‹ Des maladies du sinus maxillaireChapitre 5 sur 8 · SECTION IV · texte numérisé non relu

SECTION IV

Modifications dans la nutrition avec formation de produits nouveaux.

Tumeurs solides.

La question dont nous allons nous occuper, une des plus importantes de notre sujet, une des plus curieuses delà pathologie en général, est aussi une de celles dont on s’est le moins occupé, et il n’est pas étonnant que nous trouvions dans la distribution des travaux sur cette matière une certaine confusion; en effet, les maladies dont nous devons traiter ont été toujours confondues sous le nom générique de tumeurs, et, par suite, les cliniciens ont aussi confondu les choses les plus dissemblables ; sous le- nom de fongus, de tumeurs cancéreuses, ils ont groupé des productions et des maladies de nature complètement différente, non seulement dans leur constitution anatomique , mais, ce qui est plus grave, dans les conséquences diverses qu’elles peuvent entraîner. Ce point de notre sujet demande à être étudié de nouveau.

(1) Loc. cit.

el celle élude ne peul êlre faite seulemenl avec ia réunion des observalions plus ou moins nombreuses éparses dans les annales de l’arl, mais il faul y ajouler une analyse clinique rigoureusement éclairée par l’observalion microscopique el les autres moyens que possède aujourd’hui la science. Au poinl de vue clinique, celle élude esl de première importance, car elle seule peut éclairer le pralicien sur la gravité du mal el sur les conséquences qui peuvent en découler; elle seule peut justifier de graves opérations qui sont riionneur de la ebirurgie lorsqu’elles sont conçues el laites dans des conditions convenables: el, d’une autre part, l’autoriser à rejeter complètement, dans certains cas, l’inlervenlion de la médecine opératoire.

Les tumeurs diverses qu’on rencontre dans l’antre d’Higbmor, et qui, le plus souvent, envahissent les tissus de la face, peuvent être classées, ainsi que toutes les productions morbides, en deux catégories bien distinctes : la première comprenant les tumeurs ayant quelque analogie avec les tissus normaux, et la seconde comprenant celle dont les tissus offrent une constitution anormale qu’on ne rencontre pas dans l’organisme. Dans la première catégorie, se classent les tumeurs de nature fibreuse, cartilagineuse , osseuse, ainsi que les enchondromes et les tumeurs érectiles et épithéliales. Dans la seconde, se groupent les tumeurs fibro-plastiques el celles de nature cancéreuse.

Tumeurs formées de tissus ayant leur analogue dans l’économie.

Les tumeurs qui composent cette division sont :

l'Les tumeurs Gbreuses, fibro-cartilagineuses, lîbrokysliques , les enchondromes , les tumeurs osseuses, érectiles, épithéliales et graisseuses.

Avant d’aller plus loin dans celte étude, il faut remarquer que ces productions se développent souvent dans le sinus même, et que, d’autres fois, elles prennent leur point d’origine non seulement dans le sinus, mais aussi dans les parties environnantes , auxquelles elles prennent quelquefois des éléments nouveaux, qu’elles s’adjoignent. C’est ainsi que, dans certains cas , le périoste des os delà face, et les autres tissus ambiants, sevascularisant, le périoste subit un travail d’ossiGcalioii, et contribue à souder, à réunir aux parties voisines la tumeur primitivement développée dans le sinus maxillaire, et à former un tout dont il est quelquefois difficile de connaître le point de départ; ainsi Pech rapporte l’exemple d’une tumeur osseuse occupant l’antre d’Highmor, se développant vers la partie antérieure de la face et se prolongeant dans l’intérieur du crâne dont on ne pouvait connaître l’origine; il en est de même de ces exostoses décrites par Howsbip(2), de celle dont Bordenave a donné la description, de ces énormes exostoses qu’on Irouveau musée Dupuylren, et d’une autre production identique-

(1) Ostiosarcom ejusque speciei insignis descriptio. Wirceb., 1819.

(2) Praclical obs. on surg, and morb. anatomy.

nient du même genre, mais plus volumineuse, qu’on trouve dans le musée Huntérien, inscrite sous le n“ 3256.

Si les tumeurs développées dans les sinus peuvent se confondre avec les autres productions morbides des os de la face au point de jeter quelque confusion dans la distinction précise de leur origine, il en est d’autres qui, se développant en dehors du sinus maxillaire, envahissent ou dépriment sa cavité. Stanley (1) cite le cas et donne le dessin d’une tumeur développée dans les gencives qui se propagea dans la cavité du sinus en repoussant devant elle la lame osseuse, en s’en enveloppant. Syme (2) rapporte également l’observation d’une tumeur « très curieuse développée à l’extérieur et pénétrant dans

le sinus par le même mécanisme. Ainsi, cette distinction des tumeurs développées dans le sinus ou pénétrant dans sa cavité n’est pas une division purement théorique, elle peut fournir à leur étude clinique un intérêt assez grand.

Tumeurs fibreuses.

Des tumeurs de nature fibreuse se rencontrent dans le sinus maxillaire. Lisais (3), Warren (4), Burgræve (5), Dupuytren [6), Knozr (7) et Dubourg (8) en ont décrit des

(1) On diseuses of the Bones; Illustrât., pl. 16 et suiv.

(2) London and Ed, Alonthly journal, 1843, juin, pag. 1.

(3) Praclical surgery.

(4) Surgical obs. on tumours, Boston, 1848, pag. 480.

(5) Gaz. deshôp., 1849, p. 61.

(6) Leçons clin., vol. III.

(7) Loc. cit.

(8) Bull, de la Soc. anal., 1828.

exemples. La conslitution anatomique de ces tumeurs n’a pas été étudiée avec soin ; dans les observations que nous avons recueillies, les auteurs qui ont eu occasion d’observer ces tumeurs se bornent à indiquer simplement leur nature, à dire qu’elles sont formées d’un tissu fibreux blanc et réticulé, etc. Les tumeurs de ce genre semblent, d’après l’observation de O’Hangbenessy (1), cité par M. Stanley, être communes dans les Indes, et dans ce pays elles prennent un accroissement considérable. Cet auteur cite un exemple de ces tumeurs du sinus maxillaire pesant 4 onces. D’après lui, elles s’observeraient plus fréquemment chez les jeunes Indiens.

Les tumeurs fibreuses du sinus maxillaire se rencontrent cliez des personnes de tout âge ; les causes qui déterminent leur formation sonlq)eu connues. Dans quelques cas, comme dans l’observation de M. Burgraeve, l’origine du mal est attribuée à une contusion; mais cette étiologie est loin d’être démontrée, et aujourd’hui qu’on sait que les épanchements de sang ne subissent pas les transformations qu’on leur attribuait à une autre époque, la coïncidence d’une contusion avec la production d’une de ces tumeurs est d’une moins grande importance pour en expliquer le développement.

Les tumeurs fibreuses du sinus maxillaire atleignent un volume assez grand : par leur développement, elles distendent les parois de cette cavité, et , comme les productions d’une autre espèce, tendent à envahir les par-

(1) On diseases of the Fows. , Calcutta , 1844 ; cité in Lancet , 1845^ pag. 45.

lies environnantes et à se confondre avec elles. Quelquefois, cependant, elles percent le sinus dans un point déterminé. Ainsi, Warren cite le fait d’un malade âgé de cinquante et un ans chez lequel une tumeur de ce genre se prolongeait sous la paupière inférieure, faisait saillie à l'extérieur et formait une masse roulante qu’on considéra comme une tumeur fibreuse de la paupière. L’opération fit voir qu’elle se prolongeait du côté de l’antre d’Highmor par une ouverture de cette cavité à travers laquelle elle avait passé. Dans l’observation de Trennery (1), la masse fibreuse avait envahi toute la face. Ces tumeurs présentent quelquefois dans leur tissu des spiculés osseuses ; l’observation de Liston (2) en offre un exemple.

Tumeurs fiku'o-cartilagineuses.

Comme les premières, les tumeurs fibro- cartilagineuses du sinus maxillaire ont été considérées comme offrant cette structure d’après la simple inspection à l’œil nu , et , jusqu’aujourd’hui, aucune observation bien faite n’cst venue démontrer que cette distinction fût fondée. Lisars (5), Liston (4), Gensoul (5) en décrivent des exemples. Ces tumeurs offrent ordinairement une forme arrondie; leur texture rappelle à la vue les tissus dont elles portent le nom. Quelques unes, par exemple, celles

(1) The Lancet, 1850, t. II, p. 574.

(2) Medic. chir. trans., t. XX.

(3) Loc. cil.

(4) Loc, cil.

(5) Lettre chir.

dont parle Liston, sont fornn^es d’une matière fibreuse blanche, mélangée de niasses gélatineuses coagulables par la chaleur et renfermées dans des loges. Dans uu cas que j’ai eu occasion d’observer dans le service dont j’étais chargé à l’hôpital delà Pitié, eu 1847, la tumeur était formée par une masse arrondie, hlanche, ayant l'aspect de cartilage et formée de cellules semhlables aux aréoles d’un rayon de miel, et remplie d’une matière gélatineuse.

Les tumeurs libro-cartilagineuses atteignent quelquefois un volume très grand. Chez le malade dont M. Gen- ■soul cite l’observation, la tumeur avait 7 pouces dans ses diamètres.

Tumeurs /ibro-lystiques.

Dans ([uclques cas de tumeurs fibreuses du sinus maxillaire, ou trouve des hystes dans leur épaisseur. M. Cruveilhier (I) rapporte l’autopsie d’une femme ôgée de soixante-dix-huit ans , chez laquelle une tumeur fibreuse vclumiueuse existant dans le sinus maxillaire était remplie de kystes creusés dans sontissu.

Enchondromes.

Je n’ai rencontré aucun exemple de tumeurs du sinus maxillaire considérées comme de nature enchondromateuse. Ou peut croire cependant que quelques unes des tumeurs décrites sous le nom de fibro-cartilagiueuses

(1) Essais sur Va/iat. palholog., 1. 1, Paris, 1816, p. 393.

appartiennent à celle espèce. Cette supposition est d’autant plus probable que les encbondronies ne sont pas rares, et qu’on les a souvent confondus avec des exloses cartilagineuses. D’ailleurs les encbondromes n’ont été étudiés que depuis le travail remarquable de J. Millier (1), et surtout depuis les recberches patientes de M. Uuekelt. Cet babile et savant anatomiste a examiné avec beaucoup de soin la structure des encbondromes, et a consigné le résultat de ses recberches dans le catalogue des préparations microscopiques du Musée huntérien (2).

Marche et diagnostic. — Les tumeurs dont nous venons de donner la description ont une grande tendance à augmenter de volume, à envahir les parties environnantes. Avant de rompre les parois de la cavité dans laquelle elles sont logées, elles la dislendenlen tous sens; elles tendent aussi, dans leur évolution, à rétrécir, à détruire même les cavités que l’os maxillaire contribue à former. C’est ainsi que le plancher de l’orbite est soulevé et l’œil repoussé en dehors de sa cavité ; que les fosses nasales sont remplies, oblitérées parun développement delà masse morbide; que la voûlepalalineesldéprimée et transformée en une tumeur arrondie; que le creux delà fosse canine disparaît, s’arrondit; que l’arcade dentaire est déjetée suruu des côtés de la tumeur. Mais ces modifications ne s’observent pas toujours dans toute la périphérie. Pendant que ce travail s’opère dans la cavité du sinus maxillaire, les os, amincis, donnent, par

(1) Morhid. Growth, I,

(2) Microscopical catalogue, l. II.

la pression, une sensation semblable à celle du parchemin qu’on froisse.

On comprend qu’un accroissement de cette nature, que le rétrécissement et la destruction de cavités en rapport avec des cordons nerveux importants n’aient pas lieu sans s’accompagner de modifications, de phénomènes sympathiques, de douleurs vives, intenses, du coté de la face ou dans un autre point de la tête. On observe aussi une perversion , un affaiblissement dans la vue qui se perd quelquefois complètement; le sens de l’ouïe est attéré, dans quelques cas, par la compression de la trompe d'Eustacbe ou par une autre cause. La tendance de ces tumeurs à s’approprier les tissus environnants, à s’en revêtir et à les altérer fait que les membranes muqueuses s'épaississent, se vasculaiisent, s’enflamment quelquefois et forment à leur surface des fongosités saignantes qu’on a pu, dans quelques cas, considérer comme de mauvaise nature. La peau de la face elle-même n’est pas à l’abri de ces altérations: elle se vascularisé, ses veines se dilatent, deviennent variqueuses.

Pronostic. Le pronostic de ces, tumeurs se rattache directement à la connaissance précise de leur nature, de leur composition histologique. Ainsi celles de ces tumeurs désignées sous le titre de tumeurs fibreuses, librocartilagineuses, etc., etc., lorsqu’elles sont réellement formées par les éléments que semble indiquer leur dénomination, nedoiventpas être considérées comme graves. En effet, elles sont enlevées sans grand dommage pour la santé des'inalades. Ceux-ci guérissent, et leur constitution n’est pas le moins du monde modifiée. Enfin, ce

qui est encore plus rassiirani el pins utile à connaître, c’esl que ces tumeurs ne repiilliilenl pas.

Tumeurs osseuses.

Des tumeurs osseuses du sinus maxillaire ont été observées par David (I) , Hnndcrlmack (2) , Otto (5), (leorgi (4) et M. Lenoir, etc., etc.; ces tumeurs appartiennent toutes à deux classes bien distinctes : les unes sont contenues dans le sinus maxillaire même : un fait observé par M. Miclion, et présenté à la Société de ebirurgie, en est un cas très remarquable; les autres, au contraire.occupentà la fois le sinus el les parties osseuses extérieures. Dans celle classe nous plaçons les observations de David (5), Buttnor (6), M. A Petit (7), Warren; MM. Iluguierel Hancock (8).

Les tumeurs de ce genre s’accompagnent presque toujours d un travail d’ossification, avec formations osseuses nouvelles dans le tissu du périoste et dans l’os maxillaire . 11 développe dans les os de la face une véritable osléose, une enveloppe osseuse qui renferme dans son centre une production nouvelle, un ostéide. Celui-ci constitue une masse comme pierreuse, rappelant la forme de l’ostéide

(1) Mém. de Bordenave.

(2) Disput. adhist. el curât, morhorum, l. VI,

(3) Compendium of human and comparative pathological anatomy , l.ondon, 1831, trad. Soulb.

(4) Annali universali di medicina, 1827, vol. XLI, p. 56. i

(5) Loc. cil.

(6) Acta Acad. nal. chir., vol. V, p, 771.

(7) Compte rendu du service chir. de l' Hôtel-Dieu de Lyon.

(8) The Lancet, 1351.

de l’oreille des cétacées. L’aspect de ces niasses est blanc, d’un blanc d’ivoire; elles sont cannelées, comme formées quelquefois d’une série de globules réunis entre eux. Leur texture est d’un tissu très serré, très dur ; elles sont très pesantes. Leur organisation microscopique est identique à celle du tissu osseux. Sur une pièce de ce genre que j’ai sous les yeux, et dont je dois la communication à l’obligeance de M. le docteur Follin, pièce trouvée dans le sinus maxillaire d’un cheval, on constate que te périoste du sinus est tapissé par des productions osseuses de nouvelle formation, semblables à des cristallisations en aiguilles, parmi lesquelles sont dispersés des grains blancs analogues à la manne en larmes. Au milieu de cette espèce d’enceinte osseuse, on trouve les productions dont j’ai donné plus haut la description.

Le second genre de tumeurs osseuses occupe à la fois l'os et le sinus maxillaires. Butiner (1) en rapporte un exemple, South (2) cite une observation de ce genre, dont la pièce préparée est au musée de l’impilal Saint- Thomas. M. Hancock (5) a observé une tumeur ayant le poids de sept onces et occupant la mâchoire supérieure et l’antre d’Highmor, Les tumeurs de ce second genre appartiennent à la classe des exostoses spongieuses. Elles sont formées par un tissu aréolaire, se laissant pénétrer facilement par rinslrumcnt tranchant, et dont les mailles sont remplies d’une substance rougeâtre, à

(1) LU. cil.

(2) Note à la traduction d'Otto.

(3) Loc. cit.

peu près analogue à celle des os spongieux. Les tumeurs observées par M, A. Petit, Gensoul, Warren, MM.Huguier (1) et Lenoir, appartiennent à ce genre. Ces tumeurs occupent à la fois la face et le sinus maxillaire; elles atteignent quelquefois un volume considérable, comme les observations de Bordenave, de Hundertmaek en offrent des exemples. Elles s’accroissentconstamment et constituent des masses qui se développent, soit du côté de l’orbite, soit du côté des fosses nasales, soit du côté de la bouche, et qui, par les compressions qu’elles exercent sur ces parties, sont souvent cause d’accidents, comme on l’a observé dans le cas cité par David.

Les causes qui président à la formation de ces tumeurs ne sont pas faciles à apprécier t il est probable que, dans quelques cas, elles doivent leur origine au vice syphilitique. Boyer (2) cite une observation d’une exostose volumineuse, occupant la mâchoire et s’étendant du côté de l’orbite, ayant tous les caractères des tumeurs que nous étudions, et qui disparut complètement sous l’influence d’un traitement antisyphilitique.

Pronostic. Le pronostic est grave en raison de la tendance de ces tumeurs à s’accroître, à se développer dans les cavités, et à constituer des masses osseuses volumineuses susceptibles d’entraver les différentes fonctions de la bouche, du nez et de l’œil.

(1) Bulletin Acad, méd., t. VIII.

(3) Malad. chirurg., t. VI, pag. 168.

Tumeurs érectiles.

Les lumeiirs érectiles du sinus maxillaire sont très rares; à peine en renconlre-l-on quelques cas. Nous croyons pouvoir ranger dans celle classe l’observation de la tumeur décrite par Gensoul sous le nom de tumeur variqueuse. Il est un autre exemple de tumeur du sinus que Pallison (I) pensait être de la nature de celles qui nous occupent. L’observation en est consignée dans l’édition américaine de X Anatomie chirurgicale d’Allan Burns. Ce chirurgien lia, dans ce cas, l’artère carotide, et son malade guérit.

La rareté de ces tumeurs, et surtout la disette d’autopsies, nous imposent une prudente réserve sur l’admission de quelques observations de cas considérés comme étant des tumeurs érectiles du sinus maxillaire. Pour justifier celle réserve, nous rappellerons l’observation citée par Delpech (2). Ce chirurgien rencontra, chez un homme âgé de cinquante ans , une tumeur du sinus maxillaire, ayant tous les caractères d’une tumeur érectile : pulsations, susurrus , affaissement de la tumeur par la compression de la carotide; enfin, une série de symptômes paraissant suffire pour déterminer sa nature érectile. Ce malade succomba , et l’autopsie montra qu’on avait affaire à une lésion des vaisseaux, tout autre que celle que constitue le tissu des tumeurs érectiles.

(1) Walshe, Nature and treatmenl of cancer, London, 1846.

(2) Mémorial des hôpitaux du Midi, 1830, t. II, n° 16, p. 214.

uo

Tumeurs graisseuses.

Ce genre de tumeur n’est pas indiqué dans les auteurs. Stanley en parle, mais sans en donner la description ; il dit seulement, dans une note qu’elles sont formées de globules de stéarine. Ce genre de productions doit être très rare, car nulle part ailleurs il n’en est question.

L’année dernière seulement, M. Viard a présenté à la Société anatomique un cas de tumeur graisseuse du sinus maxillaire, dont nous reproduisons la description;

« Le maxillaire supérieur du côté droit présente le » volume d’un œuf de dinde, et l’os est malade dans » tonte son étendue ; sa consistance est diminuée, car il » cède facilement sous les doigts. Une masse graisseuse » a presque entièrement pris la place de cet os. Elle » remplit complètement la cavité du sinus maxillaire; )» mais l’affection ne paraît pas avoir débuté par ce sinus, » car, dans l’épaisseur de la tumeur, on trouve des la- » nielles osseuses entrecroisées, etséparées les unesdes » autres par du tissu adipeux. » (15 mai 1850. Bulh Soc. anat.)

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