‹ Des maladies vénériennes et de leur traitement homéopathiqueChapitre 60 sur 86 · L. SIMON · texte numérisé non relu

L. SIMON

c( dents et des symptômes concomitants qui peuvent « exister du côté de la peau et des muqueuses, car on c( sait qu'il est fréquent d'observer des syphilides ou « des macules pendant Texistence des douleurs ostéo- « copes, et il n'est pas rare alors de constater des ul- « cérations dans la cavité buccale, ulcérations qui ne « se traduisent que par des lésions fonctionnelles peu « graves et passent inaperçues (1). »

La plus grande difficulté consiste à coup sûr à séparer les douleurs osseuses dues à la syphilis de celles que le mercure a puissance d'engendrer ; il serait également exagéré de nier, sous ce rapport, la puissance pathogénique de ce médicament , que de vouloir lui rapporter toutes les douleurs ostéocopes, comme on a tenté de le faire quelquefois.

C'est encore par l'étude des autres symptômes présentés par le malade qu'il sera possible de lever cette difficulté. Ce n'est pas, on le sait, au début de son action que le mercure agit sur le système osseux ; il n'en vient jamais à ce point avant d'avoir affecté les gencives et le tube digestif, tandis que la vérole s'attaque tout d'abord à la gorge et à la peau. De plus, il faudra savoir pendant combien de temps le médicament a été donné et depuis quelle époque le malade a cessé d'en prendre. En réunissant ces notions à la première, on peut arriver à distinguer ces deux ordres de souffrances.

S'il arrive enfin qu'on soit dans le doute, le mercure

(l)'Ioc. cit., p. 477.

ayant été administré, il faut en premier lieu donner ses antidotes, ainsi que je Tai dit plusieurs fois déjà. Le résultat obtenu sera un nouvel élément diagnostique, dont il conviendra de tenir compte plus tard.

2° La pérïostose se présente sous la forme de tumeurs plus ou moins dures, mal circonscrites, et qui font corps avec la partie superficielle de Tos. Leurs limites se confondent peu à peu avec les parties voisines.

Selon M. Ricord (1), il convient de distinguer trois espèces de périostoses : une périostose gommeuse , une périostose phlegrnoneuse et une périostose plastique.

a. — La périostose gommeuse forme une tumeur qui existe à la face externe du périoste, conserve une mobilité relative pendant un certain temps, puis devient adhérente aux tissus sous-jacents. Elle est, en général, molle, élastique, indolente à la pression, et peu dou-

tloureuse par elle-même.

Cette espèce est formée par Taccumulation sous le périoste d'un liquide séro-albumineux, ressemblant au pus des scrofules, et contenant des globules graisseux, abondants, renfermés dans un réseau à mailles assez lâches.

b è. — Lorsque la périostose doit suppurer, elle de- ■ vient adhérente à la peau ; celle-ci prend une teinte K rouge très-prononcée, la fluctuation se caractérise, K puis la peau se rompt, le pus s'écoule et l'ulcère se

(1) Voy. Notes ajoutées au traité de Hunter, trad. de Richelot, p. 66 i.

présente sous la forme indiquée plus haut, à propos des ulcères syphilitiques. Cette espèce constitue la périostose phlegmoneuse de M. Ricord.

c. — Dans d'autres circonstances, le liquide épan ché devient plus épais, plastique ; la tumeur est plus dure, immobile, elle cause de fortes douleurs et se montre très-sensible à la pression. Sa marche est lente. Anatomiquement, elle est composée d'un liquide plastique renfermé au milieu d'aréoles lamelleuses. C'est la troisième espèce indiquée plus haut.

En réalité, ces trois espèces se réduisent à une seule, laquelle subit trois évolutions différentes : tantôt se résorbe, c'est ce qui arrive pour la première espèce ; tantôt suppure, tantôt enfin peut s'indurer. Pour M. Virchow, la gomme appartient en grande partie au périoste (1).

La périostose se reconnaît aisément quand elle existe à la surface externe d'un os superficiel ; mais il est beaucoup plus difficile d'affirmer sa présence quand elle se trouve à la surface du canal médullaire ou à la face interne des os du crâne. Dans ce cas, on la suppose bien plus qu^on ne la reconnaît.

La périostose s'accompagne toujours de congestion et de gonflement de la substance osseuse, symptômes qui disparaissent à leur tour lorsque l'inflammation du périoste a cessé. Cette espèce d^ostéite peut aussi persister et s'étendre. L'os présente alors des taches rouges, ses canalicules se dilatent et renferment un

(1) Loc. M7.,p. 33.

liquide transparent^ qui se transforme peu à peu en substance plastique.

La maladie se caractérise toujours par une tumeur circonscrite,, profonde, immobile, dure, très-douloureuse, qui suppure rarement, mais s'indure et se transforme en exostose.

3" \J exostose est souvent une suite de la périostose. Elle débute alors par cette tumeur molle et mobile dont j'ai parlé. L'enveloppe de cette tumeur s'épaissit et s'ossifie ; sa partie centrale subit un travail analogue; seulement il reste entre la tumeur et l'os une couche de substance cartilagineuse qui finit peu à peu par s'ossifier.

Cette tumeur est arrondie, demi-sphérique ou conique, quelquefois en forme de crête ou pédiculée ; elle constitue en général une saillie brusque qui gêne les organes voisins, cause des déformations parfois horribles, ce qui arrive quand elle occupe les os de la face. Cette espèce d'exostose a reçu le nom à'épiphysaire.

D'autres fois, l'exostose débute par une altération de l'os lui-même, ainsi que je l'ai indiqué tout à l'heure, et celui-ci, en s'épaississant, lui donne naissance.

Cet épaississement est parfois accompagné de la raréfaction du tissu interstitiel, d'où les larges mailles osseuses qui se trouvent dans la tumeur.

D'autres fois, le parenchyme même de l'os s'épaissit, se gonfle, se sclérose, comme on le dit; on voit paraître alors Yexostose éburnée.

Pendant la vie, ces différences s'apprécient difficilement. Ce qu'on trouve, c'est une tumeur plus ou moins dure, adhérente à Tos, sans changement de couleur du tégument, mais devenant le siège de douleurs parfois très-aiguës. Il est toujours difficile de se prononcer alors entre les deux espèces dont j'ai parlé, lesquelles se distinguent très-facilement, au contraire, quand on a pu suivre leurs phases diverses et déterminer si elles constituaient, au début, une aff'ection du périoste ou une maladie de l'os lui-même.

L'exostose amène parfois d'importants désordres sur les parties voisines ; elle déplace les unes, atrophie les autres , comprime des vaisseaux importants et cause l'œdème; puis^ quand elle se trouve en rapport direct avec une partie des centres nerveux, le cerveau ou la moelle épinière, par exemple, elle y fait naître des symptômes extrêmement variés, des paralysies, des douleurs, des convulsions même.

Rien n'est plus délicat que de rapporter ces symptômes à leur véritable cause ; c'est seulement par l'individualisation, par la connaissance des antécédents, par l'existence d'une éruption, ou même d'une cicatrice de la peau, qu'il est possible de soupçonner les exostoses internes.

Ce qu'il y a de plus difficile encore, lorsque les signes de la compression sont reconnus, c'est de savoir si cette dernière est l'effet d'une périostose interne, d'une exostose ou d'une tumeur gommeuse.

Celle-ci se développe , en effet , très-souvent à la face interne des os du crâne ou du rachis ; elle se pré-

sente avec des caractères anatomiques précis^, parfaitement indiqués par M. Virchow.

Tantôt elles constituent des masses spongieuses, analogues à de la mousse et développées entre la duremère et la face interne des os ; plus souvent des tumeurs coniques composées d'une trame fibreuse^ renfermant un liquide qui contient des cellules rondes et pâles^ dont le nucleus est transparent, rond et volumineux, et, à une période plus avancée, des granules graisseux disséminés au milieu d'un tissu conjonctif oblique et transversal.

Par la compression qu'elle exerce sur les os, cette tumeur amène ce que le professeur de Berlin nomme la carie sèche.

G^est-à-dire que la dépression de Tos est telle que le tissu osseux se raréfie au centre et se condense vers sa circonférence, que les canaux médullaires s'élargissent. La dépression centrale offre la forme stellaire. Plus tard, la couche superficielle de Tos se rompt, les bords de la partie altérée sont taillés à pic, anfractueux, froncés. Une pellicule noire, vasculaire, se dépose à la périphérie de l'os, et une couche d'ostéophytes blanchâtres se forme peu à peu.

D'autres fois, la gomme se résorbe, et Ton ne trouve plus qu'une dépression osseuse et des inégalités de la dure-mère.

Cette dépression est souvent aussi le résultat d'une cicatrice, qui se caractérise toujours par un défaut de production au centre et par un excès de productivité à la circonférence.

Si les désordres causés par la gomme ont été assez importants pour amener la destruction de toute l'épaisseur de Pos, la perte de substance ne se comble jamais. S'il s'établit des adhérences entre la peau, les bords de l'os et la dure-mère, une masse calleuse, unie, blanchâtre, très-compacte et peu vasculaire se forme au centre de la cicatrice; cette masse est rétractile et amène la dépression de la voûte du crâne.

Le travail hypertrophique s'établit sur les bords de cette cicatrisation; l'os devient dur, lourd, s'éburne, les cavités médullaires se rempHssent de tissu osseux.

Si la nécrose n'a détruit qu'une partie de la table des os du crâne, les bords de la cicatrice osseuse s'amincissent, deviennent obliques, s'encroûtent d'une légère couche osseuse, et les parties voisines subissant le travail hypertrophique dont j'ai parlé et qui peut s'étendre assez loin.

On voit, par les détails précédents, que les affections osseuses de la syphiHs sont faciles à reconnaître anatomiquement ; malheureusement le diagnostic est beaucoup plus difficile pendant la vie, et le travail de M. Virchow, travail si précis, si important au point de vue nécroscopique, ne lève aucune des difficultés pratiques des exosloses et des gommes internes.

La même difficulté se rencontrerait pour la carie et la nécrose. Ces deux altérations, qui sont presque toujours réunies, viennent soit à la suite d'ulcères rongeants des parties molles, soit après une périostose suppurée, soit enfin par suite de la suppuration d'une gomme osseuse.

Dans tous les cas^ la maladie commence par une tuméfaction limitée de Fos, tuméfaction qui devient le siège d'une suppuration abondante^ lorsque la maladie existe à la surface externe de l'os. Dans le cas contraire^ le premier sym.ptôme indiqué est la douleur, douleur vive , tenace , horrible , existant au centre même de Vos, et dont la véritable cause est longtemps méconnue.

Lorsque enfin le pus s'est fait jour, de petits fragments d'os se détachent, ou bien une exploration attentive permet de reconnaître les séquestres.

Quand la maladie occupe les os du crâne, il y a toujours danger de développement d'une méningite ou d'une encéphalite, affections qui éclatent sous l'influence de causes très-secondaires, mais dont le danger est extrême.

Ce danger se retrouve lorsque le rachis est affecté. Pour les autres parties, les déformations osseuses consécutives sont souvent à craindre; c'est ce qui arrive pour les os du nez et de la face.

La carie et la nécrose occupant les osselets de l'ouïe et le rocher, amènent la cophose ; si elles se fixent sur les os propres du nez, elles causent l'ozène, maladie dont il a été parlé plus haut. (V. p. 467.)

Quand elles ont la voûte palatine pour siège , et qu'elles débutent par un os et non par la muqueuse, une tumeur sensible à la pression se forme au palais, la muqueuse qui la recouvre devient fongueuse, violacée ; cette tumeur s'ouvre et donne issue à un pus sanieux et fétide, odeur qui se communique à l'haleine

et à ia salive; puis une portion d'os se détache, la voûte palatine est perforée ;, la voix s'altère^ et les liquides passent par les fosses nasales pendant la déglutition.

Lorsque la guérison a lieu, des bourgeons charnus s'élèvent sur les bords de l'ulcération, ceux-ci se cicatrisent, mais la perte de substance ne se comble pas, au moins le tissu osseux ne se régénère-t-il en aucune circonstance.

Lorsque les ulcères destructeurs occupent le fond de la gorge, la partie antérieure des vertèbres cervicales peut être altérée.

S'il arrive que les vertèbres dorsales ou lombaires se carient ou se nécrosent, on voit apparaître des abcès par congestion et des déviations qui varient suivant que le corps des vertèbres ou une de leurs parties laté« raies se détruit et s'affaisse.

Ces altérations peuvent se produire également à l'extrémité des os longs et causer alors une variété de tumeur blanche, variété qui suppure facilement, et, du reste, se distingue à grand'peine des arthropathies scrofuleuses. Le seul caractère réellement distinctif se tire de la considération des symptômes concomitants et des antécédents.

Traitement. — A. Douleurs osiéocopes. Mercurius soluhilis ne réussit contre elles que dans le cas où elles sont récentes, encore est-il rare qu'il les fasse entièrement disparaître. Parfois il soulage, et lachesis, donné après, complète son action.

Pour être autorisé à faire usage de ces deux médi-

caments^ il est nécessaire que les douleurs osseuses soient accompagnées des symptômes précoces et superficiels de la vérole.

Comme cette dernière envahit les os assez tard^ il est facile de prévoir que cette condition soit rarement remplie, aussi aurum metallicuM;, iodium , kali hy-

DRIODICUM, ajANGANUM ACETICUM^ PHOS. ACIDUM SOnt-

ils de beaucoup préférables.

AuRUM;, lorsque la douleur est tiraillante, tensive, intermittente^ offrant des exacerbations nocturnes très-marquées, et s'il y a en même temps sensibilité de Pos à la pression ; surtout si les os plats, ceux du nez, les os maxillaires, les os du bassin sont le siège des douleurs.

Alrum serait alors le premier médicament auquel il faudrait songer après le mercure, et qu'il faudrait donner de suite, si ce dernier médicament avait été prescrit antérieurement.

loDiUM succéderait à Tor, s'il y avait des engorgements ganglionnaires, si le sujet était scrofuleux, et surtout si les douleurs augmentaient par le mouvement, plus encore que la nuit, au toucher et par la pression, et si elles étaient accompagnées de tremblement des membres.

Kali HYDRiODicuMest le médicament le plus usité en allopathie; on pourrait même dire le plus populaire. Il a cependant aussi ses indications spéciales. Les douleurs auxquelles il répond le mieux sont les douleurs lancinantes et déchirantes des os longs avec sensation de gonflement et douleur de plaie. Il conviendrait

surtout s'il existait d'autres signes de syphilis profonde, et si l'on craignait l'apparition d'une périostose.

Manganum aceticum est très-vivement recommandé par Hahnemann (1). Il s'adresse aux formes les plus variées et son action est souvent heureuse. S'il y avait des douleurs sans aucun autre symptôme concomitant,, ce serait certainement à lui qu'il faudrait recourir tout d'abord.

Phosphori ACiDUM est moins important; il ne doit être donné qu'aux sujets scrofuleux, affaiblis et amaigris, quand les douleurs sont tensives, pressives, avec engourdissement.

Asa fœtida, nitri acidum et salsaparilla pourraient aussi avoir une valeur réelle.

Asa fœtida serait le plus efticace des trois, surtout si les douleurs étaient superficielles, occupant le périoste ou les os profondément situés, et soulagées par la pression et le frottement; en particulier, si ces douleurs naissaient pendant le repos, mais pour continuer durant le mouvement.

JSitri acidum est rarement efficace s'il n'y a pas d'autres altérations du tissu osseux; c'est surtout un antidote du mercure , par conséquent un moyen de calmer les douleurs mercurielles plutôt que les douleurs syphilitiques.

Salsaparilla s'adresse bien plus aux douleurs rhumatismales qu'aux douleurs ostéocopes; au moins faudrait-il que ces deux espèces de souffrances coexis-

(1) Traité des maladies chroniques, généialités sur ce niédicam. et sympt., 330 etpass.

tassent pour pouvoir compter sur refficacité de la salsepareille.

Mode d'administration. — Tous ces médicaments doivent être donnés à des dilutions comprises entre la 18^ et la 30^ L'iodure de potassium pourrait seul faire exception ; la 6^ et la 12° puissance lui seraient mieux appropriées.

Les globules sont presque toujours suffisants ; on en donne de 4 à 6 dans une potion de 120 grammes; les gouttes sont utiles quand le sujet est robuste et peu impressionnable à Faction des médicaments.

Les douleurs ostéocopes sont parfois assez aiguës pour qu'il soit utile de chercher à les calmer promptement; aussi est-on autorisé à répéter les doses assez souvent, de 4 à 6 fois en 24 heures.

Règle générale : il vaut mieux donner le médicament à une dilution élevée et à doses rapprochées, qu'à de longs intervalles et à doses massives. On doit insister sur la même substance aussi longtemps que la guérison fait des progrès et qu'il n'arrive pas de symptômes artificiels ou d'aggravation médicinale.

B. — Périostose. Tant que la maladie se borne à une tumeur molle et sensible^ mercurius corrosivcs est le médicament le plus utile, pourvu qu'il n'ait pas été fait un trop grand abus de mercure. Dans le cas contraire^ KALi hydriodicdm est le seul agent qu'il faille donner, en insistant sur son emploi.

En général, ces deux médicaments améliorent beaucoup l'état du malade. Leur premier effet est de diminuer la douleur, le second est de faire disparaître le

s 42 DES PiiALADlES VENERIENNES.

gonflement. Si le sujet est psorique, il est nécessaire de donner le sulpkur après le kali hydriodicum, mais seulement pour quelques jom^s et à titre d'intercurrent.

AsA FCETiDA et PHOSPHORI ACIDUM Conviendraient si la tumeur était très-sensible; aurum, si elle occupait les os maxillaires, les os propres du nez et les os de la face.

Stophysagria a été également recommandée par M. de Bœnningbausen (1) ; sa valeur est cependant secondaire.

Si la tumeur menace de suppurer (périostose phlegmoneuse), kali hydriodicum peut encore arrêter ce désordre; si la fluctuation est manifeste, hepar sulphuris, donné après l'iodure de potassium, aurait encore la puissance de faire résorber le liquide, et , si la suppuration était devenue inévitable, il hâterait la rupture de l'abcès.

Celui-ci une fois ouvert, il s'écoule un pus ichoreux et mal lié; le mercurius solubilis retrouve ici son importance, et dès le début ; son effet est d'arrêter les progrès du mal, de modifier la suppuration, qu'il rend plus normale.

AuRUM serait préférable, si la maladie occupait les os de la face, en particulier ceux du palais et du nez.

Kali hydriodicum quand elle existe sur les os longs, surtout lorsque la sécrétion morbide se compose d'un pus acre, de mauvaise odeur, et que l'ulcération est violacée, noirâtre, qu'elle présrnte, comme on le dit, un mauvais aspect.

(0 Voy. Manuel de tliérap. homœop.f traduit par M. Both, art. Maladies des os, p. 208.

Manganum aceticoi devrait succéder à Tiodiire de potassium, si les ulcères tardaient à se cicatriser, et qu'ils conservassent les caractères des ulcères gommeux.

Lorsque, au contraire, ces ulcérations ont perdu leur spécificité sous rinfluence des médicaments précédents, silicea active le travail de réparation et le complète.

Si les douleurs osseuses persistent après la rupture de la gomme, asa fcetida les calme très-promptement.

Mais la périostose, au lien détendre à suppuration, peut, ainsi que je Fai dit, subir une transformation inverse, c'est-à-dire devenir le siège d'un travail plastique qui va jusqu'à l'ossification.

AURUM, KALI HYDRIODÎCCM et PHOSPHORI ACIDUM SOUt

les seuls médicaments capables d'arrêter cette tendance de la maladie, et d'amener la résorption de la périostose.

Le mode d'administration de ces médicaments est celui que j'ai indiqué pour les douleurs ostéocopes (p. 541).

C. — Exosfme. L'exostose non éburnée est la seule qui soit capable d'être modifiée heureusement par la thérapeutique. Aurum, kali hydriodicum, mercurius

CORROSIVUS, manganum ACETÎCLM, MEZEREUM, PHOSPHO-

Rus, SEPiA, sont les médicaments les plus efficaces en pareil cas.

Aurum, au début de la maladie, pour les exostoses douloureuses, surtout celles de la face, du sternum, des côtes.

Kali hydriodicum, pour toutes les exostoses, quel

que soit leur siège, pourvu que la diathèse soit invétérée, qu'il y ait eu ou qu'il y ait encore des signes de '^ syphilide profonde ou d'ulcérations destructives des membranes muqueuses.

Mercurius coRROSivus, surtout si la maladie occupe le tibia, le sternum, les côtes, et qu'on ait lieu de croire à une complication de scrofule ou de psore.

J\1anganumaceticum si l'exostose est le siège de violentes douleurs lancinantes ; il les calme toujours, mais laisse le gonflement debout.

Mezëreum convient s'il a été fait un long usage du mercure, et aussi pour les exostoses des os longs, qu'elles existent sur les membres supérieurs ou les membres inférieurs, surtout si le sujet est scrofnleux,

PflOSPHORUS pourrait être donné dans le même cas, mais aigres mezëreum.

Sepia convient surtout aux femmes et pour les exostoses des os longs.

La guérison d'une exostose, quand elle peut être obtenue, est toujours une œuvre de patience ; il faut insister longtemps sur chaque médicament, en changeant successivement les dilutions et en laissant des intervalles de repos. Du reste, le mode d'administration est celui que j'ai indiqué plus haut.

Les exostoses éburnées résistent aux médicaments ; tout ce qu'il est possible d'obtenir, c'est la cessation des douleurs dont elles sont le siège, aurum, manganum aceticum et asa fœtida les font parfaitement cesser.

D. — Carie et nécrose. Les médicaments réellement

appropriés à ces formes morbides sont : aurum, arse-

NICUM, ASA FCETIDA^ KALI HYDRIODICUM^ MERCURIUS BIIO- DATUS.

AuRUM^ lorsque la maladie occupe les os propres du nez, les os palatins^ le sternum, les côtes.

Arsenicum, si Tulcère • sécrète un pus ichoreux, et qu^il soit le siège de douleurs brûlantes et lancinantes.

AsAFCETiDA, quand la suppuration est abondante, de mauvaise odeur et que les douleurs nocturnes sont très-aiguës.

Kalioyoriodicum, s'il existe des signes de périostose et d'exostose, et que l'ulcère affecte la forme fistuleuse.

Merclriusbîiodatus a été recommandé surtout pour la carie des os du visage ; il serait indiqué s'il existait une syphiiide tuberculeuse en même temps que la maladie des os.

La carie et la nécrose étant toujours précédées d'une aftection du périoste ou du tissu osseux, ou encore, d'une maladie des membranes muqueuses, il sera possible de les éviter en traitant convenablement les affections qui les précèdent.

Du moment qu'elles sont établies,lesmédicaments que jeviens de passer en revue modifient l'ulcère osseux et celui des parties molles d'une manière favorable ; mais comme ces altérations se montrent presque toujours chez des sujets de constitution scrofuleuse, il est rare qu'on ne soit pas obligé d'administrer le sulphurk titre d'intercurrent. Ce médicament serait indiqué silesplaies restaient blafardes et qu'elles ne parussent pas se modifier sous l'influence des médicaments qui précèdent.

Il n^y a rien à dire de spécial sur Tadministration de ces derniers médicaments; les détails que j'ai donnés (p. 54 1 ) seront très-suffisants.

C'est surtout dans le cas de carie et de nécrose que la chirurgie est appelée à intervenir, d'abord pour faire un pansement convenable, ensuite pour extraire les séquestres, quand une fois ils sont formés. Le trépan a même été appliqué quelquefois avec avantage lorsque les os du crâne étaient atteints.

Les détails et les indications relatives à ces opérations diverses étant consignés dans tous les ouvrages de chirurgie, il serait vraiment superflu d'y insibter.

Ce qu^il faut bien retenir seulement, c'est que tous les médicaments seraient incapables de cicatriser les parties molles si les séquestres n'étaient extraits à temps oU éliminés.

Enfin, la plaie étant modifiée, couverte de bourgeons charnus de bonne nature, la sécrétion franchement purulente étant établie, silicea serait très-utile pour hâter et compléter le travail de cicatrisation.

§ VIÏI.

SYPHILIS DU système' NERVEUX.

L'existence des afiections syphilitiques du système nerveux est aujourd'hui incontestée; malheureusement, les caractères de ces formes de la vérole sont encore très-mal définis.

E<i tenant compte de leur expression symptomato-

logique^, on est forcé de les ranger en trois classes : les névralgies , les convulsions et les paralysies. M. Yvaren a cru devoir y ajouter certaines névroses, en particulier la fièvre intermittente, qui, pour le dire en passant, appartient bien davantage à la classe des fièvres, et certains troubles des fonctions intellectuelles, entre autres la manie. M. Vidal, de Cassis, a augmenté cette liste en y joignant la méningite; mais la lecture de la seule observation qu'il rapporte, paraît avoir trait à une complication bien plus qu'à une manifestation de la vérole (1).

Sous le rapport anatomo-pathologique, on a constaté des altérations variables quant à leur siège et quant à leur forme. Les unes occupent les enveloppes des centres nerveux, la dure-mère et la face interne des os du crâne; les autres siègent dans Fépaisseur même du parenchyme nerveux.

On a signalé sur la dure-mère des cicatrices, des épaississements, surtout des gommes; à la face interne des os du crâne, la périostite, Tostéite, ayant amené un dépôt d'ostéophytes spongieuses et lamell,euses, de trabécules osseux, dont les interstices sont remplies par un liquide jaunâtre, riche en cellules et en corpuscules graisseux, enfin, des gommes paraissant prendre naissance à la surface interne de la dure-mère pour pénétrer, sous forme de tampons, dans le tissu osseux et y déterminer les altérations dont j'ai parlé plus haut à propos de la carie sèche.

(I) Traité des maladies vénériennes, p. 505.

Des végétations ont été reconnues à la face interne des ventricules, mais chez des sujets qui avaient présenté des productions épigéniques de même ordre sur les organes génitaux; enfin, des oblitérations de vaisseaux importants, entre autres de la carotide cérébrale, oblitérations qui avaient eu pour conséquence directe la cécité et le ramollissement rouge du cerveau, complètent Ténumération des altérations dont je parle.

Dans répaisseur du cerveau, on a constaté des kystes, des indurations, des foyers de ramollissement, des collections purulentes, des tumeurs gommeuses, très-difficiles à distinguer des tubercules scrofuleux (1). On voit par cette énumération combien la spécificité des affections syphilitiques du système nerveux est mal dessinée, et Ton comprend pourquoi M. Yvaren a pu y voir une dissimulation de la syphilis, une métamorphose (2).

Cette expression est impropre évidemment. Ici, il n*y a pas dissimulation, mais imitation; la syphilis ne se métamorphose nullement; elle produit seulement des états morbides analogues à ceux que d'autres diathèses peuvent engendrer. Il ny a rien là de surprenant.

Les névralgies, les névroses, les maladies convulsives et les paralysies, quand elles appartiennent à la classe des maladies chroniques, et qu'elles ne font pas partie de la vérole, dépendent de la localisation de

(1) Yoy. Yirchow, p. 134.

(2) Ûes métamorphoses de la syphilis. Paris, 1854.

rherpétisme ou des scrofules sur les centres nerveux; les symptômes produits en pareil cas sont en rap]^ort avec les fonctions providentiellement dévolues à cet appareil, et comme ces fonctions comprennent les faits de sensibilité génériile, de sensibilité spéciale et de motilité, les souffrances de Taxe cérébro-spinal, qu'elles appartiennent à la syphilis ou à une autre diathèse, doivent comprendre des lésions de sensation qui varientdepuis la douleurlapluslégère jusqu'à lanévralgie la plus atroce; des convulsions qui vont du simple tremblement h la chorée la plus intense et aux accès épileptiformes les plus violents; et des paralysies qui débutent par une simple faiblesse et atteignent jusqu''à Tanéantissement du mouvement et de la sensibilité.

Si Ton tient compte du grand nombre d'altérations pathologiques dont ces symptômes fonctionnels sont souvent la conséquence, si l'on se rappelle combien la spécificité de ces lésions organiques est mal précisée, on concevra que ces affections soient souvent l'effet d'une diathèse complexe, ainsi que je l'ai établi en parlant de la syphilis larvée (1).

Un fait cependant ressort de l'observation générale, c'est que le virus syphilitique, qu'il agisse seul, ou qu'il soit accompagné d'un autre virus, peut engendrer des névralgies, des maladies convulsives et des paralysies, dont il reste à rechercher les caractères.

Les névralgies occupent le centre nerveux ou quel-

(1) Voy. p. 120.

que partie de cet appareil. Dans le premier cas^ il donne lieu à la céphalalgie et à la céphalée, deux affections qui diffèrent seulement en raison de leur acuïté.

Fixé sur quelque cordon nerveux, il y fait naître des névralgies qui ont été dénommées en raison de leur siège, et parmi lesquelles on a signalé : le tic douloureux, la névralgie oculo-syncipitale, la névralgie intercostale, brachio-mammaire, sciatique, etc.

Quel que soit le siège de la maladie, celle-ci offre un caractère distinctif unique, c'est d'augmenter la nuit et souvent aussi de cesser complètement pendant le jour, pour reparaître dès que le soir arrive.

C'est là le seul caractère diagnostique important que présentent les névralgies syphilitiques, celui qui doit mettre sur la trace de leur véritable nature. L'existence d'accidents primitifs irrécusables, la présence de symptômes réellement syphilitiques confirment l'opinion qu'on s'était faite d'abord.

Pour la céphalée, le diagnostic offre une autre difticulté, c'est de déterminer si la maladie occupe le centre nerveux lui-même, ou si elle est localisée sur le péricrâne ou à la surface des os. Dans le premier cas, il s'agit en réalité d'une maladie nerveuse; dans le second, on a affaire à une douleur rhumatoïde; dans le troisième, à une périostite ou à une ostéite.

Ce qui distingue la véritable céphalée nerveuse, ce sont ses re-tours par accès, la facilité avec laquelle elle se déplace et l'absence de sensibilité à la pression.

Pour les autres névralgies, le siège même de la

douleur^ sa direction, qui est celle des rameaux ou des troncs nerveux suffisent à indiquer son véritable siège.

Parmi les affections convulswcs, l'épilepsie est la plus fréquente. Ses symptômes sont ceux de Fépilepsie non vénérienne, les seuls signes distinctifs seraient, d'après M. Yvaren :

1" L'absence des causes ordinaires accidentelles de cette affection; mais ces causes sont assez mal définies pour que ce signe ait peu de valeur;

2° L'apparition de la maladie à un âge beaucoup plus avancé que celui où elle éclate ordinairement (de 20 à 40 ans);

3° Le retour des paroxysmes, la nuit : ce signe n'est pas absolu puisqu'il a manqué buitfois sur onze;

4° Surtout « la présence simultanée des symptômes reconnus propres à la vérole, » d'une céphalée nocturne, d'une carie des os, d'ulcères ou de taches syphilitiques, de tumeurs gommeuses, d'engorgements ganglionnaires, d'iritis, etc.;

5° L'existence antérieure de symptômes primitifs caractéristiques;

6° Enfin, et seulement comme signe confirmatif^ le succès du traitement (1).

La grande difficulté diagnostique est ici de rattacher l'existence des accès épileptiques à l'altération de texture d'où elles dépendent.

Lazerme (2) les rapporte à une tumeur gommeuse, aux tubercules syphilitiques des méninges ou du

(1) \ 0"^ . Métamorphoses de la syphilis, p. 108 tipassim.

(2) Lazerme, Tractatus de morbis internis capitis, p. 270.

cerveau^ à des exostoses de la face interne du crâne. Frank (1) soutient que la syphilis paraît difficilement produire a Tépilepsie par une action directe sur le « système nerveux^ mais bien d^me manière indirecte^ « en déterminant la carie, l'exostose et les produc- « tions tophacées qui, sur plusieurs points, peuvent « agir sur la pulpe nerveuse. »

Il est facile de prévQir d'après cela que le diagnostic sera toujours incomplet, le médecin ne pouvant déterminer d'une manière exacte s'il existe à la face interne du crâne une exostose ou une gomme, et si ces tumeurs se trouvent en dehors du cerveau ou au centre des hémisphères. Sans doute, leur présence sur un autre point de la surface du corps pourra fairp soupçonner l'existence de semblables lésions à la face interne de la cavité crânienne, mais elle ne permettra pas de l'affirmer.

La même difficulté se présentera pour la chorée et le tétanos, admis par M. Yvaren, et dont la véritable espèce se reconnaîtrait aux mêmes signes distinctifs que répilepsie. Elle se trouve aussi tout entière pour les paralysies.

Celles-ci se reconnaissent à leur développement graduel, surtout à Pexistence de symptômes concomitants bien caractérisés. J'ai rappelé plus haut combien étaient nombreuses les altérations capables de leur donner naissance, altérations qui varient depuis la simple périostose jusqu'à l'oblitération de la carotide cérébrale.

(1) J.Frank, t. III, p. 361.

Un fait ressort de rénumération que j'ai donnée plus haut, c'est qu'encasdeparalysies syphilitiquesles symptômes nerveux sont secondaires, qu'il s'agit bien plus alors d'une maladie des os, d'une tumeur gommeuse^ que d'une affection réellement nerveuse quant à son siège et quant à ses lésions anatomiques. Il n'y aura donc pas lieu de s'étonner s'il nous faut chercher les médicaments curatifs parmi ceux qui conviennent aux gommes et aux maladies syphilitiques des os, et non parmi ceux qui guérissent d'ordinaire les paralysies.

Traitement. — Ainsi qu'on a pu le voir, la névralgie syphilitique est le plus souvent un symptôme appartenant à un état plus général; il est rare qu'elle puisse par elle-même fixer le choix du médicament.

Quand elle coïncide avec une syphilide, cette dernière est réellement déterminante; s'il s'agit d'une afiPection des muscles ou des os, celle-ci est également caractéristique relativement à l'agent qu'il convient d'employer.

Il resterait donc seulement le cas où la névralgie existe seule, cas très-rare ainsi qu'on l'a pu voir par la statistique de M. Yvaren.

C'est seulement dans les premiers temps de la vérole qu'il en est ainsi ; et la névralgie atfecte le plus souvent alors la forme de céphalée nocturne, laquelle est fréquemment accompagnée d'une chaleur fébrile avec légère accélération du pouls.

Mercurius solubilis réussit d'ordinaire, à lui seul, à faire cesser la douleur et la fièvre; il faut seulement

le donner à doses souvent répétées^ toutes les quatre heures, par exemple.

Si le mercure ne suffit pas, lachesis administré ensuite, et de la même manière, complète la guérison.

Ji m'est arrivé sur deux femmes que le mercure avait soulagées, d'obtenir une guérison complète avec la sepia. Celle-ci était donnée à la 30^ dilution, à la dose de 4; à 6 globules dissous dans 120 grammes d'eau, potion dont ces malades prenaient 3 cuillerées par jour. La symptomatologie de ce médicament justifie complètement son choix.

Ces trois substances sont à coup sûr les plus efficaces; mais quelques autres peuvent être encore employées.

Ce sont:

Aurum quand le malade éprouve une douleur de brisement, douleur assez vive pour exciter des moments de rage, des bruissements dans les oreilles, et pour altérer la mémoire, surtout si ces douleurs augmentent à la suite d'un travail intellectuel;

Conium si les douleurs sont déchirantes ou lancinantes, se faisant sentir la nuit seulement;

lodium lorsque le malade accuse des élancements avec sensation de tension et des déchirements pulsatifs, se faisant particulièrement sentir à la région frontale et au niveau des tempes, ou s'il existe une sensation de fouillement et de compression avec chaleur à la tête et au visage. Ce médicament réussirait surtout s'il y avait en même temps des ganglions lymphatiques indurés ou quelque symptôme du côté du périoste ou des os;

Mezcreum est mieux approprié au tic douloureux qu'à la céphalée^ si la névralgie est accompagnée de salivation, avec douleur de brûlure dans la gorge et rougeur du pharynx ; .

Stophysagria s'adresse à la prosopalgie composée de douleurs pressives et pulsatives, se faisant sentir au niveau de Pos jugal pour s'étendre jusqu'aux dents, avec élancements aigus, sensation de tiraillement, de déchirure, de brûlure et de gontlement, froid des mains et sueur du visage;

Thuja si les mêmes douleurs viennent franchement la nuit et sont accompagnées de palpitations musculaires.

Ces médicaments doivent être administrés à la 24;® ou à la 30^ dilution, en globules, et à des intervalles assez rapprochés, de Irois à six fois en vingtquatre heures.

Maladies convulsives. — Les convulsions épileptiques dont M. Yvaren rapporte l'histoire, ont toutes été modifiées heureusement par le mercure, donné à plusieurs reprises sous la forme de sublimé. Ce médicament a souvent suffi à la guérison; dans le cas où il n'a pu que soulager, le kali hydriodicum a complété la cure.

Les symptômes de la maladie et les effets pathogénétiques de ces médicaments expliquent leurs succès. Les affections convulsives dues à la syphilis étant l'effet de la présence d'une exostose, d'une périostose interne ou d'une tumeur gommeuse, il n'est pas surprenant que les substances capables de guérir les gom-

mes et les maladies des os puissent être utiles. On trouve en outre dans les effets patbogénétiques des mercuriaux et du kali hydriodicum des symptômes de convulsions parfaitement caractérisés.

Il ne faut pas oublier non plus que toutes les épilepsies syphilitiques n'ont pas guéri, ainsi qu'il résulte des observations dans lesquelles Fautopsie a pu être pratiquée; qu'ainsi il ne suffit pas de pouvoir rapporter ces affections à la syphilis, pour être en droit de porter un pronostic favorable. On ne doit espérer d'en triompher que dans le cas où les altérations organiques elles-mêmes peuvent être détruites.

Ce sera parmi les médicaments que j'ai indiqués à l'article des Tumeurs goimneuses (p. 437) et à celui des Maladies des os (p. 538) qu'il faudra choisir. Quant aux signes distinctifs qu'on pourra tirer des caractères propres aux convulsions elles-mêmes, qu'il s'agisse de l'épilepsie, de la chorée ou du tétanos, ils sont trop mal précisés encore pour qu'on puisse rien dire d'utile à leur sujet. Il faudra seulement individualiser chacune des formes dont on sera témoin, en prenant pour point de départ les symptômes des os, des membranes muqueuses ou de la peau, bien plus que ceux de la convulsion elle-même.

Ces réflexions s'appliquent de tous points sl\\\ paralysies. C'est surtout aux médicaments qui conviennent aux maladies des os et aux gommes qu'il faut s'adresser pour les guérir. Et comme le diagnostic pathologique se pose surtout à l'aide des symptômes concomitants, c'est également par ces derniers que le choix

SYPHILIS DES PARENCHYMES. 5 57

du médicament pourra être décidé. II serait impossible de rien dire de plus à ce sujet.

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