PATHOLOGIE
TUMEURS LIQUIDES, KYSTES
riques; mais le péritoine ne peut pas être déplacé à leur surface, ainsi qu'on l'observe chez ces derniers, si ce n'est au voisinage des parties latérales, au-dessous de l'insertion des trompes et des ovaires. Leurs parois sont toujours plus ou moins épaisses.
Lorsqu'on fait une ponction dans les tumeurs fibreuses, le trocart éprouve une résistance d'autant plus grande à sa progression que leur tissu est plus dense; i! y reste fixe et il ne s'écoule' que du sang pur ou qu'un peu de sérosité de la canule, à moins que l'on ne tombe dans une partie kystique dont on pourra examiner le liquide. On peut d'autant plus facilement confondre une tumeur li!)ro-kystique avec un kyste multiloculaire de l'ovaire, que le col utérin est parfois normal de même que la cavité utérine. La présence de fibroïdes au voisinage du kyste et l'existence départies dures dans la tumeur du côté du ventre doivent toujours mettre en garde contre une erreur, et l'on ne devra négliger aucun des moyens de diagnostic.
Quoique les tumeurs fibreuses ne se développent, en général, que vers l'âge de vingt-huit à trente ans, elles peuvent néanmoins exister plus tôt. Tel est le cas d'une jeune fille âgée de vingt-quatre ans que j'ai opérée pour une tumeur fibreuse du poids de 33 kilogrammes, dont le début remontait à l'âge de dix-neuf ans.
D'autre part, les tumeurs fibro-kystiques; parfois stationnaires, continuent à s'accroître après la ménopause ; elles peuvent atteindre également un poids de 30 à -40 kilogrammes. Dansquelquescas, lorsque la tumeur est formée par des loges lymphatiques communiquantes, la pression locale détermine une dépression de la tumeur qui ne reprend pas instantanément sa forme naturelle comme dans un cas de kyste ovarique, ni lentement comme dans l'œdème. Les tumeurs libreuses d'un volume excessif sont presque toujours œdémateuses.
Avec un peu d'attention, à l'aide ^ig
des notions précédentes, il est diffi- R, Matilé des reins, - s, sonorité intestinale in- Cile de confondre avec un kvste Piquée par les stries transversales claires qui corres-
pondent soit a I espace qui sépare les deux tumeurs ovarique les tumeurs provenant des rénales et lo foie, soit aux surfaces des tumeurs
viscères de la cavité abdominale , même lorsque ces tumeurs sont Kystiques et très- volumineuses, ainsi qu'on l'observe pour certaines affections des reins (fig. 127), de la rate, du foie, du mésentère, de l'arrièrecavité de l'épiploon, etc.