CONTINENTS
En effet, la troisième époque commence dans l'imprimé par cette phrase : « A la date de trente ou « Irente-cinq mille ans de la formation des planètes, « la terre se trouvait assez attiédie pour recevoir les « eaux sans les rejeter en vapeurs..., » phrase qui est la même que celle par laquelle nous allons continuer
9i MANUSCRITS DE BUFFON
suite de notre copie
snlte qui se troove transformée en troisième époque dans
l'imprimé.
Au bout de vingt-cinq ou de vingt-six mille ans * de la formation du globe, il commençait à être assez refroidi pour recevoir les eaux à sa surface *. Le chaos de Tatmosphère a commencé' à se débrouiller* alors, les eaux et toutes les matières volatiles que la trop grande chaleur y tenait reléguées et suspendues, tombant ^ de toutes parts, produisirent un vrai déluge universel, ou du moins elles remplirent toutes les profondeurs , toutes les plaines , tous les intervalles qui se trouvaient entre les parties les plus élevées de la surface du globe •. On a des preuves évidentes que les eaux ont couvert toute TEurope jusqu'à 8 ou 900 toises^ au-dessus du niveau de la mer actuelle , puisqu'on trouve des coquilles et d'autres productions marines dans les Alpes , dans les Pyrénées, etc., jusqu'à cette même hauteur. On a les mêmes preuves pour les continents de l'Asie et de l'Afrique*; et même, dans celui de l'Amérique, où les montagnes sont une fois plus élevées qu'en Europe, on a trouvé des coquilles et des produ'jtions marines à plus de deux mille toises de hauteur au-dessus du niveau actuel de la mer du Sud. 11 est donc évident ^ que, dans ces premiers temps, la surface de la terre *o était en gérai plus élevée qu'elle ne l'est aujourd'hui, et que pendant
connEcTiONb faites rAn dlffon sur i.a copie.
* A la dittc d'un million d'années de la formation des planètes, la Icrrc commençait à
* à sa surface sans les rejeter en vapeurs
^ commençait à
* alors, non-seulement les eaux, mais toutes
^ ..i.. tombèrent de toutes parts et produisirent