Même état
Nitriacid., 18/6 globules.
Donné comnie la dernière potion de tbuja.
1" septembre. — Très-bien sous tous les rapports.
Sulph. trit., 30/5 globules dans 120 gr. d'eau, 2 cuillerées à bouche par jour.
8. — Il ne reste plus rien d'apparent ; seulement l'œil se fatigue très-vite quand le malade veut écrire ; les mouvements de la pupille sont lents ; celle-ci est presque toujours dilatée; la conjonctive rougit et l'épipbora se manifeste dès que M. E... veut se forcer à lire pendant une demi-heure.
Atropabelladona, donnée successivement à la 12% à la 18% à la 24" et à la 30" dilution, avec des intervalles de repos de 6 à 8 jours entre chaque potion, diminua graduellement cette susceptibilité, et le malade put reprendre peu à peu ses occupations, qui consistaient à écrire pendant 8 à 10 heures par jour.
B. — Phthme syphilitique. Y a-t-il une phthisie réellement syphilitique? en quoi consiste-t-elle ? Telle
est la question que les spécialistes ont dû se poser souvent et à laquelle une réponse précise peut être faite aujourd'hui.
Oui, il y a une phthisie syphilitique, et cette maladie est le résultat de la production d'une matière gommeuse dans l'épaisseur du parenchyme pulmonaire. Tantôt cette matière gommeuse est réunie en masses circonscrites, tantôt elle existe à l'état d^infiltration.On la trouve souvent sous la forme de noyaux durs plus ou moins volumineux, jaunâtres ou verdâtres, ou encore à l'état de ramollissement et de suppuration.
On rencontre bien aussi de véritables tubercules chez les syphilitiques, mais ce fait est le résultat d'une complication et non l'effet de la diathèse vénérienne seule.
Si les recherches de MM. G. Lagneau, Ricord , Vidal de Cassis, Gubler, Virchow^, etc., ont mis le fait précédent hors de doute, si elles ont permis de bien distinguer la phthisie syphilitique de la phthisie tuberculeuse au point de vue anatomique, elles ont laissé l'histoire symptomatologique de la première dans un vague désespérant.
Ces deux maladies sont loin, en effet, de se séparer par leurs signes fonctionnels comme elles le sont par leurs altérations anatomiques. La toux, l'oppression, la matité circonscrite , la respiration bronchique au niveau des points indurés , la respiration puérile dans les parties environnantes; plus tard, quand la tumeur se ramollit, le gargouillement et les craquements; l'expectoration purulente, l'amaigrissement , les sueurs nocturnes; enfin, les signes de la con-
SYPHILIS DES PARENCHYMES, 565
somption, constituent toujours les symptômes de la maladie. Aussi est-ce toujours par les souffrances concomitantes que le diagnostic a été posé : ici, par une tumeur de la clavicule^ îà par des cicatrices évidentes de rupia (1). Les antécédents ont été aussi d'une grande valeur pour lever tous les doutes.
Le diagnostic de la phthisie syphilitique est donc encore à faire : sa thérapeutique est aussi très-mal esquissée. Tout ce qu'il est possible de dire, c'est qu'il faut chercher son médicament parmi ceux qui conviennent aux tumeurs gommeuses , et l'individualiser à l'aide des symptômes concomitants.
C. — Ictère. L'ictère est un symptôme assez commun chez les syphilitiques; tantôt il se présente comme épiphénomène passager ;, tantôt comme symptôme permanent*
Il serait impossible de dire à quelles altérations anatomiques il se rattache dans le premier cas; dans le second , on a reconnu des lésions variables , pouvant occuper soit la surface de l'organe (périhépatite), soit l'épaisseur même de son parenchyme (hépatite).
Dans la périhépatite y ,o\\ trouve une éruption dé grains miliaires , ressemblant à des verrues très-petites; en même temps, la capsule fibreuse qui entoure le foie s'épaissit , devient calleuse , et forme des adhérences avec le diaphragme , plus rarement avec le côlon.
(1) Vida], de Cassis, p. 617.