TOTAL
Entrées I Dans la section des curables.
( Dans celle des incurables. . .
Total . .
1 Guéris . . .
a I Améliorés... .....
j Non améliorés . .
1 Morts . . .
Total .
Quelques conséquences utiles peuvent se déduire de
VISITE
ce tableau : on voit que la population s’est accrue rapidement après l’ouverture de l’établissement, et que cet accroissement s’est élevé au chiffre énorme de 1 26. Dans tous les pays, on a fait la même remarque; mais, sans entrer dans l’examen des faits qui justifient sa généralité, nous dirons qu’à Illenau cet accroissement rapide doit être attribué principalement à ce que les communes se sont empressées de se débarrasser des malades qui n’avaient pas pu trouver place à Heidelberg.
Une explicatien doit être donnée à l’occasion des malade portés dans la colonne des améliorés ; si le nombre n’en est pas plus grand, c’est que M. Roller y apporte une rigueur qui n’a pas sans doute beaucoup de précédents, et qui aura probablement peu d’imitateurs. Il comprend parmi les améliorés les aliénés qui, n’étant pas complètement rétablis en sortant de l’établissement, l’ont été après leur sortie, et il ne marque pas comme améliorés tous ceux qui sont retombés et revenus dans l’année de leur sortie ; or le nombre en est considérable, comme le dit justement le docteur Roller, qui, à ce sujet, mentionne les circonstances défavorables aux convalescents dans leurs familles et dans la société, et invoque en leur faveur le bienfait du patronage déjà exercé envers eux dans le duché de Nassau.
Quoique le chiffre des entrées se soit élevé a 126 dans l’année 1843, la population réelle de F établissement à la fin de l’année n’était, à raison du nombre des sorties, que de 360 malades, c’est-à-dire ne présentait qu’un accroissement de 46 sur l’année 1842. Au 13 décembre 1844 la population avait subi un nouvel accroissement, et s’élevait à 382 malades, dont 208 hommes et 174 femmes.
Le nombre des morts a été très-peu considérable;
a l’établissement d’aliénés d’illénau. 631 dans les trois derniers mois de 1842 il n’y en a eu que 4. En 1843, sur 440 malades, 22 seulement ont succombé, et peu d’aliénés d’ailleurs ont eu besoin d’être transportés à l’infirmerie. Au 13 décembre 1844, on ne comptait que 26 décès. On n’a eu à déplorer aucun suicide. La phthisie pulmonaire a été moins fréquemment observée qu’à Heidelberg, et on n’a constaté aucune affection scorbutique (1).
(1) Il nous paraît intéressant de joindre aux détails statistiques qui précèdent et qui s’arrêtent à l’année 1844, quelques chiffres indiquant le mouvement de la population dans l’asile d’aliénés d’Illenau, pendant les années 1860 et 1861, afin de permettre au lecteur de comparer la situation de cet établissement à quinze années de distance. — En 1859, l’asile d’Illenau a soigné 468 aliénés (233 hommes et 235 femmes). — Dans le cours de l’année 1860 on en a admis 277 (136 hommes et 141 femmes), de sorte que le chiffre des aliénés soignés dans l’année est monté à 745.
Parmi ces malades, sont sortis : guéris, 126 (66 hommes et 60 femmes); améliorés, 72 (39 hommes et 33 femmes); non améliorés, 66 (4,1 hommes et 25 femmes); morts, 36 (18 hommes et 18 femmes). — Le total des sorties, en 1860, s’est donc élevé à 300 (164 hommes et 136 femmes); par conséquent, pendant cette année 1860, il est sorti 23 malades de plus qu’il n’en est entré. — Le 31 décembre 1860, il restait à l’asile 445 malades (205 hommes et 240 femmes), lllenau a dû cette diminution de population, si désirée par son directeur dans l’intérêt du service, à ce que dans le courant de 1860, 61 malades (37 hommes et 24 femmes) ont été transférés à l’ancien asile de Pforzheim que le gouvernement du duché de Bade a été obligé de conserver pour suffire à l’exubérance sans cesse croissante de la population des aliénés.
Dans le cours de l’année 1861, le nombre des malades s’est élevé une fois au chiffre de 492 malades.