ANTIDOTES DU MERCURE
tiaire. — Kreosot. s'il y a accidents d'apparence scorbutique avec ptyalisme. — Lachesis, dans le cas d'ulcères de la gorge, de salivation avec gangrène. — Lycopodium, pour les ulcères de la gorge et du pharynx. — Manganumaceficum, pour les douleurs osseuses avec gonflement du périoste. — Mezereum, dans les mêmes circonstances^ aussi pour l'inflammation chronique et l'induration des amygdales et des testicules. — Natrum chloratum, pour la salivation. Ce médicament, qui tend à prendre place dans l'arsenal allopathique, était recommandé dès 1847 par Noack et Trincks dans l'article que j'analyse en ce moment. — Natrum muriaticurriy contre les symptômes à forme de scorbut. — Nux vomica, pour le tremblement et la paralysie mercuriels. — Opium, si le mercure a fait naître une grande excitabilité nerveuse^, des douleurs névralgiques, une salivation très-douloureuse, un état fébrile de forme adynamique avec congestion vers le cerveau, desulcèrestrès-douloureux, une décomposition du sang avec ramollissement des tissus et même des os, une fièvre colliquative. —-Phosphorus, pour l'amaurose, la périosUte, l'ostéite mercurieiles, peut-être aussi pour les névralgies et les paralysies. — Plumbum aceticum, s'il y a des selles diarrhéïques aqueuses, ce que Dietrich appelle le ptyalisme abdominal. — Sassaparilla a moins de valeur; elle conviendrait seulement pour combattre les éruptions mercurieiles. — Silicea et staphysagria ont une action douteuse conime antidote du mercure. — Sulphar et hepar sulphwris agiraient surtout lorsqu'ils seraient administrés à titre d'eaux
thermales^ surtout dans le cas d'iritis, de dermatoses ou d'ulcères mercurielS;, mais non s'il y avait une cachexie scorbutique complète. — Sous forme de vapeur^ on les a trouvés utiles dans les maladies des os et contre Tasthme dus au mercure. -— Zincum sulphuricum n'aurait de valeur que contre les névralgies mercurielles, chez des sujets sanguins^ disposés aux congestions et aux spasmes. — Eofm, Rust et Cansburg ont avancé que le meilleur moyen de faire cesser la salivation causée par Tusage interne ou externe du mercure^ consistait à administrer une préparation mercurielle différente de la première.
Les antidotes des iodures sont beaucoup moins bien connus que ceux des préparations hydrargyriques. -— Ammon. mur.^ arsenic, china y mercurius, sulphur et valeriana seraient, d'après Noack et Trincks, les médicaments les plus utiles (1). Bœnninghausen ajoute à cette liste helladona, camphora, coffea et phosphor. (2). Ce sera donc parmi ces médicaments qu'il conviendra de choisir, en se laissant guider par l'ensemble des. symptômes artificiels produits par le médicament.
La syphilis héréditaire, à laquelle on donne aussi le nom de syphilis congénitale ou des nouveau-nés, se présente sous les formes ordinaires à la syphilis con« stitutionnelle des adultes. Elle se locahse sur la peau,
(1) Manuel, t. î, p. 977, ne partie.
(9) Manuel de thérapeutique médicale homœopaihique. Paris,
sur les membranes muqueuses^, sur les os et sur les viscères.
A. — Symptômes de la peau. Ils se composent : 1° de roséole, caractérisée comme chez Tadulte par des taches d^un rouge vif, irréguUèrement arrondies, qui existent sur la poitrine, le ventre et à la face interne des membres ;
2° De plaques muqueuses, composées d^élevures peu saillantes, ayant la largeur d'une lentille, ou, au plus, celle d'un centime, offrant des bords arrondis et se trouvant recouvertes d'une couche blanche, comme diphthéritique, due à la desquamation de Tépiderme. Ces élevures sont gercées superficiellement et sécrètent un liquide séreux qui répand une odeur spéciale.
On observe les plaques muqueuses aux bourses, à la vulve, dans le pU génito-crural, sous les aisselles, à Tombilic, aux commissures des lèvres, sur les ailes du nez, derrière les oreilles, dans le conduit auditif externe, au cuir chevelu, à Fanus et entre les orteils.
Les plaques muqueuses de la peau sont souvent accompagnées de taches et de papules.
3° Les papules et les squames s'observent rarement chez les nouveau-nés, en raison de la finesse et de l'humidité de la peau, qui impriment aux dermatoses un caractère de suintement assez abondant. M. Diday propose de réserver le titre de squames à des plaques cuivrées sur lesquelles on n'observe cependant aucune desquamation (squamœ sine squamis) (1). M. Cazeaux
(I) Syphilis des nouveau-nés.