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quérir des idées précises sur les maladies qui nous occupent, parce qu’ils n’avaient pas disséqué, et point connu, par conséquent, les nerfs organes principalement affectés par elles; car il ne faut pas prendre pour des dissections régulières et fructueuses , ni les sacrifices des druides, ni ces ouvertures de cadavres que nécessitaient les embaumemens auxquels se livraient fréquemment les Égyptiens, ni ces préparations ostéologiques dont parlePausanias, ni les déchiremens des criminels vivans par Erasistrate et Hérophile, etc.
La religion inspirait aux anciens un si grand respect pour les morts, qu’ils n’osèrent cultiver l’anatomie humaine sur le cadavre.
Les écorchés antiques, qu’on a trouvés à diverses époques, ne prouvent pas le contraire de ce que nous avançons.
Les statuaires grecs , qu’on pourrait encore opposer à notre opinion, sont, en effet, parvenus à muter parfaitement les formes humaines extérieures, leurs mouvemens si variés et si