L. SIMON
422 DES MALADIES VEKERIENÎSES.
traitement des syphilides, de donner les médicaments à une dilution plutôt élevée que basse; la 18% la 24% la 30® sont les plus utiles. On les prescrit à des doses variables, allant de 5 à 6 globules à I ou 2 gouttes. Il est rare qu'on soit obligé de donner des quantités plus considérables.
En général, le médicament est dissous dans 125 ou 250 grammes d'eau alcoolisée, dont il faut donner de 2 à 4 cuillerées abouche chaque jour.
Lorsque sous l'influence du médicament,, l'éruption diminue, il faut insister sur la même substance, en ayant le soin de changer la dilution tous les cinq ou six jours. Dès qu'on observe, au contraire, quelque signe d'aggravation, ou si des symptômes artificiels, propres au médicament, se développent, il faut laisser réagir le malade, ou donner un antidote quand les effets accessoires sont assez intenses pour nécessiter une pareille intervention.
Il ne faut pas oublier que les syphilides, surtout celles qui sont profondes, résistent parfois au traitement ; il ne faut donc pas craindre, par conséquent, quand on n'obtient pas une modification rapide, d'insister sur la même substance -, seulement il faut, avant tout, être parfaitement sûr du choix qu'on a fait.
Les dermatoses syphilitiques ne nécessitent d'ordinaire aucun pansement. Il faut seulement avoir le soin de mettre les parties malades en contact avec un linge de toile. Mais s'il y a quelque partie ulcérée, ou dont l'épiderme soit détruit, le mieux est de la couvrir
d'un linge enduit de cérat simple^ ou de plumasseaux de charpie trempée dans une solution du médicament qui est administré à l'intérieur ; pratique sur laquelle j'ai insisté en parlant du chancre.