SUR LA. GANGRÈNE
tient la gangrène; il est bon d’y faire de légères évacuations sanguines , lesquelles favorisent ordinairement la circonscription de la maladie, et la séparation des tissus alFectés.
Lorsqu’il n’y a pas de douleur, et que la température est diminuée , on insiste localement sur les excitans réputés antiseptiques ; et le traitement présente encore beaucoup de modifications, selon que la gangrène est simple ou complèxe, circonscrite ou non bornée , que les parties qui en sont affectées , se détachent facilement ou restent adhérentes. Mais ces modifications varient encore en raison des organes qui sont le siège de la maladie.
De la Gangrené des organes propres aux femmes.
La gangrène peut affecter ces organes durant la vacuité de l’atérus, durant la grossesse , l’accou-^ chement et la lactation.
Cette maladie affecte quelquefois l’utérus à sa superficie. Elle a été appelée alors par Boër, putrescence , et par d’autres , gangrène spontanée.
Elle se manifeste d’abord au col de l’utérus d’où elle se propage à ses antres parties. Les tissus qui en sont alfectés acquièrent plus de volume; leur surface est d’un blanc sale , uniforme et ramol-^ lie, parsemée de taches livides, rouges, plombées, noirâtres, parfois ulcérées. Il en découle une matière noire ou brunâtre. Les symptômes de <^tte maladie ne sont pas toujours caractéris-.