I. Epilepsie idiopathique crurale
Fait unique. Un grenadier à cheval de l’cxgarde impériale , ayant toujours été bien portant, reçoit , à la bataille de Lutzen , un coup de lance qui ouvre l’artère crurale (du côté droit) à sa partie supérieure.
Le chirurgien consulté fait la ligature de ce
vaisseau , et au moment même où il serre le lil , le blessé tombe clans une attaque d’épilepsie qui se reproduit six lois en vingt-quatre heures.
Un autre chirurgien est appelé. Il présume que le blet du nerf qui accompagne l’artère crurale dans cette partie de la cuisse, a été compris dans la ligature , et propose de revenir à l’opération, pour tâcher de séparer , s’il est encore possible , le nerf de l’artère. Cet avis fut suivi , la séparation fut faite, la ligature de l’artère seule eut lieu , et le malade cessa d’éprouver des attaques d’épilepsie.
On ne manquera pas de nous dire que , d’après notre manière de voir, il existe autant d’épilepsies idiopathiques que nous avons de troncs, et même de filets nerveux accessibles aux agens extérieurs , et qu’alors nous aurions du faire mention des épilepsies brachiale , cubitale , tibiale , etc., etc. Nous soutenons, en effet, la première proposition ; mais n ayant jamais observé d’autres épilepsies idiopathiques que celles
que nous avons exposées dans cet essai , et voulant ne pas nous écarter de la résolution que nous avons prise de ne rapporter que ce que nous avons vu, nous nous sommes renfermé stricte-
ment dans les faits qui se sont passés sous nos yeux, afin qu’on ne puisse pas nous les contester.
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