‹ Des maladies mentales [electronic resource]Chapitre 17 sur 49 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

d'un petit hôpital qui prendra tout son temps, qui lui •fei^a courir des dangers , et qui ne lui offrira que peu de chances de «uccès? En effet, celui qui veut être utile aux aliénés doit les visiter plusieurs fois le jour, et même pendant la nijit ; il ne doit pas se contpnter d'une •visite faite le malin, comme cela se pratique dans les -hôpitaux ordinaires. Quelles espérances de guérison soulieudront son courage? Chargé d'un hôpital de trente à soixante aliénés, dix à peine offriront quelques chances de guérison; sur ces dix, il en guérira cinq, en supposant même les succès les plus favorahles. Au rrste, ce petit nombre de guérlsons ne doit point décourager lorsqu'on songe que, dans les asiles départementaux, la masse ne sera formée que d'individus incurables, et que le médecin ne devra compter que sur très peu de cas favorables.

Si l'on multiplie les asiles, ils seront dédaignés par les serviteurs, par les malades, par leurs parens, par les médecins, par les hommes capables de les administrer.

En formant de grands établissemens, en les plaçant et les distribuant convenablement, on obtiendra des résultats utiles pour ceux qui seront reçus; économiques pour l'administration. Les gens riches seront dans les premiers temps envoyés au loin pour les souslniire aux regards de leurs concitoyens; mais les personnes d'une fortune médiocre, les incurables riches seront placés dans ces asiles dont les dépenses seront bientô! couvertes par le prix des pensions : c'est ce ([ui arrivait autrefois, particulièrement dans le nord de la France, aux maisons d'aliénés d'Armentières, de Saiiit-Vincent,

4^0 DES ÉTABLISSEMENS d'aLIÉA'ÉS

de Lille, deMareville, de Saint-Maurice, etc. C'est ce qui arrive aujourd'hui à Avignon, à Saint-Mein, à Charenton et à la maison des fou« de Bordeaux. Ces établissemeus se suffisent à eux-mêmes.

Cette circonscription des malsons d'aliénés ne sera point une nouveauté : avant la paix de i8i4, Mareville recevait les aliénés de vingt -trois départemcns; Armentières et Lille reçoivent les aliénés des départemens de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord. Les trois établissemens de Paris reçoivent des aliénés de tous les points de la France; Bordeaux, Lyon et Avignon admettent les fous de plusieurs départemens circonvoisins. Les administrateurs et lesparens des aliénés se louent des soins donnés à leurs malades dans ces hôpitaux spéciaux quoique éloignés, bien plus que de la manière dont ces mêmes malades sont traités et soignés dans les dépôts et dans les hospices de leur département. En effet, les établissemens de Paris, de Lille, de Nancy, d'Avignon, etc., qui reçoivent des aliénés de plusieurs départemens, ne sont-ils pas mieux tenus que les portions d'hospices, que les maisons de force, que les prisons de Caen, de Toulouse, de Nantes, de Limoges, de Dijon, d'Orléans, de Rouen, etc.? L'intérêt du département où sont les hôpitaux spéciaux doit porter l'administration locale à les mieux surveiller, afin d'attirer la confiance.

De tout ce qui précède, on doit conclure qu'il faut des asiles spéciaux pour les aliénés, et qu'il est préférable d'en avoir un petit nombre que d'établir une maison dans chaque département.

EN FRANCE. /^2ï

Le plan d'un hospice d'aliénés n'est point une chose indifférente et qu'on doive ahandonner aux seuls architectes ; le hut d'un hôpital ordinaire est de rendre plus faciles et plus économiques les soins donnés aux indigens malades. Un hôpital d'aliénés est un instrument de guérison. Depuis plus de dix ans, je réfléchis sur cet objet; j'ai visité tous les hôpitaux de France ; je me suis procuré les plans de plusieurs hôpitaux étrangers ; j'ai fait des observations pratiques dans mon propre établissement 'et dans l'hospice de la Salpêtrière : j'ai lieu de croire que les avantages et les inconvéniens des établissemens d'aliénés n'ont point échappé à mon attention. Voici le résultat de mes réflexions à cet égard.

Les asiles doivent être bâtis hors des villes ; il y aura • économie et pour les fixais des premiers établissemenset pour leur entretien , les objets de consommation n'ayant I pas d'octroi à payer. Ou fera choix d'un grand terrain > exposé au levant, un peu élevé, dont le sol soit à l'abri 1 del'humidiîé, et néanmoins pourvu d'eau vive et abon- I dante.

Les constructions présenteront un bâtiment central l| pour les services généraux, pour le logement des offî- \i ciers ; ce bâtiment aura un premier étage. Sur les deux " côtés de ce bâtiment central , et perpendiculairement à ses lignes, seront construites des masses isolées pour !l loger les aliénés, les hommes à droite, les femmes à gau- I' che ; ces masses isolées seront assez nombreuses pour I classer tous les malades d'après le caractère et la péh riode de leur maladie; ces masses seront quadrilatères ! ayant intérieurement une cour entourée d'une galerie

4A''4 des ÉTA.BLISSEMENS d'aLIÉNÉS

sur laquelle s'ouvriront les portes et les croisées des chambres; les cliamhres requerrons sur les deux côtés parallèles du carré ; le troisième côté sera disposé pour des salUîs de réunion, pour un réfectoire; le quatrième côté sera fermé par une grille qui permettra la vue sur de grands jardins ou sur la campagne, la cour seraplantée , avec une fontaine au milieu. Dans nos climats tempérés, la galerie sur laquelle s'ouvriront les portes sera à jour, et liera toutes ces petites masses entre elles, et avec le bâtiment central ; la galerie régnera dernière les cellules , sera fermée et à l'une de ses extrémités^ on ménagera un petite pièce pour un poêle, lequel, à l'aide de tuyaux de chaleur, échauffera la galerie et les cellules. A la cheminée du poêle, on adossera la cheminée des lieux d'aisances, qui, par ce moyen, seront délivrés de toute mauvaise odeur. Au centre de tous ces bâtimeus disposés parallèlement entre eux, s'élèveront des hàtimens isolés aussi; ces derniers serviront d'ateliers, de salles de bains, de douches, d'appareils de vapeui', d'infirmerie, etc. L'ensemble de ces bâlimens doit présenter des logemens séparés pour les aliénés furieux, pour les maniaques qui ne sont point médians, pour les mélancoliques tranquilles, pour les monomaniaques qui sont ordinairement bruyans, pour les aliénés en démence, pour ceux qui sont habituellement sales, pour les fous épileptiqiies, pour ceux qui ont des maladies incidentes; enfla, pour les convalescens ; l'habitation de ces derniers devra être disposée de manière qu'ils ne puissent ni voir ni entendre les autres malades, tandis qu'eux-mêmes seront à portée du: bâtiment central. M. Lebas, archi-

EN FRANCE. /j23

tecle, a fait un plan d'après les données que je viens d'indiquer. Ce plan est gravé

Les habitations particulières ne devront pas être faites toutes de la même manière, et l'uniformité est un des principaux vices de tous les asiles actuellement existans en France et ailleurs. Les habitations destinées aux furieux doivent être plus solidement construites, et offrir des moyens de sûreté inutiles et même nuisibles dans le reste de l'établissement. Il est des aliénés qui salissent; le sol des cellules qu'ils doivent habiter sera dallé en pierre , et incliné vers la porte. Cette disposition est superflue dans tous les autres logemens , qui devront être planchéiés. Le quartier des convalescens ne doit différer en rien d'une maison ordinaire.

Les constructions destinées aux aliénés seront toutes au rez-de-chaussée; cette disposition me paraît être de la plus grande importance, elle n'est point arbitraire : je dois avouer qu'elle est contraire à presque tout ce qui existe jusqu'ici. Partout les furieux sont au rez-dechaussée, même dans des demi-souterrains, particulièrement en Angleterre, à Armentières, à Mareville, et dans les villes de France où il existe des cachots au-des-

' J'en ai donné un çiand nombre d'exemplaires. Le docteur Loewenhnyit l'a publié dans son ouvrage intitulé : Considérations sur le trailcmeiit des a/jV«ei, Saint-Pélersbourg, i833,in-8, avec a pl. J'ai aussi offert plusieurs exemplaires de ce plan, en r8i8, au conseil général des hôpitaux de Pans, Ce système de construction à rez-de-chaussée, à carrés ou pavillons isoles, avec cours et galeries intérieures, a été adopté, sauf quelques légères modifications, depuis i8ao, pour liicétre, Rouen, Montpellier, le Mans, ÎNfantes, Marseille, etc.

42/i DES :ÉTABLISSEMENS d'aLIÉNÉS

SOUS du sol ; les autres aliénés habitent des étages supérieurs. En opposition avec tout ce qui a été fait, je dois rendre compte de mes motifs et répondre aux objections qui m'ont été adressées.

Les établissemens dans lesquels les aliénés sont logés au premier, au second, au troisième étage, offrent de nombreux et de graves incouvéniens : i° Il faut gri- 1er les croisées de tous les quartiers pour prévenir les évasions et les suicides ; il faut entourer de grilles les escaliers, comme on a été contraint de le faire dans le bâtiment neuf de Bicêtre, dit bâtiment du conseil ^ à moins que les marches de l'escalier soient fixées à deux murs de soutènement. Le premier étage du bâtiment neuf d'Avignon est éclairé par une galerie à jour : on a été forcé de fermer la galerie avec une forte grille en fer ^

2° Le lavage indispensable et fréquent des cellules, des corridors, abîme les planchers; la crainte de les pourrir empêche d'avoir dans les étages des fontaines , à portée de chaque malade. Les lieux d'aisances sont une occasion de dégradation des bâlimens et de malpropreté; leur odeur infecte les corridors , de grands frais ne suffisent pas toujours pour s'en préserver.

3» Les aliénés sont l'enfermés dans leurs cellules , ou tout au moins dans leur galerie, parce qu'on craint qu'ils ne se précipitent, ou qu'ils se laissent tomber dans les escaliers. Veulent-ils sortir des corridors, il faut en obtenir la permission, qui dépend du caprice des

« Depuis quelques années rescalier de ceutie et la galerie d'Avignon ont disparu. • ,

EN FRANCE. /j^j

.gardiens. Cette dépendance répugne à beaucoup ; ces malades préfèrent rester dans leurs cellules , et même dans leur lit.

4° Le service est plus pénible, la surveillance presque nulle, celle que les serviteurs exercent est plus minutieuse, plus tracassière , plus tj'rannique; celle des . chefs est impossible.

Les asiles dont les bâtimens sont construits au rezdé-chaussée présentent des avantages sans nombre.

1° Il n'est pas nécessaire de barres de fer aux croi- <se'es, aux escaliers; les chambres d'habitation peuvent r rester ouvertes; les aliénés sont moins casaniers, pou- \yant sortir à volonté, étant sollicités par leur compa- : gnons qui vont, qui viennent, qui jouent sous leurs croi- ! sées. L'un d'eux est-il pris d'un paroxysme il sort librement de sa cellule, va au grand air, s'abandonne à toute ^ son agitation; il est bientôt calme ; il serait devenu furieux ^ s'il n'avait pu quitter sa cellule ou son corridor, parce qu'il y fût resté exposé aux causes de son agitation exaltée par la contrariété. Les croisées étant basses, les gens de service pouvant les atteindre facilement, les ouvrir et les fermer lorsqu'il convient , en se promenant ils I peuvent voir ce qui se passe dans les chambres. Les ' croisées placées en face des portes favorisent le renouvellement de l'air; si un furieux se barricade, en fei- : gnant d'entrer parla croisée, on attire son attention ^ vers ce point, et les serviteurs arrivent à lui par la porte, sans danger pour le malade et pour les serviteurs.

2° Le service est infiniment plus facile, parce quu

4^6 DES ÉTABLISSEMENS d'aLIÉn:ÉS

ne faut pas sans cesse monter et descendre des escaliers. Survient-il un accident, une querelle, les infirmiers peuvent se réunir promptement et opposer un appareil de force considérable qui prévient presque toujours son emploi. L'infirmier d'un corridor est-il attaqué, il n'est pas obligé de se défendre corps à corps. Si un aliéné ne veut point se promener, s'il s'obstine à rester dans sa cellule, sur son lit, s'il se refuse à aller au bain, etc., il ne faut pas le tirailler, le porter au travers des escaliers, au risque de le rendre furieux ou de le blesser.

Les infirmiers se surveillent mieux les uns les autres, ils sonl plus facilement surveillés par les cliefs de la maison, n'étant pas enfermés dans les galeries, dans les corridors ) où l'on n'arrive qu'en faisant beaucoup de bruit pour ouvrir les portes.

3° Le médecin peut faire sa visite plus commodément : il a, pour ainsi dire, sous la main tout son monde. La surveillance des chefs est plus utile, parce qu'elle est plus facile et plus prompte. Peut-on exiger qu'un directeur monte et descende les escaliers plusieurs fois le jour ? ses forces physiques se refuseraient à son zèle. Dans un bâtiment au rez-de-chaussée, il peut à tout instant et sans bruit arriver auprès des malades et des serviteurs. Ceux-ci par la crainte d'être surpris, sont plus assidus, plus exacts et plus complaisans.

4° Enfin, les asiles bâtis au rez-de-chaussée, composés de plusieurs bâtimens isolés , distribués sur une plus grande superficie, ressemblent à un village dont les rues, les places, les promenades offrent aux aliénés

EN FJIANCE.

I des espaces plus variés, plus étendus pour se livrer à l'exercice si nécessaire à leur état.

On objecte à tant de motifs celui de l'économie. Un grand établissement à plusieurs étages est sans doute moins dispendieux; mais la véritable économie consiste dans l'emploi judicieux des fonds, et non à priver un établissement des conditions indispensables pour qu'il remplisse sa destination ; l'économie, d'ailleurs, n'est pas si grande qu'on affecte de le dire : en effet, dans la dépense que doit causer la construction d'un asile, l'achat de quelques arpens de terre de plus ou de moins peut-il compter, surtout si l'asile est bâti hors des villes? Le terrain acheté ne serait pas sans produit; car le tiers du sol sur lequel on bâtira l'asile sera planté d'arbres, pour l'assainissement de l'air, pour l'agrément des malades, et pour l'augmentation des revenus, une portion peut être miss en culture par les malades euxmêmes. La construction des bâtimens est moins chère, les fondations sont moins profondes, moins épaisses;, il ne faut point d'escaliers avec tous leurs accessoires; il n'y a point de lieux d'aisances très chers à établir dans les divers étages qu'ils dégradent et infectent.il suffit que le quartier des furieux soit bâti en pierre; les autres subdivisions sont construites plus légèrement. L'asile étant divisé en plusieurs bâtimens isolés, on peut se contenter d'abord de quelques constructions légères, des pavillons pour les furieux., des bâtimens indispensables pour les services généraux, ajournant les autres constructions au fur et à mesure de l'accroissement de la population.

DES ÉTABLISSEMENS d'aLIÉNÉS

D'après le nombre des aliénés admis dans les établissemens publics spéciaux ou autres, on peut croire que vingt asiles sont suffisans pour tout le royaume : je voudrais les établir auprès des cours royales. Les villes où siègent ces cours sont considérables , et ordinairement centrales ; elles attirent dans leur sein beaucoup d'individus appartenant aux départemens qui ressortent à leur juridiction. Des motifs trop longs à déduire, qui sont l'intérêt civil des aliénés, justifient encore celte disposition.

Chaque asile ainsi établi auprès d'une cour royale, recevra les aliénés des départemens qui ressortiront de la cour; il sera construit pour quatre ou cinq cents individus 1, ce qui permettra de recevoir dans dix-huit asiles quatre mille cinq cents aliénés, qui, avec les deux mille existans dans les établissemens de Paris, me paraissent être l'extrême du nombre des aliénés qui peuvent réclamer des asiles. Ce nombre est bien supérieur à celui des aliénés qui aujourd'hui sont dans les maisons spéciales , les hospices, prisons, etc. ; mais ce qui existe est au-dessous des besoins, et l'administration doit s'attendre qu'aussitôt qu'elle aura ouvert des asiles bien dirigés , leur population s'accroîtra rapidement.

L'économie veut que l'on conserve les asiles spéciaux qui existent déjà, quoiqu'ils soient loin d'offrir les meilleures conditions possibles. Ces asiles seront débarrassés de tout individu qui n'est point aliéné; ils seront soumis aux réglemens généraux communs à tous

* Des réflexions ullévieures me font regarder ce nombre comme beaucoup trop considérable : je voudrais le réduire de la moitié.

£N FKANCE. ^29

les asiles de Fi-cince; il sera arrêté pour chacun un plan

I d'amélioration ou d'agrandissement, d'après les principes adoptés pour les nouveaux asiles, et il sera dé-

I fendu d'y bâtir, li moins de se conformer rigoureuse-

I meut à ce plan.

Les trois otablissemens de Paris suffisent au département de la Seine et au département de Seine-et-Oise. Il en existe huit dans divers dopartemens.

Il ne reste plus qu'à bâtir huit ou dix asiles, et à les distribuer dans les conirées où il n'en existe point. La

l| première dépense de chacun de ces asiles, peut s'élever à 5oo,ooo francs. Ils peuvent être ouverts d'ici à trois ans, et même beaucoup plus tôt; les fonds nécessaires pour ces constructions peuvent venir de plusieurs sources.

j" L'administration générale peut faire un appel aux citoyens qui voudront fonder un ou plusieurs lits dans les asiles; les souscripteurs auront droit de nomination pour aulant d'aliénés qu'ils auront fondé de lits : ils seront membres nés de l'administration des asiles. a° Tous les fonds actuellement consacrés à ces malades seront répartis aux asiles. 3" Chacun des départemens pour lesquels l'asile sera destiné, fournira des fonds pour son érection. Je suppose que chacun d'eux doive contribuer pour 80,000 fr. ; cette dépense étant répartie dans les trois années employées à construire, il n'en coûtera que i5 à 3o,ooo francs par an à chaque département. 4° Le gouvernement, à titre d encouragement ne pourrait-il pas accorder une première avance, qui activerait l'exécution de ces projets, et qui lui permettrait plus facilement de les diriger?

43o DES ÉTABLISSEMENS d'aLIÉN^S

Il sera formé pour chaque asile un conseil d'admi- ■ nistralicii, composé des préfets des départemens qnii concourront à leur érection, des souscripteurs, dm procureur général, des plus notables, etc. Le directeur et le médecin de l'asile seront membres du conseil avec: voix consultative seulement.

Chaque asile aura un directeur, un médecin, nom-mes par le ministre, sur la présentation du conseil I d'administration. Il aura un économe, un aumônier,, un pharmacien, un surveillant et une surveillante,, nommes par le conseil, sur la présentation du comité! d'administration.

Il sera formé , auprès du ministère de l'intérieur , un . comité central avec lequel correspondront les directeurs et les médecins de tous les asiles , placés sous surveillance immédiate et spéciale du ministre de l'in-'iii térieur. Tous les ans, ce comité rendra un compte général administratif et médical , qui sera envoyé aux ad-ministrateurs, aux directeurs, aux médecins des asiles.

Il sera fait un règlement général pour toutes les parties du service, dans lequel on prescrira un mode uni-forme d'admission pour tous les asiles, en le modi-fiant, quant au régime, au service intérieur, d'après lai connaissance plus positive de chaque localité.

Enfin, on publiera une instruction pour la direction des aliénés dans chaque asile.

RiîsuMÉ. — L'état actuel des aliénés réclame haute-ment une réforme générale.

II ne convient nullement au bien-être de ces malades, , ni aux égards qui leur sont dus, d'être réunis avec;

Page 1