‹ Des manuscrits de Buffon (volume 2)Chapitre 11 sur 39 · LV1II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LV1II INTRODUCTION

« s'il voulait nous l'aire duuner le moyen de conti-

« nuer nos travaux Je serai peut-être forcé de

« les l'aire cesstîr bionlôt, faute Av pouvoir subvenir

« à la dépense, car je suis oblige d'emprunter »

Peu de jours après arrivent ces quelques mots * : « Votre visite, mon cber monsieur Thouin, a fait bon a effet, car je viens de recevoir une lettre; M. Du- « firesne me promet de l'argent Ainsi nous pourri rons faire lacqurnlion de la maison Lelièvre »

On voit qu'un peu d'adresse se joignait à la persévérance; mais cela se faisait sans que jamais Thonime scrieusemenl intègre consentît à s'effacer. 11 écrit encore à Thouin^ : « Je vous prie de remettre à « M. DufouruN , ai cbilccte, la lettre ci-jointe, alin a qu^il ne mMuiportune plus de ses beaux pro-

« jets Je lui marque que, comme administra-

« teur du Jardin du Uoi, je ne dois y fane que ce « qui m'est ordonné par Sa Majesté et approuvé « par ses ministres, et que je ne puis consentir à « aucune dépense qui aurait trait à ma gloire persou- « nelle, ne m étant même point mêlé du tout de la « statue qu'on a bien voulu m'ériger, et en effet je « ne veux pas qu'on ait à me reprocher que j aie « rien fait pour moi personnellement, et c'est la « vraie rai^:oIi qui lait qu(î je ne puis obtempérer « aux demandes de M. Uuiuuruy. »

' Monlbard, 3 août 1781.

* MoatUrd, 24 aoùil1S4.

DE fiUFFON. ux

Seize années de travaux continus amenèrent le Jardin royal à une complète transformation. Le dernier jour du grand hoiiiine le surprit s'occupant encore de cette œuvre inachevée, mais dont il avait assuré la durée en la scellant d'un cachet dema jt .stueuse utilité qui en a fait un bien national^ unique en son genre et cher à tous.

A la jeunesse studieuse, un spacieux amphithéâtre était ouvert, l'école de botanique était replantée, les jardins avaient doublé d'étendue, des serres étaient construites, et les magnifiques galeries, qu'on avait élevées, contenaient des richesses infinies que, de tous les points du globe, on tenait à honneur d'envoyer au PEINTHE DE LA KATUIŒ.

Cette sympathique ardeur, ce respect pour le tré^ sor qu'accumulait BufTon, exerçait une sorte de fasci* nation. Tandis que les aiissioiiuaiies qui ne pénétraient en Chine qu'au péril de leur vie y travaillaient pour enrichir ses collections, les pirates, qui ne reconnaissaient d'autre puissance que celle de Tadmiration, lui renvoyaient intactes les caisses qui lui étaient adressées.

Aux sévérités d'une vie laborieuse, Buffon opposait les douceurs de ralTection paternelle. Dans une

lettre adressée à la nièce de Montbeillard, conliiieiite habituelle de ses faiblesses, il dit ' : « Buffonnet ne

« MoullMcd, S2 mai Xm,

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