‹ Des maladies du placenta et des membranesChapitre 17 sur 20 · PERTE · texte numérisé non relu

PERTE

Dumonceau.

à 45 jours.

à 8 mois.

6 mois 1/2.

M'"" Boiviii.

d 4 lliUlS*

3 mois 1/2.

Liltre.

à 2 mois.

à 6 mois.

4 mois.

Crawfort.

'1 ^ m nie

a / lliuia.

4 mois.

Souville.

à 3 mois.

à 7 mois.

4 mois.

Percy.

à 3 mois.

à 8 mois.

5 mois.

M""^ Boivin.

à 3 mois 1/2.

au 8' mois.

4 mois 1/2.

Pichart.

à 4 mois.

à 4 mois.

Millot.

à 4 mois.

à 4 mois.

Delamothe.

à 5 mois.

à 5 mois 1/2.

15 jours.

Percy.

à 6 mois.

à 9 mois.

3 mois.

Bremser.

à 7 mois.

à 8 mois.

1 mois.

JoUy.

à 8 mois.

à 10 mois.

2 mois

(an il' mois.

au 11^ mois.

Baudelocque.

(au 16* mois.

au 14"= mois.

Note sur la durée de la gestation hydatique

Observations sur 32 cas :

1 femme est accouchée

au quatorzième mois

au onzi^e mois.

à dix mois.

à neuf mois.

à huit mois.

à sept mois et huit jours.

à sept mois.

à six mois.

à cinq mois et demi.

à cinq mois.

à quatre mois.

à trois mois.

32 cas.

Dubois et Desorraeaux {Dictionnaire en 30 volumes) admettent trois variét(\s do môle iiydatique :

1" Une môle hydatique embryonnée;

2*^ Une môle liydatiqiie creuse ; 3° Une môle liydatique en masse.

!.a première formée d'une masse qui offre, dans une certaine étendue de sa surface correspondant au placenta ou sur toute sa périphérie, un nombre plus ou moins considérable de vésicules séparées par une couche plus ou moins épaisse ou par de simples membranes d'une cavité intérieure lisse, contenant avec ou sans liquide un fœtus ou des parties reconnaissables d'un fœtus.

Ces auteurs renvoient aux observations de Portai, Pechlin- Lanyoni, Blainville, M"" Boivin.

La deuxième, ou môle hydatique creuse, est semblable quant à l'extérieur à la môle embryonnée ; mais à l'intérieur, au lieu de trouver un fœtus entier ou incomplet, on ne rencontre qu'un liquide dans lequel l'embryon, mort de bonne heure, s'est dissous, et dans lequel flotte quelquefois un petit fdet, débris du cordon ombilical.

La troisième, ou môle vésiculaire en masse, se distingue des deux premières, non-seulement par son volume énorme, mais encore par le développement et la disposition plus manifestement grappée des hydatides qui la composent, et souvent aussi par l'effacement complet ou presque complet de la cavité centrale que l'amnios forme à une époque moins avancée de la dégénérescence. Bien qu'on ne trouve pas au centre de cette espèce de môle vésiculaire une cavité formée par l'amnios, presque toujours on y rencontre un tissu mou, jaunâtre, granuleux et spongieux tout à la fois, enfin, comme le dit M"" Boivig, quelque chose de fongueux qui rappelle l'aspect du placenta.

Une disposition coramuffe à toutes les espèces de môles, c'est, comme l'a signalé M"'' Boivin, qu'elles sont entourées d'une membrane épaisse et en rapport immédiat avec l'utérus, et qui n'est autre chose que la membrane caduque.

Signalée par M"* Boivin, constatée par Montgommery, d'Oulrepont. Portai, Chr. à Vega, Richa et Helm, l'existence constante de cette membrane d'enveloppe et son origine bien démontrée, contredisent positivement l'opinion qui considère la môle vésiculaire comme une dégénérescence de la caduque.

Ces auteurs ne signalent rien de particulier sous le rapport des signes du diagnostic et du traitement de cette maladie, et se bornent à relater sur ce point les idées de M°"= Boivin.

M. Cayla, dans une thèse très-bien faite, reproduit en entier les idées de M. Robin sur la môle vésiculaire.

Après avoir rappelé la manière dont les villosilés se dévelop-

pciil à la surface du cliovion, qui n'est pour cet auteur que le t'euilli^t externe du blastoderme, M. Cayla cliercheà démontrer que les môles hydatiques ne sont que des villosités modifiées, quant à la forme et au volume, par l'accumulation de liquide dans leur cavité.

A part les diflerences de volume, les môles liydatiformes auraient toujours exactement la même disposition.

Voici la description que donne M. Cayla de cette maladie qu'il appelle hydropisie des villosités choriales.

IIYOROPISIE DES VILLOSITÉS CHORIALES.

(Cayla, thèse 1849; voiries observations de Désir, Depaul, Davaine et FoUin.)

Description. — Les villosités se détachent comme à l'ordinaire à la surface du chorion. Tantôt le pédicule est normal, tantôt il est un peu dilaté, mais toujours cylindrique, dans une longueur de 1 à 2 centimètres. Dans ce cas, il sè présente sous forme d'un petit tube membraneux à parois transparentes et plein de sérosité ; d'autres fois il offre dès son origine un ou deux renflements fusiformes de 3 à 5 millimètres de long sur 2 ou 3 de large.

C'est au niveau du point où commence à se ramilier le pédicule que commencent aussi à apparaître les dilatations ou vésicules hydaliformes; à partir du point où les villosités commencent à se ramifier, on voit les branches se renfler d'espace en espace. Leur volume est variable depuis une noisette jusqu'à être à peine perceptible à l'oeil nu. Tantôt une villosité entière est transformée en grappe de groseilles ; sur les plus grosses vésicules se trouvent souvent insérées deux à trois, ou plus, vésicules plus petites au moyen d'un pédicule très-étroit, portion de branche qui ne s'est pas dilatée ; le volume du pédicule varie de 1 à 2 millimètres de long ; épaisseur, 1 millimètre de diamètre, et alors il laisse refluer le liquide d'une vésicule à l'autre ; souvent il est oblitéré.

D'autres fois, au lieu d'un grand nombre de vésicules uniformes, on n'en trouve que de quatre à huit du volume d'une noisette ; puis, soit sur les branches qui en partent, soit sur les rameaux voisins, on trouve un grand nombre d'awtres vésicules, d'un grain de millet à un grain de chènevis. Toutes sont unies par des pédicules et forment ainsi des grappes bizarres.

Les villosités plus simples, offrant moins de vésicules, forment des grappes plus simples.

Les vésicules sont ovoïdes on sphéri(]ues, éiivées du côté du pédicule, piriformes à l'extrémité.

Au niveau des points de bifurcation d'une branche des villosités, on voit assez souvent des vésicules d'une forme bizarre, quelquefois régulièrement triangulaires, se prolongeant à chaque angle en cylindre, et se continuant par un pédicule destiné à porter d'autres vésicules. Dans certains cas, des vésicules, sphériques naissent aussi des pédicules supportant d'autres vésicules plus petites.

Çà et là, soit sur les pédicules, soit sur leurs divisions, on aperçoit de petites vésicules de forme irrégulière, hérissées de prolongements longs de 1 à 2 millimètres, tantôt sous forme de digitations, tantôt un peu renflées en vésicules.

Le microscope permet de reconnaître sur les pédicules ou les parois, des kystes ou prolongements en cul-de-sac d'aspect normal, d'autres en voie de vésicules en formation.

Texture des grappes hydatiformes. — En général, faciles à isoler les unes des autres, souvent intriquées comme dans le placenta. On a alors un gâteau de kystes épais comme le placenta et même plus à texture inextricable. Au milieu de cette masse, on trouve des villosités à peine altérées.

Contenu des vésicules. — Parois minces de 0'"'",2 à 0°'°',3 d'épaisseur , demi-transparentes, résistante^. Face interne lisse. Pas de divisions cellulaires admises par Cruveilhier. Pas de traces de la cloison médiane. Le contenu est une sérosité rougeâtre plus ou moins incolore, transpar'fente, fluide, tenant en dissolution de l'albumine, coagulable par l'alcool ou l'acide nitrique. Aucune trace de cysticerques ni d'échinocoques.

Le liquide contient deux sortes de cellules spéciales à peu près en égal nombre, fort peu abondantes.

Les prenî2é/'es sont splîériques, transparentes, à bords nets, réguliers, mais pâles, à un ou deux noyaux sphériques de 0'"'",012 à 0'°",015. Le contenu de la cellule est composé de très-fines granulations moléculaires grisâtres assez pâles, d'égal volume.

Les noyaux plus transparents renferment moins de fines granulations, on trouve à leur centre un nucléole de 0,001 au plus, à bords assez foncés, assez brillants. Ces cellules ne peuvent se rap- [jorter à aucun élément analomique des autres tissus.

La seconde espèce de cellules appartient à l'épithélium pavimenleux. Elles ont un noyau ovoïde et un nucléole parfaitement distinct, et ne diffèrent des autres cellules d'épithélium pavimenteux,

il l'état naissant, que par des granulations moléculaires à contours nets, très-foncés, à centre brillant, réfractant la lumière on jaune. Quelques-unes sont sphériques. Les autres sont inégalement polygonales comme dans tous les épithéliums pavimenteux. Elles contiennent un grand nombre do granulations moléculaires situées surtout autour du noyau. Dans les intervalles de ces granulations se voit une tj:ès-fine poussière de granulations moléculaires grisâtres.

L'origine de ces cellules est difficile à comprendre si l'on admet que les kystes se sont formés après la pénétration des vaisseaux, car il n'y a plus d'épithélium pavimenteux dans les vaisseaux capillaires.

Ces cellules viennent-elles delà (i\ce externe de l'amnios et ontelles pénétré dans la cavité des villosités non vasculaires?

Les parois des vésicules sont formées par le tissu chorial, lissu spécial. 11 n'y a de différence que dans une très-grande quantité de granulations moléculaires dont est parsemé le tissu chorial. Quelquefois, au lieu de ces granulations moléculaires brillantes, on trouve dans les parois des kystes et des pédicules une trèsgrande quantité de granulations grisâtres, en général très-fines, très-rapprochées les unes des autres, au point de masquer le tissu chorial.

Donc ces vésicules hydatiformes ne sont que des dilatations des villosités choriales.

Nous avons vu que l'hydropisie peut survenir quand le placenta est complètement organisé, mais cette altération peut survenir à une époque plus rapprochée de cette apparition. C'est ce qu'indiquent les grappes isolées et les exemples d'œufs expulsés en entier, dont toute la face choriale était couverte de grappes de vésicules, ce qui prouve que les villosités se sont altérées à une époque où le chorion était entièrement villeux, c'est-à-dire au début delà conception. (Wrisberg, Nov. Comment.)

Enfin, ces altérations n'ont pas toutes le même âge. (Journal de médecine, Brachet, M'"" Boivin.)

Au milieu des anfractuosités formées par la masse des vésicules on trouve presque constamment des caillots de consistance et coloration variable, qui peuvent expliquer la coloration des vésicules.

Quelquefois l'œuf est expulsé avec la caduque, de sorte qu'il faut la rompre pour apercevoir les vésicules.

Amnios et chorion. Aucune lésion.

Poids et volume variables jusqu'à 8 kilogrammes.

M. Depaul {Mouvement médical, 186S, leçons recueillies par M. De Soyre) accepte tout d'abord la division de MM. Dubois et

Desormeaux, puis, après avoir fait l'historiquo de la question et montré les différentes opinions qui ont ou cours dans la science, depuis celles de H. Cloquet et Percy qui croyaient à des acéphalocystes, jusqu'aux idées de M. Robin, se déclare très-formellement partisan de ces dernières. Il cherche ensuite à expliquer la nature et la provenance des divers éléments qui ont été rencontrés dans ces vésicules et la formation do l'hydropisie.

D'abord, en général, le liquide contenu dans les vésicules est transparent, et si parfois il s'est présenté sous un aspect rougeâtre, cette coloration s'explique très-bien par la présence du sang momentanément en contact avec les vésicules, sang dont l'hématine s'est dissoute, a pénétré dans le liquide et l'a coloré, car M.Robin, sur une pièce que M. Depaul lui a fait parvenir et qui présentait cette particularité, n'a trouvé aucun globule sanguin dans les vésicules. On ne peut donc admettre que la rupture des vaisseaux allanloïdiens soit la cause de cette coloration.

Ces vaisseaux ne peuvent pas être non plus la source première des cellules épithéliales qui se trouvent dans le liquide. D'oii viennent-elles donc? Proviennent-elles de la surface externe de l'amnios et sont-elles entraînées? Cette question n'est pas encore résolue, non plus que la cause réelle de l'hydropisie des villosités.

Quelles sont les causes des différences que l'on observe dans les diverses môles hydatiques ?

D'abord la poche membraneuse, qui contient ou enveloppe en totalité ou partie la môle, ne peut être que la caduque. C'est avec la face interne de cette membrane que chaque vésicule a des rapports intimes, comme les villosités choriales, d'où elles dérivent.

L'hydropisie date toujours des premiers temps de la vie embryonnaire, et si l'on rencontre entre les môles quelques différences qui ont permis d'en établir trois groupes, cela tient uniquement au développement et à l'étendue de la maladie.

Si l'hydropisie arrive dès le début de la vie embryonnaire, les villosités qui recouvrent toute la surface de l'œuf subissent la dégénérescence hydatiforme ; il se produira une dissolution de l'embryon et des membranes d'autant plus facile que la môle vésiculaire séjournera plus longtemps dans la cavité utérine et prendra ainsi un plus grand développement. On aura ainsi la môle en masse de Desormeaux et Dubois.

Si l'altération est survenue un peu plus tard, la cavité de l'aninios pourra subsister, mais le fœtus sera dissous et on aura la deuxième forme ou môle creuse.

Jusqu'à présent, on n'a pu retrouver dans les vésicules de ves^

tiges des vaisseaux allantoïdiens , ce qui force à admettre que l'hydropisie des villosilés a débuté avant l'arrivée dans leur intérieur des vaisseaux ombilicaux, c'est à-dire pendant le premier mois de la vie intra-utérine.

Quant à la troisième forme ou môle embryonnée, c'est-à-dire celle qui est toujours accompagnée d'un fœtus, on doit encore admettre que l'hydropisie date des premiers temps de la vie embryonnaire, car on ne retrouve pas de traces des vaisseaux allantoïdiens, et que si l'embryon ne s'est pas dissous, contrairement à ce qui se voit souvent, c'est que l'hydropisie ne s'est pas emparée de toutes les villosités chorialeset qu'elle n'a atteint que celles qui se trouvaient le plus rapprochées de la caduque inter-utéro-placentaire; que les vaisseaux allantoïdiens introduits dans les autres villosités ont suffi à entretenir la vie de l'embryon jusqu'au moment où ces villosités se sont arrêtées dans leur développement, et qu'à dater de ce moment le point par lequel la vie de l'enfant devait être entretenue étant justement celui qui était atteint par la maladie, la mort s'en était suivie.

Nous pourrions citer ici un grand nombre d'observations, car elles ne manquent pas dans les auteurs ; nous nous bornerons à en citer quelques-unes.

L'une appartient à M. Pajot ; elle se trouve relatée dans la thèse de M. Cayla.

L'autre, à M. Depaul; elle a été publiée dans les Bulletins de la Société de biologie.

Nous renverrons ensuite les lecteurs aux Bulletins de la Société antomique, 1862 et 1865, où ils trouveront une observation de M. Pelvet et une de Dufour ; aux Archives de médecine, février 18/i2, observation de môle hydatique, M. Boucher (de Versailles).

Enfin nous citerons l'observation de M. le docteur Berton, sur laquelle nous appelons particulièrement l'attention, car il s'agit là d'un cas de grossesse gémellaire avec môle résultant de la dégénération de l'un des embryons. Tel est du moins le titre sous lequel elle est relatée par son auteur. Cette observation se trouve dans les Archives de médecine, 1829, tome XX.

Note communiquée à M. le D' Pajot sur un cas de môle vésiculaire.

Femme Sylvestre, âgée de vingt-sept ans, mariée depuis deux années, réglée à dix-huit ans, sans douleur ; la fonction une fois établie s'opéra sans trouble. Depuis son mariage, l'apparition menstruelle est en relard de quelques jours à chaque époque ; dit avoir eu une fausse couche il y a envi-

ron dix-huit mois, mais ses règles ne s'otaienl i)as complélement arrêtées.

Au mois d'octobre 1848, première suppression des règles et apparition consécutive des phénomènes qui accompagnent la grossesse.

Dans les premiers jours de juin 18i9, sans cause appréciable, cetio femme fut prise de coliques vives et perdit ii peu près deux verres do sang ; l'écoulement dura à peu près une nuit et s'arrêta. La grossesse semble ensuite continuer sa marche ordinaire.

Quinze jours avant la déplélion utérine, qui eut lieu le 21 juillet, une nouvelle perle plus abondante que la première, et accompagnée de coliques, douleurs de reins, se manifesta et continua avec une intensité variable jusqu'à la fin de la grossesse. Le médecin, appelé à l'époque de ce dernier écoulement sanguin, trouva l'utérus peu volumineux pour l'époque présumée de la grossesse.

La femme prétendait avoir senti remuer vers le cinquième mois. Mais ce fut en vain qu'on chercha à percevoir les mouvemenls actifs ou passifs de l'enfant; il en fut de même des bruits de cœur fœtal et du souffle placentaire.

Le 28 juillet, à une heure du malin, des douleurs plus fréquentes et plus vives annoncent un commencement de travail : en même temps l'hémorrhagie augmente et se manifeste à chaque contraction par l'expulsion de caillots. A cinq heures du soir, bien que les douleurs aient été très- vives et les perles continuelles, le col est à peine assez dilaté pour permettre l'introduction de la première phalange; à sept heures, douleurs plus vives encore, le col est sensiblement plus ouvert.

On donne un gramme de seigle ergoté; les contractions deviennent incessantes, et la dilatation du col permet de constater la présence d'une masse molle, spongieuse, qui s'y engage en passant pour ainsi dire à la filière. - *

A neuf heures, cette masse, dont on a favorisé la sortie par quelques tractions légères au moment des contractions, est entièrement expulsée (cette masse, qui nous a été montrée, n'offrait rien de particulier ; c'était une môle vésiculaire en masse, du volume de la tête d'un fœtus). Sa sortie est suivie d'un flot de sang, pais l'écoulement continue pendant quatre ou cinq jours peu abondant. Les suites ne présentent rien de particulier; la femme s'est rétablie.

CAS DE MOLE VÉSICULAIRE. (Depaul, ^fémoiresde la Société de biologie, 1" série, t. Il, année 1850.)

Une dame âgée de vingt et un ans, demeurant rue Louis-le-Grand, 2li, était accouchée naturellement et à terme pour la première fois à la fin du mois de janvier 1849. L'enfant naquit vivant. Les suites de couches ne présentèrent rien de particulier. Les règles avaient été supprimées pendant la grossesse et reparurent pour la première fois dans les premiers jours d'avril ; mais depuis elles furent de nouveau suspendues, ce qui, joint à quelques troubles des fonctions digestiveset à quelques autres phénomènes, fil croire à l'existence d'une nouvelle grossesse.

Au 20 avril, déjà il y avait des nausées el des vomiosenienls. Les seins coinmençaienl à se durcir el à devenir un peu douloureux. Cependant la siinlé générale n'élail pas mauvaise, et celle dame pouvait se livrer à ses occupations habituelles.

Cet étal, normal pour une grossesse commençante el qu'aucune circonstance extraordinaire n'était venue troubler, persista pendant deux mois environ ; mais alors, sans cause appréciable, aucune violence extérieure n'ayant agit, sans qu'on pûl marquer l'influence de quelque émotion morale, l'utérus prit en quelques jours un accroissement insolite, et qui ne s'accordait nullement avec la marche ordinaire d'une grossesse régulière. ■

En môme emps apparut par le vagin un écoulement séro-sanguinoleni assez considérable pour que madame X... fût obligée de se garnir, mais qui contenait une très-petite quantité de sang, el qui continua sans interruption jusqu'au moment où l'utérus se débarrassa du corps particulier qu'il renfermait. Au reste, aucune douleur ne se fit sentir ni dans l'utérus, ni dans quelque autre point de la cavité abdominale.

Dans les premiers jours du mois d'août, étonnée de la persistance de l'écoulement dont nous avons parlé, madame X... se décida à consulter un médecin, et voici ce qu il fut facile de constater.

Le développement de l'utérus parut énorme pour une grossesse qui était arrivée tout au plus à la fin du quatrième mois.

Son fond dépassait de deux travers de doigt la cicatrice ombilicale. La forme de cet organe otîrait aussi quelque chose d'anormal : au lieu d'êlre régulièrement arrondie, elle offrait des bosselures, surtout sur les régions latérales, bosselures permanentes et n'ayant aucune analogie avec celles qui sont dues à des déplacements du fœtus.

Le toucher vaginal fit constater que le col était encore long, mais souple et mou. La lèvre antérieure, considérablement développée, parut le siège d'une lésion préexistante à la grossesse.

La malade assurait percevoir la sensation des mouvements actifs d'un enfant. L'auscultation n'ayant pas été pratiquée par la personne qui fui chargée de cet examen, je ne puis rien dire du résultai qu'aurait fourni ce * mode d'examen, mais j'ajouterai qu'il est très-probable qu'on aurait perçu un bruit de souffle en tout semblable à celui de' la grossesse ordinaire, c'est au moins cé que j'ai pu constater dans quelques autres faits qui se sont présentés à mon observation.

Quelques jours après, dans la nuit du 6 au 7 de ce mois, sans cause provocatrice extérieure, la malade étant couchée, apparurent des douleurs dans le ventre ayant tous les caractères de celles qui accompagnent les contractions utérines. L'écoulement séro-sanguinolenl, qui n'avait pas discontinué, devint plus abondant à partir de ce moment.

Le mardi 7, à dix heures du matin, une masse du volume des deux poings était expulsée. A part quelques petits caillots qui s'étaient déposés dans les anfractuosités qu'elle présentait, elle était exclusivement formée par des séries de vésicules appendues sur une lige commune el formant des grappes nombreuses.

Ces vésicules présentaient , comme on peut le voir sur la portion du môle que je mets sous les yeux de la Société, des différences quant à leur

forme et à leur volume. Les unes étaient arrondies ou aplaties, les autres ovalaires; les plus petites avaient le volume d'un grain de cliènevis , les plus volumineuses celui d'une grosse amande ; les pédicules communs et les plans particuliers qui les supportaient, étaient blancs et très-résislanls.

Les premiers parlaient tous d'une membrane, dont il a élé impossible de retrouver la cavité. Les parois de ces diverses vésicules étaient minces et iransparenles, mais jouissaient d'une résistance assez grande. Le liquide qu'elles renfermaient était incolore et légèrement visqueux. La persistance des contractions utérines pouvait facilement faire soupçonner que toute la môle n'avait pas été expulsée, et en effet, à trois heures, le même jour, une nouvelle masse à peu près du môme volume que la première fut rendue. Elle otlVail d'ailleurs les mômes caraclères.

Quelques heures de calme suivirent son expulsion, mais des douleurs reparurent dans la nuit, et le lendemain, à neuf heures, l'utérus se débarrassa d'une dernière portion un peu moins volumineuse que les deux précédentes.

A partir de ce moment, la matrice, qui ne renfermait plus rien, cessa de se contracter.

Un écoulement lochial, séreux plutôt que sanguin, s'établit, et fut surtout remarquable par son abondance pendant les trois premiers jours. Le quatrième, il avait presque entièrement disparu et le fond de l'utérus était au niveau du détroit abdominal.

•Les phénomènes qui constituent ce qu'on appelle la fièvre de lait apparurent comme à la suite d'un accouchement ordinaire, avec cette différence seulement qu'ils se déclarèrent à une époque plus rapprochée de la déplélion utérine (c'est-à-dire vingt-quatre heures après), et qu'ils eurent une durée beaucoup moins grande.

Aujourd'hui, cinq jours après l'expulsion (le cette môle, la santé de madame X... est aussi bonne que possible, et il est permis de penser que sa santé sera promptement rétablie.

Observation,

Grossesse double. — Môle résultant de la dégénération de l'un des embryons.

(A. Berton, Archives générales de médecine, 1" série, t. XX, p. 120,

année 1868.)

Madame X.., déjà mère de trois enfants, devint enceinte vers les premiers jours du mois de décembre i 828, mais parmi les signes qui me firent présumer cette nouvelle grossesse, je ne remarquai cependant celte fois, chez elle, ni nausées, ni vomissements, ni appétit extraordinaire, et à l'exception d'une dyspnée légère, de quelques palpitations qui survinrent vers la fin de janvier, la santé de madame X... était parfaite.

Le 28 février, celle dame fit une chute en marchant elle avait alors les mains dans les poches de son tablier, et son ventre porta sur le pavé.

.le fus appelé peu de temps après. Madame X., . se plaignait surtout de plaies conluses légères existant au devant de la rotule gauche et vers

les coudes; nulle trace do sang n'avait paru à la vulve ; la paroi antérieure do l'abdomen ne prosentail. aucune ecchymose, et seulement quelques douleurs vagues et faibles étaient ressenties dans le ventre. Une petite saignée, une potion anlipasmodique, le repos, la position horizontale, etc., dissipèrent bientôt jusqu'aux craintes qu'avaitcausées l'accident récemment arrivé. » Madame X... continua à jouir en effet de la meilleure santé jusqu'au 9 du mois d'avril, époque à laquelle elle fut réveillée à huit heures du malin par des douleurs de ventre et de reins. Elle se sentit en môme temps mouillée, et reconnut qu'elle perdait du sang. Je ne vis celte dame que l'après-midi, elle mo donna les derniers renseignements que je viens de tianscrire, et m'apprit qu'elle avait éprouvé une grande frayeur il y avait peu de jours. La métrorrhagie était peu abondante, le col de la matrice était entr'ouvert, quelques caillots se présentaient sous le doigt, et de véritables douleurs expultrices avaient lieu, ces douleurs se ralentirent plus tard, et ce no fut que dans la soirée, vers les neuf heures, que l'avortement eut lieu.

En examinant avec soin ce que la matrice venait d'expulser, je trouvai parmi les caillots de sang deux produits particuliers, dont l'un n'élait autre chose qu'un œuf bien conformé.

Le fœtus dégagé de ses membranes offrait les caractères que l'on rencontre ordinairement du troisième au quatrième mois de la gestation. L'examen du second produit me fit reconnaître un corps assez mou, sous forme de fond de bourre ou godet évasé, et dont la capacité ou la face concave était tapissée par une membrane lisse, ferme, sans apparence de ramifications vasculaires. La face externe de ce corps, plus étendue, était tomenteuse, villeuse dans quelques points seulement, et parsemée, dans le reste de son étendue, d'une infinité de granulations variant, pour la grosseur, depuis la plus petite tête d'épingle jusqu'au volume d'un grain c!e chènevis. La couleur de ces granulations paraissait résulter d'un mélange de blanc, de.jaune et de rose; leur consistance était ferme, résistante ; elles paraissaient contenir une petite quantité de liquide transparent. Ce second corps déployé couvrait la paume de ma main ; son épaisseur, partout la même, excepté vers les bords qui étaient amincis et assez irréguliers, était environ de deux lignes ; sa texture présentait en général de l'analogie avec celle du placenta.

Il paraîtrait donc que chez madame M... il existait une double grossesse; que la chute que fit celte dame le 28 Février, occasionna la mort de l'un des deux embryons, qui tomba en deliquium tandis que l'autre, ayant ses dépendances propres, continua de vivre et de se développer. 11 paraîtrait encore que plus tard la frayeur éprouvée (en taisant périr le fœtus restant), la présence simultanée d'un fœtus et d'une môle dans la cavité de l'utérus, ou toute autre cause encore moins appréciable, ont détermine la matrice a expulser tout ce qu'elle contenait.

Enfin faut-il supposer ((ue les membranes du second produit

avorté de cette conception double, se soient rompues''pendant le travail aborti!' et qu'ainsi ait pu se répandre et se confondre avec le sang, le liquide ([u elles renfermaient; ou peut-on croire que lors de la chute et par une rupture semblable l'embryon se soit échappé d'une manière qui a pu être inaperçue?

Je pencherais, ajoute l'auteur, pour le premier de ces deux avis.

Voici maintenant l'observation qui a fourni à M. Ancelet l'occasion des réflexions qui lui ont inspiré son mémoire.

Observation.

Expulsion d'un œuf à six semaines. — A neuf mois, expulsion d'une môle hydaloïde.— Phénomène semblable chez la sœur du sujet. — Caractères spéciaux de la môle. (Ancelet.)

Madame P..., de Nampteuil-la- Fosse (Aisne), âgée de 38 ans, est mère de trois enfants: un fils de 17 ans, deux filles de 16 et 14 ans, tous nés à terme et sans que les grossesses aient présenté rien de particulier. D'ailleurs, la santé générale antérieure de celle dame ne donna lieu à aucune remarque spéciale.

En février 1866, elle devient enceinte une quatrième fois. Six semaines après, c'est-à-dire vers la fin de mars, sans cause appréciable, elle fit une fausse couche qui s'accompagna d'une hémorrhagie peu abondante, et la malade fut bientôt rétablie.

Violemment éloigné alors de ma clientèle, 'je ne pus voir le produit de l'avortement ; mais le mari, instituteur très-intelligent, que j'interroge de façon à ne pas dicter ses réponses, m'expose avec une grande netteté que la pièce expulsée avait la forme et le volume d'un œuf de poule, à parois transparentes, laissant voir dans sa cavité un embryon encore mal formé, long d'un pouce environ. Ainsi l'état de l'œuf concordait avec l'âge qui lui était assigné.

Les règles reparurent aux époques habituelles, plus abondantes qu'à l'ordinaire, avec une durée de deux à trois jours au plus ; il y avait dans l'intervalle un écoulement inuqueux accompagné de douleurs lombaires et d'un état de malaise général. •

Je fus consulté en septembre. J'appris alors les particularités qui précèdent. Le toucher vaginal fut ajourné par la malade à une prochaine séance, mais je constatai que l'utérus était médiocrement développé et s'élevait à peu près de quatre travers de doigts au-dessus de la symphyse du pubis. Sa forme, sa consistance, ne présentaient rien d'anormal. Quinze jours auparavant, cette dame avait été consulter le docteur MarcoKe, de Soissons, qui avait constaté un abaissement de l'utérus, ainsi qu'elle me le dit plus lard ; mais cet habile confrère n'en a conservé aucun souvenir et ne peut me fournir aucun renseignement sur ce sujet.

Lps règles, suspendues en septembre, revinrent en octobre à l'époque ordinaire.

CBARPKNTIER,

Dans la nuit du 14 au 1 3 novembre je fus nnandé ; le commissionnaire m'annonçait que madame P.. . avait une perte et qu'après un quart d'heure de douleurs expulsives elle avait rendu quelque chose d'analogue à des œufs de grenouille.

A mon arrivée on me présenta eu effet la pièce qui va être décrite.

Pendant la soirée, la malade avait été prise de malaise général et de coliques vagues, qui ne l'avaient point inquiétée. L'utérus atteignait à peine l'ombilic. Depuis mon examen fait en septembre, il s'était accru avec la même lenteur que dans les grossesses précédentes, et elle se croyait encore loin du terme présumé de l'accouchement, en tenant compte surtout de l'avortement qui avait précédé. Vers minuit, ces douleurs avaient augmenté d'intensité, étaient devenues expultrices, une hémorrhagie assez abondante avait eu lieu, puis l'expulsion de la môle, à trois heures.

L'hémorrhagie ne présentait plus aucun caractère alarmant. Il y avait un peu d'abaissement ; le col, dilaté comme une pièce de dix centimes, contenait des caillots ; l'utérus était notablement revenu sur lui-même, mais encore très-proéminent dans la cavité abdominale.

La malade perdit encore pendant quelques jours une certaine quantité de sang liquide ou en caillots, mais ne rendit rien qui ressemblât à des débris de placenta ou de membrane caduque. Ella eut un peu de fièvre. Les seins se gonflèrent et donnèrent un peu de sérosité, mais rien de plus, et elle put bientôt reprendre ses occupations. Sa santé s'est complètement rétablie et n'a rien présenté depuis cette époque.

Chose singulière, dix-sept ans auparavant la sœur de celte dame, qui habile les environs de Saint-Quenlin, avait rendu une môle que l'on me dit en tout semblable à celle-ci.

La pièce qui est mise sous mes yeux se présente sous la forme d'une membrane irrégulièrement circulaire, à bords déchirés de 25 à 30 centimètres de diamètre au moins, épaisse de quelques millimètres seulement et de consistance fibreuse.

L'une de ses faces, rouge, d'apparence réticulée, présente des prolongements membraneux et filamenteux, et rappelle exactement l'aspect d'une muqueuse délachée des parties auxquelles elle adhère.

L'autre de ses faces, qui attire plus particulièrement l'altenlion, est tout entière recouverte d'une multitude de kystes d'un blanc légèrement rosé, à demi transparents, un peu opalins, dont le volume varie à Tinfini de celui d'une tête d'épiugle à celui d'un œuf de pigeon ; ils sont disposés en plusieurs couches superposées, de telle sorte que les plus volumineux sont les plus superficiels. L'ensemble rappelle assez bien l'aspect d'une grappe de raisin, mais un examen plus approfondi va nous démontrer que ce n'est là qu'une simple apparence.

Disons tout de suite, pour n'y plus revenir, que des caillots sanguins couvrent cette surface en certains points et pénètrent même dans les interstices. Mais ils n'ont contracté avec elle aucune adhérence et peuvent être facilement enlevés,

Les kystes sont uniloculaires, non cloisonnés; ils sont remplis d'un liquide de couleur citrine, transparent, filant, qui ne fut point analysé : il est identique dans chaque vésicule et ne présente pas, dans le voisinage

des caillots, la teinle plus ou moins rosée que l'on a constatée dans certains cas.

L'enveloppe est constituée par deux membranes minces, à peu près d'égale épaisseur, conliguës, adhérentes, néanmoins facilement séparables, surtout dans les kystes les plus développés. La face adhérente de chacune d'elles est filamenteuse.

La face externe de la membrane externe, la face interne de la membrane interne est lisse, onctueuse, et, à l'œil nu, elles ofTrent toutes deux le même aspect. La surface extérieure de quelques-uns de ces kystes présente un, deux, trois kystes plus petits, mais il y a entre eux simple juxtaposition de leur membrane interne. En effet, en agissant avec précaution, on peut les enlever dans leur intégrité, et l'on constate que la tunique externe se continue avôc celle de la vésicule la plus considérable, tandis que l'interne est contiguë à la couche correspondante, à laquelle elle adhère plus ou moins intimement, dans une étendue plus ou moins considérable. Aussi souvent que je renouvelle cette expérience, je constate la même disposition, et jamais une communication réelle entre plusieurs kystes, quel que soit leur degré de développement réciproque. Dans les cas où l'on aurait pu croire à une communication, il était aisé de s'assurer qu'il y avait seulement déchirure, car l'une des deux vésicules en expérience était intacte.

La disposition était la même dans les vésicules plus développées qui, comme je l'ai dit, étaient plus superficielles. Elles adhéraient à une vésicule plus profonde, et cette adhérence se présentait sous trois formes qui étaient évidemment une simple modification, un état plus avancé du mode d'adhérence ci-dessus décrit : tantôt il y avait seulement adhérence en un point de deux sphères contiguës; tantôt ce point d'adhérence s'était allongé verticalement et formait ainsi un pédicule plein plus ou moins étendu; tantôt, enfin, le pédicule était conique, creux, en communication directe avec la vésicule à laquelle il appartenait ; c'est-à-dire, en somme, que cette vésicule était piriforme ; mais il était aussi oblitéré à sa partie supérieure, et il était aussi impossible de faire refluer le liquide d'une vésicule dans l'autre.

Outre ce pédicule principal, de différents points de la périphérie du kyste partaient des filaments très-déliés, très-tenus, qui suivaient diverses directions, s'enchevêtraient quelquefois les uns dans les autres, el allaient se rendre, soit à la vésicule supérieure, soit à un groupe de vésicules, en rappelant la disposition des cordages qui unissent un ballon à sa nacelle, si l'on veut me permettre cette comparaison. La plus légère traction, le moindre attouchement même, détruisaient ces adhérences et détachaient les kystes les plus développés. Envisageant cet amas de vésicules d'une manière générale, en tenant compte du fait dominant, on pouvait distinguer cet enchevêtrement en trois couches assez mal délimitées, il est vrai, l'une plus superficielle, composée en général de vésicules très- développées, moins nombreuses, facilement séparables, la plus profonde composée d'un nombre infini de vésicules plus petites, très-adhérentes ; et enfin, une couche intermédiaire par sa position et le développement des parties qui la cooslituaient.

La dernière conche couvrait en totalité la membrane kystifère. En écartant ces derniers kystes, on constatait dans les interstices une ligne de démarcation.

11 n'y avait absolument rien qui rappelât la forme d'une tige centrale d'un pédoncule commun, autour auquel les vésicules eussent été groupées. En réalité, elles n'étaient point racemosœ, elles étaient pendulœ. Aucune trace d'embryon ou départies d'embryon.

Page 1