VIL
SYPHILIS DES os.
Les maladies syphilitiques du système osseux sont au nombre de cinq : les douleurs ostéocopes, la périostose, l'exostose, la carie et la nécrose.
1° Douleurs ostéocopes. Elles sont presque toujours accompagnées d'un léger gonflement du périoste ; M. Vidal, de Cassis, va même jusqu'à soutenir que les céphalées les plus tenaces dépendent d'une exostose
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interne de la voûte du crâne, lorsqu'elles ne sont pas le résultat d'une périostose externe (1).
Ces douleurs sont d'abord vagues et généralisées, elles ressemblent à une courbature^ puis elles se concentrent sur un point, deviennent très-aiguës, déchirantes, pressives ou perforantes. Elles sont exaspérées par le contact, quand il y a ostéite superficielle ; souvent aussi elles paraissent exister au centre des os.
Ces douleurs ofTrent pour caractère spécifique d'augmenter à la chaleur et par le repos ; de là vient qu'elles se font ordinairement sentir la nuit: mais M. Nélaton a vu des malades, qui faisaient de la nuit le jour et réciproquement, et dont les douleurs reparaissaient dès qu'ils voulaient se livrer au repos. Cette remarque cependant n'est pas absolue, et il n'est pas rare de voir des syphilitiques souffrir à heure fixe^ quelles que soient les précautions dont ils s'entourent pour éviter leur accès.
Le diagnostic des douleurs ostéocopes est parfois difficile. Il faut les distinguer d'abord du rhumatisme syphilitique ; celui-ci n'est point aussi fixe dans son siège que la douleur osseuse ; il est soulagé par la pression, qui exaspère la douleur ostéocope. Il est nécessaire de les séparer aussi des douleurs goutteuses et du rhumatisme ordinaire. Le seul moyen est de tenir compte des autres symptômes et des antécédents. Selon M. Vidal, de Cassis, la douleur étant constatée, le médecin devra « aller à la recherche des antécé-
(1) Loc. «ï.,p. 476.