VIII INTRODUCTION
souveraine des eomfHes de Savoie, directeur des
fermes du rot de Sicile \ etc., etc.
Lù 7 septembre 1707, lui enregistré à Montbardi
le premier enfant issu de ce mariage :
c< Georges-Louis Le Clerc, fils do Benjamin-François lie Clerc, conseiller du roi et receveur du gre-
« nier à sel de Montbard, et de dame Anne^Christine
« Mariiii. »
€et enfant devint le grand BulTon.
lie seigneur Georges Blaizot fut son parrain, et mourut peu de temps après. Il laissait une veuve qui, quelques années plus tard *, fit don au jeune Georges Le Clerc, petit-neveu et filleul de son mari, et à peine âge de sept ans, d une partie considérable de la fortune de celui-ci.
Benjamin Le Qerc fut père de quatre autres enfants :
— En 1708, de Jean-Marie, qui fut prieur de
Flacey, diocèse de Sens, et mourut en 1731 ; — en 1710, de Jeanne, morte en 1718; — en 1711, de Madeleine, morte en 1731, sans avoir été mariée;
— et en 1712, de Charles-Benjamin, mort, dan^î un âge avancé, prieur de l'abbaye du Petit-^îteaux et vicaire général du même ordre. 11 est désigné, dans la correspondance de BuiTon, sous le nom de 1 abbé de Kivet.
* Et résidant à Chambéry.
•liC 21 novembre 1714.
DE 6UFF0N.
Le chef de cette nombreuse famille ne possédait à Montbard qu'une maison d'habitation, partie démembrée de Tancien château des ducs de Bourgogne. Appelé à gérer la fortune laissée à son fils aiiié, il acbeta le château seigneurial de Buffon ^, acquit une charge de conseiller au parlement de Dijon, et se montra plus enclin à se rendre la vie facile qu4iabile à administrer les biens qui lui étaient confiés.
Envoyé au collège de Dijon, collège où Bossuet avait fait ses études, le jeune Le Clerc, plus méditatif que brillant, s'y fit remarquer par son aplilude pour la géométrie* Les Éléments (TEudide étaient, à ce qu'on assure, son livre de prédilection*
Les relations d amitié qu'il noua dès lors avec quelques-uns de ses condisciples, restèrent inébranlables devant les fortunes diverses qui leur échurent. Parmi eux se distinguent le président de Brosses^ spirituel
* Situé h 1 kilomètres de Montbard, et duqael dépendait un village
de 540 hahitants.
* De Brosses (C.bMrlcs), premier président au par!<^mont de. Hourgogne, m à ihym le 17 février 1709, montra dès sa ji unesse un esprit vif et distingué. Quoique magistrat fort scrupuleux, il s'occupa toute sa vie de Téludc des lettres el des sciences, et donna de nombreux ouvrages sur les sujets les |ilils variés : on a de laî de remarquables études sur SaUuiie: i la soUicîtation de Buffon, il publia une hUiaire 4e9 nmfi^im» aux terres miêtralei (2 volumes in-l^ avec cartes, iISO). Il <5tait membre de l'Académie de Dijon, et fut élu, en 1758, membre de l'Âcadémie des inscriptioas et beUes^lettrea. 11 mourut à Pans, le 7 mai 1777.