DE L UTÉRUS
cause matérielle suffisante pour produire cette maladie : une femme, au moment de la menstruation , épouve un violent chagrin , une émotion subite ; l’impression qu’en ressent le cerveau se transmet à l’utérus , il y a suppression des règles , accès nerveux locaux et généraux.
Si la malade venait à succomber, il pourrait ne rester aucune trace de cette affection, 11 en serait de même dans beaucoup de spasmes sympathiques : mais lorsque les spasmes sont anciens, permanens , il est rare qu’on ne trouve pas d’altération à laquelle on ne puisse les attribuer. 1
Le spasme de l’utérus survient aux personnes délicates douées d’une grande sensibilité ; cependant les femmes les plus robustes n’échappent pas à ses atteintes.
Il peut être provoqué par des lésions de l’utérus et de ses nerfs, et par l’excitation du cerveau ou des organes qui ont avec ce viscère une connexion sympathique.
L’excitation dont le principe est dans l’utérus et ses annexes, peut dépendre , 1" de coups, de chutes sur le fondement , sur le bas-ventre, de tiraillemens et d’autres lésions physiques de l’organe utérin : les règles se suppriment ou se manifestent spontanément , et il survient d’autres accidens tantôt isolés , tantôt coordonnés à ceux de l’encéphale , qui annoncent que l’excitation spasmodique a été l’effet de cette percussion extérieure.
DL' SPASME
2“ La maladie peut provenir d’un vice de conformation de Tiitérus ou du vagin. Les jeunes personnes , dans le cas d’occlusion de l’hymen, et d’empêchement à la première éruption des règles, éprouvent des spasmes variés , tant locaux que cérébraux, lesquels cessent après que les obstacles ont été enlevés. Ces accidens ont encore lieu à chaque retour de la menstruation , dans le cas de rigidité ou de resserrement du col de l’utérus lesquels font que les règles s’établissent avec peine, et que leurs retours sont difficiles.
5“ Les changemens qu’éprouvent les ovaires et l’utérus durant la conception et la grossesse, disposent beaucoup à cette maladie. La plujiart des accidens des premiers mois de la grossesse tiennent à l’irritation du système circulatoire (i), ou à ce spasme. Ce dernier est moins fréquent durant les autres termes de la grossesse , pendant l’accouchement , la délivrance et l’écoulement des lochies ; il le redevient à l’approche de la cessation des règles pour discontinuer ensuite. Aussi, voit-on beaucoup de personnes qui , après y avoir été sujettes durant des années , en sont délivrées dès que leur menstruation a cessé.
l\.° Ce spasme peut encore être produit par diverses maladies propres de l’utérus , telles que les déplaccmens , les corps étrangers contenus dans sa cavité , à raison de l’excitation permanente
(i) \oy. De rirnialioii des organes génito-mammn 1res.