I.XXXVI
INTRODUCTION
« dire à M. de Buffon que je ne lionve rien à ro- « prendre à son fds, et que, par conséquent, je ne « crois pas avoir l’occasion d’user des droits qu’il « m’a donnés sur lui de le gronder. Remerciez-le, « en même temps, de la continuation de ses ou- « vrages. Je serais bien fâchée qu’il vérifie ce que « 31. son fils m’a dit « qu’il ne voulait plus écrire. » « J’espère qu’il se ravisera. »
« 3Iais, mon cher fils, reprend Buffon, vous ne de- « viez pas lui dire que je ne voulais plus écrire. Vous « m’avez peut-être entendu dire à moi-même que, « après avoir achevé l’hisloire des minéraux, je pour- « rais cesser mes ouvrages ; mais cette histoire des « minéraux, à laquelle je travaille assidûment, ne « sera pas achevée de deux ans ; on achève l'impres- « sion du premier volume, qui doit être suivi de trois « autres, et cette besogne n’est pas moins difficile que « toutes les autres. J’espère que j’aurai occasion de « parler de notre grande impératrice, lorsque je dé- « crirai les minéraux de Russie et de Sibérie. » L’héritier de l’impératrice Catherine, depuis Paul 1", voyageait alors sous le nom de comte du Nord. Buffon écrit de 3Iontbard‘ à son fils : « Le « comte et la comtesse du Nord sont arrivés le 18 à « Paris... Us assisteront, aujourd’hui 27, à une « séance de l’Académie française; j’y aurais été à « portée de leur faire ma cour »
* 27 mai 1782.