ART. 3. — TRAITEMENT DES SYMPTOMES MERCURIELS
Le mercure a des inconvénients; tout le monde en convient (1), et le médecin homœopathe, qui est souvent consulté par des malades auxquels cet agent a été prodigué^ est^ plus que tout autre, en position de les
(1) Ces inconvénients paraîtraient plus nombreux avec leprotoiodure de mercure qu'avec tonte autre préparation hydrargyrique; au moins Ja Gazette des hôpitaux a-t-elle cru devoir insérer, dans un de ses derniers numéros (7 avril 18G0), la note suivante: « Bu proto-iodure de mercure dans le traiteme^it de la syphi' a lis. — Le professeur Sigmund (de Vienne) se sert de moins « en moins de cette préparation. Il a pu, en ell'et, se convaincre «< par de nombreuses expériences des résultats suivants :
« 1° La propriété qu'on a attribuée au proto-iodure de mer- « cure, de ne pas provoquer la salivation lorsqu'on l'associe à a l'opium est sans fondement ;
« 2o II provoque de la diarrhée, même dans son association « avec l'opium ;
« 3» On ne peut l'appliquer qu'à certaines formes de syphilis « (papuleuse et pustuleuse), et dans ces cas mêmes, son ellet est o plus lent que celui des autres préparations mercurielles ;
« 40 Dans les formes tenaces de la syphilis, ce médicament est « d'une valeur faible ou nulle ; dans l'anémie, il est positivement a nuisible ;
« 5° Le proto-iodure de mercure ne mérite à aucun titre la a préférence qu'on voudrait lui faire accorder dans le traitement « des maladies de l'enfance; et, si ces petits malades sont anémi- « ques ou prédisposés à la diarrhée, son emploi devient dange- (( reux;
« 60 Combiné avec l'iodure de potassium (quelle combinaison !), a il peut rendre des services dans quelques formes rebelles de « syphilis, toutefois si les malades n'offrent pas de prédisposition « aux catarrhes soit des poumons, soit de l'estomac, soit enfin des « intestins. » Et le proto-iodure d'hydrargyre est un des médicaments les plus employés !
[Wien Wochenschnft, 1859, n» 39, qI Médical Times and Gaz.)