‹ Des maladies vénériennes et de leur traitement homéopathiqueChapitre 38 sur 86 · ART. IT. — SYPHILIS PRIMITIVE · texte numérisé non relu

ART. IT. — SYPHILIS PRIMITIVE

îl n'y a^ en réalité^ que deux esp(;ces de chancre; mais, chacune d'elles étant susceptible de présenter des transformïitions importantes, on est obligé de reconnaître, au point de vue de la thérapeutique^ cinq espèces distinctes: {''Iq chancre mou; 2'' \q chancre induré ; 3° le chancre phagédénique pultacé , auquel on donne, dans certains cas, le titre de serpigineux ; /i*^ le chancre phagédémque gangreneux ; 5° le chancre végétant (ulcus elevatum).

Chacune de ces espèces offre des caractères particuliers , affecte une marche spéciale et réclame des médicaments différents.

1° Chancre mou. — Il est généralement admis que

le chancre mou commence par une pustule. Ce début est facile à constater pour le chancre d'inoculation^ mais non pour celui qui est contracté par le coït. Il est bien rare alors que le malade ait aperçu ce phénomène initial^ plus rare encore qu'il consulte le médecin avant la formation de Fulcère.

En s'informant alors de la manière dont les choses se sont passées, on apprend^ en général^ que le premier symptôme a été une sensation de prurit^ suivie de la formation d'une tache rouge à laquelle a succédé une ulcération.

Celle-ci se creuse rapidement. Son fond a un aspect vermoulu ; il est recouvert d'une matière grisâtre^ sanieuse^ très-adhérente ; ses bords sont taillés à pic^ dentelés^ souvent décollés et renversés , entourés d'un cercle rouge plus ou moins vif^ et quelquefois brun. De plus, il y a ordinairement une rougeur légèrement érésipélateuse^ qui s'étend au loin sur les parties voisines, avec gonflement, parfois œdémateux, de ces dernières.

Le pus sécrété à la surface de ces chancres est ichoreux, mal lié, sanguinolent, parfois assez abondant. On observe même chez quelques malades de petites hémorrhagies. On a prétendu que ce pus contenait des vibrions.

Ce qui distingue principalement cet ulcère syphilitique, c'est que les tissus sur lesquels il repose conservent leur densité normale. Ceux-ci s'empâtent parfois, mais ils ne s'indurent jamais.

Le chancre mou existe le plus souvent sur les or-

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