MANI;SC,I\ITS DE BUFEON
I liiroiidelle, de soulfrir le moineau, hôte inipurluii de nos demeures et sur les créneaux en ruine de nos vieilles tours, où s est déjà radiée la triste famille des oiseaux de nuit, elle amène la cigogne comme pour se hâter de reprendre sur nous des possessions qu’elle a pu céder, mais qu’elle a chargé la main svirc des siècles de lui rendi’e?
L'oiSKAtJ I>t lUOCIQUC OU UU PAILUE-EA.«UIiUIi.
(UEXOX.)
i\üus avons vu des oiseaux se porter du nord au midi ' de l’hémisphère, et d’un vol libre et vague peupler tous les climats, nous en \errons d autres confinés aux deux pôles-, comme les derniers enfants de la nature mourante dans ces régions glacées^; celui-ci semble attaché à suivre* le chai’ du soleil sous la zone brûlante que bordent les tropiques : volant sans cesse sous ce ciel enflammé, sans s’écarter des deux limites extrêmes de la route du grand astre, il annonce aux navigateurs leur prochain passage sous ces lignes célestes ; aussi tous lui ont-ils^ donné le nom oiseau du tropique*^, et ils ne doutent pas à sa vue de toucher de près à rentrée de la Torride soit (lu’ils y** arrivent par le côté du nord ou par celui du sud», et qu’ils se trouvent dans les mers de l’Inde, de l’Afrique ou de TAméi’ique, que cet oiseau fréquente également.
(COIIDECTIOXS tlK IUTl’OS.)
..... lie seiiiblo-t-clle pus sc hâter de reprendre
des possessions usurpées pour un temps, mais qu'elle u
chargé .....
' au midi et parcourir d’un vol libre tous les climats de la
terre et des mers, nous en verrons
lIlSTOniE lUiS OISEAUX
moineau sur nos toits ; et lorsqu elle amène la cigogne au haut (le nos vieilles tours en ruine, où s est déjà cachée la triste hunille ■ des oiseaux de nuit, ne semhlc-t-elle pas se hâter de reprendre sur nous des possessions usurpées poui un temps, mais (ju’elle a chargé la main sûre des siècles de lui lendre.
L’OISI'AU Dl! nBOPIQUE OU UE PjUUUE-EIV-QUEUE.
(UUFFON.)
Nous avons vu des oiseaux se porter du nord au midi, el |uu’courir d'un vol libre tous les climats de la terre et des mei s; nous en a'Citous d'autres confinés aux régions polaires comme les derniers enfants de la nature mourante sous cette sphère déglacé; celui-ci semble, au contraire, être attaché au char du soleil sons la zone brûlante que bornent les tropiques; volant sans cesse sous ce ciel enflammé, sans s écarter des deux limites extrêmes de la roule du grand astre; il annonce aux navigateurs leur prochain passage sous ces lignes célestes ; aussi tous lui ont donné le nom iVoüeau du tropique, parce (]ue son apparition inchque l’entrée de la. zone torride, soit c[u’on arrive par le C(jté du nord ou par celui du sud, dans toutes l('s mers du monde que cet oiseau fréquente également.
(COURECTIONS RK ROCFOV.)
"■ aux régions polaires.
■' sous celle sphère de glace
' allaché au char du soleil
lui onl donm'
parce que sou apparition indi([ue.
' de la zone torj'ide. . . , .
soit qu’on arrive
" du sud dans toutes les mers du monde que cet oiseau
MAMSCUITS DE liUl'Eü.N
niOUDl.
(UESON.)
L’IlOiiime si lier de son domaine, cl qui en elîet connnandc on maître sur * presque toute la terre, est à peine connu dans une autre grande partie du vaste empire de la nature *. Les mers, ces barrières du monde qu’il a osé francbir, et sur les- «pielles, non content d' ensanglanter la terre, il va porter ses l'nreurs, les mers sont cet écueil de, son audace, où il trouve des ennemis au-dessus de ses forces, des obstacles plus puissants que son art, et des périls plus grands que son courage^, on tous les éléments qui semblent ailleurs lui obéir, l’air, l’eau, le feu, la terre même, sont conjurés contre lui, et où la nature veut régner seule : aussi ne paraît-il qu’en fugitif et sans laisser de trace sur la plaine sillonnée des flots : s’il en trouble les habitants, si même'» une partie d’entre eux, tombée dims les tilets ou sous les harpons, devient victime d’une main qu’elle ne connaît pas, le plus grand nombre, à couvert au fond de ses abîmes, voit bientôt tes frimas, les vents et les orages balayer de la surface des mers ces hôtes importuns et destructeurs qui» en troublaient la liberté et la vaste solitude.
l’avocetti:.
(UEXON.)
Quoique l’avocette ait les pieds palmés *, elle a les jambes Ires-bautes, au contraire de presque tous les oiseaux palmi-
(connECTiojis de uuffon.)
' sur la terre qu’it habite, est à peine
■ delà nature. Il trouve sur les mers des ennemis. . . .
» . . . . courage; ces barrières du monde qu’il a osé francbir sont les écueils où se brise son audace, où tous les éléments, conjurés contre lui, conspirent à sa ruine, et où la nature, en uu mqt, veut régner seule. Aussi n’y [)arait-il qu’en fugitif plutôt qu’en maître; s’il en trouble
IIISTOIIIE 1>ES UISEAliX
Itill
ivonni.
(buffon.)
L’iionime si lier de son domaine, elqui en effet commande en maître sur la terre qu’il habite, est à peine connu dans une aulre grande partie du vaste empire de la nature ; il trouve sur les mers des ennemis au-dessus de ses forces, des obstacles plus puissants que son art, et des périls plus grands que son courage : ces barrières du monde qu’il a osé franchir sont les écueils où se hrise son audace, où tous les éléments conjurés contre lui conspirent à sa perte, où la nature, en un mot, veut régner seule sur un domaine qu’il s’efforce vainement d’usurper; aussi n’y parait-il qu’en fugitif plutôt qu’en maître. S’il en trouble les habitants, si même quelques-uns d’entre eu.v, tombés dans ses filets ou sous les harpons, deviennent les victimes d’une main qu'ils ne connaissent pas, le plus grand nombre, à couvert au fond de ces abîmes, voit bientôt les frimas, les vents et les orages balayer de la surface des mers ces hôtes importuns et destructeurs, qui ne peuvent que par instants troubler leur repos et leur liberté.