L. STMO
turatum saivi de carbo vegetabilis est-il souvent trèsnécessaire.
Lorsque^ à Faide de ces n:iédicaments, les gencives se sont dégonflées^ qu'elles ne saignent plus^ mais qu'elles restent rouges et sensibles , solubilis complète la guérison.
Les ulcères des gencives n'existent jamais seuls; ils sont toujours accompagnés d'autres ulcérations des parois de la bouche ou des amygdales. Quand ils sont superficiels^ ils ne nécessitent pas d'autres médicaments que ceux dont j'ai donné les indications à propos des maladies de la face interne de la bouche ; ce sont encore MERCURius SOLUBILIS, suLFUR,, qui Conviennent, quand ils sont superficiels; et phosphori acidum quand les gencives sont^ en même temps, gonflées et douloureuses; — lODiUM répond mieux aux ulcères aphtheux causant une salivation abondante ; staphysagria aussi. — Les ulcères cham creux céderaient plus sûrement au mercure vif, suivi à'hepar sulfuris; enfin, les ulcères destructeurs réclameraient l'emploi de AURUM, quand ils s'étendent aux os maxillaires, et de CALOMELAS, quand ils ont une forme gangreneuse, et qu'ils affectent une marche rapide.
La langue est très-souvent envahie par la syphilis ; la forme érythémateuse s'y observe peu : elle ne réclame pas d'autres médicaments que celle des autres parties de la bouche. — Les plaques muqueuses y sont bien plus fréquentes, surtout les plaques muqueuses profondes : cinnabaris paraît être le médicament qui leur est le plus approprié. Il faut le continuer long-
temps, en changeant la dilution tous les cinq à six jours^, et laissant entre chaque dose du médicament un repos d'un septénaire environ. Les dilutions moyennes sont préférables aux autres ; il faut souvent les donner en gouttes.
Lycopodium est le médicament qui remplace le plus utilement le cinnabaris^ on le donne de la même manière ; phosphorus convient lorsque la langue est entourée d^me sorte de peau blanche et épaisse.
Si les papules plates augmentent de volume^ qu'elles aient Fair de végéter, aurum muriatum et, après lui, nitri acidum sont les agents les plus efficaces.
Enfin, dans les cas les plus rebelles, le précipité rouge pourrait être également employé avec profit.
Toutes les formes d'ulcères s'observent sur la langue; ils ne réclament pas d'autres médicaments que ceux dont je viens d'indiquer les noms et les caractères distinctifs.
Les tumeurs gommeuses sont également assez fréquentes dans l'épaisseur de la langue. Quand elles ne sont pas ulcérées, le lycopodium, le causticum, I'au- RUM, l'iODiUM, doivent être préférés;
L'ulcération étant formée, le précipité rouge est très- efficace pourvu que l'ulcère ait l'apparence du cancer ; kali hydriodicum devrait être donné ensuite, lODiUM est souvent aussi très-utile.
La langue est encore exposée à un autre ordre d'altération ; il lui arrive parfois de s'endurcir sur quelque point. Mercurius solubilis, dont l'action est expliquée
par la matière médicale, et conîirmée par les observations cliniques (l), puis sulfur, et quelquefois /acAesî's, triomphent de cette altération.
Chacun de ces médicaments doit être continué pendant longtemps, en observant les précautions que j^'ai indiquées plusieurs fois déjà relativement au changement de dilution et aux intervalles de repos.
La syphilis, ainsi que je Fai dit plus haut, peut envahir également le pharynx, Testomac et les intestins. Seulement, la véritable nature des affections qu'elle y fait naître, ne peut être reconnue que par l'existence des symptômes concomitants. Ceux-ci permettent aussi de fixer le choix du médicament. Les caractères des formes morbides développées sur cette partie des muqueuses que nous pouvons directement explorer, sur la peau ou sur le système osseux, sont donc seuls en état de nous faire reconnaître les substances convenables. Aussi est-ce en consultant les indications que j'ai données plus haut à propos des syphilides, et celles que j'aurai à donner en parlant des affections du système osseux, des ganglions lymphatiques et des ulcères, qu'on pourra atteindre à ce but.
La seule affection nettement caractérisée et qui puisse indiquer par elle-même le médicament convenable, est la dysenterie syphilitique. Mercurius cor- Rosivus, SULPHUR, NiTRi ACIDUM, arsenicum et phosphorus la guérissent le plus souvent.
Mercurius corrosivus doit êtredonné quand il y a beaucoup de ténesme et que les selles sont franchement
(i) Voy. Noack et ïrincks, Manuel, article Mercure.
sanguinolentes; on l'administre à la i2^ dilution et généralenaent en globules : il faut répéter la dose de 3 à6 fois en 24 heures.
SuLFUR vient après le mercure corrosif, lorsque celui-ci ayant fait disparaître Thémorrhagie^entout ou en partie, le malade éprouve encore du ténesme accompagné de frissons, et que les selles sont aqueuses, verdâtres, muqueuses.
NiTRi AciDUM ne convient qu'à la dysenterie chronique, quand le mercure a été donné, si les évacuations sont fétides, sanguinolentes, que le malade soit arrivé à un état de faiblesse et d'amaigrissement prononcé, surtout s'il existe des ulcères dans l'intestin.
Arsenkum répond à un degré plus avancé encore , quand la diarrhée est aqueuse, verte ou brune ; surtout si le malade accuse une soif intense, une douleur de brûlure très-vive dans les intestins et l'estomac, tandis qu'il est en proie à un sentiment de frissonnement général , ou mieux encore, quand il se plaint d'alternatives de frisson et de chaleur. L'arsenic s'adresse aux sujets anémiques, tourmentés par l'insomnie et par un état d'anxiété extrême. Il convient donc dans les cas graves, lorsque la maladie est arrivée à un degré trèsavancé.
Phosphorm succède à l'arsenic quand la faiblesse est extrême, les selles très-nombreuses et abondantes. Ce médicament relève seulement les forces du sujet.
China, doïmé aussi pendant quelques jours, à titre d'intercurrent, est parfois utile quand la faiblesse tient au grand nombre des évacuations, les altérations des-
510 DES iMALADIES VENERIENNES.
tructives n'ayant pas encore fait de grands progrès.
A Yanus, on observe des indurations^ suite de chancres primitifs cicatrisés, des plaques muqueuses et des ulcérations, qui affectent le plus souvent la forme de rhagades.
Les indurations doivent être traitées comme je l'ai dit plus haut (p. 348).
Les plaques muqueuses réclament solubilis quand elles sont superficielles; cinnabaris^ lorsqu'elles sont saillantes, suintant un liquide fétide caractéristique. Le PRÉCIPITÉ ROUGE pourrait succéder au cinabre dans le cas où la maladie serait ancienne et invétérée.
NiTRi ACiDUM doit venir après les mercuriaux, quand les tissus sont boursouflés, que les papules plates sont séparées par des excoriations profondes, que le suintement est abondant et infect. Il faut presque toujours donner sulphur après nitri acidum.
L'effet de ces divers médicaments est de faire disparaître la tuméfaction des tissus et d'amener la chute de la fausse membrane blanchâtre qui recouvre les surfaces malades. Mercurius solubilis, donné alors, complète la guérison.
S'il arrivait que les plaques muqueuses parussent végéter, thuja serait donné après l'acide nitrique. On pourrait même alterner ces deux médicaments en suivant la méthode que j'ai décrite (p. 305), c'est-à-dire, en donnant l'un pendant cinq à six jours, pour en venir ensuite au second, et revenir après au premier.
Les ulcérations de l'anus existent presque constam-
ment dans Jes replis que forme la muqueuse au niveau du sphincter; de là leur forme allongée^ qui les a fait nommer gerçures ou rhagades.
Le MERCURIUS SOLUBILIS^ SUivi de NITRI ACIDUM et de
SULPHUR;, guérit presque toujours. Il faut donner ces trois médicaments dans Tordre où ils sont énumérés, y revenir à plusieurs reprises en laissant des intervalles de repos convenables.
On doit toujours avoir soin^ pour faciliter la défécation et ramollir les matières fécales, de provoquer les selles avec des lavements. Le grand points ici^ est de faire que ces fonctions naturelles n'amènent pas de nouvelles déchirures.
La partie inférieure du rectum peut encore être envahie par les autres formes des ulcères syphilitiques consécutifs; mais ceux-ci ne réclament pas d'autres médicaments que ceux que j'ai nommés plus haut (p. 491).
Paupières. — La seule affection qu^il y ait à signaler^ du côté de la muqueuse oculaire et de ses dépendanceSj est la fistule lacrymale.
Quand elle est le résultat d^me affection syphilitique superficielle^, mercurius solubilis est le médicament le plus utile ; quand elle dépend d'une affection des os propres du nez, amenant l'obstruction du canal nasal, aurum metallîcuji est de beaucoup préférable. Dans ce cas^ le traitement de cette affection ne peut être séparé de celui de l'ozène qui l'accompagne.
Il peut arriver enfin qu'au milieu du travail de cicatrisation qui succède à une carie des os du nez^, le ca-
nal nasal se trouve complètement oblitéré; d^où résulte un épiphora continuel. Aucun médicament ne peut être utile dans ce cas, et cette intlrmité reste incurable, si le médecin ne trouve dans les procédés de la chirurgie un moyen de rétablir les canaux obstrués.
La syphilis, quand elle envahit la membrane muqueuse de Vappareil auditif, y fait naître deux groupes de symptômes essentiels : la cophose et Votorrhée.
La cophose arrive lorsque Térythème ou les plaques muqueuses qui existaient au fond de la gorge s^étendent, par la trompe d'Eustache, jusque dans la cavité de Toreille interne. Elle débute par des bruissements, des bourdonnements, des sifflements dans les oreilles. Mercurius solubilis est le médicament essentiel pour ces formes morbides superficielles.
Lorsque la maladie est plus avancée, le tympan se trouve atteint et bientôt détruit; Votorrhée se joint alors à la cophose, qui devient beaucoup plus intense et irrémédiable.
Le mercure soluble est toujours insuffisant alors; mais AURUM metallicum est le médicament qui se trouve en rapport avec ces destructions de tissus. Il faut le donner à la 12^ ou à la 18^ dilution, et par gouttes. L'or est indiqué quand l'écoulement est clair, qu'il répand une mauvaise odeur, et qu'on a lieu de soupçonner la carie des parties osseuses.
Si l'écoulement est purulent et mêlé de sang, il faut revenir à mercure . après que l'action de aurum est épuisée. Hepar sulphuris est donné ensuite, quand l'é-
coulement conserve son caractère purulent et sa mauvaise odeur^ malgré Femploi de l'or et du mercure.
Silicea remplace le foie de soufre^ mais seulement après que les médicaments précédents ont enlevé à la maladie une partie de sa spécificité^ et chez les sujets scrofuleux.
Quand la maladie est franchement syphilitique, au- RUM etMERCURius soLUBiLis Suffisent à sa guérison.
Les fosses nasales sont aussi, chez les vénériens, le siège de formes morbides importantes et redoutables, en raison des déformations qu'elles amènent et des infirmités qui leur succèdent. Ces formes morbides comprennent : Venchifrènement, le coryza et Vozène.
L'enchifrènement cède au mercurius solubilis , quand il est produit par des altérations superficielles, tandis qu^il réclame Tintervention d'iODiUM et de kali HYDRiODiccM, lorsqull est le résultat du développement d'une tumeur gommeuse non ulcérée. Lycopodium et nitri acidum réussissent également après les médicaments qui précèdent.
Le coryza doit être traité, en premier lieu, par mercurius SOLUBILIS, lorsque les mercuriaux n'ont pas été employés, et, dans le cas contraire, par hepar sulphuris et NITRI acidum;
loDiUM, si l'écoulement est aqueux, et qu'il y ait en même temps obstruction des trompes d'Eustache ;
Lachesis, quand il est muqueux, très-abondant ; que le nez est gonflé et qu'il existe à l'intérieur des croûtes jaunes adhérentes;
Staphysagria, si l'écoulement est purulent, épais.
accompagné d'excoriations et de croûtes dans les narines.
Pour Yozène, il faut choisir entre aurum et mercu- Rius soLUBiLis^ quaud l'écoulement a une mauvaise odeur et qu'il s'accompagne du gonflement des os propres du nez.
Lachesis doit succéder au mercure si les os sont douloureux et qu'il y ait des gerçures et des croûtes dans les narines, l'écoulement ayant une mauvaise odeur, mais se rapprochant davantage, par sa consistance, du mucus que du pus.
Phosphorus viendrait après lachesis, si le gonflement et la sensibilité des os persistaient, que Técoulement fût peu abondant, les narines étant obstruées par des croûtes sèches.
Phosphori acidum convient à une période plus avancée, quand il existe des ulcères des parties molles, sans altération des os, et que le malade mouche un mélange de pus et de sang.
Nitri acidum compléterait très-bien Faction de l'acide phosphorique.
Calomelas serait réservé pour les ulcères profonds et destructeurs;
Mercurius corrosivus pour les cas les plus graves, lorsque l'écoulement est composé de pus et de sang, infect, très-abondant, que le vomer est altéré et que les autres os du nez sont également atteints. Aurum doit toujours, en pareille circonstance, être donné après le mercurius corrosivus.
Sulphur et iodium sont très-souvent utiles comme
intercurrents et comme antidotes des mercmMaux , lorsque ceux-ci ont été donnés à haute dose avant Tintervention de riiomœopathie.
Linspection directe des narines pouvant être faite, il faudra toujours comparer les indications précédentes avec celles qui ont été données plus haut. (V. p. 480 ei pass.)
Les symptômes de la syphilis des voies aériennes supérieures varient depuis le simple enrouement jusqu'à la phthisie laryngée la plus complète. Mercurius SOLUBILIS, LACHESis,, ïiitri acidum, hepar sulphuris sont en rapport avec le premier.
Mercurius solubilis, lorsque les mercuriaux n'ont pas été employés, qu'il existe des symptômes simulant rinflammation catarrhale : une sensation d'âpreté et de brûlure augmentée par la toux, celle-ci étant sèche, rauque, ébranlante, venant surtout la nuit et donnant lieu à une expectoration aqueuse et quelquefois fétide.
Hepar sulphuris doit succéder au mercure, si la toux est grasse, nocturne, accompagnée d'une assez vive douleur dans la trachée et d'oppression.
Nitri acidum répond, au contraire , à la toux sèche avec expectoration rare et douleur de cuisson trèsprononcée.
Lachesis serait préférable au mercure, s'il existait en même temps que l'enrouement une roséole bien caractérisée.
Manganum aceticum, recommandé par Hahnemann, trouverait ici son application.
Quant à la phthisie laryngée^ il faut lui opposer
lODiuM, KALi HYDRiODicuM en premier lieu ; aurum viendrait ensuite si l'on avait raison de croire à la nécrose des cartilages. Parmi les mercuriaux -, le mercu- Rius corrosivus serait préférable à tous les autres ; Viodure de mercure serait utile si Fon avait à craindre quelque complication tuberculeuse.
Les autres médicaments seraient choisis en raison des symptômes concomitants^ c'est-à-dire , d'après les caractères des éruptions ou des altérations des muqueuses ou des os qui accompagnent la laryngite syphilitique. Parmi les substances dont j'ai parlé antérieurement, lachesis juitri acidu7n, phosphorus seraient les plus utiles.
La bronchite syphilitique n'offrant aucun symptôme local spécifique , se reconnaissant aux souffrances qui l'accompagnent, c'est aussi par ces dernières que le médicament est indiqué. Du reste, le diagnostic de cette affection est bien plus le résultat de l'autopsie que celui de l'investigation des lésions de sensation et de fonctions; il est donc impossible d'indiquer a priori les agents convenables; de plus, les révélations de la clinique sont trop incomplètes pour qu'il soit possible de les utiliser.
Le seul moyen de reconnaître le médicament sera donc d'individualiser la maladie en tenant compte de la forme des affections concomitantes; ce sera presque toujours parmi les substances qui ont été indiquées antérieurement qu'il faudra puiser.
Les organes génitaux de l'homme et ceux de la femme pouvant être l'objet d'un examen direct, le mé-
dicament qui convient à la forme morbide dont ils sont le siège, peut être reconnu en tenant compte des indications que j'ai données plus haut. (V. p. 480.) La seule difficulté est ici de reconnaître les formes élémentaires qu'il faut combattre , et de les individualiser comme il a été dit précédemment.
Le seul groupe de symptômes qui exigerait une mention spéciale est Vécoulement syphilitique du canal de Vurètre, S'il existait sans autre souffrance, le diagnostic et le choix des médicaments seraient également embarrassants : le diagnostic , parce que cet écoulement se confond par ses caractères locaux avec la blennorrhagie elle-même ; le choix des médicaments, parce qu'un grand nombre de substances causent sur l'homme sain des écoulements semblables.
Toutefois, le mercurius solubili^, le cinnabaris, le lycopodium , la sepia, seraient les agents les plus utiles. On les distinguera en tenant compte des symptômes de la peau et des muqueuses.
Mode d'administration. — Plusieurs fois déjà, dans le cours de cet article, ce mode d'administration a été indiqué. Comme il ne diffère pas de ce qu'il est pour les syphilides, je renverrai simplement à ce que j'ai dit à propos de ces dernières. (P. 421 .)
L'augmentation de volume des ganglions lymphatiques est un des premiers symptômes de la syphilis
constitutionnelle^ c'est aussi un des signes des périodes avancées de la diathèse; seulement les ganglions offrent alors des altérations plus profondes. M. Virchow a distingué toutes ces affections en trois classes : la tuméfaction irritative, Thyperplasie cellulaire et la métamorphose caséeuse. Cliniquement^ ces différentes formes se réduisent à deux : Tengorgement mou et rinduration.
Dans le premier cas, on constate des paquets de ganglions irrégulièrement arrondis,, offrant peu de résistance à la pression, sans changement de couleur à la peau. Ces ganglions causent un sentiment de gêne plutôt que de douleur; c'est surtout à la région cervicale qu'on les observe.
Dans le second, ces tumeurs sont distinctes les unes des autres, dures, mobiles, peu douloureuses. La peau qui les recouvre conserve son apparence ordinaire.
Ces ganglions s'enflamment et suppurent rarement. Lorsque cette complication se présente, la maladie suit la même marche que le bubon primitif. Cet accident n'arrive le plus souvent que par suite d'influences étiologiques secondaires, d'un coup, d'une marche forcée, etc., ou bien quand le sujet est scrofule ux ou tuberculeux. Dans cette dernière hypothèse, un travail de tuberculisation ne tarde pas à s'opérer dans l'épaisseur du ganglion, et la suppuration en est la conséquence.
Cette terminaison s'observe dans une autre circonstance encore, c'est-à-dire quand le ganglion devient le siège d'une transformation gommeuse. Dans ce cas.
l'ulcère a une grande tendance au phagédénisnie ; le pus est ichoreux^ nfial lié, quelquefois sanguinolent.
M. Wirchow fait remarquer que le sang s'altère toujours lorsqu'il y a un grand nombre de ganglions malades. La décompositisn se trouve alors en rapport avec la période à laquelle la diathèse est parvenue.
Le diagnostic de ces tumeurs doit avoir pour objet de les distinguer de Tadénite scrofuleuse et de l'adénite tuberculeuse. C'est surtout par la considération des antécédents et des symptômes concomitants qu'il est possible de déterminer la véritable nature de ces affections. Les signes différentiels que j'ai rapportés à propos des bubons primitifs trouveraient ici leur application.
Le diagnostic est d'autant plus difficile que cette forme de la vérole s'observe surtout chez les scrofuleux et que la maladie participe alors aux caractères de la syphilis et de la scrofule.
Traitement. — Celui-ci se trouve en rapport avec cette double origine.
Tant qu'il s'agit d'une tuméfaction syphilitique et molle, le mercurius solubilis réussit le plus souvent. Les autres médicaments sont indiqués par les altérations dont la peau et les membranes muqueuses sont le siège.
Quand la tumeur est indurée^ iodium est le médicament essentiel; conium doit être donné ensuite^ lorsque la tumeur a perdu de sa consistance ; lycopodium
serait utile dans le cas d^induration existant chez des tuberculeux.
Si la tumeur s'enflamme^, que la peau devienne rouge, adhérente^, le ganglion étant le siège de douleurs assez vives, belladona doit être donnée la première. On en fait prendre une dilution assez basse, 6® ou 12% une goutte dans une potion, une cuillerée de quatre en quatre heures. Ce médicament ne peut pas être continué pendant plus de vingt-quatre heures, et mercurius solubUis doit lui succéder. On le donne comme belladone et pendant deux à quatre jours au plus. Si la fluctuation s'établit malgré l'emploi de ces deux médicaments, hepar sulphuris, 18^ ou 24®, en globules ou en gouttes, succède au mercure. On le donne à des intervalles rapprochés jusqu'à ce que la suppuration se soit fait jour.
L'abcès étant vidé, iodium se trouve indiqué si le fond de Tulcère est formé par un ganglion induré. Kali HYDRiODicuM le remplace quand il s'agit d'une dégénérescence gommeuse. Si l'ulcère est violacé, fongueux, formé de plusieurs ouvertures fistuleuses, phos- PHORUS doit être prescrit après iodium. Le phosphore est donné à la 24-® ou à la 30® dilution, le plus souvent en gouttes. Les globules seraient préférables si les forces du sujet étaient épuisées.
Enfin, l'ulcère ayant perdu les caractères du chancre secondaire, silicea serait très-utile pour hâter la cicatrisation et faciliter le recollement des tissus.
Arsenic serait toujours réservé pour les ulcères gangreneux.
Les autres médicaments auxquels on pourrait recourir encore, se trouvant en rapport avec les symptômes concomitants^ ne peuvent être indiqués ici.