I.XXXV
DE EUFFOIS.
encore*, « une reconnaissance éternelle à cette grande « ïifjpératrice qui me donne des témoignages aussi « éclatants de son estime et qui vous traite avec tant « de bonté. Je ne mérite pas d’être mis au rang des « grands hommes de son empire, si ce n’est par mon « dévouement et par la connaissance intime que j’ai « de ses hautes lumières et de son profond discerne- « ment. Les questions qu’elle m’a faites et la lettre « dont elle m’a honoré me suffisent pour juger de la « supériorité de son esprit et de 1 admirable honte « de son cœur. »
« J’ai oublié, » ajoute-t-il en post-scriptim, et l’on peut croire qu’il n’avait pas tout à fait oublié, « de « vous marquer, en parlant de buste et d effigie, « qu’on a mis, par ordre du Roi, au bas de ma statue, « l’inscription suivante ;
MA.JESTAT1 NATÜRÆ PAR INGENIUM.
« Ce n’est pas par orgueil que je vous l’envoie ; mais « peut-être Sa Majesté la fera mettre au bas du « buste. »
Catherine déposa elle-même nne couronne de laurier sur le buste, et le lit placer à l’HermïUuje.
Peu de temps après, Buffon écrit à son üls ' ; « Le « baron Grimm me transmet un fragment d’une « lettre de Sa Majesté Impériale : — « Vous pouvez
' Munlbard, 18 août 1782.
* Montbard, 9 septembre 1782.