‹ Des maladies virulentesChapitre 5 sur 7 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

La nature virulente d’une maladie peut être appréciée d’une manière vague, sans doute , par la marche des accidents et par le développement des diverses périodes qui la caractérisent. Mais ce n’est pas assez , si l’on veut préciser davantage , il faut recourir à l’inoculation, et seulement lorsque la maladie sera transmissible aux animaux. Le succès de l’expérience pourra décider la question.

Les généralités du diagnostic des maladies virulentes reposent sur les antécédents des individus, sur la connaissance exacte de la

lièvre primaire et des caractères spécifiques. Ce serait commettre une faute que de ne pas rechercher dans certaines professions l’indice possible d’une inoculation artificielle inaperçue pour le malade. Les bouchers , les palefreniers , et tous ceux qui soignent les chevaux , sont disposés, comme on le sait, aux affections charbonneuses et morveuses. Il faut également tenir compte des blessures et des cir constances qui ont pu faciliter l’introduction d’un virus dans l’organise

Rien souvent nous révèle l’apparition d’une maladie virulente; la période d’incubation nous échappe entièrement, et ce n’est qu’au moment de la fièvre primaire, ou lors de l’apparition d’accidents locaux primitifs, que l’on peut prévoir les accidents qui vont suivre. La pustule maligne porte son diagnostic avec elle; il en est souvent de même pour la variole, la rougeole, elles se traduisent nettement par leurs symptômes généraux. Ici c’est une lésion locale toute caractéristique, et dans la variole, ce sont des vomissements, des douleurs lombaires aiguës, une fièvre vive qui annoncent le début de la maladie; mais ces symptômes ne sont pas toujours manifestes et appréciables, il n’en existe pas pour toutes les maladies virulentes, et on ne peut les reconnaître alors qu’à finstant de l’apparition des caractères spécifiques. Cette étude rentre tout entière dans le domaine de la pathologie appliquée.

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