‹ Des maladies propres aux femmesChapitre 24 sur 58 · DU SCORBUT · texte numérisé non relu

DU SCORBUT

On les donne en infusion , en décoction ; on en prescrit les sucs exprimés , la teinture vineuse , la teinture alcoliolique ; on les administre aussi sous forme de sirop dit antiscorbutique.

Les oranges , les fruits rouges , les légumes frais , sont les meilleurs moyens qu’on puisse employer dans ce cas.

Lorsqu’on soupçonne que l’utérus participe à cette maladie , on fait prendre des bains de siège avec l’infusion de ces plantes , dont on fait aussi des injections.

On doit porter beaucoup d’attention à cet étal de la femme dans le choix d’une nourrice ; mais si c’est la mère qui allaite , on lui prescrit un régime végétal , l’air de la campagne , de grands soins de propreté , et tous les moyens hygiéniques qu’on peut lui procurer , afin d’obtenir son rétablissement.

Du C ancer ; Considérations générales.

On s’est , dans tous les temps , beaucoup occupé du cancer; nous ne sommes guère plus avancés en connaissances positives sur cette maladie. A peine est-on fixé sur le nombre des états morbides qu’elle comprend : les uns, avec raison, y placent le squirrhe , les mélanoses , le cancer ulcéré ; d’autres n’y admettent que ce dernier : les autres espèces, suivant eux , forment des allections distinctes.

DU r.ANUur.

Des recherches nombreuses ont été faites sur les altérations pathologiques que produit cette maladie ; mais ces dernières n’ont pas été assez isolées : on s’est attaché à des dilTereuces peu importantes ; et l’on a méconnu les changemens qui résulteiït des diverses périodes du cancer.

Laennec lui-même , auquel la scienee est redevable à tant d’égards , lui a fait faire dans cette circonstance un pas rétrograde , en formant des espèces séparées , et en désignant , sous des dénominations particulières , les divers degrés du cancer.

Celte incertitude dans la circonscription et dans la détermination de la maladie en a portée dans la fixation de ses symptômes. La plupart des auteurs lui assignent des caractères qui n’ajjpartiennent qu’à ses derniers degrés ; ce qui expose à la méconnaître dans son principe. Quelques-uns même ont voulu lui établir un caractère pathognomonique ou univoque; les uns ont cru le trouver, pour celui de l’ utérus , dans le renversement des lèvres du col de ce viscère ; d’autres dans la fétidité et dans la couleur des matières rendues ; d’autres , avec plus de raison , dans la nature de la douleur ; mais il n’existe pas à proprement parler de caractères que l’on puisse regarder comme absolument essentiels; cette maladie peut souvent exister sans présenter aucun de ceux qui ont été donnés pour tels.

Suivant quelques auteurs , la maladie est toujours primitivement locale; mais les faits de pra-

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