‹ Des manuscrits de BuffonChapitre 51 sur 141 · I.U l'IlÉiVlCOPTÉRlS OU UE EUASUtlAK’l · texte numérisé non relu

I.U l'IlÉiVlCOPTÉRlS OU UE EUASUtlAK’l

(nfiitON.)

Dans la langue d'un peuple spirituel et sensible*, les mots, caractérisés par l’objet, sont l’abrégé de son image. Le nom de

(UOllHECrlONS DE UUKl'O.V.I

tournée.

» présente.

* il est d’une substance

» il est mince

® défense et d’aucun effort; c’est encore une de ces er-

l'eurs

^ car, en supposant.

® de plus, l'oiseau ne pourrait atteindre ni saisir aiicuiu’

sorte

® I . . . . UC serait rju’uii obstacle qui prudiiirnil la destruction.

ni

histoire des oiseaux

sufilrait presque seule pour clislinguer cet oiseau des autres palmipèdes, est accompagnée d'un caractère encore plus frappant par sa singularité; c’est le renversement du bec: sa courbure tournée en haut présente un arc de cercle relevé, dont le centre est au-dessus de la tête ; ce bec est d’une substance tendre et presque membraneuse a sa pointe; il est mince, faible, grêle, comprimé horizon (alement, incapable, d’aucune défense et d’aucun effort. C’est encore une de ces erreurs, ou. si l’on veut, de ces essais de la nature, au delà desquels elle n’a pu passer sans détruire elle^néme son ouvrage; car, en supposant à ce bec un degi’é de courbure de plus, 1 oiseau ne pourrait atteindre ni saisir aucune sorte de nourriture, et l’organe donné pour la subsistance et la vie ne serait qu’un obstacle qui produirait le dépérissement et la mort. L on doit donc regarder le bec de l’avocette comme l’extrême des modèles qu’a pu tracer ou du moins conserver la nature ; et c’est en mémo temps, et par la même raison, le trait le plus éloigné du dessin des formes sous lesquelles se présente le bec dans tous les autres oiseaux.

i.K l'infeivicoPTÈnr, ou ue euammaivi.

(büffo.v.)

Dans la langue de ce peuple spirituel et sensible, les Grecs, presque tous les mots peignaient l’objet ou caractérisaient la chose, et présentaient l’image ou la description abrégée de tout

(corrections de düffon.)

•" c’est en même temps, et par la même raison, le trait le

plus éloigné du dessin des formes sous lesquelles se présente le bec dans tous les autres oiseaux.

' tels qu'étaient les Grecs, les mots présentaient l’image ou

la description abrégée de la clinse. Ee. nom de pliénicoptèrc

MANllSÜUITS DE DUKEON

phénicoptère, de l'oiseau à l'aile de flamme-, a eelle justesse <‘l. cette beauté c(ui prêtaient la grâce avec l'énergie au langage de ces Grecs ingénieux, et que nous donnent^ si rarement nos langues modernes ‘‘j formées pour la plus grande partie dans , des siècles ignorants, sous des mœurs barbares, et par des imaginations peu vives, dans des climats moins heureux; ainsi^ le nom de cet oiseau”, traduit par nous, ne peignit plus’, et perdit enfin la vérité dans l’équivoque : nos plus anciens naturalistes” prononcèrent flambant ou flam7na7tl; peu à peu l’étymologie oubliée permit d’écrire flama/il ou flamand, et, d’un oiseau de pourpre® ou defiannne, on fit un oiseau de Flandre’®, où il n’a jamais paru; c’était assez sans doute pour nous obliger de conserver au phénicoptère son nom ancien, plus riche, plus approprié, que les Romains eux-mêmes “ adoptèrent, et (|ue nos versions, en voulant le rendre, n’avaient *' fait que détigurer.

lÆ cAiVAnn.

(dexon.1

(l’est de la part de riiomme une double conquête que de s’être assujetti des animaux à la fois habitants de l'air et habitants de l’eau. Libres sur ces deux vastes éléments, également prompts à prendreles routes de l’air, à sillonner les flots, ou à plonger sous Fonde, les oiseaux d’eau semblaient devoir toujours nous échapper, et ne pouvoir jamais contracter

(coubections de bufeom.)

- est un exemple de cette justesse et de cette beauté qui

font la grâce

’’ trouvons si rarement dans nos

qui souvent même la défigurent en la traduisant

” aussi.

le nom de phénicoptère, U'aAuh

’ ne peignit plus l’oiseau

IIISTOIIIE DES OISEAUX

être idéal ou réel. Le nom de pliénicoptére, oiseau à l'aile de flamme, est un exemple de ces rapports sentis qui font la "race et l’énergie du langage de ces Grecs ingénieux, rapports mie nous trouvons si rarement dans nos langues modernes, lesquels ont souvent même défiguré leur mère en la traduisant. Le nom de phénicoptère, traduit par nous, ne peignit plus l’oiseau, et bientôt, ne représentant plus rien, perdit ensuite sa vérité dans l’équivoque. Nos plus anciens naturahsles Irançais prononçaient flambant ou flammant : peu à peu l’élyniologie oubliée permit d'écrire flamant ou flamand, et d un ^ oiseau couleur de feu ou de namme, on lit un oiseau de Flandre ; on lui supposa même des rapports avec les habitants de celle contrée où il n’a jamais paru. Nous avons cru devoir rappeler ici son ancien nom, qu’on aurait dû lui conservei comme le plus riche et si bien approprié, que les Latins crurent devoir l’adopter.

t,E CAIVARD.

(buffon.)

L'homme a fait une double concp^iète, lorsqu’il s’est assujetti des animaux habitants à la fois et des airs et de l’eau. Libres sur ces deux vastes éléments, également prompts à prendre les routes de l’atmosphère, à sillonner celles de la mer, ou à plonger sous les Ilots, les oiseaux d eau semblaient devoii lui

échapper à jamais, ne pouvoir fonlracter de société ni d ha-

(COKRECTIONS BE BLTFON.)

naluralisles français

. ... et d’un oiseau couleur de l'eu ou de Ilamnic

U) et on lui supposa des rapports avec les habitants de celle

t entrée, où il n’a jamais paru. îs'ous avons donc cru devoir lui conserver son ancien nom

11 que les Romains adoptèrent.

'*.... n’ont.

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