‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 10 sur 141 · I.XXIV · texte numérisé non relu

I.XXIV

kMKUDllCTlON.

pèlerinages des princes étrangers, jaloux d’apporter leurs hommages à celui devant qui la fierté de l’ombrageux Rousseau était aussi venue s’incliner, l’amour-propre flatté avait pu se prêter; mais un empiétement sur son repos, qu’il n’avait point autorisé, parut intolérable à Buffon. Hérault de Sécbelles vint en effet, et trouva que des ordres avaient été donnés pour sa réception. Il est néanmoins fort problématique qu’il ait vu Buffon, alors âgé de soixante-dix-huit ans et souffrant d’une maladie de la vessie. Le visiteur se fit tout montrer, questionna, questionna surtout le malencontreux père Ignace, prit des notes, et puisa dans une imagination ingénieuse, mais irritée, les détails, pleins à’ actualité, desquels son Voijacje à MontbanV a emprunté ce piquant, ce naturel qui séduisirent le lecteur, dont la malice s’amuse des faiblesses découvertes dans un grand homme, et valurent à cet écrit, d’ailleurs spirituel, une injuste autorité.

Faisant allusion aux principes d’éducation donnés dans son Histoire naturelle, et dont il retrouvait la plupart développés dans VEmile, Buffon disait : « J’ai « conseillé, et Rousseau a commandé. » Cette autorité, qui n’avait rendu la vie du philosophe ijénevois

‘ Le léuiL (l’Hérault de Séclielles parut celte année même 1785, dans le Magasin encyclopédique. Le Voyage h Monlbard fut puljlié en un volume à part en l’an IX

DE EUFEOM.

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