‹ Des maladies héréditaires these présentée au concours pour l'agrégation (Section de médecine et de médecine légale) et soutenue à la Faculté de médecine de ParisChapitre 11 sur 34 · NON PHTHISIQUES · texte numérisé non relu

NON PHTHISIQUES

Hommes.

Nombre de malades.

Femmes.

Leur âge moyen . . .

Nombre de malades.

Leur âge moyen . . .

Père.

Mère.

Père.

Mère.

25,12ans

Il résulterait de là que la phthisie transmise apparaît à âge moins avancé que la phthisie non transmise. La diffij rence est de deux ans environ pour les hommes et de tr( ans et demi pour les femmes.

A coté de ces renseignements fournis par M. Walshe, noi croyons devoir encore ajouter comme données statistique ultérieurement utilisables, les détails suivants empruntés â

itifi

[ipport médical des médecins de l’hôpital de la Consomption je Londres (1).

Sur 1010 malades, dont 669 hommes et 341 femmes, 2 £6 i 2/i ~ pour J 00 étaient issus de parents phthisiques. La projortion est plus forte pour les femmes (1 2Zi , ou 36 pour 100) jae pour les hommes (122, ou 18 pour 100).

La phthisie est transmise plus souvent par le père au fils, ar la mère à la fille. En effet, l’hérédité par le père a été linstatée chez 59,4 fils pour .100, et 43,5 filles pour 100; hérédité par la mère, chez 40,6 fils pour 100, et chez 13,5 filles pour 100.

12 hommes et 10 femmes étaient issus de père et mère hthisiques tous deux; 4 hommes et 6 femmes avaient en jitre des oncles ou des tantes phthisiques.

Hère,

itài

Les individus qui sont sous le coup de la diathèse tubercutise qui leur a été transmise par leurs parents, présentent-ils i ms l’habitude extérieure un ensemble de caractères analogues ceux que nous avons signalés chez les scrofuleux, et propres leur imprimer un cachet spécial ? Il serait erroné de croire ja’il en fût toujours ainsi. Toutefois, dans le jeune âge, les Urticularités suivantes ont été signalées comme des indices une diathèse tuberculeuse héréditaire.

La peau, plutôt blanche que brune, est en général fine et lélicate. Les cheveux, de couleur variable, sont abondants, et pmme on le dit vulgairement, semblent épuiser le corps par iexubérance de leur développement.

Les yeux, largement ouverts, humides, présentent en général les pupilles dilatées, des sclérotiques d’un blanc bleuâtre; les ils, implantés en grand nombre sur le bord libre des paujières, sont longs et recourbés.

(1) The first medical Report ofthe hospital for Consumption and diseases \çthe chestby the physicians of the institution. London, 1849.

Pour compléter ce tableau, dont nous ne voudrions pas tr

accentuer les traits, nous ajouterons que les tuberculeux soi, en général, d’une complexion délicate, que leur intelliger* est précoce, et que dans leurs jeux, leurs plaisirs, leurs goû, ils ne montrent pas cette impétuosité, cette turbulence q* l’on observe habituellement chez les enfants de leur âge.

Il serait très intéressant de savoir si la nature héréditaire 3 la diathèse tuberculeuse introduit des modifications imp(tantes dans la symptomatologie, la marche, le pronostic ete ,| traitement de la maladie. Nous ne doutons pas que les obst-L

vations faites à ce point de vue, ne permettent un jour 3

formuler là-dessus, un certain nombre de propositions dont 1 chercherait en vain la solution dans les auteurs qui ont éct le plus récemment, et avec le plus d’autorité sur cette questic Partout où l’on voudrait trouver des assertions appuyées sr

des faits, on ne rencontre que le doute. C’est qu’en ce?

matière, les obstacles que rencontre l’observateur sont si no; breux et variés qu’ils intimident les plus courageux et les p 5 patients.

4RTICIE III. — Cancer.

le;

La transmission du cancer par voie d’hérédité est un fait tr généralement admis pour qu’il soit nécessaire de citer tous 0 jl médecins qui en font un dogme médical. Récamier (1) dit qp

c’est là une vérité incontestable, tout en faisant remarquer ql

les organes compromis ne sont pas toujours les mêmes.

Mais un point moins élucidé et sur lequel les auteurs s<l encore divisés, c’est l’estimation de la part exacte qu’il fût

faire à cette cause dans le développement des maladies can<reuses.Trèspeude médecins ont donné des statistiques consûr

râbles et dignes de foi. Nous citerons seulement les suivant

(1) Tome I, p. 217.

jour

mt

M. Lebert (1) dit que l’influence que nous indiquons ici a été énéralement exagérée par les auteurs. Il l’a recherchée avec î plus grand soin, et sur 102 cas, il ne l’a constatée que h fois; elle a existé 2 fois sur 13 cancers de l’utérus; 6 fois ir 40 cancers du sein; 1 fois sur 7 cancers du testicule, et ! fois sur 42 cancers de l’estomac.

On voit donc que, d’une manière générale, la proportion les cas dans lesquels l’hérédité a été constatée, est de 7/1.

! M. Velpeau (2) a constaté l’hérédité chez plus du tiers des alades qu’il a observés : chez les uns, c’est le père qui est tort d’un cancer au pylore, à la langue, au foie ou aux orgaes génitaux ; mais pour le plus grand nombre, la maladie irait existé chez la mère, soit à l’utérus, soit au sein.

Le chirurgien que nous citons a vu des familles où les trois eurs, fdles d’une mère qui avait succombé à un cancer de la ' t !*amelle, ont été atteintes du même mal, entre trente et quainte ans.

r ' Sur 26 cas suivis d’autopsies de cancer de l’utérus que nous vons eu l’occasion d’étudier nous-même pendant notre interatà la Salpêtrière, en notant les antécédents des ascendants , ous avons constaté que 6 fois les mères des malades étaient lortes d’accidents semblables. Ces accidents ultimes éprouvés ar les mères de nos malades, ont été désignés par nos malades lles-mêmes, 4 fois sous la dénomination d 'ulcères à la matrice, t 2 fois sous celle de suite de couches éloignées. Dans un de 3S six cas, une sœur de la malade avait, comme sa mère, résenté une semblable affection (3).

On trouve encore dans la thèse de Lafond (Paris 1856), les îsuîtats statistiques suivants relatifs au siège et à l’hérédité du ancer.

Sur 71 cas de cancer dont l’auteur a dépouillé les antécé-

les

tous

jiier

Uf:

consf

iiJ

(1) Traité des maladies cancéreuses. Paris, 1851.

(2) Traité des maladies du sein , p. 586.

(3) Becquerel, Maladies de Tutérus, t. Il, p. 170.

dents, il a trouvé que 64 fois la dégénérescence cancéreie

n’était pas héréditaire, que le nombre des hommes attei s

s’élevait à 27, et celui des femmes à 44; que sur ce nomlfe de faits, les organes de la reproduction et de la lactation #c été envahis 36 fois. L’appareil digestif apparaît ensuite corne étant le plus fréquemment le lieu d’élection du mal, et d; ces circonstances, c’est le sexe masculin qui paye le plus tribut à la dégénérescence, ensuite, par ordre de fréquent1 2 viennent les organes des sens eux-mêmes, et Fauteur fait marquer à ce propos qu’il ressort de ses propres recherches, ce les parties qui protègent ces organes, sont principalement vahies par le cancroïde.

Une autre question se rapportant à la transformation des i H ^ ladies héréditaires, qui sera traitée ultérieurement, a pré U m cupé les auteurs. Suivant M. Bazin (1), la dartre et l’arthiilà

aboutissent souvent au cancer. Le produit est d’ailleurs même que celui de la diathèse cancéreuse.

Dans la diathèse cancéreuse, le produit morbide existe le début, dans les maladies constitutionnelles, il est préc d’un grand nombre d'affections, et n’apparaît qu’à la péri terminale.

M. Paget (2) a cherché à prouver par une série de rele statistiques que les sujets issus d’ascendants cancéreux, situai prédisposés, alors qu’ils ne sont pas atteints à leur tour â i cancer, au développement de diverses tumeurs bénignes. 9 Mit serait en quelque sorte l’expression incomplète de la diath$ u cancéreuse envoie d’extinction. pan

La maladie héréditaire que nous étudions ici présente v4ri particularité digne d’être notée, car elle se distingue très n-

(1) Leçons théoriques et cliniques sur les affections cutanées de na ri arthritique et dartreuse. Paris, 1861, p. 45.

(2) 011 the hereditary transmission of tendències to cancerous and oaPS tumours (Medical Times , 22 août 1857).

Ient de celles dont nous nous sommes occupé jusqu’ici, idis, en effet, que celles-ci, pouvant se manifester à toutes périodes de la vie, éclatent presque toujours dans le jeune , comme cela a lieu d’une manière très évidente pour la Dfule et la syphylis héréditaire, le cancer est surtout fréint au retour d’âge; or, le moment le plus fréquent où les ants viennent au monde est, pour les parents de dix à quinze , antérieur à cette époque.

roilà donc une maladie qui n’éclatera chez les individus que irante ou cinquante ans après qu’elle leur aura été transie par des géniteurs qui en étaient eux-mêrne exempts au ment de la procréation, et chez lesquels elle n’a éclaté que ou quinze ans, vingt ans même après qu’ils en avaient nsmis le germe à leur postérité. N’est-ce pas là, nous le dendons, dans l’étude de l’hérédité, une particularité dont la fsionomie mystérieuse est bien digne de notre méditation ?

7est en vain d’ailleurs que l’on chercherait chez les permes qui sont virtuellement en proie à la diathèse cancéreuse ’éditaire, des signes de ce vice congénital.

Rien, absolument rien, ne les distingue de celles qui jouisit de la santé la plus excellente.

Gomment l’hérédité s’établit-elle? On ne le sait point, et rien ndique d’abord qu’elle aura ou qu’elle n’aura pas de manitation dans la descendance des individus qui en sont atteints. Peut-on du moins prévoir quelles seront les parties malades? ivant M. Velpeau, cette localisation serait en rapport avec ptitude des organes à recevoir l’influence des actions ternes ; mais rien ne peut le faire présumer.

I ARTICLE IV. — Syphilis.

La syphilis, cette maladie que quelques médecins refusent mettre au nombre des diathésiques lorsqu’elle est ac-

quise, doit être qualifiée de diathèse quand elle esttransmi

si

par voie d’hérédité, et alors elle vient se ranger sans contestas

à côté delà scrofule, du cancer, de la goutte, du rhumatisri que nous avons étudiés jusqu’ici.

Démontrer, en accumulant les opinions de médecins do;|,eri l’autorité fait loi, et les preuves cliniques relatées partout, q la syphilis peut être héréditaire, nous paraît superflu.

Il n’y a pas lieu non plus de déterminer dans quelle pi. portion cette diathèse se manifeste relativement à la syphij u acquise par contagion.

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Quel profit la pratique pourrait-elle tirer d’une parei étude ? Laissant donc de côté ces diverses questions, nous < rons, et c’est là un fait généralement admis de nos jours, q hr, la syphilis congénitale n’a été observée jusqu’ici d’une maniè-L incontestable qu’immédiatement après la naissance ou qu ques mois après.

Ce n’est pas que nous repoussions d’une manière absol la doctrine qui consisterait à voir dans des accidents cutani ou autres, se développant à une époque beaucoup plus taj| dive, des phénomènes de syphilis héréditaire. Rien ne ne autorise en effet à considérer la chose comme impossible. M si des faits de cette espèce ont été mis en avant, ils n’ont j été accompagnés de preuves suffisantes pour entrer dans domaine de la science.

Ce n’est pas ici non plus le lieu de rechercher si la syphil, en passant d’une génération à une autre, peut se transformé si elle peut, par exemple, prendre le masque des aftectica (?) scrofuleuses. Les avis sont trop partagés sur ce point pour rp noussoyons autorisé à prendre franchement un parti.

Cette question sera discutée plus loin, dansla deuxième part, iô

Laissons donc de côté toutes ces questions qui sont enco à l’étude, exposons en résumé les phénomènes palhologiqi par lesquels se révèle la syphilis héréditaire ou congénita. Chez un enfant dont l’un des parents ou tous les deux set

fini II

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