‹ Des maladies vénériennes et de leur traitement homéopathiqueChapitre 67 sur 86 · ANTIDOTES DU MERCURE · texte numérisé non relu

ANTIDOTES DU MERCURE

connaître. Il arrive même souvent qu'il nous faut négliger tout d'abord la syphilis pour nous attacher à détruire l'exubérance d'action du médicament. Il importe donc de bien connaître les ressources que la matière médicale peut offrir en pareil cas. Ces ressources sont nombreuses. Hahnemann employait le foie de soufre, le soufre, le camphre , l'opium, le quinquina et l'acide nitrique (i). Noack et Trincks ont beaucoup ajouté à cette liste en précisant l'appropriation de chaque médicament. Leur travail, encore inconnu en France, me servira à établir les indications suivantes :

Acid. nitricum conviendrait contre les douleurs osseuses les plus violentes avec gonflement du périoste, les ulcères mercuriels des membranes muqueuses, entre autres ceux de la bouche et de la gorge, les symptômes congestifs venant aggraver une syphilis invétérée, la stomacace mercurielle avec état scorbutique des gencives. — Acidum phospkoricum quand l'action du mercure s'est portée de préférence sur le périoste. — ^sa/ce//rfa pour la carie et l'ozène mercuriels; son action est douteuse. — Aurum, un des antidotes les plus importants quand les os sont malades. — Aurum muriaticum, s'W y a complication de cachexie mercurielle et de scrofule, contre l'hypocondrie et l'ozène mercuriels; aussi contre le gonflement et l'induration du testicule, symptôm-e qui appartient bien plus à la syphilis qu'au médicament. — Belladona, pour les symp-

(l) Mat. mêd. pure, t. III, p. 27.

tomes congestifs dont la tête serait le siége^ la périoslite et l'ostéite à forme inflammatoire^ et Tinllammation phlegmoneuse des ganglions lymphatiques. — Carbo vegetabilis contre les accidents dus au sublimé, lorsque des symptômes de gangrène commencent à se montrer à la suite du ptyalisme mercuriel. — China, lorsqu'il y a un affaiblissement dû aux hypersécrétions qui se sont produites, surtout quand la surexcitation nerveuse, la fièvre hectique avec sueurs abondantes, une trop grande impressionnabiiité de la peau aux changements de température, une facilité extrême à se refroidir, des symptômes du périoste et des os, la carie elle-même, se sont développés. — Conium, dans le cas d^engorgement des ganglions sans aucune réaction inflammatoire, c'est-à-dire dans des circonstances tout à fait opposées à celles qui réclament la belladone. — Dulcamara, dans le cas de douleurs mercurielles à forme rhumatismale, avec grande tendance à se refroidir, et aussi contre les éruptions mercurielles à forme d'herpès ou d'impétigo. — ■ Electricitas, recommandée par Hahnemann lui-même contre les névralgies, les paralysies et le tremblement mercuriels. — Ferrum, contre la cachexie mercurielle avec ulcères profonds, périostite, tremblement, névralgies^ chez les sujets scrofuleux et épuisés. — Guajac.j pour les douleurs à forme rhumatismale. — ÏODiUM et KALi HYDKiODicuM, autidotes essentiels du mercure, surtout lorsque ce médicament a augmenté les symptômes de la syphihs et qu'il y a un mélange d'effets de médicament et d'accidents de l'ordre ter-

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