‹ Des maladies vénériennes et de leur traitement homéopathiqueChapitre 75 sur 86 · BLENNORRHAGIE CONSÉCUTIVE · texte numérisé non relu

BLENNORRHAGIE CONSÉCUTIVE

Les affections qui appartiennent aux périodes ultérieures de la blennorrhagie, se divisent en deux catégories :1a première comprend les groupes de symptômes qui occupent les organes envahis tout d'abord par la blennorrhagie primitive, la seconde ceux qui se développent sur des régions éloignées. Cette dernière classe ne comprend que deux espèces : les ophthalmies et le rhumatisme.

Les affections de la première catégorie se composent d'abord de lésions de sensation sans altération de texture, ensuite de lésions organiques accompagnées de troubles dans les sensations et dans les fonctions.

Les premières ont reçu le nom de sensations perverties.

Elles s'observent surtout chez Fhomme, et en par

ticiilier dans le canal de l'urètre et à l'anus; elles sont variées, mais inquiètent beaucoup les malades dont Tattention se trouve sans cesse attirée sur un même point. Cette douleur n'est souvent que la persistance de celle qui existait pendant la blennorrhagie^ ou bien elle se compose de besoins fréquents d'uriner avec ténesme et douleur au col de la vessie après la sortie de l'urine; d'élancements qui s'étendent dans la verge et vers l'anus, de prurit, de mouvements vermiculaires vers l'anus, sensations qui font croire à la présence d'ascarides.

M. Ricord indique aussi une névrose, «une urétralgie à type continu^ irrégulier ou franchement intermittent. » {Notes à Hunter.)

Vidalj de Cassis, après Bell et Lagneau, signale, parmi ces sensations extraordinaires, une titillation continuelle, une sensation de fourmillement dans l'urètre, les vésicules séminales, le col et le corps de la vessie; un roulement ondulatoire des testicules (Bell). Ces douleurs se font sentir non-seulement dans la verge, mais dans toute la sphère génitale, au pubis, dans l'aine, dans le haut des cuisses, dans l'hypogastre, même dans l'estomac et les intestins.

Un autre phénomène peut se produire,, c'est l'absence de sensation voluptueuse pendant le coït. Le malade ne sent pas l'éjaculation, dont il n'est averti que par la cessation des érections.

Ces lésions de sensations sont plus rares chez les femmes : elles se composent de maux de reins, souffrances vers la vessie, épreintes, et tiennent presque

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