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Frappé de la sitififidarité de ces accidcns, Fouteau s’informa si la malade n’avait jamais ressenli de douleurs dans quelque partie, elle en avait eu en effet une au bras droit quelques années auparavant , pour laquelle on lui avait fait porter sur la peau une manche de llanelle. Cette douleur s’était dissipée, et depuis n’avait plus reparu.
Ce praticien soupçonna que le rhumatisme qui s’était porté sur le bras , était la cause des douleurs de l’utérus : ses conjectures ne furent pas goûtées ; on objecta que depuis ce rhumatisme il y avait eu une grossesse et un accouchement heureux, qu'ainsi il fallait attribuer à une cause plus récente les dernières souffrances de la malade. La grossesse suivit son cours ; l’enfant qui en provint était ma gre , et ne vécut que quelques heures , les lochies furent abondantes , et la malade parut se rétablir entièrement.
Cependant , après la cessation des lochies , il se manifesta dans le bas-ventre des inquiétudes, et une douleur vague suivie d’accès hystériques.
On essaya de combattre cet état d’excitation nerveux parles médicamens réputés anti-hystériques; ceux-ci n’ayant pas produit de bons effets , on eut recours au quinquina qui rendit un peu de tranquillité, et aux demi-bains qui améliorèrent beaucoup sa situation. Cependant les douleurs réaugmentèrent, et l'état de la malade empira; elle éprouvait un serrement de poitrine, une toux fréquente , qui lui faisait craindre une maladie de
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poitriii« , tics douleurs alternalivcuieiit au basveutre et aux maïuelles ; elle ne pouvait marcher que le corps plié en devant. Elle passa l’hiver dans un état fâcheux, essayant de nouveaux remèdes sans en retirer de soulagement.
Fouteau persista à regarder le rhumatisme eomme la cause de tous les accidens; il pensait que cette maladie avait son siège principal dans l’utérus , et que delà elle se communiquait à la poi-r trine et aux mamelles : il jugea que le seul moyen de d’extirper était l’emploi de vésicatoires volans.
La malade s’y étant soumise , il en appliqua un de trois pouces et demi de longueur sur deux de largeur, sur la poitrine, entre les mamelles, et fit garder le lit le lendemain. La malade était levée ; elle vint au-devant de lui d’un air riant; elle ne se sentait plus de son incommodité; sa démarche n!était plus gênée.
Ne pensant pas que l’action d’un seul vésicar toire fût suflisante pour détruire entièrement le principe rhumatismal , Fouteau en conseilla un second pour la mamelle droite , pendant que la plaie du premier achevait de se guérir , puis un troisième pour la mamelle gauche , et un quatrième de nouveau sur la poitrine. Fendant tout ce traitement, qui dura près d’un mois, la malade sortit , et parut aux promenades : les personnes qui avaient eu comiaissance de sa maladie, ne pouvaient comprendre comment elle avait pu recouvrer en aussi peu de temps ses forces et sa santé.