‹ Des maladies nerveuses en général, de l'épilepsie en particulier, et des moyens de les combattre avantageusement; recherches précédées d'un court examen physique et moral du système nerveux, et mêlées de réflexions sur quelques changemens à faire subir à notre législationChapitre 4 sur 33 · XV 11 J · texte numérisé non relu

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compliqués; mais ces statuaires n’ont pas eu besoin, pour atteindre cette perfection, d’étudier à fond l’anatomie de l’homme.

Du rétablissement de l’école de Salerne datent les progrès de l’anatomie, de cette seule et unique base de la science médicale; aussi cette école s’occupa-t-elle plus particulièrement des nerfs et de leurs affections, en suivant toutefois la saine doctrine hippocratique, comme l’attestent en vers latins les préceptes de cette ancienne faculté.

L’école de Montpellier, fondée par des Arabes en i i5o, marcha sur les traces de celle de Salerne.

Les médecins du quatorzième siècle ne nous ont presque rien laissé sur les névroses. Parmi ceux des quinzième, seizième et dix-septième, on aurait de la peine à en citer un seul qui ait bien connu le caractère de ces maladies. Ils ont cependant eu occasion de les observer, mais ils les ont confondues, comme tous leurs prédécesseurs, avec d’autres affections qui présentent quelque similitude avec celles dont il s agit.

Ce n’est que vers le commencement du siècle dernier que les névroses , devenues plus fréquentes peut-être par suite des progrès de l’esprit humain et par l’effet de la dissolution morale, ont été décrites avec plus desavoir, quoiqu’il existe encore de ces maladies sur lesquelles on n’ait rien écrit de satisfaisant.

Les Langius , les W epfer, les W illis, les \ iridet, les Baiiiou, les Lazare-Rivière, et plus tard Morgagni , Boërhaave , De Haen , van Swiéten , La Roche, Pomme, Tissot, Lieutaud, etc., nous donnèrent des notions plus précises sur les maladies nerveuses.

Nous croyons devoir comprendre, dans le nombre des livres classiques qui ont paru depuis sur cette matière, l’excellente Monographie de Cotugno, approuvée par Barthez; les Traités de Fothergill, de Pujol, de Fortsmann; les Dissertations de Hamel, de Bailly , deRousset, de Coussays, le seul qui ait considéré les névralgies en général ; de Loyer-\ illermay , d’Esquirol, de Gcorgct, d’Amédée Dupau; enfin, le savant ou-

vrage de M. Portai , du Nestor de nos premiers médecins , sons le titre d 'Observations complètes sur l’épilepsie , etc.

Quant aux nosologistes (auteurs de nomenclatures médicales, qui , comme on sait, datent de 173?. ; car il faut bien se garder de donner le nom de nosologie aux Essais de Césalpin, médecin italien ; de Plater-Félix, de Bâle; de Jean Joutonus, hollandais, etc.), les uns, tels que Sauvages, Linnée et autres, suivent les méthodes botaniques, et font mention des maladies nerveuses; le premier, dans la 4e et Se classes ; le second, dans les 5e, 6e et 7e.

L.es autres, Vogel, par exemple, n’indiquent qu’une partie des affections des nerfs.

Ceux-ci, Cullen, Machride, Sagar, etc., prennent pour hase les grandes divisions du système nerveux. Cullen , savant professeur d’Edimbourg , est le premier qui ait prononcé la dénomination de névrose. Sagar, dont la classification est justement appréciée, n’en a pas moins, comme tous scs prédécesseurs, copié Sauvages.

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Ceux-là, tels que Vitet, médecin à Lyon, dans son espèce de nosologie, divisée en huit classes, parlent des convulsions à la 4e*

Da rwin, médecin anglais, dans sa Zoonomie, diffère de ses devanciers, et confond tellement les maladies, qu’il est impossible d’y démêler des névroses.

Selle, médecin de Frédéric-le-Grand, à la fin de sa Pyrétologie, propose dix-huit classes. La 7e est consacrée aux maladies nerveuses. C’est un bon praticien, mais un écrivain médiocre; il est. vrai que non omnia novimus omnes.

Quoi qu il en soit, Cullen fut toujours préféré, jusqu’en 1799, époque à laquelle Pinel, dont la gloire est impérissable, malgré quelques piqûres de sangsues, publia sa Nosographie philosophique, L analyse, le bon sens, un jugement sain, ont présidé à l érection de ce monument, comme a toutes les productions de ce génie vraiment médical, à qui nous devons celui de Thchat, voire même la Doctrine physiologique.

Paumes, Tourdes, Tourtelle, etc., n’adoptent

pas une division plus utile. Il est même étonnant que leurs efforts diffèrent essentiellement de la Nosographie de Pinel. C’est l’ordre dans lequel les névroses sont disposées dans ce précieux ouvrage, que nous suivrions, si nous traitions de ces maladies en particulier.

Beaucoup d’affections nerveuses sont négligées et même abandonnées à cause de la funeste habitude de considérer le plus grand nombre de ces maladies comme simulées ou comme enfantées par l’imagination. Est-ce qu’on voudrait nous prouver qu’une imagination qui enfante ainsi , n’est pas malade?

Quelques médecins, même de nos jours, à l’instar de Lieutaud, poussent l’originalité jusqu’à ne pas croire aux maladies nerveuses appelées communément vapeurs.

Il devenait donc indispensable de bien caractériser les différentes altérations du système nerveux, d’en faire connaître l’origine, la marche, le développement, les terminaisons si souvent terribles, et d’indiquer le traitement qui con-

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\ient à chacune d’elles. Ce but a été rempli par plusieurs auteurs, d’une manière digne d’éloges ; aussi ne nous attacherons-nous à signaler à nos lecteurs que quelques moyens de traitement, peu connus, et des substances qu’on a eu tort d’abandonner.

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