle eut encore un intervalle lucide, mais son pouls battait alors cent cinquante fois. L'excitation reparut , et continua jusqu'à quatre heures de l'après-midi , heure à laquelle elle s'endormit. Elle se réveilla à huit heures, cflAme et jouissant de toutes ses facultés , mais avec une tendance évidente au coma ; le poub était petit et donnait cent cinquante pulsations. Elle prit des aliments et du vin , et elle passa la nuit , partie dans l'état d'excitation , partie dans l'état de coma : elle continua jusqu'à la mort à tenir des discours incohérents; mais elle connaissait «eux qui l'entouraient , et elle comprenait très-bien tout ce qu'on lui disait. La mort survint vers le milieu de la journée du 8.

DB LA ailIlllGITE. % 75

ht seol désordre qu -il fat possible de trouver à Pouverture éa eadfl?fe,ftit Fétat d'injection vaseulake coosidérable de la^-mère , i<»nt à de nombreux pdnts rouges dans la substance du cerveau.

Oh. XVII. Un honmie de quarante-quatre ans, d'une forte constitution , et menant une vie très-régulière, fut subitement pris , sans cause connue , d'un extrême abattement, joint à un certain degré de babil et d'insomnie. Cet état dura deux jours, et cessa ensuite subitement; le malade reprit alors toutes ses fecultés et parla avec enjouement. Cette amélioration fût ^pendant immédiatement suivie d'un état d'excitation générale , avec loquacité et propos incohérents , avec insonmie opinJAtre ; le pouls s'éleva rapidement à cent soixante pulsations. La mdadie persista avec les mêmes accidents pendant environ quatre jours, après lesquels le malade tomba subitement dans un état de coUapsus, et mourut.

A l'ouverture du cadavre on ne trouva aucune autre lésion qu'une injection vasculaire considérable de la pie-mère et de l'aradmolide, avec une petite quantité de sérosité épanchée entre ces mesnbranes.

Cette obscure et dangereuse maladie encéphalique se maififeste quelquefois comme complication d'autres maladies, et spéc^ment du rhumatisme aigu et d'autres affections inflammatoires; elle attaque quelquefois les femmes en couches. 11 serait iuutile de rapporter ici, avec détail, des faits de ce genre; on ne ferait pas mieux connaître la nature de cette maladie *.

* La Woit ne nous semU« pas seulement produite par l'excès êe surezdutlon

Îénârale qn'ëpronve toute l'ëconomie par suite de rinflammation étendue, encuro sa première période, qui s'est développée dans les méninges, dans les cas sur Ihquels M. Àbercrotnble vient de rapporter des obsenrations. 11 semble très-probaÛe que la mort est aussi due en partie , au moins dans ces cas , k la compression qu'épronre le cerreau par l'augmentation de quantité du fluide de Cotugno. La pnlegmasie de la pi«*mere , qui est l'organe sécréteur de ce fluide , explique snCuamment l'augmentation d'exhalation qui le rend plus abondant. Le fait suivant , qui fournira , en même temps, un exemple de méningite des ventricules , montre la réalité de cette augmentation de liquide séreux dans la cavité encéphalique, Cette augmentation , qui concourt si directement à la terminaison funeste de If maladie aies les enfants, arrive de même chez les adultes dans les mêmes drconstanres , et a les mêmes effets. Om, XVII (kf), Bttoon, loamolicr, âgé d« 54 tas , fut amené dans mou scff>

74 IftB LA HillDIGITB*

Une jeune' femme, que fai vue avec M. Tnmer, était atteinte, députe trois jours, d'un i^mnatisme peu intense; son pcMudi donnait de quatre-vingt-dix à quatre-viiq;t-s»eike pulsations. Le quatrième jour, les douleurs ^Hq[>amrent, et le

vlM • rUpItal le l«r miu» 1832, pcti4Mifc m vkHe; 11. «mil depab InHion»

ua ëryf ipèle phl^moneur de la cuisse et de la iambe gauchet ; ce» parties étalait en cHet le siège d'une.ënorme tuméfaction inflammatoire. Une saignée du bras, de douze onca , fut immédiatement pratiquée; dans la nuit suivante il fut pris dfuo délire intense. Le deux mars, i la visite, je le trouvai vociférant, ciiant contre tous ceux qui l'appr^chi^ent, et yartlssanl préocaipé de l'idée qa'i\a voa* laient l'assassiner ; le poids était d'une fréquence modéré^ dur et ï^U^% les yeox étaient brillants et injectés, les pupilles étaient mobiles et resserrée! , la respiration accélérée. Le malade ne paraissait pas reconnaître oik il était , ni distinguer ' les penonnes tt les objets qui F entouraient ; il readait ses urines dans son Ut , et ne semblait pas s'en apercevoir. L'érysipèle pblegmoneux de U jamV* et de I» cpisse était peu enflammé, et une fluctuation , encore obscure, anooncuit que des apostbèmes se formaient dans le tissu cellulaire sons-cutané. Prêt, baignée du bras , de sei^ onces , application de 24 sangsues derrière les oreilles, application de cataplasmes émolUents sur le membre abdominal gaudie. Le soir , malgré l'emploi de ces mojreos, le malade était dans le même état ; cependant il éodt abattu et le délire était moins bruyant, fiientât après il tomba dans un coma qui devint de plus en plus profond. II mourut le lendemain matin.

L'ouverture du cadavre fut pratiquée 26 heures après la mort. La ple-mèrê, sur toute la convexité du cerveau , était d'un rouge vif; les vaisseaux , qui nm<, pent dans les anfractuosités du cerveau , et qui pâiètrent dans son tisaiVi ^l^nt très-injectés; l'aracbnoïde ne présentait aucune lésion apparente, mt^is elle «e déchirait plus facilement que dans l'eut sain ; la substance cérébrale était ferme et saine, très-légèrement sablée en s'approchant de la surface du cerveau. Le» deux ventricules Iptéraax, et surtout le ventricule gauche, étalent «rds*dU«té«; ce demifr avait une capacité plus grande d'un tiers que dans l'état sain ) les ventricules étaient remplis d'une sérosité diaphane incolore ; la membrane Interne du ventricule gauche était épaissie, d'un blanc mat et présenUnt des rugosités arrondies, très-peu saillantes , qui ne se voyaient bien qu en l'observant k contre* jour; ces rugosités étalent senties en promenant très-légèrement le doigt sur la surface de la membiane. Cet état de maladie de la tunique interne du ventricolc gauche , se remarquait sur toute la partie externe de cette cavité. Les plexus choroïdes ^ent très-injectés ; la tunique interne du ventricule droit et cdie des troisième et quatrième ventricules étaient saines. Ces dernières cavités étaient faible* ment dilatées. La quantité de liquide contenue dans les mailles cellolensesi sous-arachnoîdiennes de la moelle épinièré éuit asses considérable, mais on ne distinguait aucune trace de maladie dans ces organes ; tous les viscères étaieni sains ; la jambe gauche et la cuisse présentaient une vaste infiltration purulente , dans quelques points le pus était réuni ai foyers. L'artère crurale et ses rameanx étaient, à leur surface interne , le siège d'une vive inflammation , elles étaient tapissées de caillots fibreux applatis en forme de fausse membrane.

Cette observation, dans laquelle l'augmentation de la quantité normale de sérosité céphalo-rachidienne, a été l'effet de rinflammation de la ple-mèrc et de la séreuse des ventricules, est importante sous le rapport des cei£ct«urc8 «Qatomiq^es

. DE LA ■ÉKIRGITE. 75

soir la onlade eonmiença k parler beaucoup, el a?ecuii peu (TiiicoiiérenGe ; mais elle ne se plaiguait d'aucune douleur. I>e duquième jour , elle fut plus tranquille, mais elle tint de nouveau dans la nuit des propos incohérents. Je la vis ak)rs pour la première fois ; la loquacité était considérable , et lea iHropos qu'elle tenait étaient extravagants et sans suite ; mai» îofsqu'on fixait son attention, elle répondait sensément aux questions qu'on lui «dressait ; le pouls donnait cent vingt pulsatrâns ; la langue était légèrement chargée , mais humide, et la malade ne se plaignait d'aucune indisposition. Le sixième jour, les accidents continuèrent; le soir, eÛe tomba dans le coma et mourut dans la nuit. On avait eu recours aux saignées et h divers autres moyens de traitement sans aucun ainantage.

Un soldat, âgé de trente-quatre ans, dont je dois l'hiatmre au docteur Hennen , avait un rhumatisme aigu intense avec de» symptômes de pneumonie. U fut soulagé par k saignée; mais son pouls conserva sa fréquence, et il y eut qndques palpitations de cœur) mais qui ne furent point in- USÈSCB. Le quinzième jour de sa maladie il tomba subitement dans le eoma, et périt en peu d'heures. Dans ces deux cas, la dissection du cadavre ne fit reconnaître aucune lésion qui pût expliquer les accidents d'une manière satisfaisante.

J'ai n^porté ici mes observations sur cette maladie dangereuse, tdiles que je les avais présentées dans la première édition de cet ouvrage; j'ai eu depuis occasion d'observer ^usieurs exemples de cette forme si dangereuse de la méningite, et j'^ai été conduit à adopter^ pour la ooMbatti-e, un mode do traitement qid semble [nromettre d'heureux résultats. Sans hasarder encore à ce sujet aucune cowéquenee générale, je me contenterai de faire connaître le fait «livant.

Obs. XVm. Une dame de trente-huit ans se rétablissait

àe tiaflamimitioD ie la inembrane des Tentrlculcs. Ces caractères , que j'ai durits dtaoé mon Mûtoire anmUmiqm Jet.in/lqmwtmtioiu^ soattrès>peu 4vidcflit4 pour ceux qui n'ont pas l'habitade des ouvertures de cadavres ; Us ont nécessairement été souvent méconnus dans les observations publiées. Cette remarqne est un motif pour justifier les doutes qu'inspire&t les relations de faits sur des hydropisies , r^mtée» e$*enUétta* , des ventricules cërëbraux.

A. N. G., trad.

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