I.XXXIV
« senlielle : c’était de mettre iin gialii d’encens dans « la lettre que vous lui avez écrite pour lui demander « la permission de lui faire voire cour. Je suis per- « suadé que vous auriez été encore mieux reçu, si « vous lui eussiez fait un petit compliment dans cette « lettre sur son mérite très-supérieur et sur la grande « gloire qu’il s’est acquise en tout genre. Je vous « donne cet avis pour que vous le mettiez à profil « dans une autre circonstance, par exemple auprès « du roi de Suède ou auprès du roi de Prusse lui-
« même, si vous repassez par Berlin Ne crai-
« gnez pas que vos lettres soient longues ; on ne « s’ennuie jamais de lire ou d’entendre les personnes « qu’on aime tendrement. »
Buffon craint l’inexpérience du courtisan :
« Je vous adresserai dorénavant, lui dit-iP, ^toutes « mes lettres à Saint-Pétersbourg, où votre princi- « pale attention sera de témoigner, de ma part, la « plus vive et la plus respectueuse reconnaissance à t( la grande Souveraine à laquelle vous ferez la cour
« de votre mieux » Quelques semaines plus tard,
nouvelle instruction * : « Je veux que Sa Majesté « Impériale voie que vous n’avez fait le voyage que
« pour lui faire votre cour et la mienne »
« En vérité, nous devons tous deux, » écrit-il
* Monlbard, 7 mai 1782.
Monlbard, 1 juillet 1782.