‹ Des maladies propres aux femmesChapitre 23 sur 58 · DU SCORBUT · texte numérisé non relu

DU SCORBUT

011 ne s’en aperçoit que par les signes généraux du scorbut ; la tuméfaction des gencives qui saignent à la plus légère compression ; la fétidité de l’haleine, la pâleur du visage, les taches brimes, noi- ' râtres sur les jambes , sur les cuisses et la poitrine ; l’état de faiblesse générale dans tous les organes.

Chacun sait que le scorbut est produit par la respiration d’un air peu renouvelé , et altéré par la réunion de beaucoup de personnes dans un lieu peu spacieux ; par l’usage d’alimens salés , d’eau corrompue, et par beaucoup d’autres causes débilitantes.

Mais en quoi consiste essentiellement la maladie? je n’oserais prononcer à cet égard. Cependant, il m’a paru que c’est dans un état sous-inflammatoire, sur des organes radicalement afiaiblis.

Le scorbut des organes propres au sexe est peu inquiétant par lui-même ; mais il n’en est pas de même sous le rapport de l’état scorbutique général : on éprouve souvent beaucoup de difficultés pour faire cesser cette maladie.

Les organes propres au sexe n’exigent aucun traitement particulier ; il faut employer les médimens dont l’expérience a constaté l’utilité contre le scorbut.

Ils se tirent principalement de l’usage des plantes crucifères, dites antiscorbutiques; ce sont : le trefle d’eau, le cresson, le cochléaria , le beccabunga , le pourpier , la racine de raifort sauvage.

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