‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 9 sur 141 · I.XMII · texte numérisé non relu

I.XMII

Des i)focès lro|) réels et trop l'réijueiits l’avaient fatigué d’avocats, de procureurs et de jugements. Un jour il écrit à Montbeillard, et c’est son meilleur jour à leur égard ^ : « Je suis content du gain de « mon procès; la victoire pouvait être plus complète, « mais il faudrait que la juslice fût plus juste et prît « moins garde aux formes. C’esI toujours beau- « coup de cesser d’ètre tracassé, surtout pour une « misère. »

Plus tard, en 178ô, il dit à ce même Montbeillard" : « Mon chicaneur vient d’appeler au parlement « de Paris de la sentence du Châtelet; ainsi, c’est à ij « recommencer sur nouveaux frais et à subir de I « nouveaux tracas; car il faut d’autres procureurs et « même d’autres avocats, et vous savez, mon bon « ami, combien j’aime ces sortes de gens, qui, dans « ce pays-ci, cherchent, pour la plupart, à retenir « et allonger les affaires, et ne les voient jamais se « terminer qu’à regret. »

A peine arrivait-il à Montbard, cette année même où il écrivait à Montbeillard ; « Vous savez combien « j’aime ces sortes de gens, » qu’il reçut une lettre [)ar laquelle Hérault de Séchelles, avocat au Parlement, connu par ses débuts au Châtelet, homme d’esprit et de grande confiance en lui-même, l’avertissait qu’il était dans l’intention de le visiter. Aux

‘ Monlbnrd, 17 août 1777,

=* Jardin du Koi, 25 février 1785.

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