T.’I RIS
{UEXON.'I
l.e t ulte des animaux me semble * l’une des preuves les plus frappantes de l’état de faiblesse où se trouvait l’e.spèce humaine dans les premiers temps- du monde. Les espèces® animales.
(CORRECTIO.VS DE DBFFO.N.)
' . . . . à CCS (tons; leurs sens sont obtus, leur naturel est rcduil aux sensations les plus grossières, et leur instinct se borne à chercher
à l’entour des marécages leur pâture
•’ comme si ces espèces, attachées au
® productions de la nature, dont les développements se sont
encore étendus et embellis par les soins de l’homme, tandis que ce.' habitants des marais sont restés dans l'état imparfait de leur nature brute.
les grâces ni la gaieté de nos oiseaux des champs
ni prendre de doux ébats entre eux sur la terre ou dans
l'air. .
IIISTOIP.R DES OISEVEX
,‘l y produire du mouvement, les oiseaux de marais sont ceux ,(ui ont eu le moins de part à ses dons ; leurs sens sont obtus.
1,'ur instinct est réduit aux sensations les plus grossières, et b'ur naturel se borne à cbercber à rentour des mai’écages leur pâture sur la vase ou dans la terre fangeuse ; comme si ces espèces, attachées au premier limon, n’avaient pu prendre part au progrès plus heiireux et plus grand qu’ont fait successivement toutes les autres productions de la nature, dont les développements se sont étendus et embellis par les soins de I homme; tandis que ces habitants des marais sont restés dans l'état imparfait de leur nature brute.
En effet, aucun d’eux n’a les grâces ni la gaieté de nos oiseaux des champs; ils ne savent point, comme ceux-ci, s amuser, se réjouir ensemble, ni prendre de doux ébats entre eux sur la terre ou dans l’air ; leur vol n’est qu’une fuite, une traite rapide d’un froid marécage à un autre.
L’IDIS.
IDOFFON.)
De toutes les superstitions qui aient jamais infecté la raison — • et dégi’adé, avili l’espèce humaine, le culte des animaux serait sans doute la plus honteuse, si l’on n’en considérait pas l’origine et les premiers motifs : comment l’homme en effet a-t-il pu s’abaisser jusqu’à l’adoration des hôtes ? Y a-t-il une preuve plus évidente de notre état de misère dans ces premiers âges.
(connECTioNs de bcffon.)
• me paraît être une preuve de l’état de faiblesse et du petit
nombre des hommes
- âges
* Les espèces d’animaux immondes ou nuisibles étalent alors plus nombreuses et peut-être plus puissantes et plus grandes; elles entouraient l’homme solitaire, isolé ou dénué, des arts nécessaires pour exercer sa force avec succès.
manuscrits DK R U K KO N
0 ilaultjcb par la nouvelle nature, plus grandes alors, plus puissantes, plus nombreuses, entouraient, menaçaient l’homme
enue, qu aucun art n’aidait encore à les contraindre et auquel aucune encore n’avait appris à se soumettre. Ces mêmes animaux, devenus depuis ses esclaves, étaient alors ses maîtres ou du moins ses rivaux redoutables'*; la superstition en fit ses dieux. Mais de toutes les contrées on le culte ^ des animaux a du avoir heu, celle où il s’en est conservé le plus de traces est
1 Égyple, et ce fait, d’accord avec les monuments®, nous as-
sure’ que ce jiays fut nu de ceux où l’homme se porta le plus tôt® et du moins où il fut le jilus longtemps à lutter contre les espèces ennemies ®