‹ Des manuscrits de Buffon: avec des facsimile de Buffon et de ses collaborateurs (volume 2)Chapitre 33 sur 60 · HRFXT10NS FAITES PAH UIFFON SUR LA COPIE · texte numérisé non relu

HRFXT10NS FAITES PAH UIFFON SUR LA COPIE

* des volcans ; et ce temps a jnvci'dé celui de l'action de ces

mêmes volcans, et par conséquent celui de la formation des laves et des auli'cs mnlièrcs qu'ils ont rejelécs.

Nous devons rappeler ici la division générale que nous avons faite «le loulcs les malièrcs ler.eslros en trois clajfses: la première renrcrine celles (jui

* .... elles sVlcndent sur des provinces enlièrcs cl formcnl même d'assez grandes contrées

^ environnent

* jusqu'à une très-grande hauteur.

'' Nous rapportons à ces trois classes toutes les subslaiices minérales, parce qu'en les examinant

6 on peut toujours reconnaître à laquelle de ces trois clas^e>

elles appartiennent et par conséquent prononcer sur leur origine

ErOQUES DE LA NATURE 113

toutes les matières vitrescibles ont été ^ produites par le feu primitif, et que, par conséquent®, leur formation appartient au temps de notre seconde époque, tandis que la formation des matières calcaires n appartient quà des temps postérieurs^. Et comme dans les matières rejetées par les volcans on trouve quelquefois des substances calcaires, on ne peut guère douter que la formation do ces mêmes matières rejetées par les volcans ne soit aussi *® postérieure à la formation des matières calcaires.

Je prie que Ton remarque la correction indiquée dansTavant-dernière note, la note 9 : « La formation des matières calcaires s'est faite dans des temps subséquents et doit être rapportée au commencement de notre troisième époque; » je prie que l'on se rappelle en même temps ces mots sur lesquels (p. 92) j*ai appelé l'attention : « page 22 de la troisième époque, » et l'on verra clairement indiqué par Buffon lui-même tout ce qu'il voulait détacher de la seconde époque (c'est-à-dire tout ce qui appartient à Yaction des eaux) pour en former la troisième.

Il en retranchera de même plus tard tout ce qui se rapporte à Yaction des volcans. 11 fera de ceci sa quatrième époque^ — lorsque les eaux se sont reti-

(CORRI-CTIONS FAITES PAR BOFFON &VR LA COIMB.)

^ .. .. matières vitresciblcs solides et qui n'ont pas change de nature ni de situation ont été produites

^ . ... et que leur formation... .

' .... la formation des matières calcaires s'est faite dans des temps subséquents et doit (^trc rapportée au commencement de noire troisième époque.

*^ encore

rées et que les volcans ont commencé (Vagir; — et dès lors il aura tiré d'une seule époque, la seconde^ trois époques distinctes : la seconde^ la troisième^ et la quatrième.

Et de plus (ce qui était surtout Tobjet qu'il avait en vue), chaque époque ne contiendra plus que des phénomènes de même ordre : la seconde que des phénomènes dus au feu primitifs la troisième que des phénomènes dus à l'action des eaux^ la quatrième que des phénomènes dus au feu secondaire, au feu des volcans.

Ces trois époques^ tirées d'une seule, sont, à ne considérer ici que nos copies, le grand changement ou, pour mieux en parler, le grand progrès des idées de BufTon. J'ai reproduit ce grand changement dans toute son étendue; et, comme je l'ai déjà dit, il est tout entier renfermé dans notre première copie de la seconde époque. Les autres copies ne nous offrent que des modifications de détail.

Cela est particulièrement vrai de notre seconde copie (car j'ai déjà dit que nous en avions deux^) de la

* Page 63. J'ai déjà dit aussi (p. 63) que nos copies n'étaient pas complètes. Notre première copie de la seconde époque n'a que vingt-sept pages ; notre seconde copie de la njéme époque n'en a que vingt. Dans ces deux copies, ce sont les dernières pages qui manquent; la copie de la troisième époque manque des premières et des dernières. La copie de la quatrième [cinquième de l'imprimé) est à peu près complète; la première copie de la sixième (sous le titre de cinquième) n'a que huit pages)- et la seconde copie de cotte même sixième époque (celte fois-ci sous son vrai litre do sixième) en a vingt-six.

seconde époque. Il y a sans doute ici, comme il y a toujours dans BufTon, de très-nombreuses modifications de mots, de phrases, de développements d'idées, mais l'essentiel, mais le fond en est partout conforme à rimprimé.

Je puis en dire presque autant de notre copie de la tromème époque. Le fond en est conforme à Timprimé, à deux différences près cependant, et toutes deux très-dignes d'être notées.

4* BufTon conserve encore dans cette copie de la troisième époque^ c'est-à-dire dans une époque où ne doivent se trouver que des faits relatifs à \ action des eauXj les trois ou quatre pages sur les volcans de la première copie de la seconde époque (pages qui viennent d'être reproduites); mais, après les avoir fait transcrire, il les efface. Et ce n'est qu'à ce moment-là, au moment où il les efface, qu'il songe à sa quatrième époque : Tépoque où les volcans ont commencé d*agir.

2® C'est dans cette copie de la troisième époque que se trouve la digression^ sur la difBculté de notre esprit à concevoir d'immenses durées de temps, digression que Buffon, comme je l'ai dit (p. 67), transporta plus tard de la troisième époque dans la première, regardant comme plus prudent de préve-

* Voyoz les p. 67 et G8.

116 XÂNUSGUITS DE BUFFON

nir l'effroi de son lecteur sur ces immenses durées que d'avoir à le dissiper.

Je passe à la quatrième époque de nos copies {cinquième de rimprimé)^ —lorsque les éléphants et les autres animaux du Midi ont hnbilé les terres du Nord.

Cjeiie époque est Tune des pins remarquables parle spectacle nouveau qu'elle nous offre, celui des grands animaux du globe passant des terres du Nord dans celles du Midi.

On n'y voit qu'avec plus de regret le mélange des idées solides et des hypothèses. C'est la, par exemple, que Buffon se demande pourquoi les espèces du midi de l'un des deux continents sont toutes différentes de celles du midi de l'autre^, et qu'il se fait cette singulière réponse, savoir, que les molécules organiques ont trouvé des moides dans le midi de l'ancien continent et qu'elles n'en ont pas trouvé dans le midi du nouveau : « Les grands animaux sont arrivés du « Nord sur les terres du Midi; ils s*y sont nourris, « reproduits, multipliés, et ont par conséquent ab- « sorbe les molécules vivantes, en sorte qu'ils n'en « ont point laissé de superflues qui auraient pu for- « mer des espèces nouvelles, tandis qne, au con-

' Voyoz, sur les nnimniix propres à {liaciin <U's deux conlinenb, l'une «Ic^ plus l)elles vues âo. Buffon. mow Histoire de ses travaux et lie ses /Wc.v, \). 1^5 (seconde Édilion]-

ÉPOQUES DE LA NATURE ii7

« Iraire, dans les terres de l'Amérique méridionale, « où les grands animaux du Nord n'ont pu pénétrer, « les molécules organiques vivantes, ne se trouvant c< absorbées par aucun moule animal déjà subsisc( lant, elles se seront réunies pour former des es- « pèces qui ne ressemblent point aux autres »

J'ai déjà dit que notre copie de cette époque est à peu près complète\ Elle est aussi, pour le fond, très-semblable à l'imprimé.

Je n'ai guère vu qu'un point essentiel par où la copie diffère de l'imprimé. Ce point est celui qui concerne la création de rhomme.

Le lecteur peut se souvenir que j'ai cité (p. 73) quelques phrases de notre copie touchant cet objet. Je reproduis ici le passage entier qui s'y rapporte.

* Voyez la noie de la page 114.

(COPB.)

11 reste celle de rhomme : a-t-elle été contemporaine à celle des animaux? Des raisons particulières semblent forcer à dire qu'elle s'est faite postérieurement à toutes nos époques; néanmoins Tanalogie, les monuments et même la tradition nous démontrent, au contraire, queTespèce humaine a suivi la même marche et date du même temps que les autres espèces, qu'elle s'est même plus universellement répandue, et que, si l'époque de sa création est postérieure à celle des animaux, rhomme n'a pas moins subi les mêmes lois de nature, les mêmes altérations , les mêmes changements , et que la seule différence réelle qu'il y ait entre son espèce et les autres ne consiste point dans les facultés corporelles, mais provient uniquement de ce rayon divin qu'il a plu au Souverain Être de lui départir; en sorte que la matière se trouvant dans Thomme conduite par l'esprit , il a souvent modifié les effets de la nature et trouvé le ihoyen de résister aux intempéries des climats ; il a créé de la chaleur, lorsque le froid l'eut détruit. L'élément du feu, qu'il a su tirer arliliciellement en choquant les matières les plus dures, Ta rendu plus fort el plus robuste qu'aucun des animaux, puisque cette découverte, due à sa seule intelligence , l'a mis en état de braver les tristes effets du lefroidissement. D'autres arts, c'est-à-dire d'autres trails de son intelligence, lui ont fourni des vêtements et des armes, et bientôt il s'est trouvé le maître du domaine de la terre; ces mêmes arts, quoique encore très-simples, lui ont donné les moyens d'en parcourir toute la surface et de s'habituer partout, parce qu'avec plus ou moins de précautions, tous les climats lui sont devenus pour ainsi dire égaux. Il n'est donc pas étonnant que, quoiqu'on ne trouve aucun des animaux des parties méridionales de notre continent dans l'antre, et que, réciproquement, il ne se trouve aucun dos animaux des parties méridionales du nouveau continent dans le nôtre.

(imprimé.)

11 reste celle de rhomme : a-l-elle été contemporaine à celle des animaux? Des motifs m i jours et des raisons très-solides se joignent ici pour prouver qu'elle s'est faite postérieurement à toutes nos époques, et que Thomme est en effet le grand et dernier œuvre de la création. On ne manquera pas de nous dire que l'analogie semble démontrer que Tespèce humaine a suivi la même marche et qu'elle date du même temps que les autres espèces; qu'elle s'est même plus universellement répandue, et que si l'époque de sa création est postérieure à celle des animaux, rien ne prouve que l'homme n'ait pas au moins subi les mêmes lois de la nature, les mêmes altérations, les mêmes changements. Nous conviendrons que l'espèce humaine ne diffère pas essentiellement des autres espèces par ses facultés corporelles, et qu'à cet égard son sort eût été le même à peu près que celui des autres espèces ; mais pouvons-nous douter que nous ne différions prodigieusement des animaux par le rayon divin qu'il a plu au Souverain Être de nous départir ; ne vayons-nous pas que dans Ihommc la matière est conduite par l'e-sprit? il a donc pu modifier les effets de la nature; il a trouvé le moyen de résister aux intempéries des chinats; il a créé de la chaleur lorsque le froid l'eut détruit : la découverte et les usages de l'élément du feu, dus à sa seule intelligence, l'ont rendu plus fort et plus robuste qu'aucun des animaux, et l'ont mis en état de braver les tristes effets du refroidissement. D'autres arts, c'est-à-dire d'autres traits de son intelhgenc^, lui ont fourni des vêtements, des armes, et bientôt il s'est trouvé le maître du domaine de la terre : ces mêmes arts lui ont donné les moyens d'en parcourir toute la surface et de s'habituer partout, parce qu'avec plus ou moins de précautions tous les climats lui sont devenus pour ainsi dire égaux. Il n'est donc pas étonnant que, quoiqu'il n'existe aucun des animaux du midi de notre continent dans l'autre, l'homme

120 MANUSCKITS DE BUFFON

(copie.)

riiomme seul, c'est-à-dire son espèce, se trouve égalemenf, non-seulement dans ces parties du globe qui paraissent avoir été totalement séparées relativement à la formation des animaux, mais encore dans^ toutes les parties froides ou chaudes de la surface de la terre; car, quelque part et quelque loin que Ton ait pénétré depuis la perfection de Fart de la navigation, Fhomme a trouvé partout des hommes ; les terres les plus disgraciées, les îles les plus isolées, les plus éloignées des continents se sont trouvées peuplées, et Fon ne peut pas dire que ces hommes, tels que ceux des îles Mariannes ou ceux d'Otahiti et des autres petites îles situées dans le milieu des mers, à de si grandes distances de toutes terres habitées, ne soient néanmoins des hommes de notre même espèce, puisqu'ils jpeuvent produire avec nous, et que les petites différences qu'on peut remarquer dans leur nature ne sont que de légères variétés causées par Finflueuce du climat et de la nourriture.

Sans vouloir Fal'firmer, nous présumons donc, d'après notre hypothèse, que l'espèce humaine est aussi ancienne que celle des éléphants, que pouvant supporter le même degré de chaleur, et peut-être même un degré encore plus fort, Fhoninie aura pénétré avant les animaux vers les contrées méridionales, mais que son premier séjour a été fixe et constant dans les terres du Nord, que c'est dans ces mêmes terres où sont d'abord nés les arts de première nécessité, et, bientôt après, les sciences également nécessaires à Fexercice de la puissance de Fliomme et sans lesquelles il n'aurait pu former de sociétés, ni compter sa vie, ni commander aux animaux, ni se servir autrement des végétaux que pour les brouter. C'est surtout dans le haut pays des terres de la Sibérie, du Thibet et des autres parties élevées de l'Asie que me paraît avoir été formée la première société d hommes, déjà assez instruits, assez multipliés, pour en avoir senti la nécessité. Nous donnerons dans

(imprimé.)

seul, c'esl-à-diro son espèi e, se trouve également dans celle terre isolée de l'Amérique méridionale, qui paraît n'avoir eu aucune part aux premières formations des animaux, et aussi dans toutes les parties froides ou chaudes de la surface de la terre; car quelque part et quelque loin que Ton ait pénétré depuis la perfection de Fart de la navigation, Tliomme a trouvé partout des hommes : les terres les plus disgraciées, les îles les plus isolées, les plus éloignées des continents, se sont presque toutes trouvées peuplées; et Ton ne peut pas dire que ces hommes, tels que ceux des îles Mariannes ou ceux d'Otahiti et des autres petites îles situées dans le milieu des mers à de si grandes distances de toutes terres habitées, ne soient néanmoins des honmies de notre espèce puisqu'ils peuvent produire avec nous, et que les petites différences qu'on remarque dans leur nature ne sont que de légères variétés causées par rinfluence du climat et de la nourriture.

Néanmoins, si Ton considère que l'homme, qui peut se munir aisément contre le froid, ne peut au contraire se défendre par aucun moyen contre la chaleur trop grande ; que même il souffre beaucoup dans les climats que les animaux du Midi cherchent de préférence, on aura une raison de plus pour croire que la création de l'homme a été postérieure à celle de ces grands animaux. Le Souverain Être n'a pas répandu le souille de vie dans le même instant sur toute la surface de la terre ; il a commencé par féconder les mers et ensuite les terres les plus élevées, et il a voulu donner tout le temps nécessaire à la terre pour se consolider, se figurer, se refroidir, se découvrir, se sécher et arriver enfin à l'état de repos et de tranquillité où l'homme pouvait être le témoin intelligent, l'admirateur paisible du grand spectacle de la nature et des merveilles de la création. Ainsi, nous sommes persuadés, indépendamment de l'autorité des livres sacrés, que l'homme a été créé le dernier, et qu'il n'est venu prendre le sceptre de la terre que

ii2 MANUSCRITS DE DUFFON

(copie.)

jn suite un grand nombre de faits qui concourent à prouver que toutes les connaissances humaines, qui supposent de Tétude, sont venues de ce climat et se sont répandues à la ronde, c'est-à-dire à TOrient, à TOccident et au Midi; carie derrière du Nord est toujours demeuré sans culture, par la raison particulière qu'il était couvert par les mers pendant tout Tespnce de temps où la chaleur douce faisait fleurir la nature dans les continents voisins, et que les terres qui aboutissent aujourd'hui aux mers b v)réales n'ont été abandonnées par les eaux que très-longtemps après celles de la Sibérie, qui sont beaucoup plus élevées. Les sciences et les arts avaient donc déjà fui de leur première patrie et s'étaient répandues presque en même temps du Thibet à la Chine et aux Indes, de la Sibérie en Perse et en Europe, et jusqu'en Ethiopie, et même chez les Atlantes en Mauritanie ; mais elles ne se sont point établies dans les terres plus septentrionales, parce que la nioi* ne les a quittées que pour les laisser exposées à Finclémenc^e de l'air et à la trop grande rigueur du froid. Les lionnnes, à la vérité, s'y sont habitués, mais postérieurement à leur migration dans tous les climats plus heureux, et Ton voit coinbi(Mi ils ont dégénéré dans ces terres nouvelles et trop froides. Quelle dilTérence du Samoyède, du Lapon, du Groenlandais, de l'Esquimaux, aux hommes des terres méridionales ou lempéi^es. et si Ton doit souvent dans l'histoire naturelle se laisser conduire par les analogies et par les inductions, n'auiH)ns-nous pas raison de présumer que dans ces premiers temps voisins de l'origine de la nature vivante , et dans ces mêmes terres qu'ont habitées les premiers éléphants et les hippopotames, dont les défenses et les dents sont d'une si prodigieuse grandeur, les hommes n'aient aussi, comme ces animaux, revu de la nature plus de force de corps et plus d'étendue dans ses dimensions? La mémoire des races des géants paraît s'être conservée jusqu'à nos premières traditions écri-

(iMPRDli.)

quand «Ile s'est trouvée digne de son empire. Il paraît néanmoins que son premier séjour a d'abord été, conmie celui des animaux terrestres, dans les hautes terres de TAsie, que c'est dans ces mêmes terres où sont nés les arts de première nécessité, et biaitôt après les sciences, également nécessaires à l'exercice de la puissance de Thomme, et sans lesquelles il n'aurait pu former de société, ni compter sa vie, ni commander aux animaux, ni se servir autrement des végétaux que pour les brouter. Mais nous nous réservons d'exposer dans notre dernière époque les principaux faits qui ont rapport à l'histoire des premiers hommes.

12i MAMîSClUTS l)K DUFFON

(copie)

les, puisqu'elles en font mention. Le grand âge qu'elles donnent aux premiers hommes s'accorde assez avec la plus grande taille que nous leur supposons; mais nous discuterons et exposerons plus au long tout ce qui a rapport à Thistoire ancienne de l'homme dans notre dernière époque, et nous terminerons celle-ci par une seule reflexion, c'est que son corps ayant été soumis par le Créateur aux mêmes lois, aux mêmes effets de nature que ceux des animaux, il a dû, dans les commencements, avoir avec eux les mêmes rapports de naissance, de développement et de durée, c'est-à-dire être comme eux beaucoup plus fort, plus grand et plus vivace qu'il ne l'est aujourd'hui.

J*arrive à nos deux copies de la sixième époque^ — lorsque s est faite la séparation des continetits. — De ces deux copies, la première, sous le titre, qui ne devait pas rester, de cinquième^ n'a que huit pages; la seconde, sous son vrai titre de sixième^ en a vingtsix.

Les huit pages de la première de ees deux copies sont presque tout entières de la main de Buffon, et évidemment de premier jet. Du reste, presque tout ce qui est de la main de Buffon a passé dans la seconde, et de la seconde dans Timprimé.

Les vingt-six pages de la seconde copie ont subi bien des modifications, bien des additions, bien des suppressions de détail; mais le fond en est essentiellement le même que dans l'imprimé; et c'est par cette raison que j'ai cru inutile de la reproduire.

* Voyez ce que j'ai dit, p. 65 et 79.

Je fais, pour le manuscrit de VHistotre des oiseaux^ ce que j'ai fait pour celui des Époques de la nature.

i° Je reproduis la rédactioii première de Bexon;

2** Je mets en notes les corrections de Buffon ;

El 3" je place, en regard de la rédaction première de Boxon, la rédaction défuiitive et dernière de Buffon, ou Y imprimé.

LRS GOBE-MOIJCIIES, lll01JCIIEB0E<Ui:S ET TVIIAIIM.

(bexon.)

Au-dessous du dernier ordre de la grande classe des oiseaux carnassiers, la nature a établi un petit genre d'oiseaux chasseurs, plus innocents et plus utiles, et qu'elle a rendus trèsnombreux. Ce sont tous ces oiseaux qui vivent * de mouches, de moucherons et d'autres insectes volants, sans toucher * aux fniits ni aux graines.

I^ BECVIfSVE.

(beion.)

Cet oiseau, fameux par sa délicatesse, n'est point remarquable par ses couleurs.

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