L. SIMON. â
â6 DES MALADIES VÉNÉRIENNES.
possible, en s^appuyant sur le texte du Lévitique seul, d'admettre Texistence de la blennorrhagie chez les Hébreux.
Le même doute subsiste lorsqu'il s^agit de trouver dans la description de la gonorrhée des Grecs et des Romains les signes de cette maladie. Cette gonorrhée, chacun le sait, leur était parfaitement connue. Hippocrate, selon M. Littré, Taurait indiquée chez la femme : « Si la semence s^ échappe pure et sans intei^mission, a dit-il, la femme naime pas à avoir des rapports avec « son mari (i ) ; » passage dans lequel le traducteur voit la première mention de la gonorrhée. Galien décrit cette affection et la définit : « une excrétion invoc( lontaire du sperme , » ou mieux : « une excrétion fré- « quente du sperme, dont on napas conscience et qui « s"" accomplit sans érection de la verge (2).» Cette excrétion du sperme, selon Galien^ a lieu par faiblesse de la faculté rétentive ou par la force de la puissance expultrice. On trouve dansle passage suivant de Celse : iŒst (k circa naturalia vitium, nimia profusio seminis , « quod sine Venere, si7ie nocturnis imaginibus sic fer- « tur, ut , interposito spatio, tahe hominum consu- « mat (3). » Après avoir parlé du diabète, Alexandre de Tralles traite de seminis profluvio (4), et Oribase(5),
(1) Œuv. comp. d'Hippocrate, trad. de M. Littré, t. VUI, Paris, 1853, Traité des maladies des femmes, livre I, p. 63.
(2) OEuv. de Galien, trad. de M. Daremberg, Traité des lieux affectés, liv. VI, chap. vi, t. II, p. 698.
(3) Celse, loc. cit. lib. IV, sect. xxi.
(4) Alex, de Tralles, lib. IX, cap. ix.
(6) Oribase, De loc. a/fect. curât., lib. IV, cap. cvii.
étudie dans le même chapitre la gonorrhée et les pollutions nocturnes , preuve certaine du rapport admis par les anciens entre ces deux affections.
Les caractères de cette gonorrhée sont tels qu'ils la différencient complètement de la gonorrhée syphilitique décrite par Astruc, Hunter^ Cockburn^ etc., et à laquelle Swédiaur donna le nom de blennorrhagie. Celle-ci se présente, en efPet, avec trois groupes de symptômes que nous ne retrouvons pas dans les écrits des anciens. Je veux parler de l'écoulement, dont les caractères sont ceux du pus et non ceux du sperme; de la douleur, si vive pendant Fémission des urines qu'elle a valu à cette maladie son nom populaire; enfin d'un état de turgescence de la verge, qui existe pendant toute la période d'acuité de la maladie, va même jusqu'à se transformer en érections permanentes et douloureuses auxquelles on a donné le nom de cordée.
Au lieu de ces symptômes nous trouvons mentionné dans les passages précédents : un écoulement, ayant lieu sans plaisir ; mais aussi sans douleur, surtout sans érection; capable, en outre, d'amener l'épuisement du sujet, ce qui est le propre des pertes séminales et ne s'observe jamais dans la blennorrhagie.
Je dirai donc de la gonorrhée des Grecs, du seminis profluvius des Romains, ce que je disais tout à l'heure du fluxus seminis de Moïse : Ce n'est pas là une blennorrhagie. Tout au plus serait-ce une blennorrhée, mais plus probablement encore une perte séminale.
Dans son traité De locis affectis, GaUen signale une autre maladie de la verge et lui accorde les caractères
suivants : et La douleur qui s y manifeste {dans le pé- « nis) indique clairement Vulcération, outre que les « urines entraînent avec elles quelqu'une des matières
a inhérentes à Vulcère Pendant qu'on urine, les ul-
« cères de la verge font éprouver constamment une sensa- (( tion mordicante, surtout lorsqu'ils sont à vif, la croûte (( de Vulcère (IcpAxiç) ou la sanie étant détachée (1). »
Il y a deux choses à distinguer dans ce passage : le fait et Fexplication qui en est donnée. Le fait consiste en ceci : qu^il existait^ au temps de Galien^ une maladie localisée sur le canal de Turètre, ayant pour symptômes un écoulement composé de matières analogues à celles que sécrètent les ulcérations, c'est-à-dire de pus, et une douleur mordicante, développée surtout par rémission des urines. L^explication consistait à rapporter cette maladie à la présence d^un ulcère, présence absolument hypothétique.
Si j'ajoute que Galien décrit immédiatement après cette affection celle à laquelle il donne le nom de priapisme, il sera facile de reconnaître, dans ces divers passages, les signes habituels de la gonorrhée.
L'explication de Galien n'est pas, il est vrai, absolument opposée aux enseignements de l'anatomie pathologique. Depuis Morgagni jusqu^à M. Ricord, on trouve dans la science des exemples réels d'ulcères urétraux ; mais l'on sait aussi combien ces ulcères sont rares par rapport à la blennorrhagie elle-même. Il est établi que la douleur qu'ils provoquent est moins vive
(1) Galien, loc. cit., p. 698.
que celle de cette dernière affection^ et que ^écoulement auquel ils donnent naissance est, en général, peu abondant. On sait enfin que cette maxime de Stahl : ubi pus ibi ulcus (1), est absolument erronée, qu^il y a des sécrétions muco-purulentes sans destruction de tissus, qu^ainsi les caractères signalés par Galien ne prouvent pas du tout la présence d'un ulcère profond, mais bien l'existence d'une inflammation de l'urètre, en tout semblable à celle qu'on nomme maintenant blennorrhagie (2).
Concluons donc sur ce point. Si l'on compare aux maladies vénériennes les maladies des organes génitaux admises par les anciens, on trouve dans les descriptions qu'ils nous ont laissées, des signes évidents de ce qu'on nomme aujourd'hui les ulcères primitifs et les condylômes; on y rencontre aussi une affection en tout semblable, par ses caractères, à la blennorrhagie primitive, mais confondue avec les ulcères de l'urètre, erreur qui devait se propager bien avant dans les temps modernes. On serait ainsi parfaitement autorisé, par les exemples précédents, auxquels beaucoup d'autres pourraient être ajoutés, h soutenir que les anciens ont connu les formes primitives des mala-
(1) stahl, Ôp. om., t. III.
(2) Aëtius,Te^r«6. IV, serm. ii, cap. xix, indique le traitement des ulcères du canal de l'urètre : Ad interna in meatu urinœ ulcéra; et il conseille l'application d'un emplâtre sur le périnée : inter anum et testes, et une injection : Ego autem cynaria collyria cum lacté diluta per clysteriolum injicio. Ce mode de traitement établit une analogie nouvelle entre les ulcères urétraux des anciens et la blennorrhagie des modernes.
dies vénériennes, s^ils n'avaient omis deux caractères importants, leur transmission par le coït et Texistence de symptômes consécutifs. Faute par eux d'avoir satisfait à cette condition, un doute subsiste et Taffirmation est impossible.
Les médecins du moyen âge suivirent les errements de leurs devanciers, en précisant toutefois la question étiologique. D'une part, ils décrivirent les affections de Fappareil génital comme leurs prédécesseurs Tavaient fait ; de l'autre, ils reconnurent de la manière la plus explicite leur transmission par le contact et, en particulier, par le coït.
Cette contagion des maladies des organes génitaux est établie d'abord par les édits rendus à différentes époques contre les prostituées ; en France par Charlemagne, à Londres, dès 1163, enfin, à Avignon, par la reine Jeanne P^ (1).
- Elle l'est aussi par le témoignage des médecins ; de Guillaume de Salicet et de Lanfranc de Milan, par exemple. Le premier parle des pustules, blessures, rougeurs, vésicules, crevasses qui se forment à la verge
(1) Becket nous a conservé dans ses Transactions philosophi' ques le décret dont il est ici parlé, et dans lequel il est défendu aux portiers de conserver dans leurs maisons des femmes ayant la maladie dangereuse de la brûlure (probablement la blennorrhagie).
Dans les statuts d'Avignon se trouve l'ordre de faire visiter les prostituées par un chirurgien, une fois la semaine ; « et, s'il s'en « trouve quelqu'une qui ait contracte du mal provenant de pail- « lardise, qu'elle soit séparée des autres, pour demeurer à part, a afin qu'elle ne puisse point avoir de rapport avec les hommes, « et qu'on évite le mal que la jeunesse pourrait prendre. » Astruc, Malad. vén., t. I, p. 68.
à la suite du coït avec une femme sale ou avec une courtisane (1). Le second signale les bubons comme le résultat du commerce intime avec une femme sale ou avec une femme qui se serait livrée au coït avec un homme atteint de cette même affection (2) ; témoignage certain de la transmission de la maladie d'un sexe à Tautre indistinctement.
Guy de Chauliac (3) indique réchauffement et la saleté de la verge venant pour avoir cohabité avec une femme mal nette; et Pierre d'Argelata, qui écrivait à Bologne en 1470^ nomme ces mêmes lésions et les rapporte à une matière vénéneuse qui reste entre le gland et le prépuce. On trouve enfin dans l'ouvrage de Swédiaur (4) la traduction de passages empruntés à un traité de Guillaume de Plaisance, dans lesquels la transmission par le coït est parfaitement reconnue. On est ainsi forcé d'admettre qu'il existait des maladies contagieuses des organes de la génération bien avant la fin du quinzième siècle, sans être autorisé, pour cela, à considérer ces maladies comme étant de même ordre que la syphilis, cette dernière affection ayant des caractères particuliers.
Ainsi que je l'ai indiqué déjà, ce mot de syphilis n'eut pas, à son origine, une signification aussi large
(1) G. de Salicet, Cyrurgia, liv. I, cap. gxlviii.
(2) Lanfranc de Milan, trait. III, doct. ii, chap. ii.
(3) Guy de Chauliac, C^^>Mr•^^■e, trait. VI, doct. ii„ chap. vu,
(4) Swédiaur, Trait, des mal. vénér., 1. 1, p. 29.
que celle qui lui fut accordée plus tard. La syphilis, c'était le mal français, le mal espagnol, le mal de Naples, et rien de plus. Or, cette affection se présenta, tout d'abord, avec des caractères distinctifs qui empêchèrent les médecins de la rapprocher des maladies déjà connues. Ces caractères ont été recueillis par les auteurs contemporains du quinzième siècle. L'un d'eux, Marcello di Como, chirurgien de l'armée envoyée par Venise contre Charles VIII, la décrit ainsi : c( L'an i 495,en Italie,lorsque j'entrai au camp de Novare c( avec les troupes des seigneurs vénitiens et milanais, « j'atteste avoir vu un grand nombre d'écuyers et de
« fantassins, qui étaient atteints, à la face et sur le
« reste du corps, de pustules qui commençaient or- « dinairement sur la face interne du prépuce ou sur « le gland, par un point comme un grain de millet, « avec un peu de démangeaison à l'endroit malade. « — Quelquefois le mal commençait par une pustule « semblable à une petite vésicule indolente, maispru- « rigineuse, qui s'ulcérait par l'action de gratter, prec( nait la forme d'une ulcération corrosive semblable c( au formica, et les malades tombaient au bout de quelce ques jours dans un état déplorable, parce qu'il leur « survenait des douleurs dans les bras, les cuisses et les
« pieds, ainsi que de grosses pustules Lorsqu'on
« ne faisait pas de remèdes, ces pustules duraient un (( an, et souvent plus, sur le corps des malades qui (( ressemblaient à des lépreux ou à des varioleux (1).»
(1) Voyez Bassereau, Traité des affections de la peau consécutives à la syphilis, p. 227.
Léonicène^ à son tour, résume ainsi les caractères essentiels du mal français : « Pustulse sunt a partibus (( obscenis incipientes, mox totum corpus, atque ip- « sam praecipue faciem occupantes, prseter fœtidita- ({ tem magnam insuper cruciatum plerumque affe- (( rentes. » Et il ajoute : « Morbus gallicus est pustulse « ex vario humorum corruptione generatae. Propter « nimiam aeris in calore, atque humiditate preeser- 0 tim intemperiem, pudenda primum, deindè reli- « quum corpus cum magno plerumque dolore occu- «pantes (1). »
Le mal français était donc, pour les auteurs qui assistèrent à son début, une affection pustuleuse pouvau^ envahir les organes de la génération, aussi bien que les autres parties du corps, mais n'étant pas limitée à cet appareil comme il arrivait pour les ulcères et les végétations signalés par les anciens. Loin de là, si la maladie débutait par les parties honteuses (a partibus obscenis incipientes), elle n'y restait pas longtemps localisée; et ses envahissements se reconnaissaient au développement des pustules et à l'apparition des douleurs. Ces symptômes du reste, pour être les plus importants, n'étaient point les seuls dont les malades eussent à souffrir. Aux pustules succédaient des ulcères destructeurs; les os eux-mêmes étaient atteints; une fièvre lente minait les forces, et la mort venait souvent mettre un terme à une vie devenue misérable.
(1) Voyez dans la Collection d'Aloysius, Nie. Leonicinus, p. 17 et 18.
Nicolas Massa (1) nous a laissé une description complète de ce mal français^ si redouté alors, et, il faut bien le dire^ si dangereux à Tépoque où il parut. Il dit : c( Sunt pustulae cum quadam duritie^ aut eminen- « tia, et malo colore in capite toto, vel fronte circa « originem capillorum^ vel in aliis partibus, et maxime « in angulis oris, et haec ssepe in infantibus accidit, et c( in adultis quandoque quse sunt eminentes, humidse, « quibus pustulis apparentibus^ non est ambigendum « déesse aegritudinis^ maxime si post resurrectionem a a somno segri percipiunt membrorum gravitatem « cum dolore gravativo, vel confractivo. Anteceditque « dolor capitiS;, qui incipit in occasu solis^ et déclinât (( ante ortum solis, qui ssepe ad spatulos^ et aliarum « juncturarum partes extenditur. Et patientes fiunt pi- « gri, somnolenti^ et mutatur color ad palorem, nutri- « menti defectus sensibilis saepe est... Et aliquando est « febricula, et saepissime apparent ulcéra virgae, quse (( sunt mala cum duritie callosa, quse tarde sanantur, c( et pustulae sunt circa pectinem, ex quo ssepe a prince cipio, in his qui per coïtum inficiuntur, est signum c( demonstrativum morbi gallici sine fallacia.Et sequun- « tur apostemata inguinum, quse^ si suppurantur^ re- « m 0 vent aegritudinem maxime a principio^ quoniam « inguina sunt emunctoria hepatis... quandoque a « principio apparent in gutture molliflcatio uvae, et (( apostemata sclerotica mala^ quse non maturantur G nisi rarO;, et ulcerantur ulceratione maligna, quae
(I) Voyez in. Aloys. Nie. Massa, de Morbo gallico, c. vu, p. 46.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES, ' 3 à
« apostemata in récidiva saepe apparent, et in segritu- « dine antiqua^ et a principio rare. Sunt etiam dolo- « res articulorum^ capitis et crurum, et aliquando in « omnibus, et ssepe in aliquibus membris, et maxime « in cruribus. Prseterea sunt apostemata dura, adhse- « rentia panniculis et ossibus, ut sunt ossa furculse c( pectoris, crurum et frontis, quse vulgaribus gumma- « ta appellantur. Sequuntur prseterea ulcéra maligna « cum maximo dolore dum de novo fiunt, et corrosio « mala oris. Apparent etiam fissuras in volis manuum, « et plantis pedùm cum squamis siccis. Et aliquando c< in aliquibus partibus corporis aliis fiunt crustse, sive c< infectiones, in modum irapetiginis et serpiginis. Fit- « que durities juncturarum cum tumore in morbo inc( veterato. Et qui malo utuntur regimine ssepe in pro- « cessu fiunt asthmatici, et aliquando a principio, sed « rarissime. »
Tous les auteurs contemporains de Tapparition de la syphilis en Europe, ceux qui écrivirent dans la première partie du seizième siècle, donnèrent des descriptions identiques de cette maladie. Ce qui doit frapper le plus dans la comparaison de ces différentes monographies, c'est Faccord, l'uniformité qu'elles présentent (1).
Or, si nous trouvons indiquées par tous les auteurs les pustules, les ulcères, les douleurs nocturnes, les maladies des os, carie et nécrose, nous ne rencontrons
(1) Voyez sur ce sujet les traités de Montesaurus, Jacob Catanée, Fracastor, André Mathiole, Louis Lobera, Jean de Vigo, Benedictus, Amatus Lusitanus, etc., in Aloysii collect.
aucune mention des condylômes et de la gonorrhée ; si nous comparons les ulcères de la syphilis à ceux que les anciens observaient,, nous trouvons entre eux d'énormes différences. Les ulcères du mal français étaient indurés^, a sœpissime apparent ulcéra virgœ quœ sunt mala cum duritie callosa ; » ils étaient promptement suivis des signes d'une infection générale ; deux caractères qui les séparent nettement des autres ulcérations.
Avant i 493 celles dont on parlait le plus étaient légères et superficielles, gangreneuses ou serpigineuses, mais l'induration ne semblait pas leur appartenir; au moins n'en rencontre-t-on qu'une mention assez vague, et encore plus rare. Ces ulcères pouvaient être assez graves pour amener la destruction entière des organes (1), mais ils paraissaient s'épuiser sur le point où ils avaient pris naissance, sans retentir sur l'ensemble de l'économie. Il n'y a donc pas lieu d'être étonné si les médecins ne songèrent pas à comparer le mal français aux affections des organes génitaux décrites par Hippocrate, Celse, Galien et par leurs successeurs; s'ils allèrent chercher d'autres analogies en rapprochant cette maladie nouvelle de l'éléphantiasis des Grecs, de la lèpre des Arabes, du feu des Persans ou de la mentagre.
Cette comparaison toutefois leur montra qu'il existait entre la syphilis et chacune de ces affections des différences assez tranchées ; ces analogies furent donc
(I) Voyez l'observation de Héron rapportée par Swédiaur, Traité des malad, ve'ner., t. I, p. 22.
abandonnées tour à lour^, et la conclusion à laquelle les médecins furent conduits, fut que le mal français était une affection nouvelle, « i&ta œgritudo est incognita,et nunquam a doctoribus visa (4). » Aussi les auteurs de la première partie du seizième siècle s'attachèrent-ils à décrire comme des maladies tout à fait distinctes Tune de Tautre, les ulcères reconnus par les anciens, la gonorrhée, les végétations et la syphilis.
Plus tard, lorsque le mal français eut perdu de son intensité, que, sa marche étant devenue plus lente, il fut possible de mieux apprécier ses périodes, on accorda plus d'importance à Tulcère induré des organes génitaux. Les végétations et les écoulements de Turètre parurent n'être pas aussi différents de la syphilis qu'on l'avait cru tout d'abord. Ces affections étant puisées au milieu de conditions semblables, intéressant les mêmes organes, pouvant se compliquer l'une l'autre, furent mises sur le même rang. P. Maynard mentionna les végétations comme symptômes de la maladie nouvelle (2), et Musa Brassavole, lagonorrhée (3).
(1) P. Maynard, in Aloysio.
(2) Jean de Vigo dit aussi : « Nam ejus origo in pattibus geni- « talibus videlicet in vulva in mulieribus, et in virga in homini- M bus semper fere fuit cum pustulis parvis, interdum lividi colo- « ris, aliquando nigri nonnunquam subalbidi cum callositate eas « circumdante... Post earuni cuiationem, quamprimum pustulae « crustosœ et interdum cum carnositateelevata et modurnSverrucae « super caput, etc. » De morb. gallic. c. i.
(3) 11 en fait la huitième forme élémentaire de la syphilis. Voyez ^%5., t. î,p. f.68.