‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 46 sur 141 · I.E PÉLICAI · texte numérisé non relu

I.E PÉLICAI

(bexon.)

Le pélican est' remarquable par sa grande taille et par le grand sac qu’il porte sous le bec, autant que son nom est célébré dans les emblèmes religieux ; il y représente la charité, et, suivant les fictions pieuses, il la porte pour ses petits jusqu’à se percer la poitrine pour les nourrir de son sang ; mais

(COI1RF.CTIO.X.S DE lUIFFOX.)

* Les noms composés des sons imitatifs de la voix, du chant, des cris des animaux, sont, pour ainsi dire, les noms de la nature, et ceux que l'homme

nous offrent mille exemples de ces noms. ....

■’ les a conservés plus ou moins dans les langues polies; dans

la grecque surtout, plus pittoresque qu’aucune autre, puisqu’elle peint même en nommant. Tel est le mot d’^/or/o,s’. par lequel on peut reconnaître. le courlis; la courte description d'Aristote n’aurait pas suffi.

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tÆ. COURUS.

(BDfFOÏÎ.)

I.es noms composés des sons imitatifs de la voix, du chant, des cris des animaux, sont pour ainsi dire, les noms de la nature ; ce sont aussi ceux que l’homme a imposés les premiers; les langues sauvages nous offrent mille exemples de ces noms donnés par instinct, et le goût, qui n’est qu’un instinct plus exquis, les a conservés plus ou moins dans les idiomes des peuples policés, et surtout dans la langue grecque, plus pittoresque qu’aucune autre, puisqu’elle peint même en dénommant. La courte description qu’ Aristote fait du courlis n’aurait pas suffi sans son nom êlorios, pour le reconnaître et le distinguer des autres oiseaux. Les noms français courlis, curlis, fur lis, sont des mots imitatifs de sa voix.

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