‹ Des maladies vénériennes et de leur traitement homéopathiqueChapitre 62 sur 86 · SYPHILIS DES PARE^C!1YMES · texte numérisé non relu

SYPHILIS DES PARE^C!1YMES

Le mercure améliore presque toujours la maladie, mais il est en général insuffisant. Thuja est alors le médicament le mieux indiqué; on le donne comme le mercure. Il est souvent utile d'y insister pendant 5 à 6 jours, en laissant au malade des intervalles de repos qui ne dépassent jamais 24 heures.

S'il y avait quelque complication psorique, sulpkur pourrait être un intercurrent utile; dans tous les cas, NiTRi ACiDLM doit succédcr au thuja, quand la photophobie résiste à ce dernier médicament.

L'iritis devient-elle parenchymateuse , les médicament qui précèdent suffisent souvent à la guérir; le LACHESis est le seul agent qu^on puisse ajouter à la liste précédente.

S'il se forme une des tumeurs gommeuses dont j'ai parlé, KALi HYDRiODicuM et lODiUM deviennent trèsefficaces : il faut les donner comme les mercuriaux.

Enfin, les tumeurs et les symptômes congestifs externes étant dissipés, mais la pupille restant irrégulière, contractée, la cornée et surtout le cristallin étant légèrement troubles, belladona est le médicament le plus capable de faire cesser tous ces symptômes.

Le fait suivant complétera les indications relatives au traitement de l'iritis,

VI^ Observation.. — M. E , 40 ans, employé^

forte constitution, tempérament sanguin, a eu plusieurs accidents primitifs, chancres et gonorrhées. Le dernier remonte, selon le dire du malade, à plusieurs années. Assez insouciant d'ordinaire, ce monsieur n e

peut préciser les dates des infections qiiïl a subies et leur ordre d'importance.

M. E se croyait à Fabri de tout accident, lorsque, étant aux bains de mer, dont il avait pris un grand nombre, il vit son corps se couvrir tout à coup d'une roséole parfaitement caractérisée et très-générale.

Le lendemain, l'œil droit devint rouge, larmoyant. Il y eut de la chaleur fébrile, de la courbature avec faiblesse et anorexie.

Ce malade se hâta devenir me trouver, sans employer aucun autre traitement. La roséole occupait la poitrine et le ventre, les taches étaient très-abondantes et d'un rouge assez prononcé.

L'œil droit présentait les symptômes suivants : conjonctive légèrement arborisée; sur la sclérotique réseau vasculaire foncé, empiétant sur la cornée; celle-ci paraît un peu trouble. Petit cercle de l'iris d'une teinte plus rouge que celui du côté opposé; irrégularité de la pupille qui est ovale transversalement. Épiphora léger, photophobie. Douleurs sus-orbitaires intenses.

5 août 1837. — Prescription : mercurius solubilis, 18^'dil. goutte j., dans 120 gr. d'eau alcoolisée^ 3 cuillerées par 24 heures.

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